L’ombre de la baleine
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« L’ombre de la baleine » de Camilla Grebe, éditions Le Livre de Poche
Des cadavres de jeunes hommes sont repêchés près des côtes de l’archipel de Stockholm, et leurs décès semblent avoir beaucoup de points communs. Malin, jeune flic enceinte, et Manfred, son chef, qui vit des moments douloureux avec sa fille plongée dans le coma, vont tous deux mener cette enquête, qui va les mener au-delà de l’affaire de drogue qu’ils imaginaient.
Samuel est un jeune homme qui a basculé dans le trafic de drogue par simplicité de l’argent gagné, mais qui va rapidement se retrouver en mauvaise posture, par un enchaînement de circonstances. Il se retrouve alors chassé de chez lui par sa mère, et en cavale car le chef pour qui il travaillait le poursuit pour récupérer son dû. Il va alors répondre à une petite annonce pour garder un jeune plongé dans le coma, Jonas, dans une maison isolée. Il pense que c’est le bon moyen pour se cacher un moment avant de penser à la suite, mais rien ne va vraiment se passer comme prévu…
C’est le deuxième titre que je lis de cette autrice, et cette fois-ci, l’accent n’est pas sur Malin, comme dans « Le journal de ma disparition », mais sur Manfred, qui vit des moments douloureux et difficiles, car sa petite fille est entre la vie et la mort, et il s’en sent en même temps coupable. Lui, habitué à s’habiller de façon chic, va sombrer dans le désespoir, tout en gardant malgré tout espoir que sa petite fille puisse rouvrir les yeux.
C’est d’ailleurs le thème de la famille et des relations familiales qui est au centre de ce roman, entre la vie personnelle de Manfred, les relations faites d’amour et de peur de mal faire entre Samuel et sa mère, ou les soins prodigués à Jonas par sa mère. Sont également abordés les thèmes de l’emprise mentale par un groupe sur une personne, la révolte adolescente, l’influence des réseaux sociaux, ou la folie conséquente à un drame familial.
Camille Grebe a le talent de mêler les voix des différents personnages, en alternant les chapitres vus du point de vue de Manfred, de Samuel, et de sa maman, Pernilla. Le suspense monte progressivement, on comprend peu à peu que tout est lié, et l’angoisse monte insidieusement de chapitre en chapitre. Tout s’entrelace pour former une intrigue passionnante. D’ailleurs, la fin s’accélérant dans les révélations, je n’ai pas pu refermer le livre avant de la connaître, tellement le roman était addictif.
Un deuxième titre que je découvre de cette autrice, et si je peux en trouver d’autres à la médiathèque, je lirai avec plaisir d’autres titres !