Le Code du Royaume intérieur
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« Le Code du Royaume intérieur » d’Eléonore de Saphir, auto-édition
J’ai reçu ce livre envoyé par Eléonore de Saphir, qui m’avait proposé de lire son essai, entre analyse d’un poème, et réflexion sur la vie intérieure. Je la remercie pour son envoi.
Le livre comporte un sous-titre : « 64 lois de sagesse et de transformation intérieure, inspirées du Chevalier à la peau de tigre pour retrouver sa force, sa parole et son amour », qui donne une bonne idée des thèmes abordés.
L’autrice part d’un texte, ou plutôt d’un poème-épopée, écrit au XIIème siècle par Chota Roustavéli, un écrivain très connu et célèbre en Géorgie, qui a d’ailleurs été surnommé « l’Homère du Caucase ». Il a écrit une grande œuvre, « Le chevalier à la peau de panthère », appelé aussi « Le chevalier à la peau de tigre », qui raconte les aventures de deux amis qui vont parcourir l’Arabie et l’Inde en quête de la femme aimée (source Wikipédia).
A partir d’extraits choisis de l’œuvre, Eléonore de Saphir va emmener le lecteur dans une réflexion philosophique sur la vie et le chemin intérieurs, faisant le choix de proposer une analyse personnelle de cette œuvre. Elle va en tirer 64 lois, qu’elle va présenter tout au long du récit.
Chaque chapitre est l’explication d’une loi, avec toujours le même modèle : une explication de l’histoire avec un extrait, une interprétation détaillée, un résumé qui en fait une loi intérieure, et enfin des pistes de réflexion sous forme de questions pour entamer un travail intérieur.
J’ai trouvé l’ensemble très dense et parfois un peu ardu, et cet essai doit être lu par petites touches, en prenant son temps, en y revenant pour laisser infuser certaines idées et réflexions. J’ai bien aimé les pistes de réflexion à la fin de chaque chapitre, qui permettent au lecteur de se lancer dans sa réflexion personnelle.
Par-contre, j’ai trouvé parfois que certaines parties étaient un peu redondantes, donnant l’impression de répétitions sur les dangers auxquels il faut faire attention (par exemple, ne pas s’amollir dans la joie et l’hospitalité, ou ne pas laisser la douleur nous aveugler), mais peut-être est-ce dû à une progression spiralaire dans le poème et dans la réflexion. Le texte aurait gagné à regrouper certaines parties qui regroupent les mêmes thématiques.
J’ai eu aussi un souci, peut-être dû à une mauvaise impression, les textes des lois 23 et 24 sont exactement les mêmes à partir des dangers, et le travail intérieur de la loi 25 reprend la plupart des questions de la loi 24.
Pour conclure, je dirais que cet essai est une belle invitation à se pencher sur sa vie intérieure, à retrouver son ancrage intérieur pour faire face aux vicissitudes de la vie, en mal comme en bien, et que le chemin demande beaucoup de travail sur soi et de conscience. Eléonore de Saphir a effectué un travail d'écriture important et original, en proposant cette interprétation de l'oeuvre originale, dont elle m'a aussi rendu curieuse.
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