« Kemono Incidents, 9 » de Shô Aimoto, éditions Kurokawa
Résumé: Kabane et Shiki ont réussi à obtenir la gemme de l’onde. Ils vont rapidement découvrir qu’Akira pourrait avoir des soucis car il posté une photo de gemme que lui a offert un client. Parviendront-ils à arriver à temps pour l’aider ?
Mon avis : Dans ce tome 9, la rivalité s’accentue entre dame Inari et et Inugami, qui sont à la recherche des gemmes. Et dame Inari semble avoir un plan particulier pour dominer le monde.
Par ailleurs, on découvre un nouveau personnage à la solde de dame Inari, qui a un pouvoir très particulier lié à ses pets. Je sens que cet épisode va bien faire rire les élèves avec cet humour scatologique.
Les gemmes sont bien devenues le cœur de la quête de la série, et on verra jusqu‘où chacun des protagonistes arrivera…
« Romy et Julius » de Marine Carteron et Coline Pierré, éditions du Rouergue, collection Doado
Résumé: Romy est la fille du boucher, a du caractère et veut jouer le rôle de Roméo dans la pièce de théâtre du spectacle de fin d’année de la MJC. Julius est végétarien, amateur de claquettes, timide, et souhaite jouer un petit rôle discret dans la pièce. Leur rencontre va faire naître des étincelles !
Mon avis: J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman écrit à quatre mains, aussi l’ai-je emprunté sans hésiter quand je l’ai vu en rayon à la médiathèque.
Il se présente comme une sorte de remake en 5 actes de « Roméo et Juliette », avec des personnages décalés par rapport à la pièce de Shakespeare, mais en même temps, dans un contexte qui ressemble beaucoup à celui de la pièce.
Quand Romy et Julius se rencontrent, c’est le coup de foudre entre eux ! Ils s’aiment passionnément et malgré leurs différences.
Romy est une fonceuse qui sait ce qu’elle veut, et veut jouer le rôle de Roméo dans la pièce, même si ce sera celui de Juliette qui lui sera attribué. Elle est la fille du boucher et fait partie des « anciens » du village, qui ont toujours vécu là selon les traditions.
Julius vient de la ville, est végétarien, très discret, et fait partie des « nouveaux » qui apportent de nouvelles idées.
Leur amour est idyllique, jusqu’au jour où tout va basculer, car ils font partie de clans différents, prêts à tout pour en découdre, et la violence va les séparer. Leur amour résistera-t-il et serat-il plus fort ?
J’ai bien aimé ce roman d’amour tout sauf niais, qui met en avant la force des sentiments, mais dans un contexte de tension où vivre leur amour est compliqué. Romy va se retrouver harcelée au collège, car elle aime quelqu’un de l’autre camp, et elle va vivre un déchirement profond quand le pire va arriver, car elle va devoir choisir entre sa famille et son amour. Julius, qui tente de se faire tout petit, va se retrouver happé par un engrenage qui le dépasse, en participant à des manifestations anti-spécistes qui vont déraper. A partir de là, rien ne sera plus comme avant et la tension va être à son comble.
Le découpage en 5 actes fait monter la tension mais le tout est entrecoupé de scènes d’humour, avec des personnages hauts en couleurs, notamment les animaux, comme la poule de Julius, Quinoa, qui se prend pour un chien.
Un bel hommage à la pièce de Shakespeare qui est revisitée à notre époque.
« Sorceline, 1. Un jour, je serai fantasticologue ! », scénario de Sylvia Douyé, dessin de Paola Antista, couleurs de Lowenael, éditions Vents d’Ouest
Résumé : Sorceline est heureuse de pouvoir passer ses vacances dans un stage pour devenir spécialiste des animaux légendaires. Mais dès le début, il se passe des choses bizarres : des élèves disparaissent et on retrouve à leur place des morceaux de verre…. Que se passe-t-il ?
Mon avis: J’ai été envoûtée par le tome 1 de cette série que j’ai bien envie de continuer si je trouve les tomes suivants. J’ai tout de suite aimé l’univers graphique, le soin pris pour les détails, les animaux et être fantastiques présentés, et le scénario en lui-même, qui présente une jeune fille très douée, mais qui cache sans le savoir des aspects plus sombres.
La découverte des divers personnages fantastiques est intéressante, ainsi que les rivalités entre élèves et les amitiés, et le mystère et le suspense arrivent très vites, avec des disparitions inquiétantes…
La fin donne immédiatement envie de lire la suite, car Sorceline commence à comprendre qu’elle est spéciale, et qu’elle va devoir apprendre à dominer ses émotions.
« Edens Zero, 1. Dans le ciel de Sakura», Hiro Mashima, éditions Pika
Résumé : Shiki est le seul humain à vivre sur l’ïle de Granbell, où se trouve un parc d’attraction géré par des robots. Un jour, Rebecca et son chat Happy débarquent sur l’île pour tourner une vidéo. C’est la première fois que Shiki rencontre un autre humain ! Et c’est aussi le moment que choisissent les robots pour se révolter contre les humains…
Mon avis : J’avais déjà entendu parler de ce manga, mais ne l’avait jamais lu. C’est chose faite désormais, et je suis contente d’avoir remédié à cette lacune, car il en vaut vraiment la peine !
L’auteur, qui a écrit la célèbre série « Fairy Tail » change de registre, en se mettant au genre de la science-fiction, avec des robots, des voyages dans l’espace, et une belle amitié qui voit le jour.
Shiki est un garçon qui n’a d’amis que parmi les robots, avec qui il vit depuis toujours. Il est très curieux le jour où il rencontre Rebecca, qu’on pourrait qualifier de youtubeuse à succès modeste, ainsi que son chat Happy. Il rêve de partir voir d’autres lieux, et cela va arriver suite à la révolte des robots sur son île.
Il semble alors parti pour un destin exceptionnel, car il semble posséder d’immenses pouvoirs, et il a soif d’aventures. Il va aussi découvrir l’amité avec une humaine et son chat, et découvrir avec enthousiasme le monde des humains.
Une belle série à suivre, avec des héros attachants !
« N’oublier jamais » de Michel Bussi, éditions Presses de la Cité
Jamal passe une semaine à Yport, en Normandie, et court chaque matin, prothèse à la jambe, s’entraînant pour participer à un trail sur le Mont Blanc. Mais un matin, il croise sur sa route le regard d’une jeune femme qui semble vouloir se jeter de la falaise. Il lui tend une écharpe qu’il a trouvée sur son chemin, pour l’éloigner du bord, mais elle saute sous ses yeux. Il la retrouve en bas, visiblement étranglée par l’écharpe. Comment est-ce possible ? D’autant plus que la police semble le soupçonner de meurtre, et fait remonter du passé deux meurtres similaires, dont on l’accuse également. Jamal est-il coupable ou innocent ?
Rien n’est bien sûr aussi simple que ce qu’on pourrait imaginer, avec Michel Bussi. Il réussit à instiller le doute rapidement, que ce soit dans nos esprits comme dans celui de Jamal, le narrateur. Car il pense être témoin d’un suicide qui le hante, et se retrouve accusé de meurtres !
Il ne sait qui croire et sur quoi s’appuyer, d’autant plus qu’il reçoit des enveloppes qui contiennent les éléments de l’enquête des deux meurtres similaires datant d’une dizaine d’années. Jamal aurait-il commis ses meurtres sans s’en rappeler ?
Il va aussi rencontrer Mona, une jeune femme scientifique, qui va lui ouvrir son cœur, et l’aider dans son enquête, mais Jamal sent qu’elle aussi pourrait douter.
Et plus on avance, plus on comprend qu’on ne sait rien et que beaucoup de choses nous échappent. On a l’impression que l’histoire pourrait bien finir malgré tout, car on lit le texte écrit par le narrateur… Mais est-ce que ce sera le cas ? Car toutes ces affaires semblent bien plus complexes qu’il n’y parait et on sent, tout comme Jamal, notre raison vasciller.
Un bon roman policier qui joue avec nos nerfs, jusqu’au bout !
Résumé : La mère de César, qui travaille dans l’usine de la ville, devient lanceuse d’alerte en publiant sur les réseaux sociaux une vidéo où elle jette des déchets toxiques dans la nature pour son entreprise. La vie de César bascule alors, car ces révélations mettent le travail de tous les employés en danger, et nombreux sont ceux qui peuvent en vouloir à sa famille.
Mon avis : Ce roman est intéressant car il est le seul que je connais qui parle des lanceurs d’alerte, et qui met en scène un adolescent qui doit faire des choix entre détourner le regard d’un scandale sanitaire et écologique, ou dénoncer cette situation.
L’histoire alterne les points de vue de César, dont la mère a dénoncé le scandale de son usine, et Lou-Ann, sa petite amie, fille d’un cadre de l’entreprise, qui en veut à son père d’avoir fermé les yeux et cherche en même temps à le protéger.
Les différents mécanismes de la situation sont démontés, avec rapidement l’hostilité des familles dont le gagne-pain dépend de l’usine, les intimidations, les coups, le risque de laisser sa vie, les moyens de pression de l’entreprise pour que la mère de César se rétracte. Chacun des adolescents va devoir faire des choix, entre conviction et difficultés de la vie.
Un roman à proposer aux élèves sur ce thème, pour échanger avec eux sur ce dilemme moral.
Résumé : Des super héros sont apparus dans chaque pays pour sauver les gens. Parmi eux, Shy est l’héroïne du Japon, mais souffre d’un gros défaut : elle n’a absolument pas confiance en elle !
Mon avis : J’avais entendu parler de ce manga, et je l’ai emprunté quand je l’ai vu en rayon à la médiathèque. Au début, je me suis dit que ce manga allait surfer sur la mode des super héros et serait peut-être ennuyant, mais en fait pas du tout !
La thématique est abordée sous l’angle de la grande timidité de l’héroïne Shy, qui a un peu honte de son costume de super héros, est gênée dès qu’elle est mise en avant, et est bien moins populaire que ses homologues des autres pays.
Et elle perd encore plus confiance en elle quand elle n’arrive pas à sauver tous les gens dans un parc d’attraction, car une jeune fille va être blessée. En écoutant les commentaires des gens, elle se sent encore plus mal, et n’arrive plus à se transformer en héroïne.
Et cela est d’autant plus inquiétant qu’un mal nouveau arrive, faisant ressortir ce qu’il y a de plus méchant dans le cœur des gens…
J’ai bien aimé que Shy, super héroïne, soit au final une jeune banale qui manque de confiance en elle, doute de ses capacités, mais souhaite ardemment faire le bien autour d’elle. Son moyen de transformation avec des bracelets est amusant, et en même temps, on comprend qu’elle doit puiser dans l’amour et la bonté de son cœur pour pouvoir se transformer et aider les autres, ce qui en fait une héroïne très humaine.
Et l’auteur complexifie progressivement l’intrigue, car le mal rôde toujours malgré ces héros au grand cœur, et prend une nouvelle forme encore plus inquiétante.
Et on découvre que Shy a reçu des leçons pour bien vivre qu’elle partage avec les autres : valeurs de gentillesse à partager avec les autres, compréhension des sentiments des autres…
« Buveurs de vent» de Franck Bouysse, éditions Albin Michel
Dans la vallée, tous les habitants travaillent dans la centrale du barrage qui fournit de l’électricité, telle une araignée dévorante.
Le maître de cette centrale, Joyce, dispose d’yeux et d’oreilles partout, et personne n’ose le contredire ou même se rebeller.
C’est là, dans cette vallée, que sont nés quatre frères et sœurs qui sont très soudés, et qui veulent vivre à leur manière. Marc, l’aîné, qui travaille dans les bureaux de la centrale, et lit en cachette. Matthieu, qui travaille dans la poussière de la carrière pour la centrale aussi, et qui adore se fondre avec la nature. Mabel, magnifique jeune fille qui prend son indépendance, et tourne la tête aux hommes. Et enfin, Luc, le petit dernier, qui n’est pas comme les autres, un peu simple, et qui pense pouvoir découvrir dans la rivière le trésor caché des pirates.
Tous quatre passent leur jeunesse à se rendre en haut du viaduc, et à s’y pendre avec des cordes, sentant sur leurs joues le vent de la liberté. Mais comment se frayer un destin quand la ville est dominée par l’ombre de Joyce et de ses sbires ?
J’ai préféré commencé par ce titre pour lire cet auteur, car j’avais peur que « Né d’aucune femme », qui a reçu des critiques parfois très négatives, ne me permette pas d’entrer dans l’univers de l’auteur.
Ici, j’ai rencontré des phrases flamboyantes par moments, et une sorte de retour à la nature, à la simplicité de l’amitié indéfectible entre membres d’une même fratrie, tout en découvrant un monde cruel, régi par les intérêts, et où chaque habitant semble dénué de volonté personnelle, si ce n’est de nuire à l’autre, soumis au joug du tyran de la centrale, Joyce, qui tire toutes les ficelles.
Mais la fraîcheur des enfants, tout comme l’action d’une personne extérieure, vont faire changer ce petit monde renfermé sur lui-même, même si le bonheur n’est pas forcément au bout du chemin.
J’ai rencontré des personnages rudes et rugueux, d’autres soumis, d’autres encore se croyant importants, mais j’ai surtout aimé l’amitié entre ces quatre frères et sœurs, et leur envie de liberté. Un roman qui m’a laissé une impression étrange, comme une certaine nostalgie d’un monde disparu ou à venir.
L’avis de Manou, qui m'avait donné envie de lire ce titre :
Albin Michel 2020 Pour témoigner de ce qui arriva ensuite, il faudrait peindre le silence avec des mots, même si les mots ne suffiront jamais à traduire une réalité, et ce n'est pas nécessair...
On se demande souvent après coup à quel moment la vie s’est transformée en destin incontrôlable, quand la machine s’est emballée, si c’est un enchaînement d’événements passés qui préside au changement ou si le changement lui-même est inscrit dans l’avenir
« Surface» de Olivier Norek, éditions Michel Lafon
Enthousiasmée par la lecture d’ « Entre deux mondes », j’ai eu le plaisir de voir qu’il y avait un autre de ses romans disponible dans les rayons de ma médiathèque. Je l’ai tout de suite emprunté sans hésiter.
Comme la dernière fois, la quatrième de couverture était très énigmatique, du coup la lecture a été de nouveau surprenante, et surtout très addictive ! Impossible de le lâcher !
Cette fois-ci, changement de décor : on quitte la jungle de Calais et la thématique des migrants pour partir à la campagne en Aveyron dans un petit commissariat où rien ne se passe presque jamais. Mais un jour survient une affaire qui va prendre de l’ampleur, car des restes du corps d’un enfant sont retrouvés dans un baril qui est remonté à la surface du lac de Decazeville, où se trouve un village englouti par le lac. Et l’affaire va faire remonter les faits loin en arrière, dans les années 90, avec la disparition de trois enfants qui n’ont jamais été retrouvés.
C’est dans cette localité que va être envoyée contre son gré Noémie, lieutenant de police qui travaillait auparavant pour les STUPS à Paris, mais qui s’est retrouvée défigurée en recevant des plombs de carabine dans le visage lors d’une intervention. Depuis, on cherche à l’évincer et une mise au vert lui est proposée imposée. Elle quitte Paris, laissant derrière elle son appartement solitaire, ainsi que son ancien petit ami et collègue, Adriel, qui l’a lâchement quittée sans rien dire depuis son accident.
Sa mission : faire un rapport pour savoir s’il faut fermer le commissariat. Elle pense que ce mois loin de Paris va être long, et elle est pressée de retourner travailler avec son équipe à Paris. D’ailleurs, à peine arrivée, son impression de départ se confirme : ce mois va être long dans ce commissariat où rien ne se passe ou presque, et où chacun prend son temps. C’est là qu’elle va travailler avec Romain et son équipe. Mais le jour de son départ, des restes d’un corps sont retrouvés, et elle va devoir mener l’enquête.
Celle-ci va lui faire découvrir ce que cachait la façade tranquille du village, et va faire ressurgir de sombres moments qui vont la mettre en danger. Les restes correspondent à ceux d’en enfant disparu en 1994, qu’on pensait enlevé avec un autre garçon et une jeune fille par un saisonnier. On n’avait à l’époque retrouvé aucune trace d’eux. Les deux autres corps seraient-ils encore sous les eaux du lac ? Que semblent cacher les familles des disparus ?
Noémie commence une enquête à haut risque qui va remuer la boue du passé et être encore plus emplie de rebondissements qu’on aurait pu le penser.
J’ai été happée par ce roman qui fait remonter de lourds secrets, et si certains éléments étaient assez simples à trouver au fur et à mesure de l’intrigue, je ne m’attendais pas du tout à la révélation finale qui était bien trouvée, et permettait de tout expliquer.
L’auteur qui a travaillé dans la police de nombreuses années, rend bien l’ambiance et l’atmosphère, et le lecteur a vraiment l’impression d’y être tellement l’écriture est réaliste.
Je rechercherai sûrement un autre roman de cet auteur la prochaine fois en rayons, et je croise les doigts pour qu’il y en ait un de disponible !
« L’adoption, 2. La Garua», scénario de Zidrou, dessins et couleurs de Arno Monin, éditions Bamboo, collection Grand angle
Résumé : Gabriel a dû se résigner à voir Qinaya repartir au Pérou, et son fils divorcer et aller en prison. Mais il a engagé un détective pour la retrouver. Il part alors au Pérou, mais va être déçu car la petite l’a oublié.
Mon avis : Heureusement que j’avais pu emprunter le tome 2 en même temps que le 1, car j’avais vraiment envie de connaître la suite !
Celle-ci va se retrouver placée sous le signe de la garua, la brume qui fait oublier les souvenirs et emporte tout avec elle. Gabriel va partir sur les traces de Qinaya au Pérou, et il va la retrouver. Mais celle-ci l’accueille certes gentillement, mais semble l’avoir oublié.
Alors Gabriel lui offre un ultime cadeau, décide de repartir en France, mais la rencontre d'un homme qui recherche le corps de sa fille, tuée lors du tremblement de terre, va le faire rester, et réfléchir sur lui-même, et sa relation avec son propre fils qu’il n’est jamais allé voir en prison. Ce dernier a écopé de trois ans de prison pour l’enlèvement de Qinaya, qui n’était pas orpheline, et avait encore de la famille au Pérou. Gabriel va alors se décider à renouer les liens avec lui, malgré le drame qui a fait exploser toute la famille.
Je ne m’attendais pas vraiment à ce que le récit prenne cette tournure, et en même temps, ce cheminement permet à Gabriel de faire un retour sur lui-même et de changer.
Ce deuxième tome a été très émouvant, à la fois triste et porteur d’espoir, montrant que l’on peut toujours renouer les liens, avec le temps.
Bamboo, mai 2017/ Grand Angle La garua c'est la brume...qui s'installe au bord de l'océan et nous met aussitôt dans l'ambiance feutrée de ce tome 2, riche en surprise et en rebondissement. Atten...