« Studio Danse, 11 » de Crip, Beka et Maëla Cosson, éditions Bamboo
Résumé : Julie, Luce et Alia continuent leur entraînement intensif de danse, mais l’amour s’en mêle aussi ! Et elles partent toutes les trois en stage de flamenco en Espagne. Olé !
Mon avis : Ce tome 11 va permettre aux lecteurs de découvrir le flamenco et sa culture, et réserve les surprises de l’amour à nos héroïnes !
Entre humour et découverte de la danse, cette série possède beaucoup d’atouts, et d’ailleurs, elle a reçu le partenariat de la Fédération française de danse.
Une belle façon de découvrir le monde de la danse !
« Musique verte » de Christophe Léon, éditions Thierry Magnier, collection Petite poche
Résumé: Thomas est en vacances avec son grand-père qui adore la nature. A son contact, il va en apprendre plus sur les plantes, et découvrir qu’on peut aussi faire de la musique avec.
Mon avis: Un court récit qui est une véritable ode à la nature, à sa beauté, comme à son utilité.
Christophe Léon magnifie les plantes, nous propose de regarder de plus près les plantes, fleurs et fruits qui nous entourent, et nous emmène dans une belle musique de reconnexion aux éléments naturels.
A lire pour rêver, mais aussi pour apprendre à prendre soin de notre environnement.
« Le temps est assassin» de Michel Bussi, éditions Presses de la Cité
Résumé: Eté 1989. La voiture de Clothilde fonce dans un virage en Corse et tombe dans un ravin. Seule Clothilde survit, son père, sa mère et son frère sont morts. Eté 2016. Clothilde revient en Corse avec son mari et sa fille. Elle va recevoir une étrange lettre qui va tout remettre en question sur ce qu’elle pensait savoir, et d’abord sur la mort de sa mère…
Mon avis : J’aime bien les romans policiers de Michel Bussi, qui m’emmènent toujours là où je ne m’y attendais pas. Et cette fois c’est encore réussi.
Clothilde a vu ses parents et son frère mourir sous ses yeux dans un accident de voiture, et revient des années plus tard sur le lieu du drame, qui a marqué à jamais sa vie. Dès le premier jour, des événements étranges ont lieu : ses papiers d’identité disparaissent du coffre, elle apprend que l’accident n’en était peut-être pas un, et surtout elle reçoit une lettre de sa mère, qui devrait être morte.
Est-ce un faux ou sa mère serait-elle encore vivante ? Mais pourquoi n’aurait-elle pas donné signe de vie depuis toutes ces années ? Si cette lettre était vraie, qui serait mort à la place de sa mère ? Aurait-on camouflé qu’elle était encore vivante au moment de l’accident ? Mais par qui et pourquoi ? Qui voulait tuer sa famille et pourquoi ? Clothilde va alors enquêter pour savoir ce qui s’est réellement passé ce jour-là, et tout le monde ne le voit pas d’un bon œil…
Les chapitres alternent entre 2016 et des retours dans le passé en 1989, grâce au cahier où Clothilde consignait ses réflexions d’ados, qu’elle n’a jamais retrouvé, et qu’une mystérieuse personne a en sa possession.
Une fois de plus, je me suis laissée embarquée dans ce récit où dominent les passions, et où les relations entre chacun et les sentiments peuvent mener au pire, le tout dans un décor de carte postale, mais où se passent de sombres machinations.
« Magic 7, tome 9. Le dernier livre des mages », scénario de Kid Toussaint, dessin de Kenny Ruiz, couleurs de Noiry, éditions Dupuis
Résumé : Les Magic 7 continuent d’intervenir dans le monde pour faire le bien. Ils apprennent que le dernier livre des mages peut être localisé et ils partent à sa recherche.
Mon avis : Ce tome 9, avant-dernier de la série, montre les 7 en quête du dernier livre des mages, qui pourrait les renseigner de façon ultime sur la magie.
Les voilà partis en quête de ce livre, bien caché et bien protégé. Ils vont alors rencontrer leurs doubles contraires, et avancer dans leur quête de connaissance de leurs pouvoirs. Cela permet de comprendre que tout ce qui existe a en face de lui son contraire, et que l’équilibre doit être recherché.
Ce tome 9 annonce la fin de la série, avec une dernière étape à franchir, en espérant qu’elle ne soit pas fatale à nos héros.
«Le prince de la brume » de Carlos Ruiz Zafón, éditions Robert Laffont
Résumé : En 1943, Max et sa famille quittent la ville pour un petit village en bord de mer. Mais dès leur arrivée, des phénomènes étranges ont lieu, comme l’attitude du chat recueilli, le jardin avec ses statues de pierre qui semblent bouger… Un être ténébreux semble réclamer le solde d’une dette…
Mon avis : J’avais déjà lu des romans de cet auteur, et j’apprécie toujours l’aspect onirique, poétique, fantastique et ésotérique de ces récits.
Ici, Max et sa grande sœur Alicia vont rapidement comprendre qu’ils ont emménagé dans une maison au lourd passé, qui cache de nombreux secrets. Ils vont rencontrer un garçon de leur âge, Roland, auquel un être diabolique s’en prend.
Quel est le rapport entre Roland et la maison où ils habitent ? Que veut cet être des ténèbres ? Et Max et Alicia pourront-ils empêcher le pire ?
Voici un beau récit fantastique qui joue avec les nerfs du lecteur et de ses héros, qui emmène vers les rivages de la peur, et prouve que les promesses faites ne doivent pas l’être avec légèreté, car parfois on peut signer un pacte avec le diable.
Ce roman est suivi du « Palais de minuit » et des « Lumières de septembre » que je n’ai pas encore lu. Un roman pour adultes, mais aussi pour ados.
Un extrait :
Quand la pluie tombait ainsi, Max sentait que le temps s’arrêtait. C’était comme une trêve durant laquelle on pouvait laisser son occupation du moment et, simplement, contempler de sa fenêtre durant des heures le spectacle de cette chute sans fin de larmes célestes.
«Miss Alabama et ses petits secrets » de Fannie Flagg, éditions du Cherche Midi
Résumé: Maggie, ancienne Miss Alabama, a décidé d’en finir avec la vie. Elle pense qu'à 60 ans, la vie ne peut plus rien lui offrir. Elle a décidé de la date et des modalités de son suicide, mais va devoir le repousser, car sa meilleure amie, Brenda, va l’inviter à un spectacle. Et c’est à partir de ce moment-là que les événements vont s’enchaîner, lui faisant retarder chaque jour l’acte. Et si c’était un signe ?
Mon avis: J’étais partie à la médiathèque avec l’idée d’emprunter « Beignets de tomates vertes », et comme il n’était pas en rayons, j’ai finalement emprunté cet autre roman de Fannie Flagg.
Dès le début, on découvre une Maggie déterminée et qui a planifié jusque dans les moindres détails son suicide, car elle pense que la vie ne peut plus rien lui offrir de bon, et qu'à 60 ans, elle est sur la pente descendante. Autant en finir de la façon dont elle le souhaite, quand elle peut encore choisir sa mort ! Mais une succession d’événements vont retarder l’échéance, comme une invitation de Brenda, pour un spectacle de derviches-tourneurs, qui va enclencher divers contretemps : un appel peu de temps avant de passer à l’acte qui va lui faire rebrousser chemin et agir pour son travail en fonction de ses convictions. Progressivement, Maggie va changer dans sa tête, dans sa façon d’appréhender les choses… Mais cela sera-t-il suffisant pour la faire changer d’avis ?
Ce roman est une plongée dans la ville de Birmingham, aux Etats-Unis, entre nostalgie du passé et un présent parfois difficile. Maggie regrette son passé, et analyse avec le recul ses erreurs de jeunesse. Elle qui avait été élue Miss Alabama, et était en passe de devenir Miss America, a fait des choix, et elle se retrouve à 60 ans, travaillant dans une agence immobilière, ce qui est loin de ses rêves de départ de gloire et de succès. Mais elle ne s’en plaint pas, et aime le travail qu’elle fait. Les divers contretemps qui l’empêchent de mettre à exécution son projet sont l’occasion d’approfondir son passé, ses relations, et font se demander si la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Quel que soit son âge, il suffit de décider de vivre sa vie, et d’être libre de ses choix.
J’ai bien aimé ce roman, se partageant entre tendresse, tristesse, moments joyeux et humour. Certaines parties sont particulièrement truculentes, comme la découverte d’un squelette et de son passé, une beuverie mémorable de Maggie avec sa pire ennemie, des opportunités qui apparaissent, Maggie qui ose enfin agir et parler librement…
« Les Mythics, Tome 9. Stonehenge » de Patrick Sobral, Patricia Lyfoung, Philippe Ogaki, éditions Delcourt
Résumé : Yuko et Miguel vont être téléportés en Angleterre chez un vieux monsieur, qui leur explique que le chaos est prêt à revenir, et que seule la déesse Gaïa pourrait le vaincre. Et leur mission est de réussir à savoir où cette dernière se trouve.
Mon avis : Mon intérêt pour la série avait été relancé avec avec le tome 8, et cela se confirme avec le tome 9.
Cette fois-ci, ce sont Yuko et Miguel qui vont devoir s’allier pour mener à bien une mission pour lutter contre le mal. Ils vont aussi rencontrer un étrange monsieur et sa fille, qui vit dans un corps de marionnette, et va découvrir la joie d’avoir des amis.
Mais comme dans le tome précédent, tout n’est pas aussi limpide qu’il y paraît, et il semblerait que le mal réussisse à diriger les héros là où il veut, afin de pouvoir régner en maître sur le monde, trompant ainsi tout le monde.
Maintenant que tous les héros se sont alliés par paire, et que le mal semble prêt de revenir, pourront-ils lutter contre le chaos ?
«Une bête au Paradis » de Cécile Coulon, éditions L’Iconoclaste
Le Paradis, c’est une ferme isolée où Emilienne vit avec ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel, depuis que leurs parents sont morts dans un accident de voiture. Et c’est là aussi que travaille Louis comme commis de ferme, recueilli par Emilienne. Le Paradis, c’est toute la vie de Blanche, elle y est viscéralement attachée depuis son enfance. D’ailleurs, elle ne poursuivra pas ses études après le lycée et reprendre les rênes de la ferme avec Emilienne. Gabriel, son frère, ne s’est jamais vraiment remis de la mort de ses parents, toujours rêveur et l’air mélancolique. Et contrairement à Blanche, il quittera le Paradis. Blanche va tomber amoureuse au lycée d’Alexandre, et pense que leur amour si fort sera éternel, et qu’Alexandre restera. Mais ce dernier veut s’ouvrir à de nouvelles aventures et expériences, découvrir d’autre lieux. Alors Blanche va se retrouver seule, déchirée par ce qu’elle ressent comme une trahison qui a emporté son cœur et une partie de son âme. Mais un beau jour, des années plus tard, Alexandre revient…
J’ai emprunté ce roman à la médiathèque, car la chronique de Manou m’avait donné envie de me plonger dans cet univers fermé, où la folie et le désespoir ne sont jamais loin… Blanche semble être plus forte que son frère, sait ce qu’elle veut, et est pleine d’énergie pour les travaux de la ferme. Elle est tellement attachée au Paradis qu’elle décide d’y rester, ne voulant pas quitter la ferme, et pensant qu’Alexandre restera avec elle. Mais Alexandre ne partage pas les mêmes idées et partira découvrir le vaste monde, ayant une revanche à prendre sur son enfance étriquée et marquée par le manque d’argent. Ce sera une rupture violente et douloureuse pour Blanche, et le lecteur commence à la voir basculer vers la folie du désespoir. L’épisode avec l’araignée, qui reviendra encore plus violemment plus tard m’a d’ailleurs fortement marquée. Et quand Alexandre revient au paradis bien des années plus tard, on sent l’ombre de la tragédie arriver… Et rien ne pourra empêcher les événements d’arriver…
Le Paradis porte finalement bien mal son nom, lieu d’accident et de mort des parents, lieu où l’amour va faire des ravages. Gabriel, qu’on pensait le moins armé face à la vie, va finalement progressivement s’en sortir et aller vers la vie, quittant le Paradis, lieu plutôt maudit.
Louis le commis de ferme va aussi vivre sa tragédie, avec son amour impossible pour Blanche, sa douleur face à l’amour flamboyant de Blanche et d’Alexandre, et en voyant les ravages de la rupture sur Blanche. Louis qui pensait faire partie de la famille, mais qui finalement va comprendre qu’il sera toujours un étranger.
Un roman marqué par le destin tragique et la folie des sentiments.
L'iconoclaste, 2019 Prix Littéraire Le Monde 2019. Le Paradis, c'était la propriété d'Émilienne, une ferme perdue à la campagne, tout près d'un petit village. Maintenant, c'est Blanche qui e...
« Seuls, tome 12. Les révoltés de Néosalem» de Gazzotti et Vehlmann, éditions Dupuis
Résumé : A Néosalem, Saul décide de montrer sa puissance en organisant des jeux. Et Leïla, marquée au fer, y participera contre son gré. Mais ces jeux seront aussi le signal de la révolte…
Mon avis : La série « Seuls » rencontre un grand succès chez les élèves, mais j’ai toujours un peu de mal à me remettre dans l’histoire, avec le temps passé entre chaque parution. Mais l’éditeur a eu la bonne idée de faire un résumé des tomes précédents, permettant ainsi de s’y retrouver plus vite.
Le tome 12 va mettre au cœur de son récit Leïla, mais si quelques planches sont consacrées aux autres héros. Leïla est contrainte de participer aux jeux organisés par Saul, qui souhaite se venger d’elle, mais ces jeux seront aussi l’occasion de lancer une révolte. Le duel entre Saul et Leïla est impitoyable, et tous les coups sont permis. Et surtout c’est à ce moment que Saul va révéler ses pouvoirs, mais va aussi révéler ses failles.
Un tome 12 haletant, où on se demande bien dans quelle direction les auteurs vont nous emmener. A suivre…
« Les lois du cœur», scénario de Julie Raptor, dessin d’Audrey Lainé, éditions Marabout, collection Marabulles
Elodie vit le parfait amour avec Alex, mais ce dernier meurt brutalement dans un accident de la route. Charles vit une vie très active dans une grande entreprise, et est victime d’un infarctus. Il reçoit un nouveau cœur qui lui est greffé. Mais il va vite découvrir qu’il a changé, et qu’il ressent des sentiments pour une femme inconnue.
Voici une BD qui bouleverse le lecteur et qui fait réfléchir en même temps. Je remercie d’ailleurs les éditions Marabout et Babelio de m’avoir proposé cette lecture lors d’un masse critique spécial.
Elle mêle réalité des greffes et fiction avec l’histoire d’Elodie et d’Alex, qui ne se connaissent pas, mais qui sont liés par le lien des émotions et de l’amour.
Le récit commence avec Elodie qui vivait heureuse avec Alex, quand celui-ci est mort brutalement. D’ailleurs les premières pages sont colorées dans des tons sépia, montrant ce passé heureux, puis le noir arrive dans les pages quand le lecteur comprend qu’Alex est mort, avec Elodie qui se réveille et est seule dans son lit, l’oreiller et la place d’Alex vides.
Puis on part à la rencontre de Charles, quinquagénaire très actif dans son entreprise, qui est presque devenu un inconnu de passage pour sa famille tellement il est absent. Il est un bourreau de travail, travaille aussi le week-end, rentre tard le soir. Et un jour, lors d’une présentation d’un projet, il fait une crise cardiaque. On le retrouve ensuite au réveil, après une opération de greffe du cœur. On suit le long cheminement vers la guérison et l’adaptation de son corps à l’effort physique.
Mais très vite, Charles commence à se sentir différent, à rêver d’une femme inconnue pour qui son cœur s’emballe. Est-ce que ce serait lié aux émotions et aux sentiments du cœur de la personne à qui il appartenait ? Le cœur est-il capable de se souvenir dans un nouveau corps ? Ou est-ce les conséquences du traumatisme psychologique de recevoir le cœur d’un inconnu décédé, alors qu’on est vivant grâce à lui ? Charles, en tout cas, décide de faire enquêter pour retrouver son donneur, et en savoir plus.
J’ai apprécié la lecture de cette BD qui parle d’un sujet difficile, la greffe de cœur, mêlant la mort du donneur avec la renaissance de receveur, mettant en avant la force des sentiments et des émotions, dont la mémoire serait inscrite dans nos cellules.
Cette BD fait réfléchir sur l’amour, le don d’organe, mais aussi sur la mémoire cellulaire, sujet sur lequel on trouve un peu de tout sur Internet. Les scientifiques trouvent douteuse cette théorie qui avance que chaque cellule de notre corps garde mémoire de notre passé, et peut transmettre des traumatismes d’une génération à l’autre. D’ailleurs le médecin cardiologue de Charles lui explique que cela n’est pas scientifiquement prouvé, et que les émotions et la mémoire siègent dans le cerveau. Pourtant, on peut se permettre de douter, et imaginer, comme les autrices l’ont fait, que nos cellules gardent une trace de nos souvenirs, et que la personne greffée, en plus du choc psychologique d’avoir un nouveau cœur étranger, puisse avoir des changements de goûts, de caractère, voire ressentir des sentiments forts pour une personne inconnue.
Une belle BD que j’ai eu plaisir à découvrir, qui permet de réfléchir sur le don d’organe, tout en lisant une belle histoire d’amour au-delà de la mort.