« The promised neverland, 3 », scénario de Kaiu Shirai, dessin de Posuka Demizu, éditions Kazé
Résumé: Les enfants ont découvert que quelqu’un de l’extérieur pourrait peut-être les aider, grâce aux messages codés laissés dans des livres de la bibliothèque. Don et Gilda veulent vérifier qu’Emma, Norman et Ray leur ont bien dit toute la vérité, tandis que sœur Krone va leur proposer un étrange marché…
Mon avis : Ce tome 3 se lit d’une traite tellement l’aventure est captivante, et les retournements nombreux.
Chacun élabore des stratégies, essayant d’avoir des coups d’avance sur les autres : Don et Gilda veulent vérifier les informations des trois amis, en essayant de découvrir la pièce secrète, sœur Krone veut devenir directrice et est prête à s’allier aux enfants même si elle doit les trahir, Emma, Norman et Ray poursuivent leur progression dans les préparatifs, et Maman Isabella semble savoir et prévoir tout ce qui arrive, semblant diriger les règles du jeu.
Chacun va en apprendre un peu plus sur les autres, même si de nombreux pans restent dans l’ombre, et la fin laisse le lecteur sur un suspense haletant…
Les enfants pourront-ils s’évader et sortir vivants ?
Résumé: Hannah, 12 ans, vit des jours heureux avec sa meilleur amie excentrique Joey. Mais tout change rapidement, entre Joey qui se met à sortir avec son frère Kit, et qui commence à la délaisser, et l’arrivée d’un nouveau, Paul, pour qui elle ressent des sentiments, mais qui se fait harceler au collège.
Mon avis : Je crois que Cathy Cassidy a le don de me faire aimer tous les titres qu’elle écrit ! ici, elle va parler d’amitié, d’amour, mais aussi de différence et de harcèlement.
Son héroïne, Hannah, a pour meilleure amie Joey, une jeune fille adoptée avec son petit frère par une famille un peu originale, et qui a des goûts plutôt rebelles dans la coiffure ou l’habillement. Paul est placé dans la famille de Joey, car il a rencontré des problèmes auparavant, et espère pouvoir s’intégrer dans son nouveau collège.
Hannah est rapidement attirée par ce garçon au regard triste, qu’elle apprend à connaître, d’autant plus qu’elle dispose de plus de temps depuis que Joey sort avec son frère Kit. Mais Paul est différent des autres garçons, il ne joue pas au foot, nage très bien mais refuse d’intégrer l’équipe de natation, dessine régulièrement sur son carnet, et s’habille et se coiffe différemment. Rapidement, la rumeur court qu’il pourrait être homosexuel, et comme il ne se défend pas, il se retrouve rapidement harcelé. Hannah veut l’aider à sortir de cette spirale infernale, mais la tâche semble immense, surtout quand on se trouve seule contre tous.
Un beau roman qui met en avant les sentiments et ressentis d’adolescents confrontés très jeunes aux difficultés de la vie, à cause de drames vécus dans leur enfance, et une belle ode à l’acceptation des différences, à la connaissance de l’autre avant de juger.
« La 5e vague, Tome 3. La dernière étoile» de Rick Yancey, éditions Pocket jeunesse, collection Best Seller
Résumé : Cassie, Sam, Megan, Dumbo et Zombie vivent ensemble cachés avec Evan Walker, qui souhaite par amour détruire le ravitailleur pour éviter l’anéantissement des derniers humains. Y parviendra-t-il ?
Mon avis : J’avais lu il y a plusieurs mois le tome 2, j’ai donc eu du mal à me remettre dans l’histoire, d’autant plus que le personnage mis en avant au début du récit est un prêtre, dont je n’avais aucun souvenir, et pour cause, il n’était pas encore apparu dans le récit ! Le lecteur se retrouve pris à quelques jours de la fin de l’humanité, car les Autres sont décidé de détruire toutes les villes, sources de civilisation. Et entre les humains et les infiltrés qui se mènent la guerre, l’humanité semble courir à sa perte.
C’est dans ce contexte que nous retrouvons ensuite les différents personnages, Cassie qui s’interroge sur ses sentiments pour Evan, Sam qui a oublié son alphabet mais sait fabriquer des bombes, Megan toujours aussi mutique, et Zombie et Dumbo qui décident de partir vers les grottes à la recherche de Ringer. L’ensemble s’accélère assez vite, et le lecteur va enfin savoir si l’humanité est condamnée ou s’il reste un espoir de survie…
Comme pour les tomes précédents, je regrette une fois de plus le vocabulaire trop grossier, et pour ce tome 3, j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans le récit, sans doute car j’ai lu les différents tomes avec beaucoup de mois d’écart, mais aussi car je me suis perdue entre les différents personnages, me demandant qui était le narrateur à certains moments, et parce que j’ai trouvé parfois l’histoire confuse, me demandant toujours quelles étaient les intentions réelles des Autres, et où ils étaient s’ils n’étaient pas dans le transporteur, s’ils étaient morts ou très loin.
La fin est digne des grands blockbusters américains, mais je l’ai trouvée assez confuse, notamment pour le personnage d’Evan. C’est donc une fin qui me laisse un peu sur ma faim, car j’aurais aimé avoir plus d’informations et d’explications.
«Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu, 2» de Umetaro Aoi, éditions Nobi Nobi !
Résumé : La petite Yuzu va avoir la joie d’accueillir une cousine lointaine qui se prénomme Anzu. Cette dernière va rester 6 mois chez la grand-mère de Yuzu, car ses parents doivent partir pour leur travail. Yuzu va alors aider Anzu à retrouver sa joie de vivre.
Mon avis : Ce deuxième et dernier tome est aussi un coup de cœur ! J’ai retrouvé la pétillante Yuzu et ses bentos magiques avec plaisir !
Ici, elle va recevoir une lointaine cousine, Anzu, qui n’est pas heureuse d’être là, car elle se sent abandonnée par ses parents qui sont partis travailler, et parce qu’elle ne connaît pas non plus la campagne. Yuzu va alors utiliser ses talents au bonheur pour réconcilier Anzu avec la vie, et l’ouvrir aux petits bonheurs comme la découverte de champignons dans la nature, ou la fabrication d’un bonhomme de neige.
Yuzu va aussi accueillir un petit chien, dont Cookie va être jaloux, mais cette expérience va permettre de renforcer leur relation.
Et bien sûr, Yuzu continue de confectionner avec amour des bentos et d’aider les gens à renouer avec la vie.
Une belle pépite à lire que je recommande !
Un extrait :
Les gens ne sont pas faits pour vivre seuls. On a besoin d’amis sur qui compter en cas de problèmes.
« One-Punch Man, 15 » de Yusuke Murata, éditions Kurokawa
Résumé : Saitama a réussi à vaincre le monstre Mutant d’un seul coup de poing, et commence à trouver triste d’être le plus fort, car il n’a plus de marge de progression. Au même moment, l’association des monstres fait preuve de sa puissance et demande à l’association des héros d’envoyer tous leurs héros pour récupérer l’otage qu’ils ont enlevé…
Mon avis : Ce tome 15 montre un Saitama désabusé, qui désespère de sa force, qui le rend incapable de pouvoir encore progresser. Et l’ennui arrive à grands pas… Heureusement King va le lancer vers une piste de réflexion sur ce qui fait la nature d’un vrai héros.
Par ailleurs, il y a du changement dans l’air, avec Sonic le foudroyant qui se fait approcher par l’association des monstres, et la rencontre d’un nouveau personnage de gorille qui présente d’étranges similitudes avec Saitama. Et l’association des monstres est en train de déployer son plan de grande ampleur pour piéger tous les héros…
Ce tome 15 se termine donc sur du suspense, entre le projet des monstres enfin dévoilé, et Garoth qui se remet de ses batailles, mais qui se retrouve encerclé… A suivre…
Résumé : Gwen est partie durant l’été s’entraîner au basket, en compagnie de la belle Judith qui rend jalouse Azami. Et à la rentrée, Gwen va changer de lycée et intégrer une équipe féminine de basket. La rentrée s’annonce dont riche en changements.
Mon avis: Ce deuxième tome termine la série et permet de montrer comment évolue la relation amoureuse entre Gwen et Azami. Et comme dans tous les couples, la jalousie va rapidement pointer le bout de son nez, car la jolie Judith a eu la chance d‘accompagner Gwen lors de son stage d’été, et ne se prive pas de rendre jalouse Azami qu’elle déteste autant qu’elle aime Gwen !
Après cet épisode qui va permettre de vérifier la solidité des sentiments chez Azami et Gwen, cette dernière va faire sa rentrée dans un nouveau lycée afin d’assumer son statut de fille en jouant dans l’équipe féminine de basket. Mais une autre Gwen la prend rapidement en grippe, car elle pense que Gwen veut prendre sa place au sein de l’équipe. Et elle décide de recourir à tous les moyens possibles pour la faire partir, y compris à révéler son homosexualité aux autres….
Ce tome 2 est intéressant car il permet de réfléchir sur les idées reçues sur l’homosexualité, et permet de suivre sur la durée la relation entre Azami et Gwen.
Un manga en deux tomes à acheter !
Un extrait :
Ne change pas pour devenir ce que les autres voudraient que tu sois !
« The promised neverland, 2 », scénario de Kaiu Shirai, dessin de Posuka Demizu, éditions Kazé
Résumé : Maintenant que Norman, Ray et Emma savent le destin qui attend chacun des enfants, ils décident de préparer en secret l’évasion de tous. Mais pour cela il va falloir s’entraîner et tout planifier sans que Maman se doute de quoi que ce soit… Et cela est d’autant plus difficile car il y a peut-être une taupe parmi les enfants…
Mon avis : Le tome 1 m’avait bien accroché, et le tome 2 est tout aussi captivant. Une course contre la montre commence entre les enfants et Maman, qui les fait surveiller et sait qu’ils vont vouloir s’échapper. Ray, Norman et Emma savent qu’ils doivent avoir l’air naturel, et réussir à déjouer la surveillance de Maman et de sœur Krone.
Emma souhaite pouvoir sauver tous les enfants, et il va donc falloir réfléchir à un programme d’entraînement pour que tout le monde puisse fuir et tenir physiquement. Norman et Ray réfléchissent aussi aux meilleurs moyens de fuir, de désactiver les balises dont ils sont équipés, et de trouver le meilleur moment pour s’échapper. Le tout sans que Maman ne soupçonne quoi que soit….
Une partie d’échecs s’engage, où chacun essaye d’anticiper les actions de l’autre, et lui tendre des pièges…
Ce tome est tout aussi passionnant, car les enfants doivent réfléchir à la meilleure stratégie possible pour pouvoir d’échapper, et découvrent aussi avec angoisse que quelqu’un parmi les enfants pourrait être un mouchard auprès de Maman. Ils décident alors de lui tendre un piège… Mais ce n’est pas forcément la personne que l’on pensait qui se révèle être agent double. La tension continue à monter, des alliances se nouent, certains des personnages semblant en savoir plus que les autres.
« Green class, 1. Pandémie », scénario de Jérôme Hamon, dessin et couleur de David Tako, éditions Le Lombard
Résumé: Des jeunes ados canadiens vont retourner dans leur pays après une classe verte d’excursion aux Etats-Unis. Mais ils vont découvrir qu’un virus décime les habitants de la ville et les transforme en zombis. Impossible de quitter le territoire. Et l’un d’eux se retrouve contaminé par le virus…
Mon avis : Cette BD donne le ton dès la couverture : noir c’est noir, et parfois un peu gore ! Autant le dire tout de suite, je n’ai pas du tout accroché à cette BD, même si j’aime bien les histoires apocalyptiques, mais je crois que je les préfère en romans.
J’ai eu du mal à identifier les différents personnages, notamment les garçons, jeunes ados un peu perdus et en marge, qui vivent en foyer, et ont réussi à nouer des liens entre eux. J’ai trouvé que les dessins et les situations me gênaient pour cette histoire, peut-être que je préfère faire travailler mon imagination ou que le graphisme ne m’a pas attirée.
Le scénario est plutôt intéressant : des jeunes pris au piège de l’une ville, où les survivants cherchent à fuir, à tuer les malades, ou à voler et piller dans les magasins, et où le groupe de jeunes va devoir faire des choix par rapport à leur ami contaminé, mais l’ensemble ne m’a pas du tout convaincue, loin de là. Une série dont je ne lirai probablement pas la suite.
«#TousDebout » de Agnès Marot et Cindy Van Wilder, éditions Hugo, collection New Way
Résumé: Anton est plutôt discret, et amoureux de la belle Méloée, mais cette dernière sort avec Rahim. Sous le pseudo de Gossip Boy, il dévoile tous les secrets du lycée, et personne n’échappe à ses railleries, pas même lui-même. Mais un jour, tout cela va déraper malgré lui, car en dénonçant que Rahim est sans-papiers, il va enclencher une mécanique qui pourrait broyer tout le monde. Sauf si les lycéens se révoltent et soutiennent Rahim coûte que coûte. L’opération #TousDebouts a démarré…
Mon avis: Lorsque Babelio m’a proposé de lire ce roman, j’ai postulé tout de suite, attirée par la couverture montrant les bras et poings levés de lycéens qui vont décider de s’engager pour leur camarade. Je remercie aussi les éditions Hugo de m’avoir proposé de lire ce roman.
Il a été écrit à quatre mains par deux auteures qui ont mis en avant l’engagements des jeunes par rapport à des problématiques de société. Ici, il va être question de racisme, d’islamophobie, mais aussi d’homophobie, et de biphobie.
Chaque chapitre alterne les points de vue de Méloée et d’Anton.
Méloée sort avec Rahim dont elle est profondément amoureuse, mais va découvrir qu’il est sans-papiers, et qu’il risque l’expulsion vers l’Iran, où il serait condamné à mort, car il est bisexuel. C’est le choc pour elle qui comprend alors que Rahim aime les filles et les garçons, mais qui décide, malgré leur rupture, de se battre pour lui, pour qu’il ait le droit de vivre selon son orientation sexuelle, en paix dans un pays libre. Tout cela ne serait pas arrivé si Anton, alias Gossip Boy, n’avait pas révélé ce secret dans son blog, et il va alors tout faire pour empêcher que Brahim soit arrêté. Il participe au blocus du lycée avec Méloée, mais les tensions sont fortes, et et la haine de certains contre Rahim, surtout ce qu’il représente, à la fois immigré clandestin et bisexuel.
Ce roman est plutôt destiné à des lycéens, car certaines scènes décrivent des moments violents et d’autres une relation sexuelle explicite sous l’emprise de l’alcool, ce qui pourrait gêner les collégiens, même les plus grands. Les thématiques sont hélas d’actualité, montrant aussi bien l’élan de soutien envers Rahim, que l’ignorance crasse et et la haine de tout ce qui est différent.
Méloée et Anton ne sont pas des super héros, chacun cachant une face sombre et tourmentée, des difficultés relationnelles avec sa famille, la difficulté d’accepter son identité ou ses racines. Mais pourtant, ils vont se lancer dans le soutien de Rahim, jusqu’au bout.
Les mécanismes bureaucratiques des expulsions sont clairement expliqués, ainsi que le rôle de certaines associations qui se mettent en avant sans parfois proposer vraiment de solutions, et le rôle de certains journalistes qui cherchent à faire le buzz plutôt qu’à vraiment informer est aussi dénoncé.
Un roman fort, qui permet de susciter le débat et de réfléchir à l’engagement.
« Je suis ton secret, Tome 1 », scénario de Marc Cantin et Isabel, dessins et couleurs de Clémentine Bouvier, éditions Clair de lune
Résumé : Manah découvre de mystérieux messages sur son agenda, qui semblent prévenir l’avenir. Au début, elle pense que c’est une blague de ses amis du lycée, mais elle va rapidement comprendre qu’il n’en est rien. Qui écrit ces instructions ? Et dans quel but ?
Mon avis : Cette BD est l’adaptation du roman du même nom, que j’avais lu il y pas mal d’années, et que j’avais beaucoup aimé. Il me semble que l’adaptation est plutôt fidèle, mais ma mémoire peut aussi me jouer des tours ;)
On y fait la rencontre de Manah, jeune lycéenne très douée en karaté, qui trouve un jour dans son agenda des mots bizarres, semblant lui prédire l’avenir. D’ailleurs les faits évoqués se réalisent en effet ! Manah pense que d’autres lycéens lui jouent des tours, mais va rapidement comprendre qu’il n’en est rien. Les messages se font de plus en précis et insistants, et elle va découvrir que la vie de Lilian, son meilleur ami, est en danger. Mais elle ne sait pas d’où vient cette mystérieuse écriture, ni ce que veut la personne qui rédige les messages.
L’ensemble mêle enquête pour déterminer qui se cache derrière les messages, et fantastique, avec cette main inconnue qui rédige des messages et les prévisions qui font froid dans le dos. Un mélange réussi qui en fait une BD à lire, tout comme le roman, que j’avais beaucoup apprécié.