« Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaître, éditions Le livre de poche
Résumé : 1927. A la mort de son père Marcel Péricourt, Madeleine se retrouve seule. Elle va vivre un épisode douloureux et tragique à cause de son fils. Et surtout, elle va se retrouver dépouillée de son argent. Face à ses coups du sort, Madeleine décide de relever la tête…
Mon avis : Ce roman est la suite d’« Au-revoir là-haut », et fait partie d’une trilogie appelée « Les Enfants du désastre ». Le premier tome m’avait beaucoup marquée, aussi bien par la thématique que par l’écriture, et j’ai retrouvé ici l’atmosphère sombre et lugubre de Pierre Lemaître, entrecoupée de moments d’humour parfois grinçant. Je ne pensais pas au départ lire la suite, mais je me suis finalement lancée, et j’ai beaucoup plus apprécié ce deuxième tome.
On retrouve Madeleine Péricourt, qui vient de perdre son père. Elle se retrouve seule à la tête de l’empire financier par son père. Mais le jour de l’enterrement de son père, un tragique accident va arriver à son fils. A partir de ce moment, Madeleine sombre, hébétée, et ne pense plus qu’à son fils. Certains vont en profiter, et Madeleine va se retrouver ruinée.
Elle va alors reprendre sa vie en main, et décider de se venger de tous ces hommes qui ont profité d’elle et lui ont fait du mal.
Pierre Lemaître brosse le tableau plutôt sombre d’une société dominée par les hommes, où l’argent sert à tout négocier, les malversations courantes, et l’évasion fiscale déjà un problème. Dans ce monde d’après guerre, les rivalités et tensions s’exacerbent entre les pays d’Europe, et l’ombre d’Hitler et du fascisme pointent.
Dans ce monde difficile, où chacun veut plus d’argent par tous les moyens et aux dépends des autres, Madeleine décide de reprendre les rênes de sa vie en mains, et malgré son éducation l’ayant peu préparée, va ourdir dans l’ombre sa vengeance contre les hommes qui ont abusé de sa situation.
Un roman fulgurant, que j’ai lu presque d’une seule traite, qui tient en haleine, et contient de nombreux rebondissements, et peint une société peu reluisante.
Je pense que je me lancerai dans la lecture du tome 3.
« Frère noir, noir de frère » de Jewell Parker Rhodes, éditions Hachette
L’histoire : Donte arrive dans un nouvel établissement privé suite au déménagement de ses parents, et il n’arrive pas à se faire accepter, étant le seul noir, alors que son frère, Trey, qui a la peau blanche, s’intègre parfaitement. L’ensemble des adultes semble le prendre pour un futur délinquant, et Alan, le capitaine de l’équipe d’escrime, ne cesse de le harceler et de l’humilier en public, l’interpelant par le surnom « Frère noir, noir de frère ».
Et un jour, tout cela va aller trop loin : Donte se retrouve accusé de méfaits dans la classe, et la police vient le chercher. Dans la cellule du commissariat, Donte se retrouve seul face à ses peurs et à l’humiliation. Ses parents vont le sortir de là, mais il va devoir passer en jugement. Il trouve alors en lui la colère et la rage pour décider de lutter contre les préjugés et le racisme face aux personnes noires.
Mais comment faire ? Se battre physiquement est ce que tout le monde attend pour le pointer du doigt et montrer son caractère dangereux. Il va alors décider de se concentrer sur Alan, et vouloir se mettre à l’escrime pour le battre sur son propre terrain. Il va rencontrer un entraîneur noir qui a participé aux jeux olympiques, et va découvrir en lui des forces insoupçonnées, et surtout une passion pour l’escrime, alors qu’il n’était jusque-là pas trop attiré par le sport, contrairement à Trey qui excelle au basket.
Et son entraîneur va surtout lui apprendre les règles éthiques et valeurs de l’escrime : gagner n’est pas le but, humilier l’adversaire encore moins. Au contraire respect et humilité sont de mise. Entouré par sa famille et son entraîneur, Donte va commencer à trouver sa propre place.
Parviendra-t-il à garder son sang-froid lorsqu’il rencontrera Alan en compétition ? Et comment son jugement se passera-t-il ?
Mon avis: Voici un roman engagé, qui permet à la fois de parler du racisme, des personnes et des familles racisées, mais aussi d’un sport que je connaissais peu, l’escrime. L’écriture est par moments vive et envoie des coups de fleuret, mouchant le lecteur.
Je le savais déjà, mais ce roman m’a rappelé que la couleur est vraiment un facteur de réussite ou d’échec, surtout aux Etats-Unis. Les jeunes à la peau noire ont beaucoup moins de chance de réussir dans la vie : on pense tout de suite qu’ils vont mal tourner, commettre des méfaits, et ils sont les coupables idéals, même quand ils n’ont rien fait. Et que dire de l’éducation : les établissements où il y a des noirs proposent moins d’activités différentes, et jamais de l’escrime, qui semble réservée à une élite blanche. Et quand un noir entre dans une prestigieuse école où il est minoritaire, tout est fait, que ce soit au niveau des adultes ou celui des élèves, pour que la personne soit isolée, harcelée, et quitte l’établissement. Tout est fait pour le pousser à la faute.
Et il est difficile pour les familles mixtes de vivre aussi dans cet environnement, où les gens ne comprennent pas que deux frères puissent avoir une couleur de peau différente, et où l’un aura plus de facilités que l’autre. Face à ce mur de préjugés et de racisme, beaucoup de jeunes laissent la colère les envahir, et ont alors les réactions que les autres attendent d’eux.
Donte est au bord du fil. Il a la chance de réussir à convaincre un entraîneur noir, qui est allé très haut dans la compétition, mais s’est laissé rattraper par la colère et a mis fin à sa carrière. Il ne souhaite pas que Donte répète les mêmes erreurs que lui, et va poser des règles avec lui et le mettre à l’épreuve pour prouver sa persévérance.
Donte découvre alors un nouveau sport, l’escrime, avec ses règles, son entraînement, ses valeurs, et va découvrir qu’il est fait pour l’escrime : quand il combat, il se sent lui-même, arrive à réfléchir et à prendre de la distance pour élaborer sa tactique et contrer celle de l’adversaire.
Un roman qui donne envie de connaître les sportifs de haut niveau de l’escrime, dont l’image renvoie à un sport de blanc, mais où des personnes d’autres couleurs ou origines peuvent exceller, et qui peut donner envie aux jeunes de s’engager à leur échelle dans la lutte contre les discriminations.
Petit bémol, j’ai trouvé dommage que dans les dernières pages, il y ait eu des erreurs sur le prénom d’Alan qui s’est transformé plusieurs fois en Alain. C’est dommage alors qu’il s’agit des pages qui donnent une dernière impression au lecteur.
Un extrait :
Coach exprime des choses que j’ai déjà ressenties, comme le fait de céder facilement devant l’opinion négative de quelqu’un. (Si cette personne pense que je suis un voyou, pourquoi ne pas agir comme un voyou ?)
«J’ai encore menti !» de Gilles Legardinier, éditions J’ai lu
Résumé : Laura joue des mensonges dans sa vie, parfois pour la rêver plus belle qu’elle n’est, notamment en ce qui concerne l’amour. Mais un jour, un accident va la rendre amnésique, et elle va repartir pour tout de zéro. Pourra-t-elle se réinventer une vie ?
Mon avis : J’aime bien les romans de Gilles Legardinier, qui mêlent réflexions sur la vie et humour. Cette fois-ci, j’ai trouvé la lecture sympa, mais je sens que mon enthousiasme commence à s’essouffler.
Le roman met en avant Laura, une jeune femme assistante sociale, qui essaie de se débrouiller comme elle peut face à la vie, notamment l’amour qu’elle rêve beaucoup. Le compteur va être remis à zéro le jour où elle a un accident de poney, et qu’elle se réveille totalement amnésique. Elle va devoir tout réapprendre à vivre, aussi bien pour les gestes de la vie de tous les jours, que pour les relations aux autres, les émotions et les sentiments.
Elle a ainsi l’occasion d’avoir une nouvelle vie, dans laquelle elle pourrait être enfin elle-même. Pour cela, elle peut compter sur Lucie, sa meilleure amie, qui va l’aider à reprendre pied, et elle va peut-être aussi rencontrer l’amour.
L’humour est bien présent, notamment avec le décalage entre les paroles et comportements de Laura par rapport à ce qui est attendu en société, ses questions naïves, mais une certaine lassitude s’est emparée de moi à la lecture de ce roman. J’ai moyennement accroché à l’histoire, même si la personnalité de Laura est intéressante, et j’ai trouvé dommage que les chapitres s’enchaînent sans parfois une suite logique, me perdant un peu. Un roman feel good intéressant à lire, mais ce n’est pas mon préféré.
Un extrait :
Plus je redécouvre le monde, plus je m’aperçois que nous sommes une espèce qui s’attache aux objets dès qu’ils nous rappellent des gens ou des sentiments.
« Les parents, à table !!! » de Sylvie Da Silva, éditions Mango jeunesse
Les élèves sont friands de livres proposant des recettes de cuisine, et j’ai acheté celui-ci car il présente différents menus, avec entrée, plat et dessert, issus de différents pays, et qu’il propose aux jeunes de se mettre dans la peau de petits chefs qui régaleront leurs parents.
En dehors des recettes, assez simples à réaliser, et parfois avec l’aide des parents pour la sécurité, des suggestions sont aussi données pour la présentation de ces menus, car on sait que les yeux ont aussi un grand rôle à jouer dans la mise en appétit.
Sont proposés des menus italien, spécial Halloween, végétarien, pique-nique, mexicain, apéro, américain, japonais, brunch et crêpes.
« La Bête et Bethany» de Jack Meggitt-Phillips, illustrations d’Isabelle Follath, éditions Bayard jeunesse
Résumé : Ebenezer vit depuis plus de 500 ans avec un monstre horrible qui sent le chou bouilli, mais lui donne tout ce qu’il veut, dont une potion d’éternité, en échange de nourriture. Mais un jour, la Bête lui réclame un plat original, un enfant bien dodu ! Ebenezer est horrifié, mais part en quête de l’enfant le plus détestable possible. Et il va rencontrer Bethany, une fille au fort caractère…
Mon avis: Nous voici dans l’automne où les nuits commencent à empiéter sur les jours, et cachent des ombres menaçantes. Et ce roman proposé par Babelio et les éditions Bayard, que je remercie pour l'envoi, tombe à pic en cette saison.
Rien que la couverture nous donne un avant-goût de ce qui attend le lecteur qui osera ouvrir ce livre, et tomber face à un monstre puant et hideux.
Le monstre, ou plutôt la Bête, vit au dernier étage de la maison d’Ebenezer, et peut manger les mets les plus exotiques ou impossibles, qu’Ebenezer lui fournit, car elle a un pouvoir magique, qui lui permet de faire sortir de sa gueule tout ce qu’il désire, et surtout la potion de vie éternelle. Tout va bien entre Ebenezer et la Bête depuis des centaines d’années, 511 ans pour être précis.
Ebenezer vit une vie de rêve, et parcourt parfois le monde en quête de nourriture rare et insolite pour la Bête : ours polaire, meuble rare, ou perroquet chantant. Mais un jour la Bête exige de goûter à un enfant.
Ebenezer est horrifié de la demande, essaye de refuser, mais il a besoin de sa potion de jeunesse. Alors il part en quête d’un enfant, mais c’est plus difficile à attraper que prévu, car il y a toujours des parents avec eux. Il va alors se rendre dans un orphelinat, où il va rencontrer l’enfant parfaite, suffisamment détestable pour qu’il ne regrette pas de la donner à manger : Bethany, qui refuse une bonne éducation, vole, fait des bêtises, est insolente…
Mais Bethany a plus d’un tour dans son sac, elle trouve la Bête moche et grosse, et la Bête ne la trouve pas assez grosse.
Ebenezer a alors quelques jours pour la rendre dodue, alors qu’il sent le manque de la potion d’éternité, et se sent vieillir chaque jour. Et lui qui ne souhaitait qu’une chose, se débarrasser au plus vite de l’horripilante Bethany, va alors découvrir qu’il peut aussi s’attacher à elle malgré son mauvais caractère. Et Bethany va aussi découvrir un adulte différent des autres, qui pourrait bien la faire changer de comportement. Mais comment échapper à la Bête ?
Voici un roman que j’ai bien aimé, mêlant à la fois un humour pince sans rire à l’anglo-saxonne, une histoire de monstre horrible et puant à souhait, du fantastique, une jeune fille au caractère un peu trop bien trempé, un homme immortel qui va découvrir l’amitié et l’attachement, nous donnant une histoire originale, réjouissante, et effrayante à la fois.
Ce roman permet de réfléchir sur le pacte qu’on peut parfois nouer avec le diable, et l’illusion d’une vie rêvée, mais qui est payée chèrement. Car la Bête veut qu’Ebenezer ne soit attachée qu’à elle, et a un argument de poids avec sa potion d’éternité, pour que ce dernier lui obéisse, n’hésitant pas à faire tout ce qui est demandé. L’arrivée de Bethany va le faire sortir de sa zone de confort, et il va oser penser par lui-même, vivre vraiment sa vie avec les autres, et oser faire ses propres choix.
Et l’histoire se termine en laissant la porte ouverte vers un tome 2 prévu en 2023, qui se sera certainement tout aussi truculent !
Quelques extraits :
Une vie de rêve peut transformer quelqu’un en un affreux individu. Quelqu’un qui a tendance à oublier que beaucoup de gens ont des problèmes et n’éprouve finalement ni intérêt ni compassion pour les autres.
A chaque fois qu’il avait consenti à l’aider pour obtenir son élixir ou n’importe quel cadeau en échange, il avait commis un acte barbare
Excusez-vous pour les erreurs que vous avez commises et souvenez-vous des amis que vous avez perdus, mais laissez tomber les remords. Quand on s’attarde trop longtemps sur le passé, on oublie de vivre.
Résumé : Maxime a 11 ans, sait qu’elle a un prénom étrange pour une fille, a peur parfois, et a soif de connaissances pour savoir quoi faire si quelque chose arrivait. Et Maxime découvre aussi en elle un sentiment inconnu par rapport à son amie Chloé. Serait-ce de l’amour ?
Mon avis: Ce roman écrit en vers libre peut être lu en silence ou scandé à voix haute, révélant la force des mots de Maxime, jeune fille qui se pose des questions sur la vie, ses peurs, mais aussi ses sentiments. Car Maxime ressent au fond d’elle un sentiment nouveau pour son amie Chloé, et n’arrive pas à le nommer. Elle va progressivement comprendre qu’il s’agit d’amour. Elle va alors vouloir enquêter pour savoir si c’est possible qu’une fille aime une autre fille.
Ce que je viens d’écrire sur ce roman n’est pas à la hauteur du texte, que je trouve magnifiquement écrit, et de la finesse des interrogations et des réflexions de Maxime, qui aime sa maman, a peur quand celle-ci pourrait aller mal, est avide de savoirs, ne comprend pas pourquoi elle ressent certaines peurs et fait des cauchemars, veut en savoir plus sur la vie sous-marine, et découvre un sentiment nouveau en elle : son amour pour Chloé.
Elle trouvera certaines réponses à ses interrogations auprès de la bibliothécaire, un modèle d’approche par rapport à la question de l’homosexualité, qui va comprendre à demi-mots les questions de Maxime, et va l’aider à trouver des réponses dans les livres.
« Shaman, la trilogie. Tome 1 – La Quête » de Tigran, éditions Mama
J’ai reçu ce livre lors du dernier Masse critique de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Mama, que j’ai d’ailleurs découvertes grâce à ce titre. Quand j’ai ouvert le livre, une gentille attention m’y attendait avec une dédicace de l’auteur accompagnée d’un joli marque-page.
Les éditions Mama sont spécialisées dans le domaine du spirituel et du chamanisme, et cherchent à faire advenir plus de conscience. L’auteur, Tigran, a mis de son expérience dans ce titre, même si l’histoire est fictive.
On y fait la connaissance d’un français qui a beaucoup voyagé, notamment en Mongolie, et en qui une chamane a reconnu son héritier. Il a suivi une initiation sur plusieurs années, et attend le signe qu’il est bien destiné à être chamane. Et ce signe va lui arriver sous forme de foudre qui va le frapper sans le blesser. Il va dès lors continuer à progresser dans le chemin spirituel du chamanisme, guidé par la chamane qui semble savoir et connaître tout ce qu’il vit.
Il va vivre des expériences qui vont l’emmener dans le monde des esprits, où il va apprendre l’humilité, l’écoute, le lâcher-prise et la dissolution de son ego, pour pouvoir réaliser au mieux sa mission. Il va aussi tomber amoureux d’une belle jeune femme que le destin semble lui destiner, mais qui est promise à une autre selon les traditions.
Ce livre ne se lit pas comme un récit, mais est construit sous forme de flashs qui montrent des moments de la vie du futur chaman, ses ressentis, ses expériences, parfois oniriques et douces, parfois violentes et générant la terreur. Ses voyages dans un autre espace-temps, et ses expériences spirituelles sont indiquées en italique, permettant au lecteur de comprendre à quels moments il part dans le monde des esprits pour vivre des expériences fortes.
Un titre déroutant, où on se perd dans les méandres de l’esprit et du récit par moments, sûrement voulu pour montrer les voies parfois tortueuses du chamanisme. On s’y perd parfois comme le futur chaman, ressentant une partie de son expérience. Un livre à lire par petits bouts, sans chercher à tout comprendre, et qui permet de lâcher prise par rapport à notre logique. Deux autres tomes poursuivent ce récit.
Quelques extraits :
Je prends conscience de l’espace, immense, du silence, et de ma chance. Je suis au bon endroit, au bon moment.
Je meurs à moi-même, et disparais. Dissolution de l’ego. Il n’y a plus de je. Que le néant…
Lâche prise. Et si tu veux prier, alors oui, vibre et imagine, prie et apprécie, mais sans attachement. Lâche prise.
Le vide est le message, le silence est le sens. Tout ici me dit que je n’ai rien à inventer, ni même à intenter. Et surtout rien à forcer. Qu’à être.
«Interfeel, 2. Les résistants » d’Antonin Atger, éditions Pocket jeunesse
Résumé: Après l’arrêt d’Interfeel pendant près de 5 minutes, Nathan a disparu, enfermé dans une prison-alvéole dont personne ne sait où elle se trouve. Chacun de ses amis a alors décidé de s’engager dans la résistance, selon des voies différentes…
Mon avis : Ce tome 2 est tout aussi passionnant que le premier, et ma seule déception est qu’il ait été plus court que le précédent 😉.
Dans ce tome 2, Nathan n’apparaît plus dans le récit, sauf pour savoir qu’il est emprisonné dans un endroit inconnu. Par-contre, nous suivons les parcours de ses différents amis.
Elizabeth a pris la tête de la résistance passive dans le quartier est de la ville, depuis que son frère a été arrêté, et rassemble les forces vives de l’informatique pour contrer Interfeel.
Adila et Nadem suivent les indications de Kassandra Kacem, et partent en direction du pays rouge pour retrouver la trace du créateur d’Interfeel.
Hanek, le professeur Claude et Talak partent à la recherche de l’endroit que leur signal le nouveau réseau de l’opale.
Et Kassandra Kacem veut se venger de Vlad Ekaton, et enquête de son côté.
On suit avec passion leurs différentes déambulations, et on voit surtout les différents adolescents évoluer psychiquement et émotionnellement, apprenant à accueillir leurs émotions pour mieux les dépasser.
Par rapport au tome 1, il n’y a pas de grosses révélations ni de gros rebondissements, mais on sent qu’un nouveau fil de résistance se tisse, et le tome 3 va sûrement nous révéler des surprises !
« Les Amies de papier, Tome 4 : Comme an quatorze», scénario de Christophe Cazenove et Ingrid Chabbert, dessins de Cécile, couleurs de Sandrine Cordurié, éditions Bamboo
Résumé : Charlotte et Meï grandissent et évoluent. Elles vont devoir effectuer un stage pendant leur année de troisième, et l’amour commence à pointer le bout de son nez.
Mon avis : Cette série est vraiment très agréable à lire, et met deux héroïnes très différentes, mais au caractère bien trempé.
Charlotte va découvrir qu’elle aime le théâtre, et se poser beaucoup de questions sur l’amour, tandis que Meï va avancer dans son chemin de vie et apprendre à profiter de la vie, pleine de changements. L’amour vient frapper à la porte de nos deux amies, et elles vont se poser beaucoup de questions, et parfois vont même se téléphoner au lieu de correspondre devant l’urgence de certaines situations.
Elles vont toutes les deux mûrir, et l’amour va prendre une place de plus en plus importante, chacune demandant des conseils à l’autre. Elles vont surtout comprendre qu’il est important d’ouvrir son cœur et de l’écouter, et qu’il est essentiel de vivre le moment présent.
« La quête d’Ewilan, T.7. L’île du destin », d’après l’œuvre originale de Pierre Bottero, adaptation de Lilian, dessin de Laurence Baldetti, couleurs de Nicolas Vial, éditions Glénat
Résumé : Ewilan et ses compagnons prennent une route chargée de dangers pour trouver l’île du Destin et délivrer les parents d’Ewilan.
Mon avis: Ce tome 7 clôture la quête d’Ewilan de façon magnifique.
La route pour trouver l’île du destin est semée de nombreux dangers, surtout qu’Elea Ril’Morienval est là, cherchant par tous les moyens à éliminer Ewilan et ses amis. Tous savent que cette dernière étape est compliquée, et qu’ils pourraient y laisser la vie, mais leur courage et leur amitié est plus forte que tout.
Moi qui avait adoré les romans de Pierre Bottero, j’ai trouvé que cette adaptation BD était très réussie jusqu’au bout, à la hauteur de ce magnifique univers. Le dessin, le graphisme et les couleurs nous emportent vraiment dans un autre monde, et je suivrai avec plaisir la suite des aventures dans le cycle des « mondes d’Ewilan ».