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lectures-romans

The Wicked Deep

Publié le par Doc Bird

« The Wicked Deep : la malédiction des Swan Sisters » de Shea Ernshaw, éditions Rageot

 

Résumé : Il y a deux cent ans, trois sœurs, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, ont été accusées de sorcellerie à cause de leur pouvoir de séduction, et ont été condamnées à mourir noyées dans le port de la ville de Sparrow. Depuis, chaque année, en juin, les sœurs Swan reviennent de la mer pour habiter chacune le corps d’une jeune fille, et se venger des hommes de la ville… La malédiction semble inéluctable….

 

Mon avis : Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Rageot et Babelio pour m’avoir proposé de lire ce roman avant sa parution en avril. Le thème était vraiment attirant avec l’histoire d’une malédiction qui revient chaque année depuis deux siècles, et que rien ne semble pouvoir arrêter.

 

Les trois sœurs Swan étaient venues émigrer dans la petite ville côtière de Sparrow pour avoir une nouvelle chance, et avaient ouvert une boutique de parfumerie.

Mais elles ont été rejetées par les habitants de la ville, car elles étaient étrangères, et parce qu’elles étaient différentes. Les deux aînées, Marguerite et Aurora, attiraient les hommes dans leur lit, et Hazel était amoureuse d’un jeune homme, et le père de ce dernier refusait cet amour.

La jalousie s’est muée en haine, et les trois soeurs accusées de sorcellerie et condamnées à mort. Elles furent condamnées à mourir noyées, lestées de pierres, dans les eaux du port. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais les trois sœurs ne sont pas vraiment mortes, et sont restées des fantômes dans l’océan, pouvant revivre dans le corps de trois jeunes filles, quelques jours en juin, à partir de la date anniversaire de leur mort.

 

 C’est dans ce contexte que nous rencontrons Penny, qui vit seule avec sa mère sur l’île de Lumière, là où se trouve le phare. Penny est plutôt solitaire, mais accepte de de se rendre à la fête du début du retour des sœurs Swan avec son amie Rose. Mais elle est effrayée par ce qui peut arriver, ayant peur que son corps soit choisi par une des sœurs.

Elle rencontre Bô, un jeune homme qui cherche un travail, venant d’ailleurs, mais Penny se demande s’il vient là pour l’attraction de la malédiction des sœurs Swan qui tuent et noient des hommes par vengeance chaque année, ou s’il est arrivé là par hasard. Confusément, elle sent qu’il a fait le choix de venir à Sparrow, mais ne sait pas pourquoi. Elle commence à ressentir des sentiments pour lui, mais craint que l’une des sœurs réincarnées veuille l’entraîner vers la mort dans l’océan… Et l’inéluctable semble bien vouloir arriver….

 

Je me suis trouvée happée par l’atmosphère étrange se dégageant de ce coin perdu en Amérique, semblant être figé dans le temps depuis la mort des sœurs Swan.

Tout semble conspirer afin que la malédiction puisse avoir lieu chaque année, mais tout pourrait aussi changer car une jeune fille, Penny, tombe amoureuse et veut protéger la vie de celui qu’elle aime.

 

La place de la nature sauvage, des éléments naturels, et de l’océan est très importante dans le récit, mettant en place une atmosphère à la fois fantastique et lugubre, semblant prouver que tout conspire à la réalisation de la malédiction chaque année.

 

J’ai été étonnée par la révélation sur Penny au cours du récit, qui signe un tournant dans l’histoire, et ouvre de nouvelles perspectives.

J’ai été touchée par une des sœurs Swan, Hazel, qui a vécu une histoire d’amour malheureuse et souhaite avoir la chance de pouvoir en vivre une autre, avec une décision sur le fil qui peut changer tout le cours de l’histoire, et qui va accepter de prendre ses responsabilités.

 

Ce roman est envoûtant, un mélange d’amour qui traverse les époques, de haine, et de fantastique, avec l’impression que rien d’heureux ne peut arriver.

L’histoire nous tient en haleine jusqu’au bout, suspendue à la décision d’Hazel, qu’on aimerait détester, mais qu’on ne peut s’empêcher de plaindre.

 

L’histoire restera en mémoire du lecteur pendant un long moment… Et si un jour, vous entendez le chant envoûtant des sœurs Swan au bord de l’océan, écoutez leur histoire…

 

Un extrait : 

Mais peut-être que ça, ce que je fais là, me rend plus humaine que ne l’ai jamais été. Mourir. Se sacrifier pour que d’autres n’aient pas à le faire. Faire un choix. Et puis, je suis tombée amoureuse. Qu’y-a-t-il de plus humain ?

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Rush, Contrat #5 : Eaux troubles

Publié le par Doc Bird

« Rush, Contrat #5 : Eaux troubles » de Phillip Gwynne, éditions Casterman

 

Résumé : Dom attend avec fébrilité le cinquième contrat de la Dette, mais rien ne vient. Il est persuadé qu’il s’agit de localiser l’or de Yamashita, sous l’océan. Alors il décide de partir en quête du trésor, sans attendre de directive. Mais il n’est pas le seul à la recherche de ce trésor mythique…

 

Mon avis : Ce tome 5 permet d’éclairer les tomes précédents sous un jour différent, car il permet de découvrir le lien entre les différentes missions qu’a dû réaliser Dom. Un fil conducteur apparaît, qui mène à cette cinquième mission.

 

Ici, Dom découvre que la Dette ne lui donne pas de mission à accomplir via les canaux habituels, mais qu’il doit prendre, pense-t-il, l’initiative. Il décide alors de partir en quête du trésor de Yamashita, caché quelque part au fond de l’océan.

Pour cela, les cours de plongée offerts par son père vont lui être très utiles, et il va être très attentif aux explications, contrairement à ce qu’il fait souvent en cours ! 

Mais il est loin d’être le seul à partir en recherche du trésor, et la tension promet d’être à son maximum.

 

Par ailleurs, Dom continue à enquêter sur son père, et plus il en apprend, moins il en sait, à part que son père semble lui mentir sur beaucoup de choses.

 

Les révélations finales, ainsi que la dernière mission, sûrement à très haut risque, vont arriver dans le sixième et dernier tome, et j’espère qu’il nous en apprendra plus !

Publié dans Lectures-romans

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Ces liens qui nous séparent

Publié le par Doc Bird

« Ces liens qui nous séparent » d’Ann Brashares, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Sasha et Ray se partagent la même chambre depuis qu’ils sont tout petits, mais ils ne se sont jamais croisés. Car le père de Sasha et la mère de Ray ont divorcé difficilement avant leur naissance, et se partagent le week-end et les vacances la même maison familiale. Mais cette année, ils pourraient bien se rencontrer, grâce à un coup de pouce du destin, et à la volonté de leurs sœurs.

 

Mon avis : Quand j’ai vu ce titre à la médiathèque, j’ai tout de suite eu envie de l’emprunter, car j’ai adoré la série de « Quatre filles et un jean », écrite par Ann Brashares. Le résumé de l’histoire était attirant également, ce qui a achevé de me convaincre.

Mais cette fois-ci, le charme n’a pas vraiment opéré, et je ressors de cette lecture un peu désappointée.

 

Les liens familiaux entre les différents personnages sont tout de suite expliqués avant même le début du récit, et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Aussi, la lecture du début de l’histoire a été plutôt laborieux, car j’avais un peu de mal à m’y retrouver.

Ensuite, le récit fait alterner dans chaque chapitre les différentes voix des personnages, mais sans que cela soit marqué par la typographie. Du coup, j’ai eu aussi du mal à comprendre à certains moments quel personnage s’exprimait.

Si on rajoute que Saha et Ray intervertissent un moment leurs prénoms, cela a achevé de me troubler.

 

Hormis ces difficultés, l’histoire est intéressante, montrant que la séparation douloureuse et houleuse d’un couple peut avoir des répercussions sur la vie de leurs enfants, mais aussi sur celle de leurs enfants qui ne sont pas encore nés. On frôle l’absurde quand on découvre que Saha et Ray, à 17 ans, ne se sont jamais rencontrés.

 

Ce roman mêle les multiples points de vue des de Ray, Sasha et de leurs trois soeurs communes, qui chacun à leur façon, vont se mettre à réfléchir à leur vie, essayer de se comprendre, ou décider de faire face aux difficultés. Certains moments sont beaux, d’autres pathétiques, d’autres encore douloureux, mais la souffrance semble nécessaire pour pouvoir avancer.

 

Au final, un roman dont j’ai apprécié les thématiques, mais qui a eu du mal à me convaincre du fait de la multiplicité des personnages.

A vous de le lire pour vous faire un avis.

 

Quelques extraits :

C’est ça qui est triste dans la nature humaine : on a tendance à se focaliser sur ce que l’on n’a pas plutôt que sur ce que l’on a.

Est-il seulement possible de saisir la beauté du moment présent ? Ou est-il nécessaire d’avoir le recul, le sentiment de la perte, une certaine nostalgie pour l’apprécier ?

C’était le défi de sa vie. Ne pas reculer devant la souffrance. Ne pas la nier, l’affronter plutôt. Lui donner une voix si besoin. L’accepter.

Publié dans Lectures-romans

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Monstreville, 2. L’armée des araignées

Publié le par Doc Bird

« Monstreville, 2. L’armée des araignées » de Jack Heath, éditions Bayard, collection Bayard poche

 

Résumé : Margaux commence à prendre peur au collège, car elle aperçoit des araignées zébrées de bleu. Mais le pire est à venir quand elle se rend à la bibliothèque où elle va aider à remettre les étagères en place et à ranger les livres, car elle se fait attaquer et mordre par une araignée. Tout le collège est envahi, et tous les élèves sont en danger de mort car les morsures sont mortelles !

 

Mon avis : Un pur roman d’horreur, surtout pour celles et ceux qui sont arachnophobes, car ils seront servis, et leur peur de ces petites bêtes en sera renforcée.

 

Margaux commence à voir dans le collège des araignées inconnues, au corps zébré de bleu. Bientôt, elles envahissent tout le collège, et leurs morsures se révèlent mortelles, sauf si quelqu’un réussit à capturer et ramener un spécimen pour pouvoir élaborer un antivenin !

 

Les fans d’horreur vont voir leurs poils se hérisser, car les descriptions des araignées, de leurs corps, de leurs façons de se déplacer, de piquer leurs victimes et de les enrouler de leurs fils, sont très réalistes, avec de la pure frayeur et des courses-poursuites à la clé ! Un court roman sympathique pour les fans du genre, qui renouvelle les célèbres « Chair de poule ».

 

Et en prime, deux extraits qui montrent le monde merveilleux de la bibliothèque et des livres !

Elle avait toujours adoré cet endroit. Le moindre prétexte était bon pour venir s’y réfugier avec ses amis, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse trop froid ou trop chaud. Ils s’enfonçaient dans les fauteuils poires violets et rouges, et lisaient confortablement en silence. Grâce aux livres, ils pouvaient être à la fois ensemble, et séparés par des centaines d’années ou des milliers de kilomètres

D’habitude, elle aimait l’odeur des bibliothèques et des librairies : elles sentaient l’arbre – ce qui n’avait rien d’étonnant, puisque la pâte à papier est fabriquée à partir de bois. Pour Margaux, une bibliothèque était comme une forêt chaude et sèche.

Publié dans Lectures-romans

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Cité 19. Livre 2. Zone blanche

Publié le par Doc Bird

« Cité 19. Livre 2. Zone blanche » de Stéphane Michaka, éditions Pocket jeunesse

 

Résumé : Faustine est toujours à la poursuite du criminel de la Cité qui a tué son amie Manon. Elle commence aussi à comprendre que les Veilleurs s’intéressent à elle, et qu’elle pourrait être endormie dans un laboratoire. Mais le temps presse, car la révolte gronde dans Paris, et le docteur Zapruder veut s’emparer d’elle pour un sombre projet…

 

Mon avis : J’ai lu d’une seule traite cette suite de Cité 19, où l’action s’emballe, que ce soit dans le rêve de la Cité 19, comme dans le laboratoire du docteur Zapruder.

 

D’un côté, dans le Paris du XIXème siècle, Faustine continue avec obstination à traquer le tueur de la Cité, tout en comprenant qu’elle pourrait être le jouet d’une expérience.

Elle va devoir alors continuer à mener le jeu du rêve, pour réussir à sauver les cobayes de l’expérimentation.

 

De l’autre côté, dans le laboratoire, la situation de la Cité 19 n’est plus sous contrôle des ingénieurs, qui n’arrivent plus à diriger l’expérience, face au pouvoir de Faustine.

Des questions commencent à se poser parmi le personnel, tandis que Zapruder poursuit sa folle ambition jusqu’au bout, ne tenant aucun compte des autres et éliminant tout contestataire. Sa folie va l’amener à vouloir convaincre Faustine de le suivre dans son projet fou, au service de son ambition personnelle.

 

De rebondissements en révélations, le lecteur poursuit sa lecture comme une quête, soutenant Faustine, et craignant pour sa vie, tout en se demandant comment tout cela va finir…

La fin est étonnante, laissant la porte ouverte à un tome 3, ou tout simplement à l’imagination du lecteur pour se raconter la suite.

 

Une série très intéressante, qui mène son lecteur par le bout du nez, mêlant bioéthique, science-fiction, politique et pouvoir, tout en promenant le lecteur au cœur du Paris du XIXème siècle.

Un très bon moment de lecture ! 

 

Publié dans Lectures-romans

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Phobos 2

Publié le par Doc Bird

« Phobos 2 » de Victor Dixen, éditions Robert Laffont, collection R

 

Résumé : Les prétendants et prétendantes vont devoir faire leur choix, après l’horrible révélation du destin qui les attend sur Mars. Vont-ils décider d’atterrir et se confronter à leur destin, ou de retourner sur Terre, même s’ils n’ont pas assez de vivres pour le voyage ? Céderont-ils au chantage de Serena ? La donne pourrait changer quand ils découvrent que deux personnes sur Terre sont aussi au courant du secret…

 

Mon avis : Ce tome 2 est trépidant, et on suit avec plaisir et angoisse le destin des pionniers du programme Genesis.

 

L’histoire est toujours racontée du point de vue de Leonor, ainsi que de Serena, Andrew et Harmony, sur Terre.

 

Leonor va devoir faire un choix avec les autres prétendants, et décider de leur destin commun : mourir rapidement en revenant sur Terre et en dénonçant l’odieuse découverte cachée par le programme Genesis et Serena, ou continuer le show en allant sur Mars, et en essayant de pouvoir résoudre le problème mortel qui les attend sur la planète rouge !

 

Serena apparaît encore plus sombre et machiavélique dans ce tome 2, n’hésitant pas à éliminer toutes les personnes qui se trouvent sur sa route, qu’elles soient proches d’elles ou non.

Son ascension au pouvoir semble sans limite, avec les élections qui pourraient la nommer vice-présidente des Etats-Unis, concentrant ainsi tous les pouvoirs.

Elle apparaît comme une sorte d’araignée, attirant tout le monde dans sa toile pour mieux les engluer.

 

On tremble avec Andrew et Harmony, qui sont au courant du terrible secret, et dont la vie est menacée. Et on tremble aussi pour Leonor et ses compagnons, qui vont devoir apprendre à s’apprivoiser, gérer leurs émotions, et à vivre tout simplement ensemble.

D’autant plus qu’entre les frictions dans le groupe, les révélations surprenantes, et les nombreux retournements de situation, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises.

 

J’attends avec impatience de pouvoir lire le tome 3, car le tome 2 se termine sur un suspense, et une troisième voie possible dans la résolution des habitats menacés de Mars. 

Publié dans Lectures-romans

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Cité 19. Livre 1. Ville noire

Publié le par Doc Bird

« Cité 19. Livre 1. Ville noire » de Stéphane Michaka, éditions Pocket jeunesse

 

Résumé : Faustine découvre que son père est mort d’une chute de la tour Saint-Jacques. Mais à la morgue, elle ne reconnaît pas le corps de son père. Persuadé qu’il est encore vivant, elle décide de suivre un mystérieux personnage. Elle le suit dans une station de métro, et se réveille 150 ans plus tôt ! Persuadée que son père se trouve aussi dans cet espace-temps, elle part à sa recherche, prenant son destin en main, à l’époque où un tueur en série sévit dans les rues de la Cité…

 

Mon avis : Ce roman me laisse un avis mitigé.

 

J’ai eu du mal à accrocher au début de l’histoire, trouvant le ton de l’auteur trop ampoulé et l’héroïne, Faustine, trop caricaturale, jeune fille adorant le 19ème siècle, mais aussi seule, ayant de mauvaises fréquentations.

 

Mais à partir du moment où Faustine se retrouve dans le Paris d’il y a 150 ans, le récit prend un ton fantastique et l’aventure devient plus intéressante.

Faustine découvre avec stupeur qu’elle se retrouve dans un Paris ancien, où finalement elle s’adapte parfaitement, résolue à prendre son destin en main. L’écorchée vive qui jouait des poings devient alors une jeune femme plus sûre d’elle-même, enquêtant sur les traces du tueur de la Cité.

 

Et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises, car la deuxième partie prend un tour nettement de science-fiction, et permet de découvrir les raisons du réveil de Faustine dans le passé.

On découvre alors avec stupeur une expérience menée sur des cobayes humains, et qui met Faustine en danger.

 

Je n’en dévoile pas plus, pour vous laisser le mystère. En tout cas, cela me donne envie de lire le tome 2.

Publié dans Lectures-romans

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Phobos

Publié le par Doc Bird

« Phobos » de Victor Dixen, éditions Robert Laffont, collection R

 

Résumé : 6 jeunes filles et 6 jeunes hommes ont été sélectionnés pour participer à la mission du groupe Genesis. Ce seront les premiers humains à se rendre sur Mars pour y habiter, et fonder une famille. En attendant, dans les capsules qui vont les emmener sur Mars, pendant tout le voyage, va se jouer un speed-dating en direct des prétendants. Chacun et chacune va apprendre à se connaître, et choisir à l’arrivée la personne avec qui passer le reste de sa vie. Chacun des prétendants et prétendantes souhaite rencontrer l’amour, la gloire, et quitter un passé sur terre. Mais le rêve proposé va tourner au cauchemar, car on ne leur a pas tout dit…

 

Mon avis : J’ai beaucoup entendu parler de la série « Phobos », et quand j’ai vu le tome 1 à la médiathèque, j’ai décidé de l’emprunter pour me faire une idée.

 

Le résumé ne m’attirait pas spécialement, avec cette idée de jeunes gens avides de gloire sous les feux des médias, et cette idée de télé-réalité pour former des couples.

D’ailleurs, au début, j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’histoire, trouvant les personnages peut-être un peu trop superficiels.

 

Mais en fait, j’ai bien fait de persévérer, car sous ce résumé racoleur, se cache un roman plus profond, qui recèle bien des mystères et des non-dits…

 

Nous suivons l’aventure grâce à Léonor, jeune fille de 18 ans, qui s’est engagée dans la mission, car elle savait qu’aucun futur n’était possible pour elle sur terre.

Sans famille, comme les autres jeunes gens de la mission, elle a réussi à être sélectionnée, et se prépare à monter dans la capsule qui va les emmener durant de longs mois vers la planète Mars.

Mais dès le début, on sent que les organisateurs cachent quelque chose d’horrible, pour lesquels ils sont prêts à tuer, notamment la machiavélique Serena Mc Bee, qui, sous son air lisse et calme, semble cacher une personne retorse, y compris dans sa famille et sa vie personnelle.

 

Léonor, tout comme les autres jeunes, part sur Mars, en pensant trouver amour, gloire et un futur possible. Mais elle cache un secret lourd à porter pour elle, comme chacun des autres, également, et cela sera dévoilé progressivement.

 

Léonor semble être la plus rationnelle des prétendantes, mais ses émotions vont lui jouer des tours, ainsi que sa curiosité, qui va lui permettre de découvrir ce que leur cachent les organisateurs de la mission Genesis.

 

Le lecteur est emporté, entre ce qui se passe dans les capsules, l’affirmation des personnalités de chacun, leur violence, mais aussi leur fragilité et leurs doutes.

 

L’auteur nous emmène en plusieurs actes dans une tragédie interstellaire, où la peur va arriver, à l’image de la lune de Mars, Phobos.

En alternant les points de vue de Léonor dans la capsule, les retransmissions en direct, ainsi que ce qui se passe sur terre, le lecteur frémit, et espère que les héros vont s‘en sortir.

Léonor a les cartes en main. Que va-t-elle décider ?

 

Au final, une lecture qui intrigue progressivement, avec des personnages moins superficiels qu’on aurait pu le croire, et avec une touche d’angoisse qui donne envie de lire la suite. On s’attache au destin des prétendants, et on embarque avec plaisir pour la suite de l’aventure.

Publié dans Lectures-romans

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Nos âmes plurielles

Publié le par Doc Bird

« Nos âmes plurielles » de Samantha Bailly, éditions Rageot

 

Résumé : Lou et Sonia réalisent enfin leurs rêves : vivre en colocation à Paris, et faire les études qu’elles souhaitaient ! Lou entre en prépa aux Gobelins, où la concurrence est rude, et le travail énorme. Sonia fait des études de philosophie à la fac. Toutes deux sont bien contentes de vivre ensemble, mais leur amitié peut-elle résister à l’épreuve de la réalité de la vie de tous les jours ? Auront-elles toujours du temps à consacrer au dessin et à l’écriture ?

 

Mon avis : Ce tome 3 se termine en apothéose, et clôt la trilogie en laissant le lecteur empli d’optimisme et de pensées positives.

 

Lou et Sonia vivent ensemble en colocation à Paris, et se confrontent à la réalité de vivre ensemble tous les jours. Auparavant, elles correspondaient beaucoup par Internet, et se voyaient de temps en temps lors des vacances.

Elles découvrent donc que leurs caractères opposés peuvent entraîner des frictions dans la vie quotidienne.

Leurs études les poussent aussi à s’éloigner l’une de l’autre, Lou étant prise par l’énorme quantité de travail demandée en prépa, Sonia découvrant avec joie les plaisirs de la philosophie. Toutes deux semblent même s’éloigner sur l’essentiel qui a permis leur rencontre : leur projet commun d’écriture et de dessin mis en ligne sur leur blog.

 

En même temps, chacune traverse des moments de doute existentiel.

Lou se demande si elle est vraiment à la hauteur à l’école des Gobelins, et se sent perdue par rapport aux exigences et aux choix d’avenir qui la mettent sous pression.

Sonia, quant à elle, se sent vraiment bien dans les études de philo, mais sent que l’inspiration lui échappe, se retrouvant devant l’angoisse de la feuille blanche, depuis le refus des éditeurs de publier son premier roman.

Et si on ajoute des soucis de cœur et de familles, les deux jeunes femmes semblent au bord de l’explosion !

Elles vont vivre chacune des moments douloureux et difficiles, mais au bout de cette première année de vie étudiante, elles vont aussi retrouver le goût de la création artistique, croyant chacune en leurs rêves, malgré certaines désillusions.

Elles vont aussi faire l’apprentissage de la vie, entre douleur et douceur.

 

Finalement, elles vont comprendre qu’elles peuvent consolider leur amitié, tout en laissant de la place à l’autre, et qu’il faut que chacun fasse ses propres expériences pour avancer dans la vie.

 

Samantha Bailly restitue avec beaucoup de justesse la vie étudiante, avec sa part de liberté et de contrainte, et permet aux héroïnes de glisser vers l’âge adulte.

On sent que l’auteur a mis beaucoup de son expérience vécue dans ce récit, et qu’elle ressent beaucoup de tendresse pour ses héroïnes.

 

On quitte la série à regret, laissant Lou et Sonia voler de leurs propres ailes vers leur destin, un avenir où la plume et le crayon seront toujours leurs meilleures armes pour avancer dans la vie et réaliser leurs rêves.

 

Quelques extraits :

 

Mais en y réfléchissant, quand est-ce que l’on devient écrivain ? Ne l’est-on pas à partir du moment où l’on écrit, tout simplement ?

Lycéenne, je gribouillais, étudiante, j’ai appris à dessiner, non pas à recopier, imiter, mais à apposer l’empreinte de ma personnalité.

Tout le monde a le droit d’avoir pris un mauvais chemin, et d’en changer.

Si je crois profondément en une chose, ma Lou, c’est que l’on peut se transformer, intégrer de nouvelles habitudes

Nier la tristesse ne l’efface pas, on peut l’enfouir aussi profondément que possible, elle finira toujours par remonter.

C’est sûrement cela, être adulte : faire ses propres choix. Être au volant de son existence, et non pas dans le siège passager.

Il n’existe pas de permis d’exister, il y a des autorisations que l’on doit s’octroyer soi-même.

Publié dans Lectures-romans

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Le grand saut, 2

Publié le par Doc Bird

 « Le grand saut, 2 » de Florence Hinckel, éditions Nathan

 

Résumé : Plusieurs mois sont passé depuis l’accident qui a rendu Alex paralysé des jambes. Alex est toujours en centre de rééducation et a peur de rentrer chez lui, ainsi que du regard des autres.

Marion sent qu’elle perd le contrôle sur sa vie.

Sam est fragilisé par une rumeur.

Rebecca essaye d’oublier par le théâtre.

Paul ne va plus en cours et s’éloigne du groupe.

Iris est triste suite à sa rupture, aux révélations familiales et au refus d’Alex de la voir ou de lui parler.

Cette fin d’année se révèle tendue, alors que les épreuves du bac se profilent à l’horizon.

 

Mon avis : J’attendais avec impatience de pouvoir lire ce tome 2 du « Grand saut », qui se poursuit avec un tome 3.

J’ai retrouvé avec angoisse et plaisir les jeunes du groupe. Angoisse de voir comment chacun allait gérer les conséquences de l’accident, et joie de partager à nouveau leur quotidien, souvent difficile.

Pour ce tome 2, Florence Hinckel est allée voir des lycéens, permettant ainsi à son récit de coller plus à la réalité vécue quand on a 17 ou 18 ans.

 

Le groupe a commencé à se fissurer depuis l’accident d’Alex.

Ce dernier semble avoir perdu tout espoir de vivre, refusant d’être handicapé, et ne voyant que quelques membres du groupe. Il cache lui aussi un lourd secret, lié à son accident, et n’ose pas en parler, se renfermant sur lui-même.

Marion sent que tout lui échappe, avec la séparation de ses parents, et s’acharne à tout ranger autour d’elle et à prévoir des plannings de révision pour le bac, se donnant l’illusion de pouvoir reprendre le contrôle sur sa vie et les événements. Elle essaye de trouver une nouvelle amie en Madeleine, mais son mal-être empire, car elle commence à se scarifier, et semble vouloir détruire toute chance de réaliser ses rêves d’études.

Sam comprend qu’il va de nouveau être harcelé, par trois garçons qui lui en veulent d’être différents, surtout depuis que la rumeur court qu’il serait homosexuel, et il ne supporte plus sa mère qui l’étouffe de son affection. Et en plus, il a l’impression constante d’être suivi.

Rebecca se sent mal aussi, et continue à poursuivre ses ambitions de comédienne au club théâtre, ainsi que ses vidéos décalées sur Youtube.

Iris est désabusée, entre sa rupture avec Paul, la découverte de sa soeur morte, l’accident d’Alex, et le fait que ce dernier ne veuille plus lui parler, sans qu’elle sache pourquoi.

Paul, lui, se sent coupable de l’accident d’Alex, et semble avoir des problèmes. D’ailleurs, il arrête d’aller au lycée, et ne veut plus passer son bac.

 

Cette année de terminale semble sonner le glas de l’équilibre qui régnait jusqu’alors dans le groupe, chacun s’étant renfermé sur lui-même et ses soucis depuis l’accident.

Parviendront-ils à affronter les difficultés ? Arriveront-ils à réaliser leurs rêves ?

 

Ce deuxième opus est toujours aussi passionnant que le premier, permettant de vivre ou de revivre les rêves et désillusions de jeunes adultes à l’aube de leurs 18 ans, avec des situations criantes de réalisme, avec les angoisses à l’approche de l’âge adulte, et les rêves que chacun porte en soi.

 

Vivement le final avec la lecture du tome 3, où l’accent sera sûrement mis sur Paul, dont il a été peu question dans ce tome 2.

 

Quelques extraits :

 

C’est toujours plus simple de ne pas voir la douleur des autres.

Mais il fallait épouser le destin comme on épouse le mouvement des vagues quand on nage.

Publié dans Lectures-romans

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