Hypallage, 1. Amour chrome 

Publié le par Doc Bird

« Hypallage, 1. Amour chrome » de Sylvain Pattieu, éditions L’Ecole des Loisirs, collection Médium +

Mohammed-Ali est en classe de 3ème, bon élève et populaire. La nuit, il sort pour aller taguer sur les murs. Il va d’ailleurs rencontrer d’autres graffeurs qui vont le faire progresser. Et surtout, il est amoureux d’Aimée, qui elle n’a d’yeux que pour le foot… Pour l’aider, il peut compter sur Lina et Margaux, les anciennes ennemies devenues amies. Moins sur son pote Zarko qui est à mille lieues de l’amour. Il a besoin du graf pour exprimer ses idées, se sentir vivre. Il est discret et bon élève, reconnu par les autres et les adultes, car il est calme et posé. Ses sentiments pour Aimée vont tout bouleverser, car il est tombé fou amoureux d’Aimée, et il est persuadé que c’est la femme de sa vie, mais il a la trouille de l’aborder.

Aimée, elle, ne vit que par le foot, son objectif, c’est de devenir professionnelle, même se sa mère est contre, ou que ses amies trouvent qu’elle ne passe pas assez de temps avec elle.

Lina est la sœur de Sofiane et d’Ilyès, qui vendent de la drogue dans la cité, et qui sort les griffes, provoque, pour se faire respecter, sans qu’elle ait besoin de ses frères.

Margaux est devenue sa meilleure amie depuis une bagarre mémorable. Margaux est plus discrète, et comprend que son frère, Frédéric, est un looser depuis le collège, le seul moyen pour lui de se distinguer, c’est de revendre de la drogue des frères de Lina dans les soirées.

Zarko, lui, se demande pourquoi les autres changent d’intérêts et pas lui, et l’amour, il s’en fiche, il se pose aussi plein de questions sur l’Islam.

Bienvenue dans une cité du 93, où des ados grandissent, et font face à la vie d’adulte qui se profile, entre actualité parfois bien déprimante, vie dans la cité, drogue, école, amour. La vie, tout simplement.

Ce tome 1 de la série m’a bien accroché dès le début, avec des phrases qui résonnent et percutent, entre langage de la cité, des graffeurs, évolution vers la vie d’adulte, sentiments, questionnements sur l’avenir, la place dans le groupe, la vie en cité, les attentats de 2015 qui semblent marquer la fin d’une enfance pour chacun des personnages, où la vie n’était pas aussi compliquée.

On vit de plein pied dans le quartier avec des jeunes gens attachants, en quête de repères et de certitudes, et qui découvrent que grandir, ce n’est pas toujours simple.

Une série que les ados devraient aimer, et qui pourrait amener au plaisir de lire celles et ceux qui pensent que le livre ce n’est pas pour eux. Et chacun pourra se reconnaître dans les personnages, divers et variés, avec des questionnements qui traversent chacun.

Ce tome 1 a reçu les Prix Vendredi et Cendres.

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Publié dans Lectures-romans

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A
Un titre qui devrait plaire aux ados et pas que. Je trouve intéressant que pour une fois, c'est une fille qui aime le foot !
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D
Oui, je pense que ce roman peut plaire à un large public. Et je suis d'accord avec toi, pour une fois c'est une fille qui pratique et adore le foot :)
M
Le thème et le lieu de l'histoire me plaisent beaucoup, j'ai vu qu'll y avait 4 tomes sortis pour cette série pour ados. Pour une fois je connais l'auteur. Je n'ai lu de lui que "Des impatientes", "Le bonheur pauvre rengaine" et "Panthères et pirates" plus récemment et j'avais adoré les découvrir car ce sont des textes, romans ou témoignages qui abordent des sujets contemporains incontournables. Merci de me faire découvrir celui-ci
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D
Oui, je lis d'ailleurs la suite de cette série ! Je note les autres titres que tu me suggères pour une possible lecture ultérieure. Je suis d'accord avec toi, ce sont des titres réalistes qui parlent de thèmes actuels.
F
Ça change des milieux un peu plus lisses, mais non exempts de problématiques diverses, ce contexte de l'intrigue dans une cité du 93. Bon, les ados auront toujours des problèmes et des questionnements d'ados, ce qui permet visiblement une large identification.
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D
Oui, cela change des univers lisses, comme tu l'écris. Et surtout, ce roman peut rapprocher de la lecture certains jeunes qui pensent que c'est trop éloigné de leur quotidien.
T
Ca paraît bien ancré dans la réalité, si dure soit-elle... On semble loi des livres aseptisés voire idéalisés jadis réservés à l'enfance?<br /> (s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola
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D
Ce roman est bien en effet dans le réel, aussi difficile à vivre soit-il parfois. On est bien loin des livres tout gentillets d'avant.
B
J’ai grandi dans le 93 alors ça me parle
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D
J'ai travaillé dans ce type de ville et de quartier, et en effet, le ton et les situations sont très justes.