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masse critique babelio

Portrait au couteau

Publié le par Doc Bird

« Portrait au couteau » de Malika Ferdjoukh, éditions Bayard

Résumé : En 1910, une jeune fille, Marie, quitte l’appartement d’un peintre à qui elle sert de modèle, et va être assassinée de plusieurs coups de couteau au cœur. De nos jours, Antonin et Elisabeth, étudiants en arts, vont découvrir que Flavie, qui pose comme modèle, porte sur son corps les mêmes cicatrices qu’une jeune fille peinte sur le tableau « Le cœur déchiré ». Ils vont alors enquêter sur ces troublantes coïncidences.

Mon avis : Merci à Babelio et aux éditions Bayard de m’avoir proposé la lecture de ce roman. J’ai tout de suite postulé, car j’ai déjà lu plusieurs titres de Malika Ferdjoukh que j’avais appréciés.

Ici, on se retrouve plongé à la fois dans le passé et le présent, avec un mélange d’art, d’histoire, d’enquête policière, d’amour et bien sûr une bonne dose de mystère angoissant et de surnaturel !

Tout commence en 1910, avec Marie, une danseuse de l’Opéra, qui se rend dans l’atelier du peintre Odilon Voret, qu’elle surnomme « l’Ogre », car il lui fait secrètement peur. Elle pose pour lui et cela lui permet de lui rapporter de l’argent. Mais ce jour-là, en sortant de l’atelier, dans l’ombre de l’escalier, elle est assassinée de plusieurs coups de couteau dans le cœur. Une enquête est menée, mais le coupable ne sera jamais retrouvé.

Puis l’histoire se poursuit à notre époque, avec Antonin, étudiant en arts, qui trouve étrange que Flavie, qui pose comme modèle, ait des cicatrices au niveau du cœur. Et le mystère va vite s’épaissir quand il va découvrir que Flavie est une descendante du peintre Odilon Voret, et que toutes les femmes de la famille sont nées avec ces cicatrices. Et stupeur, ces cicatrices correspondent exactement à celles d’une jeune fille peinte sur un tableau par ce peintre au XXème siècle. Ce tableau, surnommé « Le cœur déchiré » est criant de réalisme, avec une jeune fille sauvagement poignardée et poussant un cri muet.

Antonin, Elisabeth, étudiante en arts amoureuse d’Antonin, et Flavie, vont alors décider de résoudre ce mystère et de mener l’enquête. Celle-ci va les mener à certains moments proches de la peur et de la folie, entre Antonin, qui va sentir sa main gauche faire des choses à sa place, et Elisabeth qui va entrer dans le tableau ! On reconnaît bien là la plume angoissante et fantastique de Malika Ferdjoukh !

Un roman que j’ai trouvé intéressant, que je pense plus destiné à un public de lycéens ou d’adultes, avec de nombreuses références littéraires et artistiques, un vocabulaire parfois rare, et des joutes verbales qui nécessitent un certain niveau de culture. Le lecteur trouve rapidement qui est l’auteur du crime, avant que les révélations ne soient faites, mais l’essentiel est plus dans la restitution d’une atmosphère angoissante à souhaits, où le fantastique se glisse de façon insidieuse.  A tester !

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Cité Les Argonautes, 1. Des mensonges plus grands que le collège

Publié le par Doc Bird

« Cité Les Argonautes, 1. Des mensonges plus grands que le collège » de Insa Sané, éditions Milan

Résumé : Bounégueux est devenu le Nouveau en emménageant dans la Cité des Argonautes. Mais en entrant en sixième, et en voyant Medi se faire harceler par un redoublant, il décide de se rapprocher du groupe auquel il appartient, pour se sentir plus fort.

Mon avis : Je remercie Babelio et les éditions Milan pour cet envoi du Masse critique littérature jeunesse.

J’ai été heureuse de lire un titre d’Insa Sané, un auteur de Sarcelles, qui montre que le monde de l’écriture est ouvert à tous, y compris quand on vit en banlieue. Ici, son roman s’adresse plutôt à des collégiens, et s’appuie à la fois sur son vécu en tant qu'élève, mais aussi ses rencontres avec des collégiens.

Il écrit un tome 1 d’une série réaliste, au ton choral, avec des chapitres racontés du point de vue de plusieurs personnages. Le récit commence avec Bounégueux, qui arrive dans la Cité des Argonautes, et doit vivre avec l’étiquette de Nouveau qu’on met de côté car on ne le connaît pas. Il décide d’appartenir à un groupe en entrant en sixième, et va devenir ami avec Medi, Maya, Erwan et Jeanne. Leur amitié repose sur l’idée que l’union fait la force, notamment face à Fabrice, un élève redoublant qui fait peur aux autres et harcèle notamment Medi. Mais les idées de Bounégueux ne sont pas toujours aussi géniales qu’il n’y paraît, et ne fonctionnent pas toujours. Malgré tout, ça y est, il fait partie de la bande.

On croise aussi Erwan, qui vit pauvrement, et croit encore à la petite souris, car cela lui permet d’enchanter sa vie dans un quotidien difficile, Medi, qui vit douloureusement son père si peu présent, et absent, même quand il est présent, Maya, qui adore la moto et son père, et enfin Jeanne, que sa mère surveille constamment et qui n’aime pas ses amis.

Tous les cinq vont être liés par un secret, et cela pourrait leur coûter un retour de bâton du destin.

Un roman que j’ai lu d’une traite, au ton et aux mots justes, qui sait dépasser les apparences et les préjugés pour aller au cœur de chacun. On sent bien le vécu dans le récit, et Insa Sané a aussi sûrement mis de lui dans le personnage du comédien qui vient en résidence d’artiste dans un collège monter avec la classe une pièce. Tout n’est pas rose dans la Cité des Argonautes, loin de là, et des drames vont même survenir, on croise le racisme, la peur de la différence, les difficiles relations familiales, les préjugés.

J’ai bien envie de connaître la suite avec le tome 2 qui sort en février 2022.

Quelques extraits :

Bien sûr, il avait raison : on grandit toujours plus vite quand on affronte ses peurs et les défis que nous offre la vie. 

 L’absence, c’est le vide. Peut-on toucher le vide ? Sentir le vide ? Entendre le vide ? L’embrasser ? On sait que le vide est là, mais peut-on lui donner un nom ? Dans mon univers à moi, le vide s’appelle « Papa »

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 Mélo-Méli chez Marie Curie, la découvreuse du polonium et du radium 

Publié le par Doc Bird

« Mélo-Méli chez Marie au curry Marie Curie, la découvreuse du polonium et du radium », texte de Paul Beorn et Lili Bagage, illustrations de Marie Morelle, éditions Scrineo

Résumé : Mélo et Méli, les jumeaux terribles, vont repartir dans la machine à remonter le temps, et vont arriver en 1898 dans le laboratoire de Marie Curie, sur le point de découvrir le polonium et le radium.

Mon avis : On reprend le même schéma que pour le premier titre de la série, avec Mélo et Méli qui vont retrouver la machine à remonter le temps, et qui vont arriver dans le laboratoire de Marie Curie.

Mais leur arrivée a fait disparaître le stock de minerais de pechblende de Marie, qui ne pourra alors jamais découvrir le polonium et le radium. Il va donc falloir que les jumeaux réparent leurs bêtises !

Comme dans l’autre titre de la série, les explications vont permettre aux enfants de comprendre l’importance de la découverte de Marie Curie, la photo souvenir permet d’ancrer l’information, et les bêtises des jumeaux apportent une belle touche d’humour.

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 Mélo-Méli chez Alexander Fleming, le découvreur de la pénicilline ! 

Publié le par Doc Bird

 

« Mélo-Méli chez Alexander Fleming, le découvreur de la peigne ici en ligne pénicilline ! », texte de Paul Beorn et Lili Bagage, illustrations de Marie Morelle, éditions Scrineo

Résumé : Mélo et Méli sont des jumeaux qui s’emmêlent un peu les pinceaux, que ce soit au niveau du corps ou du langage. Aussi lorsqu’ils visitent le lieu de travail de leur mère, ils n’hésitent pas à monter dans une machine à remonter le temps qui les envoie dans le passé. Ils arrivent dans le laboratoire du professeur Fleming, en 1928.

Mon avis : Je remercie Babelio et les éditions Scrinéo de m’avoir proposé de recevoir ce titre destiné aux enfants à partir de 6 ans.

Cette nouvelle série utilise la fiction pour amener les enfants à connaître un inventeur scientifique qui a fait une découverte importante.

Et quoi de mieux qu’une machine à remonter le temps pour rencontrer un personnage ? C’est ce que vont faire Mélo et Méli, des jumeaux qui vivent au 22ème siècle, qui décident de monter dans une machine à remonter le temps pour réaliser une vidéo pour leur chaîne Utube. Mais catastrophe, ils atterrissent dans le laboratoire du professeur Fleming, et leur appareil a mis le bazar dans le laboratoire.

Si le professeur Fleming ne retrouve pas ses boîtes, il ne découvrira jamais le premier antibiotique, et les jumeaux ne pourront jamais rentrer chez eux, car ils auront changé le passé !

Voilà une histoire simple pour découvrir comment a été découverte la pénicilline, qui a sauvé beaucoup de gens, et qui est encore utilisée de nos jours. Les deux jumeaux sont gaffeurs à souhaits, et on comprend le mécanisme de fonctionnement de cet antibiotique.

Un titre sympa à proposer aux plus jeunes !

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The Kiss of Deception

Publié le par Doc Bird

« The Kiss of Deception » de Mary E.Pearson, éditions De la Martinière jeunesse

J’ai tout de suite été attirée par la couverture de ce roman qui m’a donné envie de tenter ma chance dans ce Masse critique spécial proposé par Babelio. Je remercie d’ailleurs Babelio et les éditions de la Martinière jeunesse pour me l’avoir envoyé. Je tiens d’ailleurs à noter que pour une fois je trouve la couverture française plus attirante que l’originale publiée en Angleterre.

L’histoire est celle d’une jeune fille et princesse, Lia, qui décide de se rebeller contre son destin le jour de son mariage imposé avec un prince qu’elle n’a jamais vu. Elle s’enfuit avec sa fidèle servante Pauline dans un lointain village du royaume où elle se met à travailler dans une taverne. Elle pense avoir suffisamment mis de de distance pour pouvoir commencer une vie plus libre. Mais elle est loin d'imaginer que sa disparition va mettre en jeu d’autres forces. Aussi ne se doute-t-elle pas que la venue de deux nouveaux voyageurs a un lien avec elle, car l’un est l’assassin chargé de la tuer, et l’autre le prince avec qui elle devait se marier.

Au début du récit, je me suis dit que l’histoire était beaucoup trop fleur bleue et cousue de fil blanc, avec une princesse qui réussit à déjouer les fins limiers à sa poursuite en cachant ses traces, capable de s’adapter rapidement à une vie de servante de taverne dans un village, et qui bien sûr va être troublée par ces deux nouveaux voyageurs, découvrant l’amour.

Mais heureusement cette vision idyllique et pleine de clichés va s’arrêter brutalement, et Lia va se retrouver véritablement confrontée à des enjeux qui la dépassent, et va découvrir qu’elle doit affronter son destin et toutes les terribles épreuves que ce dernier va lui faire traverser. Et c’est à partir de ce moment que j’ai vraiment commencer à apprécier l’histoire et à trouver Lia intéressante.

Lia découvre la dureté et l’âpreté de la vie, la douleur de perdre des êtres chers, mais va aussi découvrir ses forces et faire des rencontres qui vont lui permettre d’évoluer, ainsi que d’apprendre à écouter le don qu’elle possède en elle, et comprendre que tout est lié dans l’univers.

Ce tome 1 de la série « The Remnant Chronicles » s’est donc finalement révélé plus passionnant que ce que la première partie du roman laissait prévoir et m’a donné envie de connaître la suite des aventures de Lia dans un monde à la fois beau et cruel, empli de magie, de légendes, de mystère, de rapport avec la nature mais aussi d’enjeux de pouvoirs.

Quelques extraits :

Eristle m’a appris à écouter, à ignorer le bruit, même quand le tonnerre fait trembler le ciel, même quand la peur agite mon cœur, même quand les soucis quotidiens emplissent ma tête. Elle m’a appris à écouter ce que le monde veut nous dire. Elle m’a appris à rester calme et à savoir. Voyons voir si je peux faire la même chose pour toi.

 Mais souviens-toi, mon enfant, même si nous avons chacun notre propre destinée, qui peut parfois nous sembler criblée d’infortune, nous faisons tous partie d’une histoire qui nous dépasse. Une histoire qui transcende la terre, le vent, le temps… et nos larmes. 

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Sialimar 

Publié le par Doc Bird

« Sialimar » de Emad Jarar, éditions Iggy Book

J’ai reçu ce roman lors d’un Masse Critique spécial qui me proposait de le lire. Je remercie d'ailleurs Babelio et l'auteur de me l'avoir proposé.

Il s’agit d’un roman d’anticipation, l’histoire se passant en 2032, dans un état imaginaire, la Romagnie, où vit Elyas, qui travaille dans le milieu de la banque, réside dans la capitale, se pense athée, mais d’origine musulmane, s’est marié avec Sophia, une femme de Romagnie, avec qui il a eu deux enfants. Il ne s’interroge guère sur sa vie et sa spiritualité, se pensant libre penseur, capable de toujours avoir le dernier mot avec ses arguties, satisfait de sa vie actuelle. Il a réussi dans la vie en quittant sa famille et ses origines à Sialimar, a monté les échelons de la société, s’est bien intégré, jusqu’à devenir ce qu’il est actuellement. Il parle parfois religion avec son chauffeur, Brahim, qui accepte le Coran comme une vérité, même s’il ne comprend pas tout.

Mais sa vie va changer radicalement le jour où il apprend l’assassinat de sa cousine, qu’il n’avait jamais revu depuis son départ, possiblement tuée pour ses convictions religieuses. En allant à son enterrement, il renoue le lien avec son oncle et son cousin, et avec ses origines. Il va alors être profondément remué, et se rallier à la cause musulmane en Romagnie.

Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à me mettre à la lecture du roman, car je m’attendais à un récit de fiction, et le début ressemble plutôt à un essai qui met en avant les différents courants de pensée au sein de la communauté musulmane, et met en avant la violence liée au Coran. Le récit commence ensuite, mais sans beaucoup d’action, même s’il y en a quand même à certains moments, notamment vers la fin du récit.

On est plutôt confronté aux idées d’Elyas, son introspection, ses réflexions autour de la religion musulmane, du Coran, de sa vision politique sur la Romagnie qui a accueilli beaucoup d’immigrés musulmans, leur a offert des aides, et se retrouve confrontée à l’intégrisme.

Et c’est d’ailleurs ce qui rend son revirement complet totalement étonnant, il semble finalement lié pied et poings à ses racines, comme s’il était impossible de pouvoir se défaire des ses origines. La mort de sa cousine semble avoir été le déclencheur, comme s’il se sentait coupable, et qu’il ne voit d’autre avenir que dans l’aide à sa famille qu’il a quittée et qu’il souhaite aider dans sa volonté d’indépendance en Romagnie, quitte à perdre la famille qu’il a fondée.

Et apparaît aussi dans le récit Safia, son amour de jeunesse, qui elle aussi s’est engagée dans la cause, montrant en filigrane l’importance de la femme, qui peut faire évoluer les choses.

L’écriture de l’auteur est très littéraire, et j’ai vraiment trouvé touchant que ce dernier, dans sa lettre de présentation jointe à l’envoi, s’excuse par avance des coquilles qu’il a corrigées manuellement, ce qui représente un gros travail.

En conclusion, voici un roman qui tient parfois plus de l’essai, et qui demande un bon niveau de concentration, permettant de réfléchir sur la question de la religion musulmane, l’intégrisme, l’intégration, la liberté de penser….

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La ferme des animaux 

Publié le par Doc Bird

« La ferme des animaux » d’après George Orwell, scénario de Maxe L’Hermenier, dessin de Thomas Labourot, couleur de Diego L. Parada, éditions Jungle, collection Jungle Pépites

Résumé : Les animaux de la ferme se révoltent un jour, et chassent le fermier qui les exploitait. Ils décident de mettre en place un régime où tout le monde est égal et contribue au bien commun. Mais les cochons en deviennent les chefs et le bel idéal bascule…

Mon avis : Sachant il y a plusieurs mois que j’allais recevoir cette adaptation BD des éditions Jungle et de Babelio, que je remercie, j’avais relu auparavant le roman de George Orwell pour me remettre dans le bain de l’histoire, et pouvoir comparer le roman et la BD.

Et une fois de plus, les éditions Jungle ont réussi leur pari et l’adaptation faite par Maxe L’Hermenier est vraiment de qualité !

Commençons par la couverture, toute en rouge et or, avec son drapeau mêlant corne et sabot, rappelant fort bien le marteau et la faucille des communistes en U.R.S.S., et qui met en avant les principaux protagonistes de l’histoire : les cochons Boule de neige et Napoléon, les chiens de Napoléon, les poules, le cheval et l’âne.

Tout commence comme un idéal réalisé, tous les animaux de la ferme réussissent à faire fuir le fermier, et forment une communauté où tout le monde est égal, et où chacun participe aux tâches de la ferme. Mais ce bel idéal va se fissurer rapidement, avec la prise de pouvoir par les cochons qui ont appris à lire plus vite et sont intelligents.

Rapidement, les cochons s’octroient de nouveaux droits, tandis qu’une lutte s’engage entre les deux principaux chefs, Boule de neige et Napoléon, qui va se terminer par la victoire de Napoléon, qui va alors régner sans partage, et devenir un maître finalement plus cruel que l’ancien fermier. Les animaux vont se retrouver alors avec plus de travail à faire qu’auparavant, devenus des esclaves vivant dans la terreur. Au final, les cochons vont devenir semblables aux humains qu’ils haïssaient auparavant.

Cette BD est très réussie, l’adaptation n’oubliant aucun moment clé du récit, et les illustrations mettant en scène les animaux correspondent bien avec leurs différents caractères. Seul bémol, la BD insiste moins sur le caractère bête et suiveur des moutons et leurs répétitions incessantes du slogan « Quatre pattes oui ! Deux pattes, non ! ».

C’est donc une belle découverte pour rencontrer le monde d’Orwell, et lire cette satire du stalinisme. A la fin, des explications et des jeux permettent de s’approprier l’histoire.  

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Les 12 lois du karma

Publié le par Doc Bird

« Les 12 lois du karma » de Sandy Hinzelin & Anaka, éditions Jouvence

J’ai été très contente de recevoir ce livre dans le cadre du Masse critique Babelio non fiction, et je remercie les éditions Jouvence pour l’envoi.

En ces temps compliqués où tout change tout le temps, je trouve que la lecture de ce livre tombe à point, car il met en avant la notion d’impermanence, que notre ego essaie de vite évacuer, et donne des pistes pour que chacun puisse s’engager dans le changement de soi-même.

Sandy Hinzelin est docteur en philosophie et professeur de yoga, et Anaka est photographe, et engagée dans la pratique méditative. Elle a d’ailleurs réalisé une expo photo pour présenter les 12 lois du karma, et certaines de ses photos sont reprises dans cet ouvrage.

J’avais déjà un peu entendu parler des 12 lois du karma, notamment à travers une petite vidéo (voir ici).  Mais je n’avais pas vraiment approfondi ce sujet.

C’est maintenant chose faite avec ce livre qui bouscule un peu du train train de nos habitudes, et éclaire le sujet du karma et propose des pistes pour changer et avancer dans la voie spirituelle.

Chaque chapitre présente une des 12 lois du karma, en partant d’une photo prise par Anaka, puis explique cette loi, en proposant des pistes d’action pour amorcer le changement, et enfin en proposant une pratique tirée du yoga. Chaque chapitre est émaillé de citations de sages, et se termine avec un rappel de l’essentiel à retenir.

J’ai trouvé ce livre très riche, et il a trouvé de l’écho en moi. Il montre que chaque action (en pensée, en parole ou en acte) a des conséquences aussi bien sur nous que sur le monde qui nous entoure, et qu’il existe une voie pour progresser : développer la bienveillance, la force intérieure, l’humilité, l’honnêteté, la patience, la responsabilité, s’ancrer dans le corps, comprendre que tout change, vivre dans l’instant présent…

Un livre à lire et à relire pour s’en imprégner et progresser vers une meilleure version de soi-même.

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 Un cœur gros comme une étoile 

Publié le par Doc Bird

« Un cœur gros comme une étoile » de Sarah Allen, éditions Milan

Résumé : Lorsque la professeur d’histoire demande de faire des exposés sur des personnes présentées dans leur manuel, puis sur des personnes qui n’y sont pas et que le manuel a oublié, Libby sait tout de suite qu’elle va travailler sur Cecilia Payne, qui a découvert de quoi étaient faites les étoiles, et dont un homme s’est approprié ses résultats et le succès. Et ce projet va d’autant plus lui tenir à cœur qu’il pourrait aider sa famille.

Mon avis : Je vous présente Libby, jeune collégienne un peu différente des autres, qui va vous emmener dans son univers et sa vie, et qui j’espère saura toucher votre cœur. 

Libby n’est pas tout à fait comme les autres, car elle est atteinte du syndrome de Turner, une maladie génétique. Concrètement elle a un physique un peu plus épais, une petite taille, est atteinte de surdité, et ne pourra pas avoir d’enfants, car elle a un seul chromosome X, l’autre n’étant pas apparu. Elle rencontre aussi des difficultés d’apprentissage dans certains domaines, comme par exemple jouer du piano, et a aussi des difficultés pour nouer des relations et communiquer avec les autres. Elle est donc souvent seule au collège, se réfugie à la bibliothèque, et est parfois l’objet de moqueries. Mais une nouvelle élève, Talia, arrive dans sa classe, et elles vont toutes deux se lier d’amitié.

Lorsque leur professeur d’histoire leur présente les différents projets de l’année, où il faut présenter des personnes connues, et d’autres méconnues, Libby décide de travailler sur Cecilia Payne, qui est la première à avoir découvert de quoi étaient constituées les étoiles. Elle pense aussi participer à un concours d’écriture de lettre pour présenter ce personnage. Et ce projet lui tient d’autant plus à cœur que sa sœur, Nonny, est enceinte, et que Libby veut plus que tout que le bébé soit en bonne santé, et pas comme elle, et qu’elle voudrait aider financièrement sa sœur qui a des problèmes d’argent.

Pour cela, il faut qu’elle remporte le premier prix ! Elle passe alors une sorte de pacte avec Cecilia Payne pour réussir : en mettant en avant Cecilia Payne et ses découvertes et en gagnant le prix, elle souhaite en échange que tout se passe bien pour Nonny et son bébé. Et Libby ne ménagera pas ses efforts…

J’ai vraiment été enchantée par ce roman qui non seulement met en avant une héroïne différente, atteinte d’un handicap que je ne connaissais pas, et dont l’auteur parle si bien parce qu’elle en est elle-même atteinte, mais aussi pour la découverte des femmes oubliées par l’histoire, et dont les hommes se sont ensuite appropriés les résultats de leur travail.

Libby est une jeune fille très courageuse et très intelligente, mais elle possède aussi des qualités de cœur très importantes comme le courage malgré la peur, la persévérance, l’amour pour sa famille, son dévouement, son envie de progresser…

Je remercie beaucoup Babelio et les éditions Milan pour ce livre reçu lors du dernier Masse critique, et je vous conseille sa lecture riche en émotions.

Quelques extraits : 

Autrement dit, j’ai moi aussi un rôle à jouer dans l’univers – peu importent ma petite taille, mon patrimoine génétique et les cicatrices

La peur ne disparaît pas, dit-elle. Mais on apprend à la maîtriser. A vivre avec, même quand on risque d’échouer. Et ça, pour moi, c’est la meilleure définition du courage. 

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 Les apprentis samouraïs, 1. Le trésor des Minamoto

Publié le par Doc Bird

« Les apprentis samouraïs, 1. Le trésor des Minamoto », éditions Bayard jeunesse

Résumé : Sakura, Léon et Logan sont très doués en arts martiaux, et se retrouvent à participer tous les trois à un stage dans le célèbre dojo de maître Saburo. Ils ne s’entendent pas vraiment, mais en découvrant ensemble trois anneaux, qui vont les emmener dans le passé au Japon, ils vont devoir apprendre à coopérer pour pouvoir réussir leur triple mission : retrouver les armes de trois anciens célèbres samouraïs. Et cela s’annonce encore plus difficile car un mystérieux ninja se lance à leur poursuite…

Mon avis : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un Masse critique spécial, et je remercie Babelio et les éditions Bayard jeunesse pour m’avoir proposé sa lecture.

Ce roman d’aventure transporte immédiatement le lecteur dans le domaine des arts martiaux, de leurs valeurs, et dans la quête d’objets à protéger.

Sakura, Léon et Logan sont des descendants de familles de samouraïs et sont très bons dans les différents arts martiaux : kendo, judo ou aïkido. Ils vont passer une semaine ensemble pour suivre un stage auprès du renommé maître Saburo. Ils ne s’entendent pas bien, Logan se moquant des autres régulièrement. Mais ils vont découvrir par hasard ensemble trois anneaux, et en les mettant à leurs doigts, ils vont se retrouver propulsés dans le passé, dans le Japon du XVIème siècle. Et ils vont rapidement comprendre qu’ils vont devoir apprendre à unir leurs forces plutôt qu’à se chamailler, car ils doivent partir en quête de trois armes de combats d’anciens samouraïs de renom, tués par un traître. Et un mystérieux ninja, porteur d’une quatrième bague, se retrouve toujours à leur poursuite pour trouver avant eux les armes !

Je me suis laissée emporter par ce roman qui permet à nos jeunes héros d’apprendre à faire preuve de différentes qualités, à s’entraider et à dépasser leurs peurs, pour réussir leurs différentes missions. D’ailleurs, le courage est la qualité la plus dure à éprouver dans des situations difficiles. Ces belles valeurs permettent aux lecteurs de connaître les différentes valeurs des arts martiaux, véritable code à respecter.

Par ailleurs, les voyages dans le passé sont l’occasion de découvrir différents univers et éléments de la culture japonaise : les cerisiers en fleurs, les jardins zen de méditation, les sanctuaires, le théâtre japonais, la pêche des perles…

Une belle aventure, de belles valeurs, et une découverte de la culture japonaise font les qualités de ce roman, qui devrait plaire aux ados. Les termes japonais écrits dans le texte sont à la fois définis dans un lexique en fin d’ouvrage, et aussi très bien expliqués dans le texte lui-même. Et les ancêtres samouraïs des ados ont vraiment existé comme l’explique l’auteur en fin d’ouvrage. J’ai ainsi découvert qu’ont existé un samouraï européen et un autre africain.

Je lirai la suite des aventures de nos trois héros avec plaisir.

Quelques extraits :

Sakura, le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur. C’est d’être capable d’affronter les dangers malgré sa peur.

Chaque pierre de votre anneau symbolise une de ses valeurs : le courage, la droiture, la bienveillance, le respect, la sincérité, l’honneur et la loyauté.

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