« Magic 7, tome 4. Vérités », scénario de Kid Toussaint, éditions Dupuis
Résumé : Léo va partir quelques jours en vacances chez son père, et découvrir que ce dernier en sait beaucoup sur les 7 mages, et qu’il est en lien avec les parents de ses amis. Il se méfie donc. Et en lisant les livres de la bibliothèque de son père concernant les mages, il va découvrir le passé de chacun d’entre eux…
Mon avis : Dans ce tome 4, on comprend avec Léo que les parents des mages ont peut-être un plan caché pour les manipuler, et surtout, on découvre le passé de chacun des 7 mages, les difficultés rencontrées par chacun d’entre eux pour que leurs pouvoirs servent à faire le bien et non le mal.
Chaque pouvoir porté par les mages semble vouloir être dévoyé par les hommes eux-mêmes, alors les mages ont l’idée de faire peur aux hommes via un terrible fléau, mais ils ne parviennent plus à le dominer...
J’ai apprécié dans ce tome 4 cette plongée dans le passé de chacun des mages, et surtout que ce soit des illustrateurs différents qui aient eu en charge chaque histoire de mage.
Par ailleurs, le lecteur comprend avec Léo qu’on lui cache des choses, et que les 7 mages ensemble pourraient faire plus de mal que de bien.
Une série très dynamique et emplie de mystère qui donne toujours envie de lire la suite.
« Cultiver son petit jardin intérieur. Ces jardins qui nous font du bien. » de Martine Laffon, éditions Flammarion, collection L’art de…
Tout d’abord, merci aux éditions Flammarion et à Babelio pour m’avoir permis de recevoir ce titre, avec sa jolie couverture épurée et cartonnée, qui donne l’impression au lecteur d’ouvrir un herbier ancien et magnifique.
Martine Laffon, connue pour ses écrits adulte comme jeunesse, est également docteure en philosophie, et livre dans cet ouvrage une ode aux jardins, reflets de notre état intérieur.
A travers de courts chapitres, elle nous emmène à sa suite à travers les jardins mythiques des différentes traditions religieuses et philosophiques, en montrant que l’idée de jardin rêvé et originel a influencé la conception des jardins au cours du temps, dans tous les pays.
Ainsi la division en quatre parties du jardin, la présence de l’eau, sont des points communs à travers le monde, tandis que chaque tradition va développer un choix de plantes ou de minéraux en fonction de sa culture : oasis variée et prolifique dans les pays désertiques pour montrer sa puissance, choix de plantes qui nourrissent et de plantes guérisseuses chez les moines, choix du minéral dans la tradition asiatique…
Chaque plante ou élément naturel reflète les croyances, mais aussi l’état intérieur des personnes, avec le choix de clôturer un espace secret, fermé aux autres, la patience pour faire pousser les plantes malgré les caprices du temps, l’effort de semer, de retourner la terre pour espérer récolter.
Chaque jardin est en fait un moyen de faire germer et pousser en soi des qualités telles que la bienveillance, l’empathie, l’amour, la justice ou la paix.
Martine Laffon nourrit son texte de références philosophiques et l’émaille de citations bien choisies, montrant par ailleurs que l’effervescence des sorties de livres sur le bien-être n’a rien inventé, mais que les philosophes depuis l’Antiquité ont déjà posé des jalons de réflexions qui peuvent nous guider dans la nôtre.
Un ouvrage qu’on peut lire d’une traite, mais qui dans lequel on peut aussi piocher pour réfléchir sur soi-même, cultiver son propre jardin intérieur, et s’ouvrir au monde.
Un livre à offrir ou à s’offrir !
Un extrait :
Mais c’est aussi à l‘intérieur de soi que l’on a besoin de silence et d’une pause bienfaisante pour se déconnecter.
« Phobos 2 » de Victor Dixen, éditions Robert Laffont, collection R
Résumé : Les prétendants et prétendantes vont devoir faire leur choix, après l’horrible révélation du destin qui les attend sur Mars. Vont-ils décider d’atterrir et se confronter à leur destin, ou de retourner sur Terre, même s’ils n’ont pas assez de vivres pour le voyage ? Céderont-ils au chantage de Serena ? La donne pourrait changer quand ils découvrent que deux personnes sur Terre sont aussi au courant du secret…
Mon avis :Ce tome 2 est trépidant, et on suit avec plaisir et angoisse le destin des pionniers du programme Genesis.
L’histoire est toujours racontée du point de vue de Leonor, ainsi que de Serena, Andrew et Harmony, sur Terre.
Leonor va devoir faire un choix avec les autres prétendants, et décider de leur destin commun : mourir rapidement en revenant sur Terre et en dénonçant l’odieuse découverte cachée par le programme Genesis et Serena, ou continuer le show en allant sur Mars, et en essayant de pouvoir résoudre le problème mortel qui les attend sur la planète rouge !
Serena apparaît encore plus sombre et machiavélique dans ce tome 2, n’hésitant pas à éliminer toutes les personnes qui se trouvent sur sa route, qu’elles soient proches d’elles ou non.
Son ascension au pouvoir semble sans limite, avec les élections qui pourraient la nommer vice-présidente des Etats-Unis, concentrant ainsi tous les pouvoirs.
Elle apparaît comme une sorte d’araignée, attirant tout le monde dans sa toile pour mieux les engluer.
On tremble avec Andrew et Harmony, qui sont au courant du terrible secret, et dont la vie est menacée. Et on tremble aussi pour Leonor et ses compagnons, qui vont devoir apprendre à s’apprivoiser, gérer leurs émotions, et à vivre tout simplement ensemble.
D’autant plus qu’entre les frictions dans le groupe, les révélations surprenantes, et les nombreux retournements de situation, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises.
J’attends avec impatience de pouvoir lire le tome 3, car le tome 2 se termine sur un suspense, et une troisième voie possible dans la résolution des habitats menacés de Mars.
« Harmony, 3. Ago », dessin et scénario de Mathieu Reynès, couleurs de Valérie Vernay et Mathieu Reynès, éditions Dupuis
Résumé : Harmony a recouvré la mémoire depuis sa fuite, et décide de retourner sauver Eden et Payne. Parviendront-ils à s’échapper des griffes des soldats et mener une vie plus normale ?
Mon avis : Après un tome 1 qui faisait découvrir au lecteur une Harmony déboussolée, ayant oublié tout ce qui lui était arrivé, et un tome 2 qui expliquait les expérimentations dont elle, Payne et Eden étaient l’objet, ce tome 3 revient dans le présent.
Harmony a retrouvé ses pleines capacités, et décide de retourner au laboratoire pour sauver Eden et Payne.
Mais bien sûr, rien ne sera simple, car les enjeux semblent énormes.
Et Harmony et ses amis vont comprendre qu’ils ne sont peut-être pas les seuls à avoir des pouvoirs, et que ceux-ci les dépassent parfois.
Ce tome 3 clôt la fin du premier cycle, et donne envie de savoir ce qui va arriver par la suite, et quelles découvertes vont faire les héros.
Cette série est très intéressante et intrigante, sans temps mort, et répond à des questions tout en ouvrant des nouvelles.
Harmony est une jeune fille forte, qui porte des valeurs d’amitié et de courage, et qu’on a envie de suivre dans son parcours. Une série à suivre !
«Cité 19. Livre 1. Ville noire » de Stéphane Michaka, éditions Pocket jeunesse
Résumé : Faustine découvre que son père est mort d’une chute de la tour Saint-Jacques. Mais à la morgue, elle ne reconnaît pas le corps de son père. Persuadé qu’il est encore vivant, elle décide de suivre un mystérieux personnage. Elle le suit dans une station de métro, et se réveille 150 ans plus tôt ! Persuadée que son père se trouve aussi dans cet espace-temps, elle part à sa recherche, prenant son destin en main, à l’époque où un tueur en série sévit dans les rues de la Cité…
Mon avis : Ce roman me laisse un avis mitigé.
J’ai eu du mal à accrocher au début de l’histoire, trouvant le ton de l’auteur trop ampoulé et l’héroïne, Faustine, trop caricaturale, jeune fille adorant le 19ème siècle, mais aussi seule, ayant de mauvaises fréquentations.
Mais à partir du moment où Faustine se retrouve dans le Paris d’il y a 150 ans, le récit prend un ton fantastique et l’aventure devient plus intéressante.
Faustine découvre avec stupeur qu’elle se retrouve dans un Paris ancien, où finalement elle s’adapte parfaitement, résolue à prendre son destin en main. L’écorchée vive qui jouait des poings devient alors une jeune femme plus sûre d’elle-même, enquêtant sur les traces du tueur de la Cité.
Et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises, car la deuxième partie prend un tour nettement de science-fiction, et permet de découvrir les raisons du réveil de Faustine dans le passé.
On découvre alors avec stupeur une expérience menée sur des cobayes humains, et qui met Faustine en danger.
Je n’en dévoile pas plus, pour vous laisser le mystère. En tout cas, cela me donne envie de lire le tome 2.
« Louca, 5. Les Phoenix » de Bruno Dequier, éditions Dupuis
Résumé : L’avenir semble ouvert pour l’équipe du lycée, après la victoire obtenue grâce à Louca. Mais de sombres événements vont remettre en question tout cela. L’équipe pourra-t-elle renaître de ses cendres ?
Mon avis : J’ai retrouvé avec plaisir l’inénarrable Louca, toujours aussi maladroit, touchant et comique à la fois.
Le tome 4 alterne entre moments angoissants, sombres secrets, et épisodes plus légers où l’attitude de Louca parvient permet d’alléger l’atmosphère.
Je retiens par exemple l’épisode de la tenue vestimentaire de Louca pour se rendre à une fête, qui montre l’ampleur des dégâts et son besoin d’un coach !
Mais des difficultés vont arriver, qui menacent l’avenir de l’équipe de foot.Louca va devoir agir et convaincre pour qu’elle puisse perdurer, et ce n’est pas gagné !
En même temps, on suit la progression de l’enquête de Nathan sur sa famille, ainsi que les aléas de la vie d’adolescent.
Une série toujours aussi fraîche et dynamique, qui emmène son lecteur là où il ne s’attendait pas. Vivement la suite !
« Shirzad, l’enfant qui devinait tout », raconté par Alain Serres, illustré par Rashin Kheirieh, éditions Rue du monde, collection Papagayo poche
Résumé : Shirzad est porteur au bazar d’Ispahan. Un jour, sa mère lui demande de devenir devin, afin de gagner plus d’argent. Et chose incroyable, Shirzad réussit malgré lui ! Mais les demandes des clients sont de plus en plus compliquées, et les conséquences dangereuses s’il échouait. Comment Shirzad pourra-t-il s’en sortir ?
Mon avis :La collection Pagayo poche, des éditions Rue du monde, est une vraie mine pour les contes.
Cette fois-ci, on part voyager en Iran, en compagnie de Shirzad, un jeune garçon qui veut faire plaisir à sa mère en répondant à son désir de devenir devin, mais qui va au-devant de graves dangers s’il échoue !
Heureusement, le hasard s’en mêle pour le sortir des situations a priori inextricables, jusqu’à la dernière !
L’histoire est originale, emplie à la fois de sagesse et d’humour, et j’ai beaucoup apprécié les illustrations qui mettent bien en valeur le récit, avec des petits clins d’œil avec un chat noir, qui semble suivre toutes les actions de Shirzad, et serait peut-être sa chance ?
A la fin, les pages documentaires permettent d’apprendre plein d’information sur l’Iran.
« Phobos » de Victor Dixen, éditions Robert Laffont, collection R
Résumé : 6 jeunes filles et 6 jeunes hommes ont été sélectionnés pour participer à la mission du groupe Genesis. Ce seront les premiers humains à se rendre sur Mars pour y habiter, et fonder une famille. En attendant, dans les capsules qui vont les emmener sur Mars, pendant tout le voyage, va se jouer un speed-dating en direct des prétendants. Chacun et chacune va apprendre à se connaître, et choisir à l’arrivée la personne avec qui passer le reste de sa vie. Chacun des prétendants et prétendantes souhaite rencontrer l’amour, la gloire, et quitter un passé sur terre. Mais le rêve proposé va tourner au cauchemar, car on ne leur a pas tout dit…
Mon avis : J’ai beaucoup entendu parler de la série « Phobos », et quand j’ai vu le tome 1 à la médiathèque, j’ai décidé de l’emprunter pour me faire une idée.
Le résumé ne m’attirait pas spécialement, avec cette idée de jeunes gens avides de gloire sous les feux des médias, et cette idée de télé-réalité pour former des couples.
D’ailleurs, au début, j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’histoire, trouvant les personnages peut-être un peu trop superficiels.
Mais en fait, j’ai bien fait de persévérer, car sous ce résumé racoleur, se cache un roman plus profond, qui recèle bien des mystères et des non-dits…
Nous suivons l’aventure grâce à Léonor, jeune fille de 18 ans, qui s’est engagée dans la mission, car elle savait qu’aucun futur n’était possible pour elle sur terre.
Sans famille, comme les autres jeunes gens de la mission, elle a réussi à être sélectionnée, et se prépare à monter dans la capsule qui va les emmener durant de longs mois vers la planète Mars.
Mais dès le début, on sent que les organisateurs cachent quelque chose d’horrible, pour lesquels ils sont prêts à tuer, notamment la machiavélique Serena Mc Bee, qui, sous son air lisse et calme, semble cacher une personne retorse, y compris dans sa famille et sa vie personnelle.
Léonor, tout comme les autres jeunes, part sur Mars, en pensant trouver amour, gloire et un futur possible. Mais elle cache un secret lourd à porter pour elle, comme chacun des autres, également, et cela sera dévoilé progressivement.
Léonor semble être la plus rationnelle des prétendantes, mais ses émotions vont lui jouer des tours, ainsi que sa curiosité, qui va lui permettre de découvrir ce que leur cachent les organisateurs de la mission Genesis.
Le lecteur est emporté, entre ce qui se passe dans les capsules, l’affirmation des personnalités de chacun, leur violence, mais aussi leur fragilité et leurs doutes.
L’auteur nous emmène en plusieurs actes dans une tragédie interstellaire, où la peur va arriver, à l’image de la lune de Mars, Phobos.
En alternant les points de vue de Léonor dans la capsule, les retransmissions en direct, ainsi que ce qui se passe sur terre, le lecteur frémit, et espère que les héros vont s‘en sortir.
Léonor a les cartes en main. Que va-t-elle décider ?
Au final, une lecture qui intrigue progressivement, avec des personnages moins superficiels qu’on aurait pu le croire, et avec une touche d’angoisse qui donne envie de lire la suite. On s’attache au destin des prétendants, et on embarque avec plaisir pour la suite de l’aventure.
« Nos âmes plurielles» de Samantha Bailly, éditions Rageot
Résumé : Lou et Sonia réalisent enfin leurs rêves : vivre en colocation à Paris, et faire les études qu’elles souhaitaient ! Lou entre en prépa aux Gobelins, où la concurrence est rude, et le travail énorme. Sonia fait des études de philosophie à la fac. Toutes deux sont bien contentes de vivre ensemble, mais leur amitié peut-elle résister à l’épreuve de la réalité de la vie de tous les jours ? Auront-elles toujours du temps à consacrer au dessin et à l’écriture ?
Mon avis :Ce tome 3 se termine en apothéose, et clôt la trilogie en laissant le lecteur empli d’optimisme et de pensées positives.
Lou et Sonia vivent ensemble en colocation à Paris, et se confrontent à la réalité de vivre ensemble tous les jours. Auparavant, elles correspondaient beaucoup par Internet, et se voyaient de temps en temps lors des vacances.
Elles découvrent donc que leurs caractères opposés peuvent entraîner des frictions dans la vie quotidienne.
Leurs études les poussent aussi à s’éloigner l’une de l’autre, Lou étant prise par l’énorme quantité de travail demandée en prépa, Sonia découvrant avec joie les plaisirs de la philosophie. Toutes deux semblent même s’éloigner sur l’essentiel qui a permis leur rencontre : leur projet commun d’écriture et de dessin mis en ligne sur leur blog.
En même temps, chacune traverse des moments de doute existentiel.
Lou se demande si elle est vraiment à la hauteur à l’école des Gobelins, et se sent perdue par rapport aux exigences et aux choix d’avenir qui la mettent sous pression.
Sonia, quant à elle, se sent vraiment bien dans les études de philo, mais sent que l’inspiration lui échappe, se retrouvant devant l’angoisse de la feuille blanche, depuis le refus des éditeurs de publier son premier roman.
Et si on ajoute des soucis de cœur et de familles, les deux jeunes femmes semblent au bord de l’explosion !
Elles vont vivre chacune des moments douloureux et difficiles, mais au bout de cette première année de vie étudiante, elles vont aussi retrouver le goût de la création artistique, croyant chacune en leurs rêves, malgré certaines désillusions.
Elles vont aussi faire l’apprentissage de la vie, entre douleur et douceur.
Finalement, elles vont comprendre qu’elles peuvent consolider leur amitié, tout en laissant de la place à l’autre, et qu’il faut que chacun fasse ses propres expériences pour avancer dans la vie.
Samantha Bailly restitue avec beaucoup de justesse la vie étudiante, avec sa part de liberté et de contrainte, et permet aux héroïnes de glisser vers l’âge adulte.
On sent que l’auteur a mis beaucoup de son expérience vécue dans ce récit, et qu’elle ressent beaucoup de tendresse pour ses héroïnes.
On quitte la série à regret, laissant Lou et Sonia voler de leurs propres ailes vers leur destin, un avenir où la plume et le crayon seront toujours leurs meilleures armes pour avancer dans la vie et réaliser leurs rêves.
Quelques extraits :
Mais en y réfléchissant, quand est-ce que l’on devient écrivain ? Ne l’est-on pas à partir du moment où l’on écrit, tout simplement ?
Lycéenne, je gribouillais, étudiante, j’ai appris à dessiner, non pas à recopier, imiter, mais à apposer l’empreinte de ma personnalité.
Tout le monde a le droit d’avoir pris un mauvais chemin, et d’en changer.
Si je crois profondément en une chose, ma Lou, c’est que l’on peut se transformer, intégrer de nouvelles habitudes
Nier la tristesse ne l’efface pas, on peut l’enfouir aussi profondément que possible, elle finira toujours par remonter.
C’est sûrement cela, être adulte : faire ses propres choix. Être au volant de son existence, et non pas dans le siège passager.
Il n’existe pas de permis d’exister, il y a des autorisations que l’on doit s’octroyer soi-même.
«Le grand saut, 2 » de Florence Hinckel, éditions Nathan
Résumé :Plusieurs mois sont passé depuis l’accident qui a rendu Alex paralysé des jambes. Alex est toujours en centre de rééducation et a peur de rentrer chez lui, ainsi que du regard des autres.
Marion sent qu’elle perd le contrôle sur sa vie.
Sam est fragilisé par une rumeur.
Rebecca essaye d’oublier par le théâtre.
Paul ne va plus en cours et s’éloigne du groupe.
Iris est triste suite à sa rupture, aux révélations familiales et au refus d’Alex de la voir ou de lui parler.
Cette fin d’année se révèle tendue, alors que les épreuves du bac se profilent à l’horizon.
Mon avis : J’attendais avec impatience de pouvoir lire ce tome 2 du « Grand saut », qui se poursuit avec un tome 3.
J’ai retrouvé avec angoisse et plaisir les jeunes du groupe. Angoisse de voir comment chacun allait gérer les conséquences de l’accident, et joie de partager à nouveau leur quotidien, souvent difficile.
Pour ce tome 2, Florence Hinckel est allée voir des lycéens, permettant ainsi à son récit de coller plus à la réalité vécue quand on a 17 ou 18 ans.
Le groupe a commencé à se fissurer depuis l’accident d’Alex.
Ce dernier semble avoir perdu tout espoir de vivre, refusant d’être handicapé, et ne voyant que quelques membres du groupe. Il cache lui aussi un lourd secret, lié à son accident, et n’ose pas en parler, se renfermant sur lui-même.
Marion sent que tout lui échappe, avec la séparation de ses parents, et s’acharne à tout ranger autour d’elle et à prévoir des plannings de révision pour le bac, se donnant l’illusion de pouvoir reprendre le contrôle sur sa vie et les événements. Elle essaye de trouver une nouvelle amie en Madeleine, mais son mal-être empire, car elle commence à se scarifier, et semble vouloir détruire toute chance de réaliser ses rêves d’études.
Sam comprend qu’il va de nouveau être harcelé, par trois garçons qui lui en veulent d’être différents, surtout depuis que la rumeur court qu’il serait homosexuel, et il ne supporte plus sa mère qui l’étouffe de son affection. Et en plus, il a l’impression constante d’être suivi.
Rebecca se sent mal aussi, et continue à poursuivre ses ambitions de comédienne au club théâtre, ainsi que ses vidéos décalées sur Youtube.
Iris est désabusée, entre sa rupture avec Paul, la découverte de sa soeur morte, l’accident d’Alex, et le fait que ce dernier ne veuille plus lui parler, sans qu’elle sache pourquoi.
Paul, lui, se sent coupable de l’accident d’Alex, et semble avoir des problèmes. D’ailleurs, il arrête d’aller au lycée, et ne veut plus passer son bac.
Cette année de terminale semble sonner le glas de l’équilibre qui régnait jusqu’alors dans le groupe, chacun s’étant renfermé sur lui-même et ses soucis depuis l’accident.
Parviendront-ils à affronter les difficultés ? Arriveront-ils à réaliser leurs rêves ?
Ce deuxième opus est toujours aussi passionnant que le premier, permettant de vivre ou de revivre les rêves et désillusions de jeunes adultes à l’aube de leurs 18 ans, avec des situations criantes de réalisme, avec les angoisses à l’approche de l’âge adulte, et les rêves que chacun porte en soi.
Vivement le final avec la lecture du tome 3, où l’accent sera sûrement mis sur Paul, dont il a été peu question dans ce tome 2.
Quelques extraits :
C’est toujours plus simple de ne pas voir la douleur des autres.
Mais il fallait épouser le destin comme on épouse le mouvement des vagues quand on nage.