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masse critique babelio

Hop hop hop l’amour ! 

Publié le par Doc Bird

« Hop hop hop l’amour ! » de Julie Lerat-Gersant, éditions Scrineo

Résumé : Ann est une adolescente de 15 ans sans problème, et qui mène une vie tranquille avec ses amis et sa famille. Mais un jour, elle découvre que sa mère trompe son père avec son metteur en scène ! Tout ce qu’elle pensait croire et savoir sur sa famille vole alors en éclats. Et en plus, elle découvre que la troupe de théâtre de sa mère va intervenir au lycée. Rien ne va plus !

Mon avis : Merci à Babelio et aux éditions Scrineo de m’avoir proposé la lecture de ce roman, dans un Masse critique spécial.

Ann est une adolescente de 15 ans, qui trouve qu’elle a de la chance d’avoir la famille qu’elle a, avec une mère, actrice, à l’écoute de ses filles, et avec qui elle est très complice, un père, sage-femme, et une petite sœur avec qui elle s’entend très bien.

Mais cet univers bien réglé dans lequel elle se sent bien va voler un jour en éclats, quand Ann va découvrir un sms compromettant qui montre que sa mère trompe leur père avec le metteur en scène de la troupe dans laquelle elle joue. A partir de ce moment-là, Ann ne va plus regarder ses parents de la même manière, elle va observer et scruter les différentes attitudes de sa mère, et trouver celle-ci bien trop souriante et hypocrite. Elle va aussi se demander si les disputes de ses parents ne sont pas plus fréquentes, et si un divorce ne pourrait pas arriver… Et cerise sur le gâteau des problèmes, sa mère lui annonce que sa troupe de théâtre va intervenir dans son lycée sur le thème des premières fois, ce qui est très gênant !

C’est en trop pour Ann qui va commencer à se rebeller contre sa mère, car elle ne veut pas qu’on sache que sa mère fait partie de la troupe, et surtout elle ne veut pas voir sa mère et son amant dans son lycée, et que cela soit aussi dévoilé !

Et côté amour et amitié, sa vie n’est pas de tout repos non plus, entre ses sentiments pour un garçon qu’elle n’ose pas dévoiler, et sa meilleure amie qui parfois lui fait des coups bas.

Voici un roman miroir qui parle de l’adolescence qui souvent a un air de révolte contre la famille qu’on idéalisait avant et qui rencontre des soucis, avec les relations mère-filles qui peuvent changer, même si la complicité peut toujours être présente, les remous d’amitié et d’amour, l’envie de tester de nouvelles choses ou de fuir une réalité trop lourde.

Ann est une jeune fille sans problèmes qui un jour va se confronter à la vie qui n’est pas aussi parfaite qu’on le souhaiterait. Par moments, elle est attachante, et à d’autres, très horripilante quand elle s’enferme et refuse toute communication.

Un titre qui devrait plaire aux jeunes filles qui pourraient s'y reconnaître.

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Le carnet de Juliette 

Publié le par Doc Bird

« Le carnet de Juliette » de Cassandra O’Donnell, illustrations de Jean-Mathias Xavier, éditions Poulpe fictions, collection Cœurs papillons

Résumé : Juliette fait sa rentrée avec son frère jumeau Nicky dans une nouvelle école à Montréal. Elle qui déteste se lier aux autres va rencontrer Timothé qui va aller d’emblée vers elle, et Kei, qu’elle trouve antipathique, mais qui semble s’intéresser à elle.

Mon avis : Les éditions Poulpe fictions proposent une nouvelle collection, Cœur papillons, qui devrait faire chavirer les cœurs de nos élèves, et qui rentre parfaitement dans la thématique « Dire l’amour » du programme de 4°. Et j’ai retrouvé une autrice dont j’avais lu dans la veine fantastique : « La légende des quatre »,  er réaliste avec « La nouvelle ».

On rencontre dans cette histoire Juliette, qui fait sa rentrée dans un nouvel établissement, et qui a tiré un trait sur son passé de patineuse artistique depuis la mort de son père. Pour pouvoir faire face à sa douleur, elle écrit dans un carnet son ressenti et ses émotions. Elle évite de se lier aux autres par peur de souffrir de leur perte, et essaie de rester invisible.

Mais cela ne marche pas toujours car elle n’a pas la langue dans sa poche et possède un bon sens de la répartie. Kei, le capitaine de l’équipe de hockey, en fera d’ailleurs les frais dès le premier jour, et d’ailleurs il va commencer à s’intéresser à elle, lui que toutes les filles adulent. Juliette va aussi rencontrer Timothé, un garçon qui se lie d’amitié avec elle très vite. Entre Kei et Timothé, Juliette va commencer à s’ouvrir, et peut-être même trouver l’amour…

Un roman d’amour sympa qui se lit d’une traite, avec la découverte des premiers ressentis amoureux, mais qui parle aussi de deuil, d’identité, de genre, d’homosexualité. Et les illustrations style manga sont sympas ! Une histoire que je proposerai aux élèves qui devraient adorer ^^

Merci à Babelio et aux éditions Poulpe fictions de m’avoir fait découvrir ce titre !

Quelques extraits :

Sans attachement, il n’y a pas de souffrance. Pas de perte. Pas de déception. On ne vous donne rien, mais vous n’avez rien à donner en retour. On ne peut pas avoir mal. Malheureusement, ça ne se passe pas toujours comme on veut. Parfois les choses vous échappent et on ne maîtrise plus rien. 

 Aimer c’est ça, c’est commencer une histoire sans en connaître la fin. Mais pour les mots, c’est différent… Les mots restent. Les mots sont des encres. Ils marquent la mémoire et sont comme des tatouages sur la peau. On ne s’en débarrasse jamais. C’est pour ça que je vais continuer à écrire.

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Marilou, 1. La magie de la campagne !

Publié le par Doc Bird

« Marilou, 1. La magie de la campagne ! », scénario de Fabien Toulmé, dessin d’Olivier Dutto, couleur de Benbk, éditions Delcourt

Résumé : Marilou est désespérée : ses parents ont décidé de déménager dans une maison à la campagne, alors que Marilou adore la ville. Non mais quelle idée ! Elle déteste la nature et les horribles bêtes qu’on peut y rencontrer. Alors Marilou n’a qu’une idée en tête : retrouver sa chambre en ville par tous les moyens !

Mon avis : Voici une BD qui va vous offrir une bonne tranche de rire et de bonne humeur !

Je vous présente Marilou, petit monstre petite fille adorable tant qu’elle habite en ville et voit ses amies, et qu’elle peut écouter en boucle Lalie, sa chanteuse préférée. Aussi, lorsque ses parents déménagent pour aller habiter au fin fond de la campagne, elle refuse d’accepter de vivre au milieu de nulle part et va bien le faire savoir à ses parents, cherchant par tous les moyens à rentrer en ville !

Car tout le monde le sait, la campagne est peuplée de limaces, de larves et d’insectes horribles prêts à faire une seule bouchée des humains !

Elle va chercher différentes astuces sur son moteur de recherche préféré pour pouvoir forcer ses parents à revenir en ville. Lors d’une sortie, elle va rencontrer un âne et un rouge-gorge, et elle va découvrir qu’elle peut leur parler et que eux aussi ! Ses deux nouveaux compagnons hilarants vont alors essayer de la convaincre que la vie à la campagne, c’est aussi bien qu’en ville !

Voici une BD très rigolote à proposer aux jeunes qui vont se régaler des idées de Marilou, et des réparties de l’âne et du rouge-gorge ! Et qui vont découvrir que la vie à la campagne, ça peut être sympa aussi !

Si le dessin vous fait penser aux «P'tits diables» facétieux, c’est normal, c’est leur dessinateur qui a fait les illustrations. Quant au scénariste, il est connu pour « Ce n’est pas toi  que j’attendais » et « L’Odyssée d’Hakim », et change ici de registre, avec un ton beaucoup plus léger.

Merci aux éditions Delcourt et à Babelio de m’avoir proposé de lire cette BD qui vient de sortir début novembre, accompagnée d’un badge très sympa.

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Frère noir, noir de frère

Publié le par Doc Bird

« Frère noir, noir de frère » de Jewell Parker Rhodes, éditions Hachette

L’histoire : Donte arrive dans un nouvel établissement privé suite au déménagement de ses parents, et il n’arrive pas à se faire accepter, étant le seul noir, alors que son frère, Trey, qui a la peau blanche, s’intègre parfaitement. L’ensemble des adultes semble le prendre pour un futur délinquant, et Alan, le capitaine de l’équipe d’escrime, ne cesse de le harceler et de l’humilier en public, l’interpelant par le surnom « Frère noir, noir de frère ».

Et un jour, tout cela va aller trop loin : Donte se retrouve accusé de méfaits dans la classe, et la police vient le chercher. Dans la cellule du commissariat, Donte se retrouve seul face à ses peurs et à l’humiliation. Ses parents vont le sortir de là, mais il va devoir passer en jugement. Il trouve alors en lui la colère et la rage pour décider de lutter contre les préjugés et le racisme face aux personnes noires.

Mais comment faire ? Se battre physiquement est ce que tout le monde attend pour le pointer du doigt et montrer son caractère dangereux. Il va alors décider de se concentrer sur Alan, et vouloir se mettre à l’escrime pour le battre sur son propre terrain. Il va rencontrer un entraîneur noir qui a participé aux jeux olympiques, et va découvrir en lui des forces insoupçonnées, et surtout une passion pour l’escrime, alors qu’il n’était jusque-là pas trop attiré par le sport, contrairement à Trey qui excelle au basket.

Et son entraîneur va surtout lui apprendre les règles éthiques et valeurs de l’escrime : gagner n’est pas le but, humilier l’adversaire encore moins. Au contraire respect et humilité sont de mise. Entouré par sa famille et son entraîneur, Donte va commencer à trouver sa propre place.

Parviendra-t-il à garder son sang-froid lorsqu’il rencontrera Alan en compétition ? Et comment son jugement se passera-t-il ?

Mon avis : Voici un roman engagé, qui permet à la fois de parler du racisme, des personnes et des familles racisées, mais aussi d’un sport que je connaissais peu, l’escrime. L’écriture est par moments vive et envoie des coups de fleuret, mouchant le lecteur.

Je le savais déjà, mais ce roman m’a rappelé que la couleur est vraiment un facteur de réussite ou d’échec, surtout aux Etats-Unis. Les jeunes à la peau noire ont beaucoup moins de chance de réussir dans la vie : on pense tout de suite qu’ils vont mal tourner, commettre des méfaits, et ils sont les coupables idéals, même quand ils n’ont rien fait. Et que dire de l’éducation : les établissements où il y a des noirs proposent moins d’activités différentes, et jamais de l’escrime, qui semble réservée à une élite blanche. Et quand un noir entre dans une prestigieuse école où il est minoritaire, tout est fait, que ce soit au niveau des adultes ou celui des élèves, pour que la personne soit isolée, harcelée, et quitte l’établissement. Tout est fait pour le pousser à la faute.

Et il est difficile pour les familles mixtes de vivre aussi dans cet environnement, où les gens ne comprennent pas que deux frères puissent avoir une couleur de peau différente, et où l’un aura plus de facilités que l’autre. Face à ce mur de préjugés et de racisme, beaucoup de jeunes laissent la colère les envahir, et ont alors les réactions que les autres attendent d’eux.

Donte est au bord du fil. Il a la chance de réussir à convaincre un entraîneur noir, qui est allé très haut dans la compétition, mais s’est laissé rattraper par la colère et a mis fin à sa carrière. Il ne souhaite pas que Donte répète les mêmes erreurs que lui, et va poser des règles avec lui et le mettre à l’épreuve pour prouver sa persévérance.

Donte découvre alors un nouveau sport, l’escrime, avec ses règles, son entraînement, ses valeurs, et va découvrir qu’il est fait pour l’escrime : quand il combat, il se sent lui-même, arrive à réfléchir et à prendre de la distance pour élaborer sa tactique et contrer celle de l’adversaire.

Un roman qui donne envie de connaître les sportifs de haut niveau de l’escrime, dont l’image renvoie à un sport de blanc, mais où des personnes d’autres couleurs ou origines peuvent exceller, et qui peut donner envie aux jeunes de s’engager à leur échelle dans la lutte contre les discriminations.

Petit bémol, j’ai trouvé dommage que dans les dernières pages, il y ait eu des erreurs sur le prénom d’Alan qui s’est transformé plusieurs fois en Alain. C’est dommage alors qu’il s’agit des pages qui donnent une dernière impression au lecteur.

Un extrait : 

Coach exprime des choses que j’ai déjà ressenties, comme le fait de céder facilement devant l’opinion négative de quelqu’un. (Si cette personne pense que je suis un voyou, pourquoi ne pas agir comme un voyou ?)

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La Bête et Bethany 

Publié le par Doc Bird

« La Bête et Bethany » de Jack Meggitt-Phillips, illustrations d’Isabelle Follath, éditions Bayard jeunesse

Résumé : Ebenezer vit depuis plus de 500 ans avec un monstre horrible qui sent le chou bouilli, mais lui donne tout ce qu’il veut, dont une potion d’éternité, en échange de nourriture. Mais un jour, la Bête lui réclame un plat original, un enfant bien dodu ! Ebenezer est horrifié, mais part en quête de l’enfant le plus détestable possible. Et il va rencontrer Bethany, une fille au fort caractère…

Mon avis : Nous voici dans l’automne où les nuits commencent à empiéter sur les jours, et cachent des ombres menaçantes. Et ce roman proposé par Babelio et les éditions Bayard, que je remercie pour l'envoi,  tombe à pic en cette saison.

Rien que la couverture nous donne un avant-goût de ce qui attend le lecteur qui osera ouvrir ce livre, et tomber face à un monstre puant et hideux.

Le monstre, ou plutôt la Bête, vit au dernier étage de la maison d’Ebenezer, et peut manger les mets les plus exotiques ou impossibles, qu’Ebenezer lui fournit, car elle a un pouvoir magique, qui lui permet de faire sortir de sa gueule tout ce qu’il désire, et surtout la potion de vie éternelle. Tout va bien entre Ebenezer et la Bête depuis des centaines d’années, 511 ans pour être précis.

Ebenezer vit une vie de rêve, et parcourt parfois le monde en quête de nourriture rare et insolite pour la Bête : ours polaire, meuble rare, ou perroquet chantant. Mais un jour la Bête exige de goûter à un enfant.

Ebenezer est horrifié de la demande, essaye de refuser, mais il a besoin de sa potion de jeunesse. Alors il part en quête d’un enfant, mais c’est plus difficile à attraper que prévu, car il y a toujours des parents avec eux. Il va alors se rendre dans un orphelinat, où il va rencontrer l’enfant parfaite, suffisamment détestable pour qu’il ne regrette pas de la donner à manger : Bethany, qui refuse une bonne éducation, vole, fait des bêtises, est insolente…

Mais Bethany a plus d’un tour dans son sac, elle trouve la Bête moche et grosse, et la Bête ne la trouve pas assez grosse.

Ebenezer a alors quelques jours pour la rendre dodue, alors qu’il sent le manque de la potion d’éternité, et se sent vieillir chaque jour. Et lui qui ne souhaitait qu’une chose, se débarrasser au plus vite de l’horripilante Bethany, va alors découvrir qu’il peut aussi s’attacher à elle malgré son mauvais caractère. Et Bethany va aussi découvrir un adulte différent des autres, qui pourrait bien la faire changer de comportement. Mais comment échapper à la Bête ?

Voici un roman que j’ai bien aimé, mêlant à la fois un humour pince sans rire à l’anglo-saxonne, une histoire de monstre horrible et puant à souhait, du fantastique, une jeune fille au caractère un peu trop bien trempé, un homme immortel qui va découvrir l’amitié et l’attachement, nous donnant une histoire originale, réjouissante, et effrayante à la fois.

Ce roman permet de réfléchir sur le pacte qu’on peut parfois nouer avec le diable, et l’illusion d’une vie rêvée, mais qui est payée chèrement. Car la Bête veut qu’Ebenezer ne soit attachée qu’à elle, et a un argument de poids avec sa potion d’éternité, pour que ce dernier lui obéisse, n’hésitant pas à faire tout ce qui est demandé. L’arrivée de Bethany va le faire sortir de sa zone de confort, et il va oser penser par lui-même, vivre vraiment sa vie avec les autres, et oser faire ses propres choix.

Et l’histoire se termine en laissant la porte ouverte vers un tome 2 prévu en 2023, qui se sera certainement tout aussi truculent !

Quelques extraits :

 Une vie de rêve peut transformer quelqu’un en un affreux individu. Quelqu’un qui a tendance à oublier que beaucoup de gens ont des problèmes et n’éprouve finalement ni intérêt ni compassion pour les autres.

A chaque fois qu’il avait consenti à l’aider pour obtenir son élixir ou n’importe quel cadeau en échange, il avait commis un acte barbare

Excusez-vous pour les erreurs que vous avez commises et souvenez-vous des amis que vous avez perdus, mais laissez tomber les remords. Quand on s’attarde trop longtemps sur le passé, on oublie de vivre.

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Shaman, la trilogie. Tome 1 – La Quête

Publié le par Doc Bird

« Shaman, la trilogie. Tome 1 – La Quête » de Tigran, éditions Mama

J’ai reçu ce livre lors du dernier Masse critique de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Mama, que j’ai d’ailleurs découvertes grâce à ce titre. Quand j’ai ouvert le livre, une gentille attention m’y attendait avec une dédicace de l’auteur accompagnée d’un joli marque-page.

Les éditions Mama sont spécialisées dans le domaine du spirituel et du chamanisme, et cherchent à faire advenir plus de conscience. L’auteur, Tigran, a mis de son expérience dans ce titre, même si l’histoire est fictive.

On y fait la connaissance d’un français qui a beaucoup voyagé, notamment en Mongolie, et en qui une chamane a reconnu son héritier. Il a suivi une initiation sur plusieurs années, et attend le signe qu’il est bien destiné à être chamane. Et ce signe va lui arriver sous forme de foudre qui va le frapper sans le blesser. Il va dès lors continuer à progresser dans le chemin spirituel du chamanisme, guidé par la chamane qui semble savoir et connaître tout ce qu’il vit.

Il va vivre des expériences qui vont l’emmener dans le monde des esprits, où il va apprendre l’humilité, l’écoute, le lâcher-prise et la dissolution de son ego, pour pouvoir réaliser au mieux sa mission. Il va aussi tomber amoureux d’une belle jeune femme que le destin semble lui destiner, mais qui est promise à une autre selon les traditions.

Ce livre ne se lit pas comme un récit, mais est construit sous forme de flashs qui montrent des moments de la vie du futur chaman, ses ressentis, ses expériences, parfois oniriques et douces, parfois violentes et générant la terreur. Ses voyages dans un autre espace-temps, et ses expériences spirituelles sont indiquées en italique, permettant au lecteur de comprendre à quels moments il part dans le monde des esprits pour vivre des expériences fortes.

Un titre déroutant, où on se perd dans les méandres de l’esprit et du récit par moments, sûrement voulu pour montrer les voies parfois tortueuses du chamanisme. On s’y perd parfois comme le futur chaman, ressentant une partie de son expérience. Un livre à lire par petits bouts, sans chercher à tout comprendre, et qui permet de lâcher prise par rapport à notre logique. Deux autres tomes poursuivent ce récit. 

Quelques extraits :

Je prends conscience de l’espace, immense, du silence, et de ma chance. Je suis au bon endroit, au bon moment.

Je meurs à moi-même, et disparais. Dissolution de l’ego. Il n’y a plus de je. Que le néant…

Lâche prise. Et si tu veux prier, alors oui, vibre et imagine, prie et apprécie, mais sans attachement. Lâche prise.

Le vide est le message, le silence est le sens. Tout ici me dit que je n’ai rien à inventer, ni même à intenter. Et surtout rien à forcer. Qu’à être. 

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 Fable, 1. L’aventurière des mers

Publié le par Doc Bird

« Fable, 1. L’aventurière des mers » d’Adrienne Young, éditions Rageot

Résumé : Fable vit sur l’île de Jeval depuis plusieurs années, depuis que son père, un riche marchand, l’a abandonnée sur cette île le jour du naufrage du bateau où sa mère a trouvé la mort. Elle a maintenant 17 ans, et a appris à survivre seule, en ne faisant confiance à personne, et en plongeant dans la mer pour récupérer des carmines, des gemmes rouges qu’elle revend pour gagner suffisamment d’argent pour se payer la traversée vers le continent et retrouver son père à qui elle veut demander des comptes et trouver une place auprès de lui.

En embarquant sur le Marigold, elle va rencontrer le capitaine West et son équipage, et va devoir faire ses preuves pour gagner sa place et pouvoir arriver à bon port. Mais la traversée va se révéler plus compliquée que prévu, car chacun cache des secrets et les apparences ne correspondent pas toujours à la réalité…

Mon avis : Merci à Babelio et aux éditions Rageot de m’avoir proposé la lecture de ce titre, avec ce roman qui m’a attirée avec sa très belle couverture et avec l’impression de rencontrer une héroïne forte, à qui la vie ne va pas faire de cadeaux, et qui va devoir se battre pour trouver sa place. Et c’est tout à fait cela que j’ai rencontré dans ce roman.

Certes, le démarrage a été un peu long pour moi, mais à partir du moment où Fable met les pieds sur le Marigold, les aventures s’enchaînent, on croise des personnages hauts en couleurs qui cachent tous des mystères, et Fable se révèle une jeune femme aux ressources insoupçonnées, qui suit les règles de son père pour pouvoir survivre, et qui ose faire ses choix et avancer dans sa vie. Elle semble promise à un destin exceptionnel, entre sa connaissance du monde maritime des marchands, et sa connaissance des gemmes, mais en même temps, ses atouts peuvent aussi devenir des handicaps. Surtout que personne ne sait qu’elle est la fille de Saint, un riche marchand, et qu’elle commence à ressentir de l’attirance pour West, le capitaine du Marigold.

Un roman addictif qui nous plonge dans le monde de la mer, des marchands maritimes, où tous les coups sont permis, où chacun doit cacher ce qu’il est pour s’en sortir, avec une héroïne au caractère bien trempé. Les dernières pages sont riches en rebondissements et révélations, et donnent envie de connaître le tome 2. Mais pour cela, il faudra attendre le printemps 2023 !

Quelques extraits :

 Il fallait suivre cinq règles (…)
1. Garde toujours ton couteau à portée de main.
2. Ne sois jamais redevable envers quiconque.
3. Rien n’est gratuit.
4. Invente toujours les mensonges à partir de la vérité.
5. Quelles que soient les circonstances, ne dévoile jamais ce qui est cher à ton cœur. 

Il ne parlait pas seulement de la nourriture, d’une traversée ou des vêtements qu’on portait. Il parlait du respect. De la sécurité. De la protection. Personne ne vous les devait, c’était à vous de les gagner. 

Les négociants en gemmes avaient besoin de ce genre d’accessoire, car ils étaient incapables d’évaluer les pierres comme je le faisais. Ils ne comprenaient pas leur langue, constituée de lumière et de vibrations, et ils ignoraient comment décrypter leurs secrets

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Les lois du cœur 

Publié le par Doc Bird

« Les lois du cœur », scénario de Julie Raptor, dessin d’Audrey Lainé, éditions Marabout, collection Marabulles

Elodie vit le parfait amour avec Alex, mais ce dernier meurt brutalement dans un accident de la route. Charles vit une vie très active dans une grande entreprise, et est victime d’un infarctus. Il reçoit un nouveau cœur qui lui est greffé. Mais il va vite découvrir qu’il a changé, et qu’il ressent des sentiments pour une femme inconnue.

Voici une BD qui bouleverse le lecteur et qui fait réfléchir en même temps. Je remercie d’ailleurs les éditions Marabout et Babelio de m’avoir proposé cette lecture lors d’un masse critique spécial.

Elle mêle réalité des greffes et fiction avec l’histoire d’Elodie et d’Alex, qui ne se connaissent pas, mais qui sont liés par le lien des émotions et de l’amour.

Le récit commence avec Elodie qui vivait heureuse avec Alex, quand celui-ci est mort brutalement. D’ailleurs les premières pages sont colorées dans des tons sépia, montrant ce passé heureux, puis le noir arrive dans les pages quand le lecteur comprend qu’Alex est mort, avec Elodie qui se réveille et est seule dans son lit, l’oreiller et la place d’Alex vides.

Puis on part à la rencontre de Charles, quinquagénaire très actif dans son entreprise, qui est presque devenu un inconnu de passage pour sa famille tellement il est absent. Il est un bourreau de travail, travaille aussi le week-end, rentre tard le soir. Et un jour, lors d’une présentation d’un projet, il fait une crise cardiaque. On le retrouve ensuite au réveil, après une opération de greffe du cœur. On suit le long cheminement vers la guérison et l’adaptation de son corps à l’effort physique.

Mais très vite, Charles commence à se sentir différent, à rêver d’une femme inconnue pour qui son cœur s’emballe. Est-ce que ce serait lié aux émotions et aux sentiments du cœur de la personne à qui il appartenait ? Le cœur est-il capable de se souvenir dans un nouveau corps ? Ou est-ce les conséquences du traumatisme psychologique de recevoir le cœur d’un inconnu décédé, alors qu’on est vivant grâce à lui ? Charles, en tout cas, décide de faire enquêter pour retrouver son donneur, et en savoir plus.

J’ai apprécié la lecture de cette BD qui parle d’un sujet difficile, la greffe de cœur, mêlant la mort du donneur avec la renaissance de receveur, mettant en avant la force des sentiments et des émotions, dont la mémoire serait inscrite dans nos cellules.

Cette BD fait réfléchir sur l’amour, le don d’organe, mais aussi sur la mémoire cellulaire, sujet sur lequel on trouve un peu de tout sur Internet. Les scientifiques trouvent douteuse cette théorie qui avance que chaque cellule de notre corps garde mémoire de notre passé, et peut transmettre des traumatismes d’une génération à l’autre. D’ailleurs le médecin cardiologue de Charles lui explique que cela n’est pas scientifiquement prouvé, et que les émotions et la mémoire siègent dans le cerveau. Pourtant, on peut se permettre de douter, et imaginer, comme les autrices l’ont fait, que nos cellules gardent une trace de nos souvenirs, et que la personne greffée, en plus du choc psychologique d’avoir un nouveau cœur étranger, puisse avoir des changements de goûts, de caractère, voire ressentir des sentiments forts pour une personne inconnue.

Une belle BD que j’ai eu plaisir à découvrir, qui permet de réfléchir sur le don d’organe, tout en lisant une belle histoire d’amour au-delà de la mort.

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La Présence, ça se pratique 

Publié le par Doc Bird

« La Présence, ça se pratique » d’Elisabeth Marshall, avec la collaboration d’Anne Ducrocq, éditions de la Martinière

J’ai eu la joie de recevoir ce titre grâce au dernier Masse critique, et je remercie Babelio et les éditions de la Martinière de me l’avoir fait parvenir.

Lisant de temps à autre des livres de développement personnel, ce titre m’avait attiré car il semblait proposer de pistes pratiques pour apprendre à être plus présent. Et c’est tout à fait cela que nous propose Elisabeth Marshall, journaliste, directrice éditoriale du magazine « La vie » et conceptrice du magazine « Sens & Santé ». Elle a expérimenté durant plusieurs années différentes approches, que ce soit pour elle ou pour son travail de journaliste, et elle propose ici un condensé des différents moyens d’être plus présent à soi et au monde.

Elle aborde des pratiques telles que le yoga, le massage ayurvédique, le jeûne, la marche dans la nature, l’assise de méditation, la respiration et la connexion au souffle, la pleine conscience ou pleine présence, l’écriture, la capacité d’agir et de vivre ensemble.

Pour chaque pratique, elle relate ses expériences, fait intervenir des spécialistes de ces sujets avec qui elle a expérimenté les pratiques, propose des exercices pratiques (écrire des haïkus, une posture de yoga, un exercice de respiration…) et surtout donne à réfléchir au lecteur en l’interpellant directement, et en lui proposant à travers des questions de réfléchir sur la pratique, de voir quelle place donner à tel ou exercice et comment améliorer sa présence à son corps et à son espace intérieur. Et à la fin, des notes très utiles et une bibliographie sont proposées.

Un ouvrage très intéressant, que j’ai lu en une fois pour ma chronique, mais qui est surtout à lire par petites touches, en répondant honnêtement aux questions, et en prenant le temps de picorer différents exercices, puis en y revenant régulièrement. Que l’on ait déjà pratiqué certaines expériences ou pas, tout le monde peut trouver de quoi améliorer sa qualité de présence.

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 Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi

Publié le par Doc Bird

« Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi » de Camille Andrea, éditions Plon

Quand Jacob ouvre la porte à Noah un mardi, il ne sait pas que ce sera le début d’une belle relation qui va l’aider à sortir de la morosité de sa vie quotidienne depuis la mort de sa femme.

Il va voir venir à lui un vent de fraîcheur avec Noah, garçon métis de 10 ans, qui veut devenir président des Etats-Unis, et rendre le monde meilleur. Et pour cela, Noah a décidé de faire du porte à porte pour récolter des signatures et convaincre les gens avec ses idées et ses solutions pour que le monde aille mieux.

Jacob accueille alors régulièrement Noah chez lui pour échanger avec lui, autour d’un donut au chocolat et d’un verre de lait, attendant avec impatience ces rendez-vous, qui le font revenir vers la vie, alors qu’il s’enfonçait jusque-là dans les habitudes et la morosité, solitaire, et sans raison de vivre.

Mais la mémoire lui joue des tours, car il oublie de plus en plus de choses, y compris sa vie et son passé. Alors il relit les carnets dans lesquels il a écrit ses souvenirs, surtout ceux dont il a honte.

Noah est un jeune garçon plein d’innocence et de joie de vivre, prêt à voir le meilleur en l’autre, et élaborant des solutions pour les différents problèmes de société. Sa vie est loin d’être rose, car il vit seul avec son père qui cuisine des pizzas dans son restaurant, plutôt bourru et qui communique peu avec lui… Mais Noah a suffisamment de force en lui pour poursuivre ses rêves…

Mais un jour, Jacob va disparaître, sa maison va prendre feu, et la vérité sur son passé va éclater. Mais est-ce vraiment ce qui s’est passé ?

Voici un roman que je qualifierais de fable philosophique, un peu à l’image du Petit Prince qui pose des questions et qui fait des rencontres qui vont le faire évoluer et questionner le lecteur.

La rencontre entre le vieux monsieur au passé trouble et le petit garçon plein de candeur va être l’occasion de réfléchir sur le sens de nos actes, le poids de l’immobilisme, l’étincelle qui fait agir.

L’histoire est un mélange de tristesse face à la mémoire qui part, la solitude des personnes âgées, le poids du passé, et en même temps une graine d’espoir sur la possibilité de réaliser ses rêves. Elle commence comme un roman feel good, et se poursuit en montrant que dans la vie, rien n’est tout noir ou tout blanc, mais que la vie et faite de nombreuses nuances.

Et la fin est assez inattendue, car les années passent, et nos deux héros vont se recroiser dans un final plein d’émotions.

Merci à Babelio et aux éditions Plon de m'avoir proposé la lecture de ce roman. 

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