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Shaman, la trilogie. Tome 1 – La Quête

Publié le par Doc Bird

« Shaman, la trilogie. Tome 1 – La Quête » de Tigran, éditions Mama

J’ai reçu ce livre lors du dernier Masse critique de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Mama, que j’ai d’ailleurs découvertes grâce à ce titre. Quand j’ai ouvert le livre, une gentille attention m’y attendait avec une dédicace de l’auteur accompagnée d’un joli marque-page.

Les éditions Mama sont spécialisées dans le domaine du spirituel et du chamanisme, et cherchent à faire advenir plus de conscience. L’auteur, Tigran, a mis de son expérience dans ce titre, même si l’histoire est fictive.

On y fait la connaissance d’un français qui a beaucoup voyagé, notamment en Mongolie, et en qui une chamane a reconnu son héritier. Il a suivi une initiation sur plusieurs années, et attend le signe qu’il est bien destiné à être chamane. Et ce signe va lui arriver sous forme de foudre qui va le frapper sans le blesser. Il va dès lors continuer à progresser dans le chemin spirituel du chamanisme, guidé par la chamane qui semble savoir et connaître tout ce qu’il vit.

Il va vivre des expériences qui vont l’emmener dans le monde des esprits, où il va apprendre l’humilité, l’écoute, le lâcher-prise et la dissolution de son ego, pour pouvoir réaliser au mieux sa mission. Il va aussi tomber amoureux d’une belle jeune femme que le destin semble lui destiner, mais qui est promise à une autre selon les traditions.

Ce livre ne se lit pas comme un récit, mais est construit sous forme de flashs qui montrent des moments de la vie du futur chaman, ses ressentis, ses expériences, parfois oniriques et douces, parfois violentes et générant la terreur. Ses voyages dans un autre espace-temps, et ses expériences spirituelles sont indiquées en italique, permettant au lecteur de comprendre à quels moments il part dans le monde des esprits pour vivre des expériences fortes.

Un titre déroutant, où on se perd dans les méandres de l’esprit et du récit par moments, sûrement voulu pour montrer les voies parfois tortueuses du chamanisme. On s’y perd parfois comme le futur chaman, ressentant une partie de son expérience. Un livre à lire par petits bouts, sans chercher à tout comprendre, et qui permet de lâcher prise par rapport à notre logique. Deux autres tomes poursuivent ce récit. 

Quelques extraits :

Je prends conscience de l’espace, immense, du silence, et de ma chance. Je suis au bon endroit, au bon moment.

Je meurs à moi-même, et disparais. Dissolution de l’ego. Il n’y a plus de je. Que le néant…

Lâche prise. Et si tu veux prier, alors oui, vibre et imagine, prie et apprécie, mais sans attachement. Lâche prise.

Le vide est le message, le silence est le sens. Tout ici me dit que je n’ai rien à inventer, ni même à intenter. Et surtout rien à forcer. Qu’à être. 

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Just Not Married, 2

Publié le par Doc Bird

 « Just Not Married, 2 » de Kinoko Higurashi, éditions Kana, collection Big Kana

Résumé : Non-Chan et Ritsuko continuent tranquillement leur vie de couple, mais des réglages sont toujours à faire…

Mon avis : Je suis ravie de pouvoir lire ce tome 2, qui permet de suivre le quotidien du couple formé par Non-Chan et Ritsuko.

Vu de l’extérieur, leur couple a l’air parfait, mais ce n’est qu’une apparence. Cette fois-ci, nous allons connaître leurs points de vue concernant les relations sexuelles, la cuisine et les enfants. Et chaque vision des faits est riche d’enseignements, et rend mignon ce couple qui s’aime malgré les incompréhensions, et où chacun fait des efforts pour l’autre.

A lire seul ou en couple pour ouvrir à la discussion !

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La Forêt des 29 

Publié le par Doc Bird

« La Forêt des 29 » d’Irène Frain, éditions Michel Lafon

Résumé : En Inde, il y a 5 siècles, les différents puissants veulent construire de magnifiques palais, mais pour cela, ils ont coupé beaucoup d’arbres, beaucoup trop. Et quand la sécheresse arrive, c’est la catastrophe pour tous. Djambo, jeune paysan qui va vivre un périple initiatique, va alors proposer une nouvelle vie à tous ceux qui le veulent, quelle que soit leur origine, avec pour objectif de vivre en respectant la nature et la vie.

Mon avis : Paroles m’avait donné envie de lire ce livre sur Babelio, et j’ai été contente en le trouvant à la médiathèque.

« La Forêt des 29 » est à la fois un roman tiré de la réalité et un roman initiatique qui propose déjà 5 siècles avant notre ère de vivre en harmonie avec la nature, et en harmonie avec tous les êtres vivants. Un discours écologique avant l’heure !

Dans ce livre, on suit les traces de Djambo, jeune paysan rejeté par sa famille, qui va prendre la route, rencontrer différentes personnes, réfléchir, pour enfin se révéler et proposer une nouvelle façon de vivre. Celle-ci inclut 29 principes, largement débattus et testés en communauté, dont nous devrions bien nous inspirer aujourd’hui : respect de la femme, respect de tous les être vivants, protection de la nature, réflexion sur les pensées et sur les actes… Cette philosophie de vie existe toujours, suivie par les Bishnoïs (qui signifient les 29).

J’ai trouvé ce roman initiatique passionnant, l’auteur ayant fait une enquête très minutieuse, entre mythe et réalité sur Djambo. Une belle ode au respect de la nature, à un mode de vie plus frugal, et une belle réflexion philosophique.

Quelques extraits :

 Si vous voulez de l’eau, dit Djambo ce soir-là pour la première fois, commencez par la chercher au fond de vous, soyez à vous-même une source. Et ensuite, rappelez-vous que la nature est un corps, un corps immense, dont nous ne sommes, nous, les humains, qu’une infime partie.

 Et soyons patients, car le seul lieu des hommes, ce n’est ni leur champ ni leur village, ni leur ville, ni même leur pays. C'est le Temps. 

Le Suprême est partout dans la Nature, comme je vous l’ai dit, et par conséquent il est en nous, les hommes. Nous les Vingt-Neuf, quand nous nous levons, chaque matin avant l’aube, nous n’avons qu’une seule interrogation : savoir par quels actes nous illustrerons cette parcelle de divin qui nous a été remise avec la vie. Nous estimons l’homme à ce qu’il fait, non à ce qu’il raconte. Et pour le juger, nous ne nous posons que deux questions. La première : a-t-il dit et respecté la vérité ? La seconde : le feu de la violence, en lui, a-t-il réussi à l’éteindre ? 

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Les lumières de septembre

Publié le par Doc Bird

« Les lumières de septembre » de Carlos Ruiz Zafón, éditions Robert Laffont

Résumé : Eté 1937. Simone Sauvelle arrive avec sa fille Irène et son fils Dorian dans la demeure de Cravenmoore. Simone est embauchée par Lazarus, un fabricant de jouets. Mais une ombre rôde et pourrait tout emporter sur son passage.

Mon avis : Ce roman conclut la trilogie de Carlos Ruiz Zafón, et ce dernier m’a plus plu que les autres. Comme dans les deux autres titres, on comprend tout de suite que Cravenmoore cache de sombres secrets, et que les automates qui l’habitent pourraient se révéler effrayants une fois la nuit venue.

C’est dans cette grande demeure mystérieuse que va travailler Simone, pensant mettre ses difficultés de côté et avoir une vie meilleure. Mais une ombre rôde et pourrait bien tout faire basculer.

Et les malheurs commencent, avec la mort affreuse d’Hannah, qui faisait la cuisine. Sa mort semble avoir réveillé une ombre menaçante qui décide de s’en prendre à Simone et à sa famille.

La tension monte crescendo dans ce roman, et le passé s’invite pour faire mourir le présent et toute forme de bonheur. Car lorsqu’enfant, on vend son âme au diable sans le savoir, celui-ci vient toujours réclamer son dû.

Un roman qui montre, comme dans le tome 2, que les hommes possèdent tous une part d’ombre en eux, et quand elle rejaillit des ténèbres, elle fait des ravages.

Et si finalement, la plus grande lutte était celle de chacun contre sa part de ténèbres ?

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Leurs enfants après eux

Publié le par Doc Bird

« Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu, éditions Actes Sud

Résumé : De 1992 à 1998, dans une ville de l’Est, la vie de jeunes adolescents qui trompent l’ennui, dans un bassin où les hauts fourneaux ne tournent plus, et où le chômage fait des ravages.

Mon avis : 4 tranches de vies de personnages, de 1992 à 1998, dans un monde qui paraît sans espoir et en crise, et où personne ne laisse de trace, pris dans le tourbillon de la vie qui emporte et vous fait traverser amèrement le chemin de la naissance à la mort.

Il y a Anthony, 14 ans en 1992, qui trompe l’ennui avec son cousin, fait des bêtises et joue avec le feu parfois, se sentant invincible. Anthony s’ennuie dans sa ville où il n’y a rien à faire, entre son père alcoolique et parfois violent, et sa mère qui sent sa jeunesse lui échapper. Alors il traîne avec son cousin, et décide de traverser le lac pour aller voir des filles sur la plage.

Il va y rencontrer Steph, qui va être son premier amour.

On y croise aussi Hacine, qui revend de la drogue et veut se faire sa place dans le monde.

Et les filles, qui elles aussi s’ennuient et attirent les garçons.

Tous se croisent, s’aiment, pensent pouvoir quitter cette vallée sans perspective, et réussir à trouver leur place, réussir mieux que leurs parents qui s’enfoncent dans la monotonie des jours qui passent. Mais le destin semble les rattraper, et ils vont vivre comme leurs parents, et les parents de ceux-ci avant eux.

Il ressort de ce roman une certaine tristesse, l’impression que le destin a déjà choisi une mauvaise vie pour vous, car né au mauvais endroit. Seuls l’union des corps, l’alcool et la drogue semblent pouvoir permettre de tenir.

Un roman que je n’ai ni aimé ni détesté non plus, mais qui m’a laissé un goût amer, chacun essayant de fuir un destin qui les retrouve inexorablement. Un roman sans espoir, désabusé, qui met en avant le déterminisme social, et l’impression que les dés sont déjà jetés avant sa naissance.

Publié dans Lecture-adultes

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Le palais de minuit 

Publié le par Doc Bird

« Le palais de minuit » de Carlos Ruiz Zafón, éditions Robert Laffont

Résumé : Calcutta en 1916. Ben et Sheere, jumeaux, ont été séparés dès la naissance pour éviter d’être tués. Ben est recueilli dans un orphelinat, tandis que Sheere vit avec sa grand-mère. Arrive l’anniversaire de leurs 16 ans, où ils vont se rencontrer, et découvrir qu’un personnage diabolique se met à leur poursuite…

Mon avis : « Le palais de minuit » est le tome 2 de la trilogie faisant suite au « Prince de la brume », mais il peut être lu indépendamment, car en dehors de la présence d’une ombre maléfique et malveillante, les héros de l’histoire sont différents.

Dans une Inde pleine d’ombres et de mystères, Ben, bientôt 16 ans, vit dans un orphelinat, où il a fondé la Chowdar Society avec six amis, se réunissant au Palais de minuit, un palais en ruines, et se promettant entraide mutuelle. Peu de temps avant son anniversaire, Ben va faire la rencontre de Sheere, qui est en fait sa sœur, et tous deux vont avoir à peine le temps de se connaître, que va apparaître un danger insaisissable et diabolique, qui les poursuit dans leurs cauchemars comme dans la vie.

Ils vont devoir lutter et se protéger contre une entité maléfique, et découvrir ce qui s’est vraiment passé dans l’ancienne gare qui a pris feu et où leur père est mort.

Ce tome 2 est plein de mystères et met en avant, comme dans le tome 1, un être fait de brume, de feu et de vengeance, qui semble pouvoir parvenir à ses fins.

Un roman où des adolescents sont les héros, mais qui peut être lu, tout comme le tome 1, par des adultes comme par des ados.

Si vous appréciez l’étrange et l’inexplicable, et aimez avoir peur dans la nuit et ses possibles dangers, ce roman devrait vous plaire.

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Le temps est assassin

Publié le par Doc Bird

 

« Le temps est assassin » de Michel Bussi, éditions Presses de la Cité

Résumé : Eté 1989. La voiture de Clothilde fonce dans un virage en Corse et tombe dans un ravin. Seule Clothilde survit, son père, sa mère et son frère sont morts. Eté 2016. Clothilde revient en Corse avec son mari et sa fille. Elle va recevoir une étrange lettre qui va tout remettre en question sur ce qu’elle pensait savoir, et d’abord sur la mort de sa mère…

Mon avis : J’aime bien les romans policiers de Michel Bussi, qui m’emmènent toujours là où je ne m’y attendais pas. Et cette fois c’est encore réussi.

Clothilde a vu ses parents et son frère mourir sous ses yeux dans un accident de voiture, et revient des années plus tard sur le lieu du drame, qui a marqué à jamais sa vie. Dès le premier jour, des événements étranges ont lieu : ses papiers d’identité disparaissent du coffre, elle apprend que l’accident n’en était peut-être pas un, et surtout elle reçoit une lettre de sa mère, qui devrait être morte.

Est-ce un faux ou sa mère serait-elle encore vivante ? Mais pourquoi n’aurait-elle pas donné signe de vie depuis toutes ces années ? Si cette lettre était vraie, qui serait mort à la place de sa mère ? Aurait-on camouflé qu’elle était encore vivante au moment de l’accident ? Mais par qui et pourquoi ? Qui voulait tuer sa famille et pourquoi ? Clothilde va alors enquêter pour savoir ce qui s’est réellement passé ce jour-là, et tout le monde ne le voit pas d’un bon œil…

Les chapitres alternent entre 2016 et des retours dans le passé en 1989, grâce au cahier où Clothilde consignait ses réflexions d’ados, qu’elle n’a jamais retrouvé, et qu’une mystérieuse personne a en sa possession.

Une fois de plus, je me suis laissée embarquée dans ce récit où dominent les passions, et où les relations entre chacun et les sentiments peuvent mener au pire, le tout dans un décor de carte postale, mais où se passent de sombres machinations.

Une bonne lecture détente !

Publié dans Lecture-adultes

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 Le prince de la brume

Publié le par Doc Bird

 « Le prince de la brume » de Carlos Ruiz Zafón, éditions Robert Laffont

Résumé : En 1943, Max et sa famille quittent la ville pour un petit village en bord de mer. Mais dès leur arrivée, des phénomènes étranges ont lieu, comme l’attitude du chat recueilli, le jardin avec ses statues de pierre qui semblent bouger… Un être ténébreux semble réclamer le solde d’une dette…

Mon avis : J’avais déjà lu des romans de cet auteur, et j’apprécie toujours l’aspect onirique, poétique, fantastique et ésotérique de ces récits.

Ici, Max et sa grande sœur Alicia vont rapidement comprendre qu’ils ont emménagé dans une maison au lourd passé, qui cache de nombreux secrets. Ils vont rencontrer un garçon de leur âge, Roland, auquel un être diabolique s’en prend.

Quel est le rapport entre Roland et la maison où ils habitent ? Que veut cet être des ténèbres ? Et Max et Alicia pourront-ils empêcher le pire ?

Voici un beau récit fantastique qui joue avec les nerfs du lecteur et de ses héros, qui emmène vers les rivages de la peur, et prouve que les promesses faites ne doivent pas l’être avec légèreté, car parfois on peut signer un pacte avec le diable.

Ce roman est suivi du « Palais de minuit » et des « Lumières de septembre » que je n’ai pas encore lu. Un roman pour adultes, mais aussi pour ados.

Un extrait : 

 Quand la pluie tombait ainsi, Max sentait que le temps s’arrêtait. C’était comme une trêve durant laquelle on pouvait laisser son occupation du moment et, simplement, contempler de sa fenêtre durant des heures le spectacle de cette chute sans fin de larmes célestes. 

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 Miss Alabama et ses petits secrets

Publié le par Doc Bird

« Miss Alabama et ses petits secrets » de Fannie Flagg, éditions du Cherche Midi

Résumé : Maggie, ancienne Miss Alabama, a décidé d’en finir avec la vie. Elle pense qu'à 60 ans, la vie ne peut plus rien lui offrir. Elle a décidé de la date et des modalités de son suicide, mais va devoir le repousser, car sa meilleure amie, Brenda, va l’inviter à un spectacle. Et c’est à partir de ce moment-là que les événements vont s’enchaîner, lui faisant retarder chaque jour l’acte. Et si c’était un signe ?

Mon avis : J’étais partie à la médiathèque avec l’idée d’emprunter « Beignets de tomates vertes », et comme il n’était pas en rayons, j’ai finalement emprunté cet autre roman de Fannie Flagg.

Dès le début, on découvre une Maggie déterminée et qui a planifié jusque dans les moindres détails son suicide, car elle pense que la vie ne peut plus rien lui offrir de bon, et qu'à 60 ans, elle est sur la pente descendante. Autant en finir de la façon dont elle le souhaite, quand elle peut encore choisir sa mort ! Mais une succession d’événements vont retarder l’échéance, comme une invitation de Brenda, pour un spectacle de derviches-tourneurs, qui va enclencher divers contretemps : un appel peu de temps avant de passer à l’acte qui va lui faire rebrousser chemin et agir pour son travail en fonction de ses convictions. Progressivement, Maggie va changer dans sa tête, dans sa façon d’appréhender les choses… Mais cela sera-t-il suffisant pour la faire changer d’avis ?

Ce roman est une plongée dans la ville de Birmingham, aux Etats-Unis, entre nostalgie du passé et un présent parfois difficile. Maggie regrette son passé, et analyse avec le recul ses erreurs de jeunesse. Elle qui avait été élue Miss Alabama, et était en passe de devenir Miss America, a fait des choix, et elle se retrouve à 60 ans, travaillant dans une agence immobilière, ce qui est loin de ses rêves de départ de gloire et de succès. Mais elle ne s’en plaint pas, et aime le travail qu’elle fait. Les divers contretemps qui l’empêchent de mettre à exécution son projet sont l’occasion d’approfondir son passé, ses relations, et font se demander si la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Quel que soit son âge, il suffit de décider de vivre sa vie, et d’être libre de ses choix. 

J’ai bien aimé ce roman, se partageant entre tendresse, tristesse, moments joyeux et humour. Certaines parties sont particulièrement truculentes, comme la découverte d’un squelette et de son passé, une beuverie mémorable de Maggie avec sa pire ennemie, des opportunités qui apparaissent, Maggie qui ose enfin agir et parler librement…

Un bon roman feel good à lire que je conseille !

Publié dans Lecture-adultes

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 Une bête au Paradis

Publié le par Doc Bird

« Une bête au Paradis » de Cécile Coulon, éditions L’Iconoclaste

Le Paradis, c’est une ferme isolée où Emilienne vit avec ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel, depuis que leurs parents sont morts dans un accident de voiture. Et c’est là aussi que travaille Louis comme commis de ferme, recueilli par Emilienne. Le Paradis, c’est toute la vie de Blanche, elle y est viscéralement attachée depuis son enfance. D’ailleurs, elle ne poursuivra pas ses études après le lycée et reprendre les rênes de la ferme avec Emilienne. Gabriel, son frère, ne s’est jamais vraiment remis de la mort de ses parents, toujours rêveur et l’air mélancolique. Et contrairement à Blanche, il quittera le Paradis. Blanche va tomber amoureuse au lycée d’Alexandre, et pense que leur amour si fort sera éternel, et qu’Alexandre restera. Mais ce dernier veut s’ouvrir à de nouvelles aventures et expériences, découvrir d’autre lieux. Alors Blanche va se retrouver seule, déchirée par ce qu’elle ressent comme une trahison qui a emporté son cœur et une partie de son âme. Mais un beau jour, des années plus tard, Alexandre revient…

J’ai emprunté ce roman à la médiathèque, car la chronique de Manou m’avait donné envie de me plonger dans cet univers fermé, où la folie et le désespoir ne sont jamais loin… Blanche semble être plus forte que son frère, sait ce qu’elle veut, et est pleine d’énergie pour les travaux de la ferme. Elle est tellement attachée au Paradis qu’elle décide d’y rester, ne voulant pas quitter la ferme, et pensant qu’Alexandre restera avec elle. Mais Alexandre ne partage pas les mêmes idées et partira découvrir le vaste monde, ayant une revanche à prendre sur son enfance étriquée et marquée par le manque d’argent. Ce sera une rupture violente et douloureuse pour Blanche, et le lecteur commence à la voir basculer vers la folie du désespoir. L’épisode avec l’araignée, qui reviendra encore plus violemment plus tard m’a d’ailleurs fortement marquée. Et quand Alexandre revient au paradis bien des années plus tard, on sent l’ombre de la tragédie arriver… Et rien ne pourra empêcher les événements d’arriver…

Le Paradis porte finalement bien mal son nom, lieu d’accident et de mort des parents, lieu où l’amour va faire des ravages. Gabriel, qu’on pensait le moins armé face à la vie, va finalement progressivement s’en sortir et aller vers la vie, quittant le Paradis, lieu plutôt maudit.

Louis le commis de ferme va aussi vivre sa tragédie, avec son amour impossible pour Blanche, sa douleur face à l’amour flamboyant de Blanche et d’Alexandre, et en voyant les ravages de la rupture sur Blanche. Louis qui pensait faire partie de la famille, mais qui finalement va comprendre qu’il sera toujours un étranger.

Un roman marqué par le destin tragique et la folie des sentiments.

Voici le lien vers la chronique de Manou : 

Publié dans Lecture-adultes

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