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masse critique babelio

 Les Semi-Déus, 1. La fabrique des enfants dieux 

Publié le par Doc Bird

« Les Semi-Déus, 1. La fabrique des enfants dieux », de Juliette Fournier et Jean-Gaël Deschard, éditions Vents d’Ouest

Résumé : A cause de mauvaises récoltes, Asmodée est vendue par son père à la reine Bérénice, qui va la transformer en Semi-Déus, lui donnant le pouvoir de se métamorphoser. Mais ce don, acquis au prix de nombreuses souffrances, sert surtout les intérêts de la reine.

Mon avis : Voici un premier tome d’une série au scénario original, mettant en avant des enfants qui ont été dotés de pouvoirs, comme celui de soigner, de dupliquer les objets, de lire dans les pensées, ou de se transformer, comme Asmodée.

Cette dernière a été vendue quand elle était petite à la reine, car sa famille risquait de mourir de faim à cause des mauvaises récoltes. La reine lui a fait boire un liquide qui l’a fait terriblement souffrir, et lui a donné le pouvoir de se métamorphoser en qui elle veut. Depuis, Asmodée vit sans la crainte de manquer de nourriture, et se met dans des situations impossibles avec son amie Oni, vendant des objets dupliqués qui ne durent que quelques heures.

Mais leurs pouvoirs suscitent la convoitise des royaumes voisins, qui aimeraient bien s’emparer de la formule permettant les transformations, tandis qu’à l’intérieur du royaume règne l’envie de régner à la place de la reine, les prétendants guettant dans l’ombre, même si la vieille reine semble avoir suffisamment de pouvoir pour faire régner la crainte dans les cœurs.

Ce premier tome d’introduction permet de mettre en place l’ambiance et les personnages, avec une reine méchante à souhaits, une jeune héroïne qui n’a pas froid aux yeux, des pouvoirs surnaturels, et des intrigues de palais intéressantes. Les symboles sont forts, comme celui de la reine-araignée qui englue dans sa toile tous ses sujets, et manipule les enfants à sa guise. Cela donne envie de savoir quel destin attend Asmodée.

Merci aux éditions Vents d’Ouest et à Babelio de m’avoir proposé cette BD dans le cadre du Masse Critique Graphique.

 

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 Le pays de Rêve 

Publié le par Doc Bird

« Le pays de Rêve » de David Diop, éditions Rageot

Résumé :  Depuis la mort de ses parents, tués par des soldats, Rêve vit avec sa grand-mère dans un taudis près d’une décharge, et ne sort que la nuit pour éviter de montrer sa beauté. Parviendra-t-elle à sortir de cette misère ?

Mon avis : Voici un roman très court (53 pages) qui a des allures de conte douloureux et initiatique, tout en montrant la réalité très dure dans un pays qui n’est pas nommé, mais qui pourrait se situer en Afrique.

La guerre a pris à Rêve ses parents, et elle vit désormais avec sa grand-mère. Celle-ci fait de son mieux pour la protéger, l’habillant des guenilles trouvées sur la décharge, afin d’empêcher que sa beauté soit vue et souillée, ne la faisant sortir que la nuit. Chaque soir, Rêve part sur la décharge et recherche de la nourriture pour elle et sa grand-mère.

Toutes deux vivent en harmonie, mais un jour la faim fait changer la grand-mère de caractère. Désormais, cette dernière a peur que sa petite-fille lui vole les alliances de ses parents pour essayer de quitter cet endroit sordide et trouver une vie meilleure sans elle.

J’ai trouvé ce roman fort et poignant suggérant un pays en guerre, où règne la misère, le chacun pour soi, la détresse, la loi du plus fort, les viols… et où la vie peut rendre les gens mauvais. Tout est suggéré, rendant encore plus forte l’évocation de deux femmes en détresse, n’ayant pour unique rêve que de partir ailleurs pour tenter de vivre une vie meilleure.

Un livre sensible et émouvant !

Merci à Babelio et aux éditions Rageot de m'avoir proposé cette lecture lors d'un Masse critique spécial.

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Qu’est-ce que la méthode Vittoz ? Un art de vivre 

Publié le par Doc Bird

« Qu’est-ce que la méthode Vittoz ? Un art de vivre » de G. Laurent-Kaeppelin, éditions Pierre Téqui

J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse critique Non fiction de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Téqui, pour l’envoi.

J’avais demandé ce titre, ayant déjà entendu parler de la méthode Vittoz, notamment avec les enfants, et souhaitant en savoir plus.

Le livre est très court (54 pages) et ressemble plus à un fascicule de découverte, sans véritable approfondissement. Il propose de découvrir globalement les fondements de cette méthode inventée au début du XXème siècle par Vittoz, dans le cadre de ses recherches et expériences sur les personnes dépressives et névrosées.

Il s’agit d’une méthode permettant de réinitialiser les vibrations cérébrales, à l’aide de techniques aidant la personne à reprendre le contrôle de son cerveau, en étant pleinement présent et conscient à ce qu’elle fait, en focalisant son attention sur les sensations à travers les sens, en se concentrant sur sa respiration, en traçant mentalement des signes comme celui de l’infini. En somme, à vivre pleinement dans l’ici et maintenant.

J’ai un peu été déçue car j’ai eu l’impression de trop rester en surface de la méthode, n’ayant pas accès à des outils et exercices plus détaillés, ce qui m’a laissée sur ma faim. Un titre qui, pour moi, sert plus d’introduction, mais qu’il faut compléter par d’autres titres qui vont plus loin si on souhaite en savoir plus.

Par-contre, je retiens que c’est une méthode qui me fait penser à la méditation de pleine présence à soi et au monde. 

 

Qu’est-ce que la méthode Vittoz ? Un art de vivre 
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Rousse ou Les beaux habitants de l’univers

Publié le par Doc Bird

« Rousse ou Les beaux habitants de l’univers » de Denis Infante, éditions Tristram

Sur une terre où ne vivent plus que nature et animaux, Rousse la renarde vit dans le bois de Chet, où sévissent la sécheresse et la chaleur. Poussée par l’envie de découvrir un monde meilleur, où l’eau existe en abondance, et la nourriture foisonne, ainsi que par la curiosité de découvrir de nouveaux horizons, Rousse décide un jour de partir du bois où elle est née et part à l’aventure. Sur son chemin, elle croisera des endroits arides et desséchés, des endroits toxiques, des zones dangereuses, mais aussi des lieux agréables à vivre. Et surtout, elle va rencontrer d’autres animaux, comme l’ourse Brune, avec qui elle va découvrir l’amitié, Noirciel, le sage maître corbeau qui va l’initier à la sagesse, ou encore Ombre l’écureuil. Sa route est celle de son destin et de sa découverte de la vie.

Je remercie les éditions Tristram, ainsi que Babelio et l’opération Masse critique littérature, qui m’ont permis de lire un texte original, profondément touchant, poétique, onirique et en même temps tellement réaliste.

L’écriture est vraiment inédite, avec un texte poétique et philosophique où les articles et dérterminants ont disparu, tout comme l’homme de la planète, semblant donner un aspect majestueux et empli de respect à la nature, qui peut parfois se montrer cruelle.

Il s’agit à la fois d’un poème, d’une quête initiatique, de transmission de sagesse, d’une fable écologique, et d’une réflexion philosophique sur les connaissances et le sens de la vie.

J’ai apprécié de prendre le temps lire ce roman, empli de réflexions, et il fera sûrement l’objet de relectures ultérieures de ma part, pour mieux m’imprégner des mots.

Une très belle découverte et un véritable coup de cœur pour moi !

Je pourrais choisir de nombreuses citations, mais je n’en garderai qu’une, pour vous laisser le plaisir de la découverte :

 

Je comprends paroles de vieux corbeau. Sage. Sentencieux. Mots disent, mots racontent, mots expliquent. Mots inventent univers.

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L’amour en équation, 1. Dans la bulle d’Emilie

Publié le par Doc Bird

« L’amour en équation, 1. Dans la bulle d’Emilie », scénario de Camomille, dessin et couleur de Clara Lang, éditions Delcourt

Emilie, autiste Asperger, vit seule avec sa grand-mère et son chat. Mais celle-ci tombe gravemement malade et lui demande de trouver quelqu’un avec qui se mettre en couple, car elle a peur de laisser sa petite-fille seule, sans personne pour veiller sur elle. Cette demande représente un énorme défi pour Emilie, qui a ses habitudes, n’aime pas communiquer avec les autres, et limite au maximum ses interactions au travail. Emilie part alors en quête de l’amour, mais ne sait pas comment s’y prendre. Et si elle essayait par commencer à trouver des amis ?

J’ai bien apprécié cette BD qui aborde le thème de l’autisme chez une jeune adulte, Emilie. Même si j’ai trouvé la demande de la grand-mère un peu trop brusque et précipitée (pourquoi demander à chercher un petit ami, et non pas commencer par des amis tout simplement ? ), la quête d’Emily est touchante, celle-ci devant essayer d’approcher les autres, et se posant des questions sur la sexualité. Elle va d’ailleurs en faire l’expérience, mais aussi chercher ce qu’est l’amour dans les livres. Le passage avec les citations d’Ovide, qui montrent combien ce sont souvent des livres écrits par des hommes, où la femme reste dans le rôle d’objet ou de proie à chasser ou apprivoiser, prouve qu’il y a encore du chemin à parcourir. Dans sa recherche, Emilie va rencontrer de nouvelles personnes, se faire des amis, expérimenter l’amour sous différentes facettes, et on sent qu’elle va découvrir de nouvelles choses, quand on arrive à la fin. Un tome 2 est paru, et un tome 3 prévu.

Un titre intéressant pour découvrir l’autisme de l’intérieur, les difficultés ressenties au quotidien quand les habitudes sont dérangées, le bruit trop fort, ou la difficulté à décoder les expressions ou l’humour décalé. Les pages documentaires proposées en fin d’ouvrage, présentant les troubles autistiques, permettent aussi d’en savoir plus. Et c’est aussi la première fois que je lis un titre qui aborde amour et autisme.

Merci à Babelio et aux éditions Babelio de m’avoir proposé la lecture de cette BD.

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17 millimètres

Publié le par Doc Bird

« 17 millimètres » de Florence Medina, éditions Scrineo

Résumé : Mona a eu sa première fois avec Liam en camp d’été. Mais le préservatif a craqué, et ils n’ont pas osé aller demander aux monos d’aller acheter en pharmacie la pilule du lendemain. Mona pense que ce n’est pas grave, car elle venait d’avoir ses règles. Mais six semaines plus tard, les tests sont formels, Mona est enceinte d’un embryon de 17 millimètres…

Mon avis : Coup de cœur pour ce roman écrit en vers libres qui parle avec justesse de l’avortement.

Mona a ses premières relations sexuelles avec son amour de vacances, Liam, mais le préservatif a craqué. Ayant honte d’en parler aux moniteurs du camp d’été, ils ne demandent pas d’aller chercher la pilule du lendemain, et Mona se dit qu’il est impossible qu’elle tombe enceinte car elle venait d’avoir ses règles.

Mais les règles des ovules et des spermatozoïdes sont impénétrables, et voilà que Mona découvre qu’elle est véritablement enceinte : les tests sont formels ! Elle sait que l’embryon fait 17 millimètres, elle l’a trouvé sur Internet. Elle sait aussi qu’elle peut avorter, car elle ne désire pas devenir maman à 16 ans.

Mais cela ne rend pas les choses plus simples pour autant. Heureusement, elle peut en parler à sa meilleure amie, Rose, qui va l’accompagner dans les démarches, au Planning familial…

Ce roman est percutant, tellement les mots sont justes pour parler de grossesse non désirée et d’avortement. On passe par les étapes du déni, de la colère, et de la prise en charge. Toutes les étapes et démarches sont bien expliquées, ainsi que les doutes, le poids de la société et du regard des autres, le sentiment d’injustice par rapport aux femmes qui n’arrivent pas à tomber enceintes, le fait qu’on laisse peu de place aux hommes et que ce serait une affaire de femmes, le dialogue avec cet embryon dans le ventre, le combat des femmes pour que l’avortement devienne légal en France, le fait qu’avorter est tout sauf un acte anodin, que ce geste ne s’oubliera jamais, quel que soit l’âge qu’on a quand cela arrive.

Un roman fort et intense à lire et faire lire autour de soi ! 

Ce roman sort demain en librairie. 

Merci à Babelio et aux éditions Scrineo de m’avoir proposé la lecture de ce livre lors d’un Masse critique spécial.

Quelques extraits :

Cette fille-là
N’est pas un assassin une assassine
Parce qu’elle choisit
La vie
La sienne
Plutôt que celle du fayot

Parce que j’ai peur
Peur, je peux même pas te dire à quel point
Peur de tout
Peur de le virer
Peur de le garder
Peur d’avoir mal
Peur que ça existe
Peur que ça n’existe que pour moi
Comme si ce n’était rien
Envie que ça ne soit rien
Alors que ça ne peut pas être rien
Puisque ça m’arrive

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 Le garçon qui voulait être un chat

Publié le par Doc Bird

« Le garçon qui voulait être un chat » de Véronique Foz, illustrations de Johanne Licard, éditions Tom Pousse, collection AdoDys

Résumé : Ilyan est un garçon qui est autiste Asperger. Depuis tout petit, il rencontre des difficultés à s’intégrer et communiquer avec les autres. Adorant les chats qui le lui rendent bien, il est persuadé d’être un chat coincé dans un corps d’humain. Heureusement, son grand-père est là pour le soutenir, mais il perd la mémoire.

Mon avis : C’est le deuxième livre que je lis de cette collection, permettant à chaque lecteur de se mettre dans la peau d’un jeune porteur d’un handicap. La couleur du papier, la police de caractère et les espacements sont conçus pour aider au maximum les lecteurs en difficulté.

On rencontre dans ce roman Ilyan, depuis sa naissance jusqu’à ses années collège. Depuis tout petit, il est différent, avec son horreur d’être touché, ses crises, ses manies, son apprentissage tardif de la parole. Un jour, le diagnostic tombe, il est autiste Asperger. Cette reconnaissance de son handicap va lui permettre de bénéficier d’aide dans son école, puis dans son collège, avec la présence d’un AESH pour l’accompagner.

Ilyan se sent seul et différent des autres, n’a pas d’amis, car tout le monde se moque rapidement de lui, voire le harcèle. Son seul réconfort est dans la compagnie des chats, avec qui il a de bonnes relations, au point qu’il est persuadé être un chat dans un corps d’humain. Et il peut compter aussi sur sa famille pour le soutenir, avec sa mère qui fait le maximum, sa grande sœur Mahault qui veut le protéger, et Papijo, son grand-père, qui le comprend mieux que personne.

Mais ce dernier commence à perdre la mémoire, et c’est le drame pour Ilyan qui est prêt à tout pour l’aider à retrouver ses souvenirs, même à travailler avec Sol, une collégienne plus âgée que lui.

Un beau roman qui permet de comprendre l’autisme, avec les difficultés à vivre en groupe, dans le bruit, la passion pour certains sujets avec leur connaissance incroyable, les difficultés pour comprendre les autres et pour décrypter leurs émotions, les professeurs parfois démunis car non ou mal formés, les familles qui se battent et font au mieux, les autres enfants et adolescents qui vont vite se moquer et harceler une personne trop différente.

C’est aussi l'histoire d'une belle relation entre un garçon et son grand-père, malgré la mémoire qui part, renvoyant Ilyan à sa solitude et à son sentiment de perdre la seule personne qui le comprenait et le soutenait totalement.

Et c’est aussi un beau message sur la naissance d’une possible amitié, pour peu que chacun en apprenne plus sur l’autre.

Un beau roman émouvant.

Merci à Babelio et aux éditions Tom Pousse de me l’avoir envoyé dans le cadre du masse critique littérature jeunesse.

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Le Salon de thé du bonheur retrouvé 

Publié le par Doc Bird

« Le Salon de thé du bonheur retrouvé » de Céline Gaudel, éditions Jouvence, collection Jouvence roman

Voici un roman reçu dans le cadre du Masse critique littératures, et je remercie Babelio et les éditions Jouvence de me l’avoir envoyé. Ce roman est présenté comme un roman feel good, et a reçu le prix du roman bien-être 2023, prix que je ne connaissais pas, et qui en est à sa quatrième édition.

Candice a perdu goût à la vie et l’inspiration pour écrire ses romans depuis la mort brutale de son mari il y a quelques mois. Elle erre dans un appartement vide de sa présence, retrouvant autour d’elle des éléments lui rappelant sans cesse son bonheur passé. Sa fille, Mathilde, a elle aussi du mal à vivre ce deuil, et rentre un jour de son travail de pâtissière dans un établissement parisien de prestige énervée, et soulagée d’avoir démissionné. En regardant une émission télé avec sa mère, elle découvre qu’un couple du nord de la France recherche désespérément un repreneur pour leur boulangerie et salon de thé. C’est le déclic ! Et Mathilde va persuader sa mère que reprendre cette boulangerie-salon de thé est l’opportunité qu’il leur faut pour pouvoir tourner la page des douleurs et de la tristesse, et repartir vers un avenir plus serein et positif. Les voilà alors toutes deux parties pour un petit village du nord, où elles vont rencontrer de nouvelles personnes, se confronter à leur passé, et aborder leur nouvelle vie.

Le résumé de l’histoire était bien alléchant, avec la reconstruction d’une mère et d’une fille abîmées par la vie, le tout dans une boulangerie-pâtisserie, où les recettes de Mathilde de gâteaux de Noël donnent l’eau à la bouche, et où on viendrait se poser avec joie dans le salon de thé, pour manger de délicieuses pâtisseries un livre à la main. Cet aspect est d’ailleurs un point fort du récit. On s’imagine s’installer douillettement dans ce bel endroit chaleureux.

Mais cet aspect de conte de Noël m’a semblé bien trop éloigné de la réalité, avec une histoire qui se déroule en l’espace de deux mois, et où tout se déroule trop rapidement pour être crédible. En quelques jours, Candice et Mathilde réussissent à monter un dossier à la banque, déménager, ouvrir dès leur arrivée la boulangerie et salon de thé, où tout le monde vient rapidement, avec le bouche à oreille qui fonctionne tellement que leur boutique ne désemplit pas. Et j’ai trouvé l’histoire trop cousue de fil blanc et prévisible, entre l’amour qui va pointer vite le bout de son nez, des lettres retrouvées dans un grenier qui vont être mises vite en lien avec un personnage, le tout dans une ambiance de Noël un peu trop idéale pour être crédible. Il m’a manqué de temps pour approfondir les personnages, laisser le temps aux situations d’évoluer, car tout démarre un 25 octobre et se termine bien un 24 décembre. Certes, la magie de Noël existe, mais j’ai trouvé les ficelles un peu grosses.

Un livre à lire plus comme un conte de Noël. Sinon, vous risquez d’être un peu déçue, comme moi.

Ce roman paraît en librairie aujourd"hui.

Un extrait 

La lecture, ça se partage ! Et les livres sont faits pour être lus, pas pour prendre la poussière sur des étagères…

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Une nuit de mon enfance

Publié le par Doc Bird

« Une nuit de mon enfance » de Gaël Aymon, éditions Nathan

Résumé : A 17 ans, Aurore est marquée par le drame de se son enfance : elle a failli se noyer et la personne qui l’a sauvée est morte. Alors elle décide de retrouver Trevor, le fils de la victime, pour essayer de surmonter son traumatisme et sa culpabilité. Mais elle va découvrir d’autres secrets douloureux…

Mon avis : Merci à Babelio et aux éditions Nathan de m’avoir proposé ce roman lors d’un Masse critique spécial. Il paraît en librairie demain, le 6 juillet.

On y fait la connaissance d’Aurore, 17 ans, qui a arrêté ses études, s’est émancipée, et a un boulot dans une école. Elle se tient le plus loin possible de sa famille, et de sa sœur aînée, car elle a l’impression d’avoir été abandonnée et se sent coupable de ce qui est arrivé lorsqu’elle était petite. Décidée à dépasser ce traumatisme, elle décide de partir à la recherche de Trevor, le fils de l’homme qui l’a sauvée et s’est noyé. Elle pense pouvoir ainsi aller mieux et de l’avant.

Elle fait la connaissance d’un jeune homme à la voix d’or, qui semble vivre uniquement lorsqu’il chante, mais peut se révéler froid et distant le reste du temps, comme si lui aussi était resté bloqué sur cette nuit tragique.

En fouillant dans le passé, et en retrouvant des bribes de mémoire qu’elle va interpréter avec son regard d’adulte, Aurore va alors découvrir que certains secrets peuvent en cacher d’autres, encore plus horribles et difficiles à surmonter.

J’ai beaucoup aimé ce roman à l’écriture poétique qui remonte dans l’enfance sous forme d’un conte, pour mieux laisser transparaître les émotions à fleur de peau, et le regard d’une Aurore jeune qui croyait aux contes et au merveilleux. Contrairement à ce qui était annoncé sur la quatrième de couverture, je ne qualifirais pas ce roman de thriller psychologique, mais plus de plongée dans la noirceur des hommes, leurs conséquences traumatisantes qui peuvent détruire toute une famille, des non-dits douloureux, et d’enfants dépasssés par leur souffrance et réagissant au mal qui leur est fait à leur façon…

Un roman douloureux et qui donne en même temps espoir, montrant le long chemin vers une possible reconstruction. Un beau mélange de poésie, de contes et de noirceur de la réalité.

Un extrait : 

Les adultes pouvaient donc faire du mal, agir avec violence. Alors, comment leur faire confiance ? De quoi étaient-ils capables, au fond ? Quelle part d’ombre les habitait tous ?

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Inventer des rituels contemporains pour vivre dans un monde incertain

Publié le par Doc Bird

« Inventer des rituels contemporains pour vivre dans un monde incertain » de Thierry Jansen, éditions Guy Trédaniel

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Guy Trédaniel pour m’avoir envoyé ce livre lors du dernier Masse critique. Il a été écrit par Thierry Jansen, psychothérapeute qui a fondé en Belgique l’Ecole de la Posture juste. Ancien chirurgien, son approche met le lien entre entre le corps et la conscience.

A une époque où les conflits mondiaux s’enflamment, le réchauffement climatique bouleverse nos certitudes sur le monde, Thierry Jansen propose de permettre à chacun de créer des rituels qui permettent de se rassurer et de s’adapter à ce monde mouvant.

Il commence d’ailleurs par nous expliquer que l’idée de ce livre lui est venue après le Covid, époque très stressante où rien n’était sûr, et pendant laquelle il a proposé via Facebook des méditations guidées qui ont permis à des milliers de gens de se sentir mieux, connectés aux autres via ce rituel régulier.

Il nous explique que l’humain a besoin de la force de rites et de rituels pour se sentir appartenir à une communauté, affronter les étapes et les épreuves de la vie, car le cerveau humain a besoin de sécurité et de stabilité. En expliquant à quoi servent rites et rituels, en en présentant certains issus des traditions et religions, il nous propose aussi de créer nos propres rituels qui correspondent à nos besoins, en y mettant notre corps et notre conscience, et en laissant notre intuition nous guider pour les inventer.

Un livre qui fait réfléchir et peut aider à oser créer ses propres rituels.

Quelques extraits :

la seule spiritualité qui compte est celle qui est incarnée, manifestée dans des actions concrètes à travers le corps

Prendre un moment, sacraliser le temps en lui donnant l’importance de l’intention qui motive notre démarche, revenir à nous-même

Nos existences sont emplies d’habitudes qui, conscientisées, peuvent devenir de petits rituels quotidiens.

Nous devrions nous demander quelles sont nos préoccupations et quels sont nos besoins dans notre vie personnelle, dans notre vie en communauté, par rapport à notre environnement.

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