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coups de coeur

The Sound of my Soul, 1 

Publié le par Doc Bird

« The Sound of my Soul, 1 » de Rin Saitô, éditions Akata

Résumé : Mizuki est un petit garçon virtuose du violon et qui souhaite devenir violoniste professionnel. Mais il est porteur d’un handicap qui affecte son cerveau, et qui provoque une paralysie partielle…

Mon avis : Coup de cœur pour ce tome 1 d’une série en 4 tomes, tirée de l’histoire vraie du violoniste Mizuki Shikimachi, qui montre tout le courage et la ténacité dont il a dû faire preuve pour pouvoir réaliser ses rêves, soutenu par sa mère et son meilleur ami, dans une société validiste.

Malgré toutes les difficultés, Mizuki veut poursuivre son rêve, et même si la société lui met des bâtons dans les roues, il continue à mettre toutes ses forces dans son projet. Il peut compter sur sa mère, et a pour ambition de faire sentir les vibrations de la musique à son meilleur ami, qui est sourd. Le monde professionnel de la musique ne l’aide pas, à cause de son handicap, mais il va malgré tout pouvoir suivre les cours particuliers auprès d’un violoniste renommé qui croit en lui.

Le plus dur est l’école où il n’arrive pas à s’intégrer en raison de son handicap, et où il se retrouve rapidement harcelé par les élèves de sa classe qui se moquent de lui. Et les adultes ne sont pas aidants, laissant même faire.

Ce manga montre combien notre société accepte peu le handicap, mais montre aussi le courage et la ténacité dont il faut parfois faire preuve envers et contre tous pour pouvoir réaliser ses rêves. A lire et à partager !

Avec ce titre, je participe au Challenge littérature jeunesse organisé par Pativore, et au thème du mois "Rentrée des classes", car le jeune Mizuki va faire une rentrée compliquée.

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Sentinelles du royaume sauvage, 1

Publié le par Doc Bird

« Sentinelles du royaume sauvage, 1 » d’Alexandra Ott, éditions du Seuil

Résumé : Bryn rêve de devenir Sentinelle, comme son père, pour pouvoir aller dans le Royaume sauvage, croiser des créatures fabuleuses, protéger le Royaume, et ramener des astrales pour sa sœur malade. Et elle approche de son rêve, car la sélection va démarrer afin de choisir une nouvelle Sentinelle, à travers trois épreuves. Mais étant la première et seule fille à postuler, sera-t-elle acceptée dans la compétition ?

Mon avis : J’ai eu un coup de cœur pour ce roman qui nous emmène dans un monde magique, où tous les habitants possèdent un don magique dans un domaine : les plantes, la guérison, la protection, ou les émotions. Et pour protéger cet endroit et le Royaume sauvage où vivent des créatures magiques, cinq Sentinelles sont présentes, et utilisent leurs pouvoirs pour garder un équilibre harmonieux.

Bryn, 12 ans, rêve depuis toute petite de devenir Sentinelle comme son père, qui a dû arrêter suite à une blessure. Et l’occasion arrive pour elle de faire ses preuves car une nouvelle Sentinelle va être recrutée, et Bryn veut réussir les épreuves de la sélection ! Mais ce n’est pas si simple pour elle, car si rien n’interdit aux filles de participer, c’est la première fois que l’une d’entre elles veut participer à la sélection, et cela n’est pas au goût de tout le monde, adultes comme futurs concurrents.

Malgré tout, Bryn peut compter sur Ari, un garçon qu’elle connaît peu et qui lui confie un secret, en échange, il l’aidera à s’entraîner. Et ce secret est une jeune dragonne élevée en cachette, et que Bryn va aider Ari à cacher et à élever.

Voici un roman que je pensais assez classique sur le thème de la magie et des dragons, mais qui renouvelle le genre, car pour une fois, il ne s’agit pas d’une histoire où seuls les garçons sont des héros, mais où une jeune fille va montrer qu’il faut oser poursuivre ses rêves, et que rien n’est impossible malgré les revers et les jugements et critiques de la société.

C’est aussi une belle histoire d’amitié entre un garçon et une fille, sur fond d’aventures et de menaces sur le Royaume, car bien sûr des ennemis sont proches pour s’emparer du Royaume, et il pourrait bien y avoir un traître dans leur communauté.

C’est aussi une invitation à respecter la nature sous toutes ses formes, et à faire preuve de tempérance pour garder le fragile équilibre de la nature.

Un très bon roman, qui aurait pu finir avec ce tome, mais qui a une suite que je lirai avec plaisir !

Quelques extraits :

 Si un trop grand nombre d’humains allaient s’y servir en magie, ils risqueraient de ruiner ce territoire à tout jamais.

Si on commence à faire des exceptions, les règles perdent tout leur sens.

Parfois, il suffit d’avoir confiance en soi pour réussir.

 Soigner, c’est avant tout restaurer l’équilibre. 

Avec ce roman, je continue ma participation au Challenge Littérature jeunesse organisé par Pativore.  

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La mémoire des couleurs 

Publié le par Doc Bird

« La mémoire des couleurs » de Stéphane Michaka, éditions Pocket jeunesse

Résumé : Mauve, 15 ans, se réveille dans une brocante, sans se rappeler de la façon dont il a pu y arriver. Il comprend très vite qu’il est capable d’entendre les pensées des gens, et retrouve progressivement des bribes de son passé. Il va alors découvrir d’où il vient et qu’il a un rôle à jouer dans l’avenir des humains…

Mon avis : Coup de coeur pour ce superbe récit qui mêle à la fois science-fiction, dystopie et plongée dans la connaissance de soi et dans ce qui constitue l’identité de chacun. Du même auteur, j’avais lu « Cité 19 » qui m’avait laissé aussi bonne impression.

Dès le début, le lecteur est plongé avec Mauve, un garçon de 15 ans, dans un univers totalement inconnu, se réveillant dans une brocante, et ne sachant pas ce qui a pu se passer avant. Il va être recueilli par Anna, qui gère la brocante, et sa nièce Lucie, qui vont s’occuper de lui, pensant qu’il a réussi à échapper à une secte, tellement il semble en décalage avec le monde qui l’entoure, ne connaissant pas le pronom « je » pour s’exprimer, n’aimant pas la nourriture proposée, gêné par les odeurs de pollution, capable de parler et de comprendre toutes les langues, effaré de voir des personnes âgées vivre, et de voir qu’il y a peu de couleurs de peau chez les humains qui l’entourent.

Rapidement Mauve va se rendre compte qu’il est capable d’entendre les pensées des gens, et que deux personnes portant comme lui des noms de couleurs, Rouge et Gris, sont apparus aussi un jour dans la brocante, mais sont partis depuis.

Mauve va aussi rêver dans son sommeil de son passé, dont des pans de plus en plus importants vont lui apparaître, et va comprendre qu’il vient d’ailleurs, et qu’il a été puni en étant envoyé à cet endroit.

Il va apprendre à connaître et à apprécier son nouvel environnement et ses habitants, et va aussi découvrir que la Terre court le même danger que chez lui, et qu’il pourrait détenir la solution pour l’empêcher. Et il va aussi partir en quête des personnes qui l’ont précédé dans la brocante.

Je n’en dis pas plus pour vous laisser le suspense de la découverte.

Les chapitres alternent entre le présent avec Mauve qui découvre sa nouvelle vie, et des retours approfondis sur son passé, qui permettent de comprendre qu’il vivait dans un monde, où, sous couvert d’égalité et de bonheur, tout était décidé pour chacun, sans secret pour l’autorité, sans rébellion possible, où le collectif a la primauté, et où l’imaginaire a disparu avec la destruction des livres.

Ce roman est une vraie réussite, parvenant à nous surprendre, avec un univers particulier et original, qui pourrait bien venir plus tard dans un futur pas si lointain, si nous laissons l’IA prendre le pas sur le reste. On pense par certains côté à « 1984 » et à la série « Promise », avec une touche de « CIEL » où le numérique décide de tout.

Et ce roman est en même temps une quête identitaire, avec un héros qui va apprendre à remettre en question ce qu’on lui a appris, et oser se lancer dans un voyage intérieur pour se connaître lui-même et forger son identité, tout en découvrant les joies de l’imagination et de la créativité avec la lecture.

Une très belle lecture que je vous recommande !

Quelques extraits :

 En décrétant l’Autodafé Intégral, puis en supprimant la première personne, vous nous avez privés d’un trésor. Vous nous avez privés de nous-mêmes.

Ce qui nous définit, c’est ce qu’on invente au jour le jour 

Se peut-il que la part la plus secrète des humains ne soit pas contenue dans leurs pensées, mais dans cet endroit mystérieux qu’ils appellent le cœur ?

Les données dont la vie connectée nous assaillait servaient principalement à nous priver de vie intérieure.

Le vrai pouvoir de la lecture, c’est de rendre amoureux. L’intense fixation qu’elle provoque agit à la manière d’un philtre. Finir un livre, un livre qui nous a captivé du début à la fin, c’est comme sortir d’une histoire d’amour.

Qu’est-ce qu’une bonne histoire ? Celle dont vous ne pouvez prédire la fin, car elle appartient à l’héroïne ou au héros. 

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 Le cœur en braille

Publié le par Doc Bird

« Le cœur en braille », scénario de Joris Chamblain, dessin et couleur de Anne-Lise Nalin, d’après le roman de Pascal Ruter, éditions Dargaud

Résumé : Victor a du mal avec l’apprentissage des cours, et vit à fond, parfois sans réfléchir. A la rentrée, il fait la connaissance de Marie-José, qui excelle en classe et joue du violoncelle avec talent. Mais Marie-José vit avec un lourd secret difficile à cacher…

Mon avis : Coup de cœur pour cette superbe BD qui parle d’amour et de handicap !

Je n’ai pas lu le roman dont elle est l’adaptation, mais je pense que j’aimerais bien le roman aussi, qui doit sûrement plus développer certains aspects.

On fait la rencontre de Victor, un collégien qui fait partie d’un groupe de rock, vit à 100 à l’heure, est fan de Panhard, marque de voiture ancienne, mais a beaucoup de mal avec l’école. Il a du mal avec les cours, et a parfois la langue un peu trop pendue ! Sa rencontre avec Marie-José, une fille de sa classe, va faire bouger les lignes, car elle aime la musique classique, joue du violoncelle avec talent, et est une excellente élève. Son rêve est d’intégrer en fin d’année une prestigieuse école de musique, et pour cela, elle doit passer une audition. Mais elle cache un lourd secret handicapant. Elle va alors demander à Victor de l’aider à réaliser son rêve envers et contre tout.

Une histoire douce-amère qui parle d’une belle histoire d’amour, de musique, de passion et de handicap. Victor et Marie-José vont apprendre à se connaître, se compléter, et s’entraider. Marie-José va aider Victor à progresser en classe, et Victor va l’aider à cacher aux yeux des autres son secret. Les dessins réalistes et l’histoire devraient toucher le cœur des ados.

Quelques extraits :

 

D’ailleurs je me demande pourquoi les choses tristes font du bien à entendre….
Peut-être parce qu’on se sent moins seul avec les choses de l’existence. Se croire seul, c’est le plus difficile dans la vie.

Au début, je trouvais ce tableau un peu nul, mais finalement, pour qu’une chose soit intéressante il suffit de la regarder longtemps !

Avec cette BD, je participe au challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore. 

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Elles 3. Plurielle(s) 

Publié le par Doc Bird

« Elles 3. Plurielle(s) », scénario de Kid Toussaint, dessins d’Aveline Stokart, éditions Le Lombard

Résumé : Elle rose part en quête des autres Elles, mais également de l’ami dont elle entend la voix, et qui pourrait être une des clés du mystère…

Mon avis : Ce dernier tome est un véritable coup de cœur, car il termine la série en répondant à toutes les questions posées dans les tomes précédents, tout en permettant de mieux comprendre l’inconscient de Elle et son fonctionnement.

 Grâce à cette BD, je pense que les lecteurs vont apprendre à mieux se connaître et se comprendre, car ils vont découvrir que les émotions et humeurs peuvent changer rapidement, et que c’est normal, qu’il va y avoir des hauts et des bas, et que le caractère et la personnalité de chacun comportent de multiples facettes qu’il faut appréhender et accueillir.

Par certains côtés, le fait d’entrer dans le psychisme de Elle avec différentes personnalités aux commandes m’a fait penser au film « Vice versa », et la quête de Elle pour se comprendre correspond en fait à celle que chacun doit faire sur lui-même.

Une série que je recommande, et que je pourrais utiliser en club relaxation.

Un extrait 

Vivre dans le mutisme à distance des autres et de toute émotion, ce n’est pas nous protéger. C’est nous empêcher de vivre.

Avec ce titre, je participe au challenge Littérature jeunesse de Pativore.

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D’Ambre et de Feu 

Publié le par Doc Bird

« D’Ambre et de Feu », scénario d’Agnès Domergue, dessin et couleur de Hélène Canac, éditions Jungle

Résumé : Dans le royaume d’Automne, Kitsune est la dernière des kitsune, son village ayant été brûlé. Le cœur plein de tristesse et de colère, elle va rencontrer le fils de son pire ennemi. Quel choix fera-t-elle ?

Mon avis : Comme pour la précédente BD des mêmes autrices, « Entre Neige et Loup », je suis tombée sous le charme de cette BD sous le signe de l’automne et des couleurs orangées flamboyantes. Les illustrations sont magnifiques, et l’histoire empreinte de légende et de poésie.

On y croise la dernière des kitsune, mi-humaine, mi-renarde, qui a vu son village disparaître en cendres à cause du roi qui voue une haine farouche aux kistune. Alors elle part et va rencontrer des personnages mythologiques intrigants, les onibis, qui lui prennent sa larme d’ambre et lui demandent en échange le cœur d’un petit garçon. Et ce petit garçon n’est autre que le fils du roi. En le rencontrant, et en voyant son innocence et sa joie de vivre, elle va peu à peu laisser son cœur se faire toucher. Quelle voie choisira-t-elle ?

On croise dans cette très belle histoire des personnages de la mythologie japonaise comme la déesse Amaterasu, les onibis, les kitsune ou le roi cerf. Le récit est magnifique et permet au lecteur de comprendre que la colère et la vengeance ne peuvent pas réconforter et apaiser une âme triste, et que la nature n’appartient à personne.

Un coup de cœur que cette très belle BD philosophique et poétique, qui plante des graines de réflexion dans les têtes !

Quelques extraits :

 

 

 Faut-il attendre que les êtres disparaissent pour comprendre à quel point ils comptaient ? 

On ne possède jamais rien. Aucune terre. Aucun être ! On est juste de passage. C’est la terre qui nous possède… Elle seule.

 Ça te fait quoi de t’être vengée ? Je… Je me sens vide. Et… J’ai déçu mon seul ami humain, je n’ai pas su le protéger… 

La vie est un risque ! Je veux la vivre ainsi !

 Entre l’ombre et la lumière.
La vie se grise de joies.
De peines ou de tendresse.

 C’est au silence des flocons
Que la nature se transforme
Peu à peu. 

Ce titre me permet de participer au Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par Pativore. 

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Tout le bleu du ciel

Publié le par Doc Bird

« Tout le bleu du ciel » de Mélissa Da Costa, éditions Le livre de poche

Emile, 26 ans, est atteint d’un Alzheimer précoce, et il lui reste peu de mois à vivre. Il refuse de finir ses jours dans une clinique, avec sa famille qui le voit dépérir de jour en jour. Il passe alors une petite annonce pour trouver quelqu’un qui accepte de partir avec lui sur les routes, pour un ultime périple. Il a la surprise qu’une jeune femme, Joanne, lui réponde et accepte sa proposition. Commence alors un voyage en camping car entre un jeune homme qui veut vive à fond ses derniers moments et que ses volontés soient respectées, et une jeune femme taiseuse, qui se cache sous un grand chapeau noir. Tous deux vont apprendre progressivement à se connaître et à laisser s’ouvrir la carapace dont ils ont revêtu leur cœur. Mais la maladie d’Emile devient de plus en plus pressante et commence à prendre le dessus.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce roman, attirée par le titre et la couverture, et je ne m’attendais pas à être aussi touchée par ce roman à la fois pudique et honnête sur les douleurs de la vie, et qui est rapidement devenu un coup de cœur pour moi tout au long des 800 pages du récit.

Emile, qui veut fuir sa famille pour éviter d’être une charge pour eux, et qui refuse d’être enfermé dans une clinique, relié à des machines, va décider de partir en camping car à l’aventure, dans un road trip qu’il avait rêvé de réaliser avec son meilleur ami.

Il va faire équipe avec Joanne, à peine plus âgée que lui, mutique, qui accepte de respecter ses volontés et de le suivre sur la route, comme si elle aussi cherchait à fuir une immense douleur.

Au silence des premiers jours va commencer à succéder des paroles, chacun s’apprivoisant progressivement. Joanne parle peu et semble insensible, mais c’est en fait pour mieux cacher un terrible chagrin. Tous deux vont alors devenir peu à peu une aide pour l’autre, chacun essayant de faire au mieux, et chacun aidant l’autre à refermer ses blessures.

Joanne reprend chaque jour un peu plus goût à la vie, et va initier Emile à la pleine conscience du moment présent, lui à qui il ne reste plus que le présent car le futur n’est plus pour lui, et le passé disparaît.

On se prend à espérer que tout cela finisse bien, mais Emile est condamné, et la maladie va rapidement revenir au devant de la scène. Malgré tout, ce n’est pas un roman triste, même s’il l’est aussi, mais il est surtout empli d’humanité, de petits bonheurs, de belles rencontre au hasard de la route, de beaux paysages, et de découverte de soi. La vie en fait, avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses malheurs.

Les citations de Joanne font toutes réfléchir, et certaines m’ont donné envie de relire « L’alchimiste » de Paulo Coelho. Ce titre est le premier écrit par l’autrice, et c’est un véritable coup de cœur pour moi. Bravo !

Quelques extraits :

L’effort physique permet au mental de totalement lâcher prise. Les pensées se succèdent en tourbillon, mais un tourbillon calme et et serein.

 Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même. C’est de Confucius.

Quelque part, il a de la chance de savoir qu’il va mourir très bientôt. Sans ça, il n’aurait jamais pris le temps de partir, de voyager au cœur de lui-même, de voir les choses avec de nouveaux yeux.

 Il n’a jamais ressenti ça, ce sentiment de plénitude et de gratitude envers l’Univers. Oui, il va mourir mais il est là ce soir, il a compris énormément de choses. Il n’en est pas vraiment sûr mais il a l’impression qu’il vient de se pardonner.

 Il dit que recevoir est un acte de générosité. En acceptant de recevoir, tu permets à l’autre de te rendre heureux… et tu le rends heureux à son tour. 

S’adapter, c’est s’en sortir. Il faut savoir réorienter ses voiles. Toujours

 Quand tu as l’impression que ta vie s’éparpille en mille morceaux, quand tous tes repères s’envolent, alors transforme-toi en arbre.

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Mille baisers pour un garçon

Publié le par Doc Bird

 « Mille baisers pour un garçon » de Tillie Cole, éditions Le Livre de Poche jeunesse

Résumé : Poppy et Rune sont amis depuis l’enfance, et deviennent amoureux à l’adolescence. Ils sentent leur amour fort et indestructible. Mais Rune doit déménager avec sa famille en Norvège, et Poppy arrête un jour de lui répondre et de lui écrire. Que s’est-il passé ? Pourront-ils renouer le lien ?

Mon avis : Coup de cœur pour ce roman d’amour qui fera verser des larmes à ses lecteurs et qui m’a beaucoup émue.

Dès le début du roman, on comprend que l’histoire d’amour entre Poppy et Rune est unique, indestructible. Mais le destin va se jouer des deux amoureux, Rune devant quitter précipitamment les Etats-Unis pour se rendre en Norvège, son pays d’origine, pour y suivre son père. Ils se promettent de se contacter tous les jours, mais au bout de quelques mois, Poppy ne donne plus signe de vie, et Rune sombre, ne comprenant pas pourquoi leur relation s’est brutalement interrompue et pourquoi Poppy ne donne aucune nouvelle.

Lorsqu’il reviendra deux ans plus tard, il retrouvera Poppy, identique et en même temps si différente. Car Poppy a voulu l’empêcher de souffrir en lui cachant un lourd secret.

Parviendront-ils à renouer leur lien et à tenir leur promesse d’amour éternel ? Et la vie leur en laissera-t-elle le temps ?

Ce roman n’est pas sans rappeler « Nos étoiles contraires », mais apporte beaucoup plus de poésie et de douceur à l’histoire, avec le symbole des cerisiers en fleurs qui sont éphémères, ou encore le bocal que Poppy a reçu de sa grand-mère et qu’elle va remplir de ses mille baisers importants.

Une belle histoire d’amour tragique et pleine d’espoir à la fois. Je pense que mes élèves vont adorer !

Quelques extraits :

Ma grand-mère disait que les choses les plus belles étaient éphémères. Les fleurs de cerisiers étaient uniques parce que leur vie était courte. 

Chaque matin est différent. Les couleurs, les tons, l’émotion qu’il provoque. 

Pourquoi être triste quand on peut être heureux ? 

 Pourquoi attendons-nous de manquer de temps pour accomplir nos rêves ? Pourquoi ne regarde-t-on celui qu’on aime comme si c’était la dernière fois qu’on le voyait ? Si c’était le cas, notre vie serait tellement plus belle, tellement plus intense ! 

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Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes 

Publié le par Doc Bird

« Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes » de Tim Marshall, illustré par Grace Easton et Jessica Smith, éditions Nathan

Voici un documentaire jeunesse qui est l’adaptation d’un livre de géopolitique de l’auteur.

A travers 12 cartes richement illustrées et détaillées, ainsi que des explications claires, le lecteur comprend rapidement les enjeux politiques et économiques du monde, en partant de la géographie des différents pays et continents, dont les contraintes et les richesses façonnent le monde tel qu’on le connaît.

Ce documentaire est un coup de cœur pour moi, car il permet d’expliquer simplement les tensions politiques et les guerres, l’inégale répartition des richesses, les pays devenus puissants et les enjeux actuels.

Un titre indispensable à présenter aux élèves et aux professeurs de géographie également. Il est accessible dès le collège.

Je participe avec ce documentaire au Challenge littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore. 

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Elliot au collège, 1. Panique en sixième 

Publié le par Doc Bird

« Elliot au collège, 1. Panique en sixième » de Théo Grosjean, éditions Dupuis

Résumé : Elliot fait sa rentrée en sixième, et va voir apparaître son angoisse sous forme de bête toute ronde, qui va l’accompagner tout au long de l’année dans l’enfer du début de l’adolescence et de la jungle du collège.

Mon avis : Coup de cœur pour cette BD au caractère autobiographique où l’auteur a mis beaucoup de lui et de son vécu d’adolescent dans le personnage d’Elliot.

L’entrée au collège est souvent difficile, avec des groupes qui se forment, le sentiment d’appartenance ou de rejet, les préjugés, les moqueries ou le harcèlement. Et Elliot se sent vite mal à l’aise dès la rentrée, voyant des groupes se former et lui rester tout seul, avec sa boule d’angoisse qui s’est matérialisée sous ses yeux, et dit à voix haute ce que la peur et le stress lui font penser.

Heureusement, il va rencontrer Hari, qui va devenir son ami, mais est aussi perdu, et même tomber amoureux d’Eglantine.

Les vacances d’été seront aussi pour lui l’occasion de voir au-delà des apparences et de comprendre que chacun peut avoir des soucis, parfois très graves, qui se matérialisent, et que les héros peuvent aussi porter un slip de bain !

Une BD qui plaît beaucoup à mes collégiens !

Ce titre me permet de participer au Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par Pativore. Et il  me permet aussi de participer à la thématique mensuelle "Nouvelle vie" avec la rentrée au collège. 

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