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Le professeur de musique 

Publié le par Doc Bird

« Le professeur de musique » de Yaël Hassan, illustrations de Serge Bloch, éditions Casterman, collection Casterman poche

Résumé : M. Simon Klein est professeur de musique en collège. C’est sa dernière année d’enseignement avant la retraite. Et elle va être particulière avec la rencontre de Malik Choukri, élève de 6° qui va lui avouer qu’il adore la musique classique et souhaiterait apprendre à jouer du violon. C’est la première fois de toute sa carrière, et cela pourrait remettre en cause toutes les idées reçues de M.Klein, et lui permettre de se délivrer du fardeau de son passé.

Mon avis : Comme souvent chez Yaël Hassan, ce roman est placé sous le signe de la rencontre entre deux personnes que tout oppose : l’un est âgé, l’autre est jeune, l’un est juif, l’autre arabe.

Malgré leurs différences, ils vont se rencontrer autour d’une passion commune, la musique classique, mais aussi autour d’un passé douloureux lié au violon.

Leur rencontre permettra à chacun de faire face au passé pour mieux profiter de l’instant présent.

Une histoire émouvante qui montre que regarder le passé en face peut permettre d’aller mieux pour vivre le présent, que les miracles sont possibles, et que chacun peut vivre ses rêves, même s’il pensait les avoir bien enfouis.

Ce roman aborde aussi le thème de la Shoah et de ses conséquences traumatiques.

Une histoire à mettre entre toutes les mains.

Et pour finir, un lien vers la chronique de Manou, qui m'a donné envie de lire ce roman :

http://www.bulledemanou.com/article-le-professeur-de-musique-de-yael-hassan-115770509.html

Publié dans Lectures-romans

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Des parents de rechange

Publié le par Doc Bird

« Des parents de rechange » de Véronique Petit, illustrations de Mary-Gaël Tramon, éditions Rageot, collection Rageot romans

Résumé : Adam vit en foyer depuis des années. Il rêve d’avoir une famille à lui, de rentrer le soir et d’avoir sa place à table. Mais son rêve semble loin de la réalité, tellement qu’un jour de nostalgie, il craque devant une girafe dans la vitrine d‘une libraire. Mais cette dernière n’est pas à vendre…

Mon avis : Une histoire autour de la thématique de la famille et des éléments nécessaires pour en former une.

Est-ce les liens du sang ? Le fait de porter le même nom de famille ?

Depuis la mort de ses deux parents, Adam est en foyer et comprend qu’à 11 ans, il est trop grand pour pouvoir être adopté. Malgré tout, il rêve de faire partie d’une famille qu’il pourrait retrouver chaque soir en rentrant du collège, avec qui partager de bons moments…

Lorsque le hasard des événements le mène devant la vitrine d’une librairie, Adam remarque immédiatement une belle girafe qui lui rappelle des bribes de la douceur de son enfance avec ses parents. Il voudrait l’acheter, mais le libraire lui dit qu’elle n’est pas à vendre. Alors Adam décide de l’avoir malgré tout, coûte que coûte. Cette décision va l’amener vers de nouveaux horizons, mais au prix d’un mensonge.

Que va-t-il décider ? Réussira-t-il à ouvrir son cœur aux autres et acceptera-t-il de faire confiance ? Comprendra-t-il ce qui forme une vraie famille ? 

Un roman émouvant sur la thématique de la famille, de l’adoption, mais aussi de l’amour qui relie les gens.

Publié dans Lectures-romans

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Max et la grande illusion 

Publié le par Doc Bird

« Max et la grande illusion » d’Emanuel Bergmann, éditions Belfond, collection Littérature étrangère

Résumé : Début du XXème siècle, un petit garçon juif, Mosche Goldenhirsch, naît à Prague. Il deviendra plus tard le grand illusionniste Zabbatini. Début du XXIème siècle, Max, 10 ans, vivant à Los Angeles, apprend que ses parents vont divorcer. En découvrant par hasard un vieux disque vinyle présentant des sortilèges du Grand Zabbatini, dont Le sortilège de l’amour éternel, il décide de partir à la recherche de ce magicien pour qu’il l’aide à réconcilier ses parents, et qu’il y ait de nouveau de l’amour entre eux…

Mon avis : Tout d’abord, merci aux éditions Belfond et à Babelio de m’avoir proposé de lire ce roman de la rentrée littéraire en avant-première.

Dès le début, on se retrouve happé par l’histoire, qui commence comme une sorte de fable où la vie et la mort vont se disputer le premier rôle.

Le roman débute par le « miracle » de la naissance de Mosche, qui sera vite terni par les aléas de la vie, et tout finit par un autre miracle, que le lecteur découvre à la fin.

Mosche est un enfant juif, qui naît dans la ville de Prague à la fin de la Première Guerre mondiale. Elevé par un père rabbin, mais dont la paternité n’est pas sûre, il ne sait pas ce qu’il fera plus tard, peu attiré par la religion. Lors d’une sortie avec un voisin au cirque, il va assister, et même participer à un spectacle de magie qu’il va trouver époustouflant, et qui va lui donner la vocation de devenir magicien à son tour. Dans une Europe où il ne fait pas bon être juif, il va se former pour devenir le Grand Zabbatini, célèbre mentaliste qui va avoir un succès fulgurant. Mais la trahison sur ses origines va l’amener à survivre dans les camps. A la fin de sa vie, il vivote dans une maison de retraire à Los Angeles.

C’est là qu’entre en scène Max, petit garçon qui voit ses parents divorcer, et souhaite les voir retrouver l’amour. Il découvre, grâce à un disque, que le Grand Zabbatini pourrait l’aider grâce à ses dons, et il décide de partir à sa recherche, s’il est encore en vie.

Les chapitres alternent entre le point de vue d’un narrateur externe au début, puis de Mosche et de Max. L’histoire, qui semble au début relier des êtes différents, va finalement les faire se rapprocher, et bien plus qu’on n’aurait pu le supposer.

La petite et la grande histoire vont se croiser, entre antisémitisme, avènement du parti nazi au pouvoir ou déportation. Les camps de concentration semblent être une sorte de fil rouge, qui va permettre de relier les destins de Max et de Mosche.

A la lecture de ce roman, tour à tour glaçant, drôle, triste, touchant et émouvant, on assiste à une sorte de parabole de la vie, où magie, illusions, amour et destin vont se croiser.

Perd-on obligatoirement ses illusions en grandissant, ou peut-on garder sa capacité d’émerveillement. ?

Ce roman va prouver que la perte des illusions et de la foi en l’homme peut malgré tout être le terreau d’une vie qui prend sens, même sur le tard. Les hommes on viscéralement besoin de croire en la magie, de s’émerveiller, pour croire en la vie, laisser se dissiper le voile de tristesse qui peut les étreindre, et parfois, des miracles qu’on ne voit pas finissent par arriver.

Un roman de plus en en plus intense, qui ne vous laissera pas indifférent, et vous fera parcourir la piste aux étoiles.

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Lotto Girl 

Publié le par Doc Bird

« Lotto Girl » de Georgia Blain, éditions Casterman

Résumé : Fern vit dans un monde séparé entre riches et pauvres. Les riches peuvent se permettre de choisir le patrimoine génétique de leurs enfants, tandis que les pauvres doivent travailler dans de difficiles conditions, sans espoir d’un monde meilleur pour leurs enfants. Sauf tous les 7 ans, quand des familles sont tirées au sort, et que les gagnantes peuvent choisir les avantages génétiques pour leurs enfants : beauté, talent dans un domaine, santé… C’est comme cela que Fern est née, elle est une Lotto girl, une fille de la loterie, et promise à une bonne éducation et un bel avenir. En tout cas, c’est ce qu’elle croyait jusque-là…

Mon avis : Quand Babelio m’a envoyé un mail pour me proposer ce roman, j’ai tout de suite dit oui, attirée aussi bien par la couverture, que par l’extrait en quatrième de couverture, qui était intrigant.

J’en profite d’ailleurs pour remercier Babelio pour cette opération Masse critique spéciale, ainsi que les éditions Casterman.

Fern, narratrice de l’histoire, est une Lotto Girl, une jeune fille qui a la chance de pouvoir faire des études dans un lieu privilégié, et promise à un bel avenir. Elle adore tout ce qui concerne les plantes, et aime tout e qui est en lien avec la communication, ce qui correspond à ce que ses parents souhaitaient pour elle. Très jeune, elle a été séparée de ses parents pour se rendre à l’école, et elle y va sans aucun regret, ce qui n’est pas forcément le cas des autres Lotto Girls qu’elle va y rencontrer, notamment Ivy qui se sent en décalage total et veut retourner dans sa famille. Elle va sympathiser aussi avec Wren et Lark, deux autres Lotto Girls.

Ces éléments du passé, le lecteur les connaît grâce aux confidences de Fern dans le Désert, sorte de réseau virtuel où de nombreuses données transitent.

Mais au début du roman, le lecteur ne connaît rien sur Fern, pas même sa vraie identité, et tout comme elle, s’interroge sur sa présence dans un endroit très pauvre, pollué, où les gens doivent travailler dans le tri des déchets pour pouvoir gagner des données à échanger contre de l’eau et de la nourriture.

L’auteur a fait le choix d’alterner dans chaque chapitre présent et passé, permettant peu à peu de reconstituer le puzzle de la vie de Fern. Est-elle un pur produit issu de la génétique et de la société BioPerfect ? Dans ce cas, comment se retrouve-t-elle à vivre dans une décharge dans l’attente qu’on vienne la chercher ? Que sont devenues ses amies ? Peut-elle avoir confiance en quelqu’un ?

Les questions que se pose le lecteur foisonnent, et l’auteur réussit à seulement montrer ce qu’elle souhaite, laissant le lecteur découvrir peu à peu les différents pans d’ombre dans la vie de Fern.

Par ailleurs, ce roman permet de se demander quelle est la part de génétique et d’éducation dans la réussite ?  Qu’est-ce qui constitue l’identité de chacun ? Est-on uniquement déterminé par la génétique ou a-t-on la liberté et le choix ? Quelle société voulons-nous ? Le numérique permet-il plus de liberté ou nous aliène-t-il ? Peut-on vivre dans une société qui surveille les données de tout le monde ?

Fern va avancer dans la vie et faire ses propres choix, ouvrant ainsi le lecteur à différentes réflexions et interrogations.

Un roman très intéressant, mêlant science-fiction, aventure, et réflexion éthique et philosophique. J’ai vu avec regret que l’auteur était décédée en 2016, des suites d’un cancer du cerveau, ce qui prive ses lecteurs d’une suite, car j’ai trouvé la fin trop rapide, notamment en ce qui concerne le combat entre généticiens et opposants sur ce qui fait la réussite et le bon développement d’une personne.

 

 

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Le soleil sous la soie 

Publié le par Doc Bird

« Le soleil sous la soie » d’Eric Marchal, éditions Pocket

A la fin du XVIIème siècle, la concurrence entre médecins et chirurgiens est rude, les médecins pensant être bien meilleurs que les chirurgiens, qui n’auraient pas leurs sommes de connaissances. C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de Nicolas Déruet, jeune chirurgien ambulant, qui est très doué pour soigner et opérer. Nicolas revient à Nancy, où il retrouve François, son ancien maître dans le métier, et décide de rester dans la ville, par amour pour Marianne, une sage-femme. Mais il va être contraint à l’exil, et partir sur les champs de bataille en tant que chirurgien. Il part, le cœur douloureux, mais en promettant de revenir pour Marianne dès la fin de la guerre. Mais le destin, et les hommes, vont lui jouer des tours…

Un bandeau annonçait que ce roman était à la hauteur des romans historiques de Ken Follett, ce qui m’a donné envie de le lire.

Et c’est vrai qu’on se retrouve pris au cœur d’une fresque humaine et sociale, qui va permettre d’entrer de plain-pied dans le domaine de la chirurgie, ainsi que dans l’histoire de la Lorraine, à une époque où Louis XIV souhaite s’approprier la région, avec également de belles et douloureuses histoires d’amour.

Nicolas tombe amoureux de Marianne, et tous deux sont épris l’un de l’autre. Mais le destin va envoyer Nicolas exercer son métier de chirurgien sur les champs de bataille. Il va ainsi continuer à améliorer son art de la chirurgie, tout en voyageant dans l’Europe en guerre.

Les scènes d’opération, qu’elles soient civiles ou militaires, sont toutes intéressantes à suivre, même s’il faut avoir souvent le cœur bien accroché, et les remèdes proposés par Nicolas sont passionnants, montrant la science de l’époque, où les chirurgiens semblent finalement avoir plus de science et de bon sens que les médecins avec leur traditionnelle saignée, qui met bien plus vite un pied dans la tombe.

En dehors de la découverte de la médecine de l’époque, on découvre aussi une partie de l’histoire du duché de Lorraine, avec les pourparlers et intrigues avec un Louis XIV gourmand de conquêtes.

Et on part aussi à la rencontre d’une société, où la violence est quotidienne, et où les trahisons, mais aussi les amitiés, vont rythmer l’histoire. Nicolas va se retrouver face à deux grandes passions, Marianne la sage-femme, et Rosa, la marquise de Cornelli, et il va devoir faire des choix, tout en continuant à exercer au mieux son métier.

Eric Marchal nous emmène sur les traces d’un métier méconnu, dans une Europe à feu et à sang, où chacun essaye de tirer son épingle de jeu.

Un roman captivant qui se laisse lire avec plaisir, parfait pour les vacances !

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 Le secret des rois

Publié le par Doc Bird

« Le secret des rois » de Steve Berry, éditions Pocket

Résumé : Cotton Malone va passer quelques jours avec son fils à Copenhague. Il doit juste escorter un jeune homme à Londres où ils vont transiter. Mais les policiers qui les accueillent ne sont pas des vrais policiers, et Malone et son fils se retrouvent pris au sein d’une opération des renseignements, liée à un secret de la reine Elisabeth 1re.

Mon avis : Cette histoire fait partie d’une série dont Malone est le héros, mais dont je n’ai lu aucun tome jusque-là, mais cela ne gêne en rien la lecture.

J’aime bien lire des intrigues mêlant enquête policière et secret historique. Dans « Le secret des rois », je me suis laissée emportée avec plaisir dans cette histoire de services secrets où MI6 et CIA sont en concurrence dans l’opération « Majesté » dans le cadre d’une lutte entre les deux pays.

Les Etats-Unis sont prêts à tout, y compris au chantage, pour que l’Ecosse refuse de libérer un ancien terroriste malade, et essayent de retrouver les preuves d’un ancien secret lié à Elisabeth 1re, qui pourrait remettre en question la vérité historique et la sécurité du pays.

Malone, pourtant à la retraite, se retrouve mêlé à cette affaire malgré lui, et va devoir tout mettre en œuvre pour y voir clair, car la vie de son fils va être mise en danger, sur fond de secret de naissance.

Je me suis laissée emportée par cette histoire mêlant fiction et vérité historique, avec en prime des mystère liés aux renseignements secrets. L’auteur a bien su restituer l’ambiance et les lieux de l’époque d’Henri VIII et Elisabeth 1re, et sait faire monter le mystère avec habileté.

Cerise sur le gâteau, un personnage, Melle Mary, tient une librairie dont la description donne envie, tout en mettant en avant son amour et sa passion des livres.

L’auteur réussit à rendre parfaitement crédible le mystère autour d’Elisabeth 1re, et on en comprend les enjeux et les conséquences dans le monde d’aujourd’hui. Au lecteur de se laisser emporter et de croire (ou pas) à cette théorie, aucun document ne permettant de le prouver.

Malone est un personnage comme on les aime, père capable de tout pour aider son fils dans le danger, et enquêteur au contact sympathique.

A lire si vous aimez les enquêtes policières, l’action, l’aventure, l’histoire et les mystères.

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Et je danse, aussi 

Publié le par Doc Bird

« Et je danse, aussi » de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat, éditions Pocket

Résumé : Un jour, l’écrivain Pierre-Marie Sotto reçoit un mail d’une certaine Adeline, qui lui a aussi envoyé une grosse enveloppe, contenant, pense-t-il, un manuscrit. Malgré ses réticences, il va finalement correspondre avec de plus en plus de plaisir avec cette mystérieuse Adeline, avec qui il va replonger dans son passé et faire face à sa douleur.

Mon avis : Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat sont tous deux des écrivains de qualité en littérature jeunesse.

Ici, ils écrivent ce roman à quatre mains, à destination d’un public adulte. J’en avais entendu beaucoup de bien, mais mon avis est plus nuancé.

Certes, l’échange de mails permet en effet de mettre en avant le processus d’écriture, le style, les sources d’inspiration, mais j’ai trouvé que l’intrigue en elle-même était assez plate. J’ai mis du temps à lire cet échange épistolaire, par manque d’intérêt pour l’histoire, qui traîne en longueur, même si j’ai eu un regain d’intérêt vers la fin, avec quelques surprises. Mais dans l’ensemble, je me suis beaucoup ennuyée à la lecture de ce roman.

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Quelqu’un pour qui trembler

Publié le par Doc Bird

« Quelqu’un pour qui trembler » de Gilles Legardinier, éditions Pocket

Résumé : Thomas est médecin humanitaire depuis de nombreuses années dans un village reculé d’Inde. Un jour, il découvre qu’il a une fille, Emma, qui a une vingtaine d’années. Il décide alors de retourner en France pour la connaître. Mais peut-on tenir son rôle de père aussi tard ? Osera-t-il l’aborder ?

Mon avis : J’aime lire l’été les romans feel good de Gilles Legardinier.

Cette fois-ci, on rencontre Thomas, qui est parti très longtemps apporter son aide de médecin en Inde, où il s’est fait sa place. Mais le jour où il apprend par son ami indien qu’il est père d’une jeune femme, il décide de rentrer en France, sans vraiment savoir comment il va gérer sa rencontre avec sa fille.

Gilles Legardinier exprime bien dans ce roman le choc culturel entre Inde et Occident, où tout pousse à une consommation effrénée, alors que peu suffit en Inde. Thomas se sent très vite en décalage, et il va lui falloir du temps pour s’adapter à la vie moderne.

Il décide de travailler dans une maison de retraite comme directeur, dans la ville où vit sa fille, et c’est là que l’humour ravageur de l’auteur entre en scène.Entre les scènes de filature de Thomas pour connaître la vie de sa fille, les fortes personnalités des pensionnaires de la maison de retraite, le franc-parler de l’infirmière avec qui il travaille, la rencontre d’un ténor et de son chien, beaucoup d’aventures vont arriver, sous l’œil plein de sympathie de l’auteur.

On rit à certaines situations (ah ! la scène de la brocante est jubilatoire), on a peur, on pleure, bref, on passe par toute la palette des sentiments, en suivant Thomas et toutes les personnes qu’il va rencontrer, et qui vont mettre du sel dans sa vie.

Une belle histoire qui met au centre de la vie les relations parent-enfant.

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Nymphéas noirs 

Publié le par Doc Bird

« Nymphéas noirs » de Michel Bussi, éditions Pocket

Résumé : Pendant treize jours, trois femmes vont être au cœur de la vie de Giverny : Fanette, petite fille de 11 ans qui a du talent en peinture, Stéphanie, jeune femme mariée, et une vieille dame qui a beaucoup vécu. Tout commence et tout finit par un meurtre. Chaque femme veut s’échapper de la cage dorée de Giverny, l’une d’entre elles y parviendra-t-elle ?

Mon avis : Gros coup de cœur pour ce roman de Michel Bussi, dont j’ai entendu beaucoup de bien ! J’avais déjà lu « Un avion sans elle », qui m’avait beaucoup plu.

Et celui-ci est tout aussi passionnant, Michel Bussi ayant l’art de distiller des indices, pour mieux perdre son lecteur, qui sera bien sûr étonné par la fin, avec l’impression d’avoir été mené par le bout du nez !

Ici, on rencontre trois femmes exceptionnelles, qui vont être au cœur de l’histoire, ainsi que Monet et ses célèbres « Nymphéas ». Le jour où le cadavre d’un homme est retrouvé à Giverny, tué dans des circonstances qui rappellent un fait divers ancien, la vie de ces trois femmes va être bouleversée.

Fanette, 11 ans, cherche à gagner un prix de peinture qui lui permettrait de devenir une artiste. Stéphanie va sentir battre son cœur pour le commissaire qui va mener l’enquête. Et la vieille dame va entendre de la bouche de son mari mourant des révélations qui vont bouleverser et gâcher son reste de sa vie.

Ces trois femmes s’entrecroisent, sans jamais sa parler, avec pour point commun un destin tragique, et l’impossibilité d’échapper à sa vie.

Le lecteur est embarqué dans une histoire tragique, et est aussi perdu que les enquêteurs. Les révélations finales seront inédites et douloureuses !

J’ai adoré ce roman que j’ai lu d’une traite, passionnée par l’intrigue. La fin m’a bluffée, tous les morceaux formant enfin un puzzle cohérent. Une histoire placée sous le signe de la passion et de ses ravages, avec une légère touche d’espoir. A lire, si ce n’est déjà fait, aussi bien pour l’histoire que pour l’ambiance impressionniste, les révélations sur les Nymphéas de Monet. Une belle histoire mêlant art et tragédie !

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Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une…

Publié le par Doc Bird

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une… » de Raphaëlle Giordano, éditions Pocket

Résumé : Le jour où Camille a un accident de voiture, elle sonne à la porte d’un homme qui va changer sa vie. Elle va lui confier son mal-être, son impression que sa vie ne lui correspond pas et qu’elle passe à côté de l’essentiel. Or, il s’avère que cet homme, Claude, est routinologue, et qu’il pourrait l’aider à reprendre sa vie en main. Camille accepte qu’il l’accompagne dans son envie de changement…

Mon avis : Raphaëlle Giordano est spécialisée en psychologie, et a écrit plusieurs livres sur le thème du développement personnel. Pour la première fois, elle écrit un roman, qui va lui permettre de distiller des conseils afin que chacun puisse prendre les rênes de sa vie et suivre ses rêves.

On y fait la connaissance de Camille, qui, à l’approche de la quarantaine, remet en question ce qui fait sa vie : un travail peu passionnant, un mari avec qui la routine a fait son chemin, un fils de qui elle s’éloigne, l’impression d’être passée à côté de sa vie, et de s’ennuyer.

Aussi, la rencontre providentielle avec Claude, routinologue, va l’engager sur le chemin d’une reconstruction de soi. Les conseils et les étapes prônés par Claude sont souvent originaux, et mettent Camille face à elle-même : il la conseille, mais c’est à elle de mettre en action ces conseils, et de prendre à bras le corps ses difficultés.

Le chemin ne sera pas facile, mais Camille commence à en sentir les effets, elle reprend de l’énergie, et s’autorise à croire en elle et en ses rêves, malgré les doutes.

Une histoire qui permet au lecteur de se mettre dans la peau de Camille, avec des conseils et des méthodes récapitulées en fin d’ouvrage, afin de vivre réellement sa vie en pleine conscience. Les étapes du changement et les conseils donnés sont issus de la psychologie positive, et mettent en avant que chacun est responsable de sa propre vie, qu’il peut changer en mieux afin de s’accomplir pleinement.

Voici quelques méthodes proposées, en vrac : la technique de l’ancrage positif, la gratitude pour la journée passée, la méthode SMART, l’empathie, le sourire intérieur

Un roman qui a eu beaucoup de succès depuis sa sortie, et qui permet, en se mettant dans la peau de Camille, sans lire un ouvrage de psychologie qui pourrait être rébarbatif, de décider à faire le premier pas pour vivre vraiment sa vie, en accord avec soi-même, et de prendre le bonheur à bras le corps.

A lire !

Un extrait : « La capacité au bonheur se travaille, se muscle jour après jour. Il suffit de revoir son système de valeurs, de rééduquer le regard qu’on porte sur la vie et les événements. »

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