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coups de coeur

Quelques minutes après minuit

Publié le par Doc Bird

« Quelques minutes après minuit » de Patrick Ness, éditions Gallimard jeunesse, collection Folio Junior

Résumé : Conor, 13 ans, fait un horrible cauchemar récurrent depuis que sa mère a un cancer. En effet, chaque soir, quelques minutes après minuit, le cauchemar revient, tellement terrible qu’il ne peut pas en parler. Une nuit, un monstre sous forme d’arbre apparaît dans son cauchemar. Il lui dit qu’il a entendu son appel et qu’il vient pour entendre la vérité…

Mon avis : Immense coup de cœur pour ce roman, qui a reçu de nombreuses critiques élogieuses, et qui a été adapté au cinéma. Une fois qu’on entre dans la vie de Conor, on n’en ressort pas indemne.

Dès le début, le lecteur comprend que la maladie de la mère de Conor prend de l’ampleur, et que cette situation le perturbe énormément. Il doit s’occuper souvent tout seul de lui-même car sa mère est très fatiguée, mais cela irait encore si sa meilleure amie, Lily, n’avait pas divulgué le secret du cancer de sa mère à ses camarades de classe et aux adultes de l’école. Depuis, il se sent à part, comme si la maladie de sa mère lui donnait l’immunité pour tous les devoirs et obligations de l’école. Et il se sent seul, invisible aux yeux des autres élèves, brouillé avec Lily, et supportant difficilement la pitié des adultes. Alors Conor se rassure comme il peut, se sentant enfin vivant quand un trio de garçons le harcèle.

Chaque nuit, le mal et la douleur le rongent, il a peur de son cauchemar. Mais une nuit, après son cauchemar, il rencontre un monstre en forme d’arbre, qui lui parle, et lui dit qu’il vient suite à son appel. Conor ne lui a pourtant rien demandé, et se surprend même à penser que ce monstre n’est pas si effrayant que cela. Le monstre lui explique comment leurs rencontres vont fonctionner : il racontera à Conor trois histoires « sauvages », « qui griffent et qui mordent », et la quatrième histoire, ce sera à Conor de la raconter, d’oser extirper de son cœur et de son âme la vérité… Commencent alors des rencontres qui peu à peu vont mettre à jour les sentiments mêlés de Conor : peur, rage, doutes, culpabilité, tristesse, révolte…

J’ai été totalement bouleversée par cette histoire, qui mêle à la fois la magie des contes qui font peur - avec le monstre comme sorte de génie qui vient pour des questions de vie ou de mort, et qui accepte de raconter trois histoires, demandant en contrepartie une quatrième histoire à celui qui l’a appelé - et la dure réalité d’un enfant vivant seul avec sa mère, qui souffre de plus en plus du cancer, et dont les traitements la rendent malade et ne semblent pas avoir d’effets.

Ce roman met en avant le ressenti d’un enfant qui voit sa mère souffrir, et a peur de la voir mourir.

Les histoires du monstre vont lui permettre de mettre des mots, et aussi de traduire en actes, ce qu’il ressent. Mais le temps avance inéluctablement, et Conor va devoir faire face à la triste réalité, sa mère n’est pas en voie de guérison.

Aussi, lorsque le monstre va venir le voir une dernière fois, il va devoir faire face à ce qu’il se cache à lui-même et qui resurgit dans son horrible cauchemar, il va devoir affronter la vérité et la dire, ce qui lui permettra de se libérer.

Plus on avance dans l’histoire, plus on sent que l’inéluctable va arriver, malgré les efforts de Conor pour se persuader du contraire. Le monstre va lui servir de catharsis pour expulser tout ce qu’il ressent, et mettre des mots sur ses maux.

J’ai terminé l’histoire en larmes, ce récit étant magnifiquement écrit, et permettant de commencer le processus de deuil.

A lire et à faire lire pour comprendre ce qu’on ressent à l’intérieur de soi, et arriver à l’extérioriser, sans jugement, face à la difficile maladie d’un proche. Une histoire magnifique et terrible à la fois.

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Qui décide, tous les soirs, d’allumer les étoiles ?

Publié le par Doc Bird

« Qui décide, tous les soirs, d’allumer les étoiles ? » de Carine Bausière, éditions Ravet-Anceau

Résumé : Camille, 13 ans, a vécu l’épreuve douloureuse de perdre brutalement sa maman à la fin de l’année scolaire. Aujourd’hui, c’est la rentrée, et rien ne va, elle a toujours le cœur en vrac, l’impression d’avoir un immense trou dans la poitrine, et la peur, dans cette tristesse incommensurable, de ne pas pouvoir revenir du côté de la vie. L’ambiance à la maison est désespérée, et elle ne sait pas comment elle va avoir le courage d’entrer au collège. Heureusement, elle peut compter sur Ben, son meilleur ami, ainsi que sur ses voisins, pour la soutenir.

Mon avis : Attention, roman qui va vous faire sortir les mouchoirs, et en même temps montrer de l’espoir !

On y rencontre Camille, qui a perdu sa maman au début de l’été et se sent vide de l’intérieur, dévorée par un immense chagrin. L’ambiance à la maison est morose, entre son père qui ne parle plus, enfermé dans sa propre tristesse, et Babar, son petit frère, qui vient dormir chaque nuit dans sa chambre, ne pouvant plus dormir seul. Tous sont engoncés dans leur douleur et ressentent beaucoup de difficultés à communiquer.

Alors Camille pleure, sent la rage monter, se demande pourquoi sa mère est morte, et perd pied par rapport à la vie.

Heureusement, pour l’aider, elle peut compter sur Ben, son meilleur ami, qui adore lui remonter le moral en faisant des blagues, ainsi que sur Zénobie, sa voisine, qui s’occupe d’elle et de son frère chaque mercredi. Car Zénobie est originale, dit des gros mots, conduit une antique 2 Chevaux, et fait des courses au commerce local, chez des marchands du Nord hauts en couleur et en langage.

La première partie du récit est triste, emplie du chagrin d’avoir perdu un être cher, et d’avoir peur pour les autres, maintenant que l’on sait que le pire peut arriver.

Mais ensuite, par petites touches, progressivement, et malgré les aléas de la vie, Camille et sa famille veut peu à peu revenir vers la vie, se parler, et apprendre à vivre sans leur mère et femme. Camille va même découvrir l’amour et ses chagrins, et se faire des amies. Elle sait qu’elle peut compter sur ses amis, et d’ailleurs, la fin réserve une bonne surprise à notre héroïne.

Une belle histoire émouvante, qui évoque la perte d’un parent avec des mots justes, permettant à un jeune qui a vécu la même douleur de pouvoir mettre des mots que ce qu’il ressent, et découvrir que la vie peut aussi avoir malgré tout de bons côtés.

Un coup de cœur pour ce roman sur le deuil, qui fait pleurer et redonne espoir à la fois.

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Ninn, 2. Les Grands Lointains

Publié le par Doc Bird

« Ninn, 2. Les Grands Lointains » de Johan Pilet et Jean-Michel Darlot, éditions Kennes

Résumé : Avec le tigre blanc, Ninn est arrivée dans les Grands Lointains, son monde d’origine. Elle découvre alors que sa mission et de rallumer la flamme du phare, afin de pouvoir chasser les ombres noires. Mais ces dernières vont tout faire pour l’en empêcher…

Mon avis : Une suite magnifique et poétique, autant du point de vue des illustrations, des couleurs que de l’imaginaire des auteurs.

Ninn a réussi à se rendre dans les Grands Lointains. Mais l’accueil est loin d’être chaleureux : entre les guerriers de pierre qui cherchent à l’éliminer et les ombres noires qui veulent l’empêcher de réussir sa mission. Heureusement, elle peut compter sur le tigre blanc, ainsi que sur une mystérieuse salamandre capable de revêtir de multiples formes.

Ninn va alors découvrir où se rendent les pensées perdues, et découvrir en quoi consiste le rôle de gardien du phare et de la flamme.

De l’autre côté, sur terre et dans le métro, ses papas adoptifs et ses deux meilleurs amis vont partir activement à sa recherche.

Ce tome 2 permet d’entrer dans une belle légende qui permet de comprendre où vont nos pensées, une fois qu’elles sont parties, de rentrer dans un univers magique, où les règles et les lois sont différentes, et met en avant une héroïne au caractère bien trempé, qui va affronter les dangers de la vie et en ressortir grandie.

Un gros coup de cœur pour cette très belle histoire !

Publié dans Lectures-BD, Coups de coeur

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La Décision

Publié le par Doc Bird

« La Décision » d’Isabelle Pandazopoulos, éditions Gallimard jeunesse, collection Pôle fiction

Résumé : Un matin, en cours de maths, Louise, 17 ans, ne se sent pas bien et sort de cours. Elle se rend dans les toilettes où elle va accoucher d’un petit garçon, alors qu’elle ne se savait ni ne se sentait enceinte. Une fois l’enfant né, comment faire face à ce choc immense ?

Mon avis : « Secret pour secret », BD/roman graphique de Charlotte Bousquet, abordait le thème de la naissance non désirée et de l’avortement, permettant aux jeunes filles de comprendre les démarches à suivre en fonction de leur choix.

« Cher inconnu » de Berlie Doherty, mettait en scène une jeune fille de 16 ans, enceinte, qui parle au bébé ans son ventre, pour lui faire part de son ressenti.

Dans « La Décision », Louise se retrouve à accoucher seule dans les toilettes du lycée, alors qu’elle ne soupçonnait même pas qu’elle était enceinte, ainsi que sa famille. Le traumatisme est fort pour elle, car elle n’a jamais eu de relations sexuelles, et se retrouve face à un inconnu, son bébé, tout en ayant l’impression que ses parents la jugent pour leur avoir menti.

Après le choc traumatique, va devoir venir l’heure des choix : garder son enfant et s’en occuper, ou le quitter et le laisser se faire adopter.

Ce roman est fort et poignant, et on ne réussit pas à le lâcher, tellement les émotions sont fortes et se télescopent.

Isabelle Pandazopoulos met en avant à chaque chapitre des narrateurs différents : Louise bien sûr, qui va intervenir de plus en plus au fur et à mesure du temps qui passe, et de sa remontée de l’enfer du néant et de l’incompréhension, mais aussi son père, sa mère, ses amis, l’assistante sociale ou la psychologue. Ces différents points de vue vont permettre de mettre en avant les différents ressentis, ainsi que les différentes facettes de la situation.

Car en dehors du déni de grossesse, le roman parle aussi de viol au GHB et de ses conséquences qui détruisent en une violente tempête toutes les certitudes de Louise. Sa vie va voler en éclats, et il va lui falloir beaucoup de temps pour se reconstruire et faire ses choix.

Elle veut nier l’existence du bébé, qui pourtant est bien là, et son attitude oscille entre intérêt pour lui et volonté d’oublier sa présence. Louise va passer par différentes étapes, forcément douloureuses, pour remonter vers la vie, face aux jugements et aux regards des autres, surtout de sa propre famille.

Un roman magnifiquement poignant, sur un sujet sensible.

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Le journal de Gurty : Vacances en Provence

Publié le par Doc Bird

« Le journal de Gurty : Vacances en Provence » de Bertrand Santini, éditions Sarbacane, collection Pépix

Résumé : Gurty part avec son maître en vacances en Provence. C’est pour elle l’occasion de retrouver son amie Fleur, son ennemi Tête de Fesses, et de tester plein de nouveautés et de découvrir le monde, tout en mangeant des chichis ou en faisant pipi sur de la barbe à papa !

Mon avis : Amis des boules de poils facétieuses, bienvenue dans le journal intime de Gurty, chienne de caractère !

Gurty est contente de partir en vacances en Provence avec son humain, car elle va retrouver des grands espaces, retrouver des connaissances, et beaucoup s’amuser !

Elle va bien sûr faire des bêtises comme se rouler dans des crottes, essayer de faire peur au chat, ou tenter de partir à l’aventure dans le grand monde !

Chaque jour est une nouvelle aventure, souvent hilarante, qui devrait ravir nos jeunes lecteurs !

Une sorte de « Journal d’un dégonflé » avec un chien pour héros désopilant !

Humour 100 % canin garanti !

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The revolution of Ivy

Publié le par Doc Bird

« The revolution of Ivy » d’Amy Engel, éditions Pocket jeunesse, collection Best Seller

Résumé : Ivy a fait son choix, douloureux, et se retrouve désormais de l’autre côté de la barrière. Il va lui falloir rapidement trouver de quoi se nourrir et s’abriter. Et surtout avoir la force morale de continuer. Le corps et l’âme blessés, elle doit apprendre à survivre en milieu hostile. Y parviendra-t-elle ? Quel sera son destin ?

Mon avis : J’attendais avec impatience de pouvoir lire ce tome 2, me demandant ce qui allait se passer une fois la barrière franchie.

Dès le début, on est repris dans l’atmosphère de l’histoire, aux côtés d’Ivy. Une fois à l’extérieur, elle doit lutter pour ne pas sombrer dans le désespoir, et trouver la force de se nourrir et de trouver un abri. Elle ne connaît rien du monde extérieur, et doit se méfier de tout et de tous.

Les rencontres qu’elle va faire, dangereuses ou bénéfiques, vont lui forger un nouveau caractère, ou plutôt la révéler à elle-même, prise entre ses contradictions et ses aspirations.

Elle va découvrir la peur, l’angoisse, mais aussi la solidarité et l’amitié. Et quand l’heure des choix va sonner, elle laissera parler son cœur.

La suite et fin de cette dystopie est un vrai régal, permettant de faire évoluer son personnage principal, de faire réfléchir à la liberté, aux choix et à leurs conséquences.

Ivy va vivre des moments tragiques, mais va aussi s’épanouir et devenir elle-même.

A lire !

Quelques extraits :

 

Les vagues ourlées d’écume nous chatouillent les orteils, rappel que malgré tout le mal que nous pouvons infliger – à nous-mêmes, aux autres, au monde – la vie peut encore nous surprendre par la multitude des possibilités qu’elle nous offre.

Je me suis habituée à dormir à la belle étoile, à sentir mes muscles tirer quand je marche. A définir mon propre monde plutôt que de le laisser me définir, et à la liberté qui en découle.

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Rose givrée 

Publié le par Doc Bird

« Rose givrée » de Cathy Cassidy, éditions Nathan

Résumé : Jude, 13 ans, vit avec sa mère chez ses grands-parents. Elle ne veut pas attirer l’attention sur elle, surtout avec sa famille plutôt extravagante : une mère qui peut vite perdre le contrôle avec l’alcool, un père qui se prend pour le sosie d’Elvis Presley, et une grand-mère atteinte d’Alzheimer. Et dire que Carter, un garçon de son collège, essaye de l’approcher…

Mon avis : Coup de cœur pour ce roman de Cathy Cassidy ! Je crois même que c’est mon préféré parmi tous ceux qu’elle a écrit.

Comme d’habitude, derrière la couverture très girly et semblant légère, l’auteur aborde des thématiques difficiles et douloureuses. Ici, la maladie d’Alzheimer et l’alcoolisme.

L’héroïne, Jude, va comprendre que sa mère a de nouveau un problème avec l’alcool, et que tout pourrait rapidement déraper. Ajoutons à cela que son père va se marier avec une autre femme, que Carter, un garçon de son collège, lui tourne autour, alors qu’elle voudrait qu’il ignore tout de sa famille, et que le petit ami de sa mère décide de rompre car elle a repris l’alcool, on comprend rapidement que Jude va passer par de moments difficiles.

Elle va devoir remplir le rôle d’adulte responsable de la famille, qui sera lourd à porter.

Heureusement, certains épisodes permettent d’alléger un peu l’atmosphère par moments, surtout ses rencontres avec Carter, mais dans l’ensemble, ce récit est très émouvant, entre bizarrerie et tristesse, et j’ai même eu à un moment les larmes aux yeux.

Un roman touchant, qui parle de famille recomposée, de maladie et d‘alcoolisme, avec des notes d’amour qui redonnent de l’espoir, qui invitent à avoir de l’empathie pour les autres, en allant au-delà des apparences.

Chapeau pour la couverture et le titre qui reprennent des épisodes de l’histoire : les glaces du petit ami de sa mère, qui peuvent se révéler amères, la famille un peu givrée, et les petits cœurs de la Saint-Valentin.

A lire !

Quelques extraits :

 Le problème, avec les listes, c’est que c’est difficile de savoir quand s’arrêter. Il y a tellement de choses à régler dans ma vie que ça pourrait être un travail à plein temps. D’ailleurs, ce n’est même pas ma vie mais celle des autres que j’aimerais changer – et c’est encore plus compliqué. Les gens se comportent rarement comme on s’y attend. Ils n’en font qu’à leur tête.

 Mon vœu le plus cher serait de remonter le temps jusqu’à l’époque où elle allait bien, quand il suffisait qu’elle me serre dans ses bras et me caresse les cheveux pour que je me sente mieux. J’ai encore besoin qu’on s’occupe de moi, même si, depuis quelques temps, c’est plutôt moi qui m’occupe des autres.

J’aimerais pouvoir tout arranger et redonner des couleurs à son monde d’un coup de baguette magique. Je suis persuadée que la magie se cache là où on ne l’attend pas, dans des petites choses comme des bonbons en forme de cœur, un garçon qui nourrit des oiseaux, une femme en perruque rose qui sourit alors qu’on vient de réduire son voile de mariée en cendres. La magie, c’est ce qui rend nos vies supportables.

Il ne me dit pas que ça va passer ni que la douleur s’atténuera avec le temps, comme la plupart des gens. Il se contente de m’écouter et de me comprendre. 

Il nous arrive à tous de rêver que quelqu’un règle nos problèmes d’un coup de baguette magique, n’est-ce pas ? Alors que personne ne peut le faire à notre place. La magie est en nous.

Selon moi, il faut profiter de tous les petits moments en technicolor avant que le monde redevienne en noir et blanc.

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Les filles de Brick Lane 1. Ambre 

Publié le par Doc Bird

« Les filles de Brick Lane 1. Ambre » de Siobhan Curham, éditions Flammarion jeunesse

Résumé : Ambre, Rose, Maali et Sky sont très différentes les unes des autres, mais elles ont aussi un point commun : elles habitent dans le même quartier, Brick Lane, se sentent différentes, à part, et rêvent de réussir leurs vies. Grâce à Ambre, elles vont se rencontrer, et former le club des Filles de Brick Lane ! Car à plusieurs, on peut s’entraider pour réaliser ses rêves !

Mon avis : J’ai été enchantée par ce roman qui met en scène des jeunes filles qui rencontrent des situations différentes, mais partagent la même envie de réaliser leurs rêves. Je trouve d’ailleurs que le titre anglais « The Moonlight Dreamers » est plus parlant, car il met en avant la poésie de certains passages de l’histoire, les rêves que chacune veut réaliser, et la lune qui va être au centre et au début de leur rencontre.

Chaque jeune fille possède son propre caractère et ses propres rêves.

Ambre a les cheveux courts et s’habille comme un homme, souffre de l’absence d’intérêt d’un de ses deux pères, et déteste l’homophobie. Fan d’Oscar Wilde, elle rêve de pouvoir aller à Paris pour voir sa tombe.

Rose semble prendre soin de son apparence, semble destinée à une carrière de mannequin, comme sa mère, mais aimerait devenir pâtissière. Elle vit seule avec sa mère, et déteste l’homme qui va venir habiter chez elle avec sa fille.

Cette fille s’appelle Sky, a un look plutôt bohème, et est fan de poésie. Son rêve ? Oser participer à un concours de slam. Elle déteste Rose chez qui elle va habiter, et en veut à son père de s’être attaché à une autre femme.

Maali, jeune indienne et hindou, sait se faire discrète. Elle rêve de pouvoir oser prendre la parole avec un garçon, ce que sa timidité l’empêche de faire pour le moment.

Ces quatre jeunes filles vont se retrouver ensemble grâce à Ambre, et toutes vont apprendre à se connaître malgré leurs différences, et vont même s’entraider pour réaliser leurs aspirations, comme pour s’en sortir quand l’une a des problèmes.

Elles vont se faire passer à tour de rôle une pierre de lune, symbole de leur amitié, qui va aider celle qui le porte à réussir et à aller de l’avant.

Ce roman avec quatre jeunes filles et un objet fétiche à partager fait fortement penser à la série « Quatre filles et un jean », avec la même délicatesse, des ennuis, et des aspirations à partager.

Un très bon roman qui m’a happée dès les premières pages, qui parle de différences de culture, de pensée, mais qui apprend aussi que chacun est relié à l’autre, partage les mêmes problématiques et soucis, et prouve que l’amitié peut aider à dépasser tout ce qui nous entrave.

Un mélange de réalité et de poésie qui fait du bien à lire, avec un soupçon de réflexion sur la viralité des réseaux sociaux.

Vivement le tome 2 !

Seul bémol : à plusieurs reprises, les noms des personnages ne sont pas les bons, ce qui fait que le lecteur peut se sentir un peu perdu. C’est vraiment dommage que ces coquilles aient pu passer à la relecture.

Quelques extraits 

Oui, je suis un rêveur. Car le rêveur est celui qui ne trouve son chemin qu’au clair de lune, et son châtiment est de voir l’aube bien avant le reste du monde.

C’était ça, le véritable usage des lettres : offrir une pause, faire réfléchir, aider à se sentir moins seul.

Du moment que vous faites quelque chose que vous adorez faire, peu importe combien de gens vous écoutent.

Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait, mais ce n’est pas forcément grave, parce que ce qui arrive à la place peut être très bien aussi. 

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Ninn, 1. La Ligne Noire

Publié le par Doc Bird

« Ninn, 1. La Ligne Noire » de Johan Pilet et Jean-Michel Darlot, éditions Kennes

 

Résumé : Ninn vit avec ses deux tontons pas loin du métro où ces derniers travaillent. Elle a été adoptée par eux quand elle était bébé, car ils l’ont trouvée dans le métro. Ninn est fascinée par l’univers souterrain du métro, et va y faire des rencontres mystérieuses, qui vont l’amener à se questionner sur ses origines.

 

Mon avis : Une superbe BD qui mêle réalisme et fantastique à travers une très belle histoire.

On redécouvre le métro sous un nouvel angle grâce à Ninn, tout en se laissant emporter sur les ailes de l’imaginaire.

De mystérieux papillons visibles seulement par Ninn, et un vieux monsieur excentrique vont l’amener à découvrir un monde caché plein de danger. Sa rencontre avec le tigre blanc de la couverture va l’amener à partir sur les traces de son passé.

J’ai trouvé cette BD envoûtante et j’ai hâte de lire la suite, car je me suis plongée avec délice dans un monde souterrain fait de magie et de peur. A lire !

Publié dans Lectures-BD, Coups de coeur

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Le petit manuel de l’astronaute

Publié le par Doc Bird

« Le petit manuel de l’astronaute » de Louie Stowell, illustrations de Roger Simo, éditions Usborne

Ce manuel est à mettre entre toutes les mains des jeunes qui souhaitent devenir astronautes !

Dès le début, le ton résolument humoristique se met au service d’un contenu de qualité !

Après une introduction de Thomas Pesquet, le lecteur part sur le parcours pour devenir un parfait astronaute, en commençant par quelques explications sur l’espace, puis en plongeant dans le vif du sujet : les études à faire, les formations éreintantes, la préparation à la première mission dans l’espace, le décollage…

Et on peut dire que ce métier qui fait rêver est bien loin de tout repos ! Les études sont difficiles (mais pas impossibles), et le corps et l’esprit sont mis à rude épreuve.

Les petits détails comme le petit objet emporté traditionnellement par le commandant du Soyouz pour rejoindre la station internationale (souvent une peluche) ou comment aller aux toilettes dans l’espace, fourmillent, et rendent concrète la vie dans l’espace.

Les illustrations sont rigolotes mais aussi explicatives.

Un coup de cœur pour cet ouvrage destiné aux astronautes en herbe!

 

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