Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

coups de coeur

Tout le bleu du ciel

Publié le par Doc Bird

« Tout le bleu du ciel » de Mélissa Da Costa, éditions Le livre de poche

Emile, 26 ans, est atteint d’un Alzheimer précoce, et il lui reste peu de mois à vivre. Il refuse de finir ses jours dans une clinique, avec sa famille qui le voit dépérir de jour en jour. Il passe alors une petite annonce pour trouver quelqu’un qui accepte de partir avec lui sur les routes, pour un ultime périple. Il a la surprise qu’une jeune femme, Joanne, lui réponde et accepte sa proposition. Commence alors un voyage en camping car entre un jeune homme qui veut vive à fond ses derniers moments et que ses volontés soient respectées, et une jeune femme taiseuse, qui se cache sous un grand chapeau noir. Tous deux vont apprendre progressivement à se connaître et à laisser s’ouvrir la carapace dont ils ont revêtu leur cœur. Mais la maladie d’Emile devient de plus en plus pressante et commence à prendre le dessus.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce roman, attirée par le titre et la couverture, et je ne m’attendais pas à être aussi touchée par ce roman à la fois pudique et honnête sur les douleurs de la vie, et qui est rapidement devenu un coup de cœur pour moi tout au long des 800 pages du récit.

Emile, qui veut fuir sa famille pour éviter d’être une charge pour eux, et qui refuse d’être enfermé dans une clinique, relié à des machines, va décider de partir en camping car à l’aventure, dans un road trip qu’il avait rêvé de réaliser avec son meilleur ami.

Il va faire équipe avec Joanne, à peine plus âgée que lui, mutique, qui accepte de respecter ses volontés et de le suivre sur la route, comme si elle aussi cherchait à fuir une immense douleur.

Au silence des premiers jours va commencer à succéder des paroles, chacun s’apprivoisant progressivement. Joanne parle peu et semble insensible, mais c’est en fait pour mieux cacher un terrible chagrin. Tous deux vont alors devenir peu à peu une aide pour l’autre, chacun essayant de faire au mieux, et chacun aidant l’autre à refermer ses blessures.

Joanne reprend chaque jour un peu plus goût à la vie, et va initier Emile à la pleine conscience du moment présent, lui à qui il ne reste plus que le présent car le futur n’est plus pour lui, et le passé disparaît.

On se prend à espérer que tout cela finisse bien, mais Emile est condamné, et la maladie va rapidement revenir au devant de la scène. Malgré tout, ce n’est pas un roman triste, même s’il l’est aussi, mais il est surtout empli d’humanité, de petits bonheurs, de belles rencontre au hasard de la route, de beaux paysages, et de découverte de soi. La vie en fait, avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses malheurs.

Les citations de Joanne font toutes réfléchir, et certaines m’ont donné envie de relire « L’alchimiste » de Paulo Coelho. Ce titre est le premier écrit par l’autrice, et c’est un véritable coup de cœur pour moi. Bravo !

Quelques extraits :

L’effort physique permet au mental de totalement lâcher prise. Les pensées se succèdent en tourbillon, mais un tourbillon calme et et serein.

 Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même. C’est de Confucius.

Quelque part, il a de la chance de savoir qu’il va mourir très bientôt. Sans ça, il n’aurait jamais pris le temps de partir, de voyager au cœur de lui-même, de voir les choses avec de nouveaux yeux.

 Il n’a jamais ressenti ça, ce sentiment de plénitude et de gratitude envers l’Univers. Oui, il va mourir mais il est là ce soir, il a compris énormément de choses. Il n’en est pas vraiment sûr mais il a l’impression qu’il vient de se pardonner.

 Il dit que recevoir est un acte de générosité. En acceptant de recevoir, tu permets à l’autre de te rendre heureux… et tu le rends heureux à son tour. 

S’adapter, c’est s’en sortir. Il faut savoir réorienter ses voiles. Toujours

 Quand tu as l’impression que ta vie s’éparpille en mille morceaux, quand tous tes repères s’envolent, alors transforme-toi en arbre.

Partager cet article
Repost0

Publicité

Mille baisers pour un garçon

Publié le par Doc Bird

 « Mille baisers pour un garçon » de Tillie Cole, éditions Le Livre de Poche jeunesse

Résumé : Poppy et Rune sont amis depuis l’enfance, et deviennent amoureux à l’adolescence. Ils sentent leur amour fort et indestructible. Mais Rune doit déménager avec sa famille en Norvège, et Poppy arrête un jour de lui répondre et de lui écrire. Que s’est-il passé ? Pourront-ils renouer le lien ?

Mon avis : Coup de cœur pour ce roman d’amour qui fera verser des larmes à ses lecteurs et qui m’a beaucoup émue.

Dès le début du roman, on comprend que l’histoire d’amour entre Poppy et Rune est unique, indestructible. Mais le destin va se jouer des deux amoureux, Rune devant quitter précipitamment les Etats-Unis pour se rendre en Norvège, son pays d’origine, pour y suivre son père. Ils se promettent de se contacter tous les jours, mais au bout de quelques mois, Poppy ne donne plus signe de vie, et Rune sombre, ne comprenant pas pourquoi leur relation s’est brutalement interrompue et pourquoi Poppy ne donne aucune nouvelle.

Lorsqu’il reviendra deux ans plus tard, il retrouvera Poppy, identique et en même temps si différente. Car Poppy a voulu l’empêcher de souffrir en lui cachant un lourd secret.

Parviendront-ils à renouer leur lien et à tenir leur promesse d’amour éternel ? Et la vie leur en laissera-t-elle le temps ?

Ce roman n’est pas sans rappeler « Nos étoiles contraires », mais apporte beaucoup plus de poésie et de douceur à l’histoire, avec le symbole des cerisiers en fleurs qui sont éphémères, ou encore le bocal que Poppy a reçu de sa grand-mère et qu’elle va remplir de ses mille baisers importants.

Une belle histoire d’amour tragique et pleine d’espoir à la fois. Je pense que mes élèves vont adorer !

Quelques extraits :

Ma grand-mère disait que les choses les plus belles étaient éphémères. Les fleurs de cerisiers étaient uniques parce que leur vie était courte. 

Chaque matin est différent. Les couleurs, les tons, l’émotion qu’il provoque. 

Pourquoi être triste quand on peut être heureux ? 

 Pourquoi attendons-nous de manquer de temps pour accomplir nos rêves ? Pourquoi ne regarde-t-on celui qu’on aime comme si c’était la dernière fois qu’on le voyait ? Si c’était le cas, notre vie serait tellement plus belle, tellement plus intense ! 

Partager cet article
Repost0

Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes 

Publié le par Doc Bird

« Géopolitique : Notre monde expliqué en 12 cartes » de Tim Marshall, illustré par Grace Easton et Jessica Smith, éditions Nathan

Voici un documentaire jeunesse qui est l’adaptation d’un livre de géopolitique de l’auteur.

A travers 12 cartes richement illustrées et détaillées, ainsi que des explications claires, le lecteur comprend rapidement les enjeux politiques et économiques du monde, en partant de la géographie des différents pays et continents, dont les contraintes et les richesses façonnent le monde tel qu’on le connaît.

Ce documentaire est un coup de cœur pour moi, car il permet d’expliquer simplement les tensions politiques et les guerres, l’inégale répartition des richesses, les pays devenus puissants et les enjeux actuels.

Un titre indispensable à présenter aux élèves et aux professeurs de géographie également. Il est accessible dès le collège.

Je participe avec ce documentaire au Challenge littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore. 

Partager cet article
Repost0

Elliot au collège, 1. Panique en sixième 

Publié le par Doc Bird

« Elliot au collège, 1. Panique en sixième » de Théo Grosjean, éditions Dupuis

Résumé : Elliot fait sa rentrée en sixième, et va voir apparaître son angoisse sous forme de bête toute ronde, qui va l’accompagner tout au long de l’année dans l’enfer du début de l’adolescence et de la jungle du collège.

Mon avis : Coup de cœur pour cette BD au caractère autobiographique où l’auteur a mis beaucoup de lui et de son vécu d’adolescent dans le personnage d’Elliot.

L’entrée au collège est souvent difficile, avec des groupes qui se forment, le sentiment d’appartenance ou de rejet, les préjugés, les moqueries ou le harcèlement. Et Elliot se sent vite mal à l’aise dès la rentrée, voyant des groupes se former et lui rester tout seul, avec sa boule d’angoisse qui s’est matérialisée sous ses yeux, et dit à voix haute ce que la peur et le stress lui font penser.

Heureusement, il va rencontrer Hari, qui va devenir son ami, mais est aussi perdu, et même tomber amoureux d’Eglantine.

Les vacances d’été seront aussi pour lui l’occasion de voir au-delà des apparences et de comprendre que chacun peut avoir des soucis, parfois très graves, qui se matérialisent, et que les héros peuvent aussi porter un slip de bain !

Une BD qui plaît beaucoup à mes collégiens !

Ce titre me permet de participer au Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par Pativore. Et il  me permet aussi de participer à la thématique mensuelle "Nouvelle vie" avec la rentrée au collège. 

Partager cet article
Repost0

Publicité

L’année de grâce

Publié le par Doc Bird

« L’année de grâce » de Kim Liggett, éditions Gallimard jeunesse, collection Pôle fiction

Résumé : Tierney va avoir 16 ans, et comme toutes les filles de son âge, va devoir partir durant un an pour dissiper sa magie dans la nature. C’est l’année de grâce. Mais personne n’en revient indemne, et tout le monde n’en revient pas.

Mon avis : J’avais beaucoup entendu parler de cette dystopie, présentée comme étant un mélange de « La servante écarlate », « Sa majesté des mouches » et « Hunger Games », et j’avais un peu peur d’être déçue.

Mais il n’en a rien été, et j’ai été happée par ce récit à la fois envoûtant et angoissant, plongeant dans la folie des humains et les diktats d’une société patriarcale.

Tierney vient d’avoir 16 ans, et va devoir porter le ruban rouge dans sa natte, et partir avec d’autres jeunes filles de son âge en année de grâce, dans un camp dans la forêt. Rien ou presque n’est dit sur ce qui va leur arriver, mais toutes les jeunes filles en reviennent brisées, différentes, ou certaines ne reviennent pas.

Dans le monde où elles vivent, les hommes décident de tout, choisissent leurs futures épouses sans qu’elles n’aient rien à dire, ou peuvent décider de leur mort en les accusant de magie.

Tierney est pleine de ressources, mais elle ne sait pas ce qui l’attend lors de son année de grâce, celle où les jeunes filles sont censées se départir de leur magie. Elle va alors découvrir une année où les jeunes filles voient s’exacerber leurs caractères, ont des hallucinations, ou peuvent se retourner les unes contre les autres. Et toute jeune fille qui sort du camp est irrémédiablement perdue, prise par les braconniers qui vont la faire souffrir pour récupérer sa peau et des parties de son corps.

L’horreur est vite au rendez-vous, et Tierney va devoir apprendre à écouter et observer vraiment pour espérer s’en sortir, et lutter contre cette folie qui se transmet très vite…

Ce roman est bien à la hauteur des attentes, étant au carrefour des 3 romans cités plus haut, avec un patriarcat exacerbé, la folie d’un groupe laissé à lui-même, la lutte pour rester en vie, mais aussi le lien et le soutien entre femmes, là où on ne le soupçonnait pas, et l’amour.

Ce roman est un coup de cœur pour moi, et comme Pénélope Bagieu, qui est citée sur la quatrième de couverture, je peux dire que j’ai eu peur avec Tierney, pleine d’espoir également, et que les larmes me sont montées aux yeux à la fin. Un livre à lire !

Un extrait : 

J’ai passé l’essentiel de ma vie à observer mes congénères et à les juger, à les ranger dans des cases, parce que cela m’évitait de me pencher sur moi-même.

Partager cet article
Repost0

Pr Albert présente l’électro-magnétisme, même pas peur !

Publié le par Doc Bird

« Pr Albert présente l’électro-magnétisme, même pas peur ! », texte de Sheddad Kaid-Salah Ferrón, illustrations de Eduard Altarriba, éditions Nathan

Voici un documentaire qui s’est révélé un coup de cœur à la lecture !

Il nous emmène à la découverte de l’électro-magnétisme par étapes, présentant les expériences et découvertes de chercheurs au cours du temps, permettant même d’en refaire avec peu de matériel.

Moi qui craignait de ne pas tout comprendre du sujet, j’ai été très agréablement surprise, la lecture est fluide, les explications claires, et j’ai eu la joie de me dire à la fin de ce livre que j’avais tout compris !

Un livre que je proposerai à mes élèves car il correspond vraiment à une partie du programme de sciences physiques, avec l’atome, la tension ou le courant électrique. Un documentaire à proposer aux jeunes avec un gros travail de vulgarisation. Et je vois qu’il existe aussi d’autre titres dans cette collection !

Ce titre me permet de participer au Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par Pativore. 

Partager cet article
Repost0

Bilan de mes lectures 2025

Publié le par Doc Bird

L'année 2025 se termine, et c'est le moment pour faire le point sur les lectures de l'année, et particulièrement mes coups de coeur : un documentaire, trois mangas, un album de contes, huit romans, un album et deux bandes dessinées. C'est assez varié ! 

De belles découvertes donc, et j'espère en faire encore l'année prochaine :)

A bientôt pour de nouveaux avis de lecture ! 

Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Bilan de mes lectures 2025
Partager cet article
Repost0

Homère in the city

Publié le par Doc Bird

« Homère in the city » de Cécile Alix, éditions Casterman

Résumé : Sol vit dans une cité aux tours tristes, travaillant comme apprenti dans un EHPAD où il déteste aller, ne communiquant quasiment avec personne, sauf son meilleur ami, Tatepa. Sa seule passion, qui lui permet de se raccrocher à la vie, c’est le cheval. Quatre soirs par semaine, il observe en cachette les cours d’équitation qui sont bien trop chers pour lui. Son rêve, posséder un cheval, lui semble bien loin de son quotidien.

Mon avis : Coup de cœur pour ce superbe roman, à l’écriture ciselée, qui nous emmène sur les crêtes de l’émotion, sans pathos, et tout en retenue, entre les murs d’une cité, mais aussi vers la poésie et la liberté.

Sol est un garçon solitaire et taiseux, depuis des années et un traumatisme vécu dans l’enfance, que le lecteur va découvrir au fur et à mesure. Il ne communique plus avec son père, et a pour seul ami Tatepa, soutien indéfectible depuis toujours, avec qui il parle très peu. Sa vie semble toute tracée, passée à subir la vie, travaillant comme apprenti dans un EHPAD, dans lequel il ne supporte pas les résidents.

Sa seule lueur d’espoir qui lui permet de s’évader, c’est son amour pour les chevaux et l’équitation. Plusieurs soirs par semaine, des années durant il se perche sur un arbre pour observer les cours du centre équestre, sentant et ressentant les chevaux, mais n’ayant pas les moyens de se payer des cours. Son rêve, ce serait d’avoir son propre cheval.

Sa vie va se retrouver encore bouleversée le jour où Tatepa va avoir un terrible accident, mais ce terrible événement pourrait bien le rapprocher aussi de son rêve. Il va aussi rencontrer Melissa, qui elle aussi va bouleverser sa vie, lui qui se pensait un cœur solitaire.

Ce roman est à la fort, poignant, et plein d’une furieuse envie de vivre, tout en démontant les stéréotypes qui pourraient laisser penser qu’un noir d’une cité ne peut que rater sa vie, et ne fera jamais du cheval de sa vie. Il nous fait suivre l’évolution de Sol, écorché vif par la vie qui s’est renfermé sur lui-même, mais qui va progressivement relever la tête, aider les autres, découvrir que chaque personne vaut le coup d’être connue, et réaliser ses rêves et embellir celle des autres. C’est également une belle ode à l’amitié et à la complicité entre l’homme et le cheval, qui n’ont pas besoin de mots pour se comprendre.

Une pépite pleine d’espoir à lire !

Quelques extraits :

Depuis dix ans, il comble le manque par l’absurde.

Quand on prête l’oreille, tout s’entend. Les silences parlent, chacun raconte une histoire personnelle. 

Les chevaux ont la capacité de nous relier les uns aux autres, de nous rapprocher de la nature, de nous faire vivre des instants d’échanges uniques. 

Par moments j’ai l’impression que ce cheval, c’est mon destin. Pas celui que je cherchais, celui qui m’attendait 

 Qu’il faut toujours être curieux parce qu’à force de s’autocentrer, on a tendance à oublier que le bonheur, c’est les autres. 

Un Noir sur un cheval dans une cité, ça redonne le moral aux gens, ça leur dit qu’il ne faut pas hésiter à tracer sa route, que c’est possible de réaliser ses rêves, même quand on vient d’un milieu populaire. 

Ce titre me permet de participer au Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par Pativore. 

Partager cet article
Repost0

Publicité

 Annie au milieu

Publié le par Doc Bird

« Annie au milieu » d’Emilie Chazerand, éditions Sarbacane, collection Exprim’

Résumé : Annie est une jeune fille différente, atteinte de trisomie, elle est joyeuse et gentille, adore les majorettes, et a un frère Harold, et une sœur Velma. Mais voilà que la chef des majorettes ne veut pas d’elle pour un défilé. Sa famille va alors tout faire pour qu’Annie défile, y compris à s’entraîner pour défiler avec elle.

Mon avis : Coup de cœur pour cette pépite de lecture qui donne la parole aussi bien à Annie, atteinte de trisomie 21, qu’à son frère, Harold, et à sa sœur, Velma, ce qui permet de voir comment les frères et sœurs vivent le quotidien avec leur sœur différente.

Alors certes ils adorent la plupart du temps Annie, mais parfois c’est compliqué pour eux de vivre avec cette sœur qui prend toute la place et les relègue dans l’ombre.

Velma se compare souvent à un iceberg glacé, communique peu avec les autres, et est très peu sociable.

Harold est allé jusqu’en terminale, avec de grosses difficultés de lecture, redouble, a arrêté l’école en secret, et n’a pas avoué à ses parents que Camille, dont il est amoureux, est un garçon.

Annie adore sa famille, vit heureuse avec elle, travaille quelques heures par jour dans une boutique asiatique, a une poule qu’elle gâte, et adore les entraînements de majorettes.

Mais voilà qu’un jour, la chef refuse qu’Annie fasse partie du groupe pour un défilé. Sa famille va alors décider de l’aider coûte que coûte à pouvoir défiler. Et ils vont devoir s’entraîner pour pouvoir participer !

Un roman magnifique pour parler du handicap, qu’il soit vécu de l’intérieur avec Annie, ou par les différents membres de sa famille. Chacun fait ce qu’il peut, et tout le monde gravite autour d’Annie, mais tout n’est pas rose, loin de là. Ses frère et sœur savent qu’ils passent après et que leurs parents ne voient pas leurs difficultés, et la préparation au défilé sera un révélateur des difficultés de la famille et de tous les non dits.

Mais le texte est tout sauf triste et misérabiliste, et on rit souvent à sa lecture !

Un roman magnifique à lire !

Partager cet article
Repost0

Un garçon c’est presque rien

Publié le par Doc Bird

« Un garçon c’est presque rien » de Lisa Balavoine, éditions Rageot

Résumé : Roméo est dans le coma, dans une chambre d’hôpital, où une jeune fille attend sur une chaise qu’il se réveille. Qui est Roméo ? Quelle est son histoire ? Et comment en est-il arrivé là ?

Mon avis : Coup de cœur pour ce roman dont j’avais beaucoup entendu parler, qui a reçu plusieurs prix littéraires, et qui a été écrit par une prof doc.

En vers libres, le lecteur écoute la voix de Roméo, un adolescent sensible qui se sent différent des autres, et qui se pose beaucoup de questions sur sa vie étriquée avec une famille où chacun semble absent aux yeux des autres, sur l’amour, sur ce que veut dire être un homme. Au lycée, il se fait très discret, et il se sent tellement différent des autres garçons, la « meute » comme il l’appelle, qui pensent aux filles en termes obscènes, voient du porno et ne sont pas sensibles à la poésie du monde.

Il se sent bien dans le magasin de disques de son oncle, écoutant des morceaux pop rock, et il joue de la basse chez lui, mais n’ose pas encore intégrer un groupe.

Et un jour, il aperçoit Justine, une sorte d’oiseau lumineux qui embellit sa vie, et dont il tombe amoureux. Mais Justine va rencontrer de gros problèmes.

Un roman coup de cœur qui se lit d’une traite, les vers libres scandant la pensée de Roméo et reflétant bien son état d’esprit, qui aborde les relations filles-garçons, la sexualité, la pornographie, le consentement, les réseaux sociaux, le féminisme, le viol, et interpelle sur ce qu’est être un homme. Est-il obligatoire d’être grossier et fort, ou peut-on exprimer sa part de sensibilité ?

Un livre à proposer aux élèves pour lancer le débat sur tous ces sujets importants.

Un extrait :

Peut-être que je devrais changer
Apprendre à leur ressembler
M’intégrer dans le groupe
Me fondre dans le game.

Mais je crois que je préfère
Rester à contre-courant,
Être comme le vent
Libre et invisible.

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>