« Le coréen en BD» de Eun-Kyung Ko, Inga Steinmetz et Yoomi Thesing, éditions Larousse
A travers une BD relatant les aventures de Paul, jeune étudiant qui se rend en Corée pour apprendre la langue, et Yuna, jeune étudiante coréenne, le lecteur va apprendre progressivement la langue, en commençant par l’alphabet, appelé le hangeul, et en apprendant progressivement le vocabulaire, la grammaire et les expressions.
J’ai trouvé intéressant pour l’apprentissage que tous les termes ne soient pas sytématiquement traduits à côté pour que le lecteur commence à bien mémoriser la langue.
Une BD documentaire à proposer à nos élèves fans de Corée.
« Une colonne de feu» de Ken Follett, éditions Le Livre de Poche
Ce roman est le tome 3 faisant suite aux « Piliers de la terre » et « Un monde sans fin ». J’ai adoré lire cette série, ainsi que le prequel « Le crépuscule et l’aube ». C’est donc avec grand plaisir que j’ai lu ce bon gros pavé comme je les aime (982 p.).
Le récit commence en 1558, et on fait la rencontre de Ned Willard, jeune homme amoureux de la belle Margery, qui pense devenir commerçant à la suite de sa mère, et épouser Margery, qui l’aime aussi. Mais bien sûr, rien ne va se passer comme prévu.
En France, Sylvie est protestante, et travaille dans l’imprimerie et librairie de son père, vendant sous le manteau des livres interdits par l’église catholique, comme la Bible en français. Elle tombe sous le charme du beau Pierre, et pense se marier et vivre heureuse avec lui, mais Pierre a d’autres plans bien plus ambitieux et machiavéliques.
En Espagne, Barney, le frère de Ned, travaille et vit avec un cousin dans une fonderie, mais sa vie quotienne va vite être bouleversée à cause de l’Inquisition catholique.
Avec ce roman une fois de plus passionnant et foisonnant, Ken Follett nous emmène dans différents pays, à une époque où les troubles religieux sont importants, nous faisant partager la vie et le quotidien de personnages flamboyants, tout en nous mettant dans le secret des rois et reines à une époque où les complots et trahisons sont légions.
Ce roman va nous faire vivre des moments douloureux et diffiles, mais aussi heureux, et nous raconter l’histoire en nous la faisant vivre jusqu’au fond de nos tripes. On va assister au massacre de la Saint-Barthélémy, au règne d’Elisabeth 1ère, à la mise à mort d’une reine, à de nombreux complots, et on va assiter impuissant à la montée du fanatisme et de l’extrémisme religieux.
Les différents personnages vont vivre de nombreuses aventures, et le lecteur suivra leur destinée avec beaucoup d’empathie. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Sylvie, qui croit en ses convictions, et a le courage de vivre la vie qu’elle souhaite, malgré les nombreux coups du sort.
Encore un roman coup de cœur de cet auteur !
Quelques extraits :
Rien n’est permanent, sinon le changement.
J’ai préféré souffrir moi-même plutôt que de savoir qu’elle continuait à endurer ses tourments. Son bonheur passait avant le mien. J’ai appris, au cours d’une longue existence, que telle est la définition de l’amour.
Il n’y a pas de saints en politique. Mais des être imparfaits peuvent tout de même changer le monde et le rendre meilleur.
Sa mémoire constituait la bibliothèque de la maison. Il lui suffisait de saisir un livre, et aussitôt il était transporté en un autre lieu, en un autre temps
« Le manuel du jeune cavalier » de Anne-Claire Bulliard, illustrations de Pierre Milon, éditions Rustica, collection Rusti’kid
Voici un documentaire très pratique, dans la collection Rusti’kid, que j’apprécie beaucoup.
Il va permettre à chaque jeune cavalier ou cavalière d’apprendre les bases de l’équitation et de faire des progrès, en expliquant la pratique, les soins à apporter au cheval ou au poney, et en apprenant à connaître l’animal.
Du premier jour à toutes les évolutions et progressions possibles, le lecteur apprend étape par étape à progresser dans sa pratique et sa connaissance du cheval. On apprend les différents gestes techniques, le vocabulaire spécifique, à comprendre le cheval ou le poney, à connaître les différentes postures et figures…
Pour la néophyte que je suis, ce livre est une véritable mine, illustré avec plein d’humour par Pierre Milon. Un livre qui devrait être un succès pour les fans d’équitation !
«Les robots et l’intelligence artificielle » de Didier Roy et Pierre-Yves Oudeyer, illustrations de Laurent Bazart, éditions Nathan, collection Questions Réponses
Le principe de la collection correspond bien à son nom : différentes questions sont posées et une réponse est apportée. Cette fois-ci, ce sont des chercheurs en informatique et en intelligence artificielle qui vont y répondre.
Même si je n’ai pas l’âge cible de la collection, j’avoue que j’ai revu certaines choses et que j’ai aussi appris beaucoup. On comprend avec des mots simples ce qu’est l’intelligence artificielle, si un drone est un robot, si les robots peuvent créer leur propre langage, comment ils peuvent jouer à des jeux de société.
Résumé : Depuis la mort de ses parents, tués par des soldats, Rêve vit avec sa grand-mère dans un taudis près d’une décharge, et ne sort que la nuit pour éviter de montrer sa beauté. Parviendra-t-elle à sortir de cette misère ?
Mon avis : Voici un roman très court (53 pages) qui a des allures de conte douloureux et initiatique, tout en montrant la réalité très dure dans un pays qui n’est pas nommé, mais qui pourrait se situer en Afrique.
La guerre a pris à Rêve ses parents, et elle vit désormais avec sa grand-mère. Celle-ci fait de son mieux pour la protéger, l’habillant des guenilles trouvées sur la décharge, afin d’empêcher que sa beauté soit vue et souillée, ne la faisant sortir que la nuit. Chaque soir, Rêve part sur la décharge et recherche de la nourriture pour elle et sa grand-mère.
Toutes deux vivent en harmonie, mais un jour la faim fait changer la grand-mère de caractère. Désormais, cette dernière a peur que sa petite-fille lui vole les alliances de ses parents pour essayer de quitter cet endroit sordide et trouver une vie meilleure sans elle.
J’ai trouvé ce roman fort et poignant suggérant un pays en guerre, où règne la misère, le chacun pour soi, la détresse, la loi du plus fort, les viols… et où la vie peut rendre les gens mauvais. Tout est suggéré, rendant encore plus forte l’évocation de deux femmes en détresse, n’ayant pour unique rêve que de partir ailleurs pour tenter de vivre une vie meilleure.
Un livre sensible et émouvant !
Merci à Babelio et aux éditions Rageot de m'avoir proposé cette lecture lors d'un Masse critique spécial.
« La cage dorée » de Camilla Läckberg, éditions Actes Sud
Faye est une jeune femme qui semble totalement épanouie dans sa vie de femme mariée, mère d’une petite Julienne, et adorant son mari. Mais ce dernier va la trahir, et Faye n’aura lors de cesse de se venger, sans qu’il s’en rende compte. L’heure de la revanche a sonné !
Avec ce roman, Camilla Läckberg nous livre une dénonciation de la société, et écrit un plaidoyer en faveur du féminisme, s’éloignant de ses romans policiers, tout en mettant toujours en avant la noirceur de la société.
Elle présente une héroïne, Faye, qui va se réveiller de sa torpeur, et décider de reprendre sa vie en main. Elle va alors comprendre que son mari a tout fait pour la rendre soumise, sans occupation professionnelle, et l’enfermant dans un rôle de mère au foyer oisive.
Elle va alors redevenir celle qu’elle était avant, dans sa vie d’enfant, et décider de prendre sa revanche, d’autant plus que d’autres révélations encore plus cruelles vont arriver.
J’ai trouvé que ce roman mettant bien en avant la condition des femmes dans la société, souvent reléguées aux tâches domestiques, objets sexuels, et ne pouvant pas accéder souvent à de hautes fonctions professionnelles, voire parfois battues et opprimées.
Faye va relever la tête, et sa vengeance se révélera particulièrement savoureuse, même si elle n’hésite pas à franchir beaucoup de limites.
Je n’approuve pas spécialement tout ce que Faye a fait, et fera peut-être ensuite, car j’ai vu qu’il y avait une suite, mais j’ai trouvé que ce roman avait l’avantage de mettre en avant ce que subissent les femmes, et combien le chemin est encore long à parcourir.
« Cher corps, je t’aime », texte de Jessica Sanders, illustrations de Carol Rossini, éditions Chouette, collection Crackboom !
Les jeunes filles, et les adultes aussi, ont souvent du mal à accepter leur corps, surtout quand il change à l’adolescence, et qu’il ne correspond pas aux normes de la société, véhiculées par les médias, dans un monde où l’apparence est importante.
Ce documentaire permet donc de se réconcilier avec son corps, et casse les différents stéréotypes, pour montrer que chaque corps est beau et fort.
Pour cela, il invite à lâcher la pression, et à apprendre à s’aimer tel qu’on est, à travers différents conseils : lister tout ce que le corps nous permet de réaliser, prendre soin de lui, l’écouter.
J’ai bien aimé le texte, tout comme les illustrations qui montrent la diversité des corps, avec des poils, des ventres plus gros, des vergétures, des handicaps…
Un ouvrage à proposer à toutes pour apprendre à s’aimer tel qu’on est, toutes différentes, et pour casser les diktats sur l’image du corps.
«Elles 1. La nouvelle(s)», scénario de Kid Toussaint, dessins d’Aveline Stokart, éditions Le Lombard
Résumé: Elle fait sa rentrée dans un nouvel établissement. Elle va tout de suite se faire des amis. Mais rapidement, Elle va changer de comportements, parfois plusieurs fois par jour, de façon inexplicable. Car cinq personnalités vivent en elle, sans qu’elle le sache…
Mon avis : Voici une BD dont j’avais beaucoup entendu parler, et qui m’a tout de suite intriguée par son résumé, et par sa couverture où on voit cinq Elle différentes.
Elle essaye de vivre de façon stable et équilibrée, mais dès qu’elle ressent beaucoup de stress, tout dérape. C’est comme si d’autres personnalités s’emparaient d’elle à son insu, et chacune a son propre caractère. Elle est au départ plutôt cool et sympa, mais peut laisser la place à une Elle exubérante et pleine d’humour, ou vindicative et hargneuse, ou silencieuse, ou triste et angoissée. Et il semblerait qu’une sixième personnalité soit aux commandes, et semble vouloir dominer toutes les autres.
Un tome 1 plein de mystère qui donne envie de savoir pourquoi Elle est comme cela, et quel est le secret de ses origines. Je lirai la suite avec plaisir. Et c'est un gros succès au CDI !
« Le hip hop » de Thomas Blondeau, éditions Fleurus, collection La grande imagerie
Voici un documentaire que j’ai trouvé assez complet pour apprendre à connaître le hip hop.
Il parle de l’histoire du hip hop, puis présente chacune de ses facettes : la musique avec le rap, la danse de rue, et l’aspect artistique avec les graffitis et les tags. Comme chaque titre de cette collection, il est accompagné de beaucoup de photos.
« Qu’est-ce que la méthode Vittoz ? Un art de vivre» de G. Laurent-Kaeppelin, éditions Pierre Téqui
J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse critique Non fiction de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Téqui, pour l’envoi.
J’avais demandé ce titre, ayant déjà entendu parler de la méthode Vittoz, notamment avec les enfants, et souhaitant en savoir plus.
Le livre est très court (54 pages) et ressemble plus à un fascicule de découverte, sans véritable approfondissement. Il propose de découvrir globalement les fondements de cette méthode inventée au début du XXème siècle par Vittoz, dans le cadre de ses recherches et expériences sur les personnes dépressives et névrosées.
Il s’agit d’une méthode permettant de réinitialiser les vibrations cérébrales, à l’aide de techniques aidant la personne à reprendre le contrôle de son cerveau, en étant pleinement présent et conscient à ce qu’elle fait, en focalisant son attention sur les sensations à travers les sens, en se concentrant sur sa respiration, en traçant mentalement des signes comme celui de l’infini. En somme, à vivre pleinement dans l’ici et maintenant.
J’ai un peu été déçue car j’ai eu l’impression de trop rester en surface de la méthode, n’ayant pas accès à des outils et exercices plus détaillés, ce qui m’a laissée sur ma faim. Un titre qui, pour moi, sert plus d’introduction, mais qu’il faut compléter par d’autres titres qui vont plus loin si on souhaite en savoir plus.
Par-contre, je retiens que c’est une méthode qui me fait penser à la méditation de pleine présence à soi et au monde.