« Takane & Hana, 3» de Yuki Shiwasu, éditions Kazé
Résumé : Les résultats de la fin du trimestre tombent comme un couperet pour Hana : ses résultats sont mauvais, surtout en anglais et en mathématiques, elle va donc devoir se rattraper. Takane en profite alors pour lui donner des cours particuliers, où il se révèle meilleur professeur que prévu et semble s’inquiéter pour Hana. Mais il tombe malade…
Mon avis : Ce tome 3 est plus approfondi que les précédents.
Tout en gardant leurs caractères, nos deux héros se dévoilent un peu plus, notamment Takane, qui sous ses dehors égoïstes et rustres, pourrait en fait s’intéresser aux autres véritablement. Sa maladie va effacer un peu sa façade, et va révéler un petit peu de son vrai caractère.
Et un peu de piquant arrive avec la jalousie d’Okamon envers M.Takane.
Une série qui s’améliore et devient plus intéressante.
« Journal d’un noob (super-guerrier), Tome 2 » de Cube Kid, illustrations de Saboten, 404 éditions
Résumé : Minus continue son apprentissage de guerrier. Rien n’est gagné car la concurrence est rude, et certains élèves sont déloyaux dans cette course. Minus va enfin voir sortir un monstre de sa boîte, un bébé slime qu’il va adopter et appeler Jello. Le danger monte et les assauts des premières batailles vont commencer. Le village arrivera-t-il à résister ?
Mon avis : Un tome 2 où des mystères apparaissent sur le rôle de certains villageois, qui seraient peut-être des espions au service des monstres, où les monstres semblent plus effrayants et plus préparés que prévu, et où certains élèves sont prêts à tout pour faire partie de l’élite des guerriers, tandis que d’autres cachent leurs talents.
Minus continue à écrire son journal intime avec autant de verve, mettant beaucoup d’humour permettant de mettre à distance les dangers.
Comme souvent, il semblerait que le personnage le moins doué (du moins en apparence) pourrait peut-être être celui qui va se révéler à la fin pour sauver le village.
Les illustrations en couleurs donnent vraiment l’impression d’être dans le monde de Minecraft.
« Hanako Fille du Soleil levant » d’Elodie Loch-Béatrix, éditions Milan, collection Milan poche junior, ici et là-bas
Résumé : Hanako commence une année de 4° sous le signe de changement : elle arrive dans un nouveau collège suite à un déménagement, se fait de nouveaux amis de Chloé et d’Adam, doit participer à un cours d’ikebana, rencontre le beau Matt qui lui plaît bien, et découvre que ses parents lui cachent un secret enfermé dans une mystérieuse boîte qu’elle n’a pas le droit de toucher…
Mon avis : Un roman qui se dévore d’une traite, et qui mêle modernité et traditions japonaises.
Chaque chapitre du roman est placé sous l’égide d’un mot japonais qui est traduit, et qui donne un peu le ton du chapitre.
Hanako vit en France, son père est japonais et sa mère française. Ses parents ont décidé de l’inscrire dans un cours d’ikebana (l’art floral du Japon) afin qu’elle renoue un peu avec ses racines, mais Hanako préfèrerait faire de la danse.
Mais à quelque chose malheur est bon, car elle va rencontrer Matt, un jeune lycéen, en se rendant à ce cours. Il pratique le kendo, art martial des samouraïs, au même endroit.
Mais les ennuis surgissent très vite, entre ses questionnements sur ses sentiments amoureux, et surtout sa quête d’un secret familial caché dans une boîte interdite. Hanako pense que cette boîte contient un secret en rapport avec ses origines et va tout faire pour découvrir ce qu’il contient !
Un roman qui allie les interrogations sentimentales d’une jeune fille à l’adolescence, la découverte de traditions japonaises bien vivantes, et un secret familial bien gardé.
Les lecteurs fans de culture japonaise seront ravis d’en apprendre un peu plus sur des traditions et l’histoire du pays, même si tout n’est pas vrai concernant l’empereur Akihito, mais nous sommes dans une fiction !
Une belle histoire intéressante à lire !
Seul petit point négatif : l’image de la prof-doc du CDI acariâtre, gardant l’antre du CDI tel un dragon !
Résumé : Takane insiste pour qu’Hana l’accompagne lors d’une soirée mondaine. Hana refuse au début, puis se laisse convaincre en se promettant d’être à la hauteur et de paraître plus adulte. Car elle craint surtout qu’on puisse condamner Takane pour être avec une lycéenne…
Mon avis : Les ressorts de la relation entre Takane et Hana sont toujours présents, Takane étant toujours un peu lourd et égoïste, tandis qu’Hana essaie de fendre un peu sa carapace et de l’ouvrir à d’autres horizons.
Elle va prendre conscience de leur différence d’âge et se demander comment protéger Takane qui pourrait être jugé pour détournement de mineure,d’autant qu’il est un riche héritier connu.
Leur relation est toujours plutôt amicale, mais un élément perturbateur va intervenir en la personne d’un riche héritier italien qui lui fait la cour. Cette dernière partie est un plus intéressante et relance l’intérêt de cette série.
J’ai bien aimé le graphisme des scènes des cerisiers en fleurs qui donne envie de se rendre au Japon pour y assister.
« Journal d’un noob (guerrier), Tome 1 » de Cube Kid, illustrations de Saboten, 404 éditions
Résumé : Minus est un jeune villageois de 12 ans, destiné à devenir agriculteur comme ses parents. Mais son rêve est de devenir un guerrier. Et il pourrait bien pouvoir le devenir ! Car l’école a décidé de sélectionner 5 élèves pour les former à être des guerriers. Et Minus ne veut pas rater sa chance !
Mon avis : Ce roman se présente sous la forme d’un journal intime écrit par Minus.
Celui-ci raconte sa vie au quotidien, souvent banale, mais qui devient plus intéressante le jour où il apprend que 5 élèves vont être sélectionnés pour devenir guerriers. Il décide de tout faire pour en faire partie, car c’est son rêve qui pourrait se concrétiser !
La cause de ce changement, c’est que les monstres deviennent organisés pour attaquer les villages, et qu’il va falloir riposter pour pouvoir rester en vie.
Une histoire qui surfe sur la mode des aventures non officielles de Minecraft et des journaux intimes, comme le « Journal d’un dégonflé » : aventure, menaces de monstres, un peu de mystère, histoire racontée sous forme de journal intime illustré et avec de l’humour, prise à partie du lecteur pour aller dans le sens des idées du héros.
Pas de quoi révolutionner le genre, mais cette histoire pourra attirer les jeunes fans de Minecraft.
« No et moi : extraits » de Delphine de Vigan, éditions Hatier, collection Classiques & Cie Collège
Résumé : Elève précoce, entrant en seconde à 13 ans, Lou est très timide et discrète. Un jour, elle rencontre dans une gare No, jeune SDF, grâce à qui elle va réaliser un exposé sur le thème des jeunes sans-abris. Progressivement, les deux jeunes filles se lient d‘amitié, et Lou essaie de venir en aide à No.
Mon avis : J’avais beaucoup entendu parler de ce roman lors de sa sortie, ainsi que du film qui en est issu.
L’histoire est racontée sous forme d’extraits, destinée aux collégiens.
On assiste à une rencontre entre Lou, jeune fille solitaire, originale et un peu à part, et No jeune fille qui vit dans la rue suite à un enchaînement de circonstances. Les deux jeunes filles vont s’apprivoiser mutuellement, et chacune, sans parfois d’en douter, va apporter de l’aide et du soutien à l’autre.
Grâce à No, la famille de Lou va un peu sortir de sa léthargie, surtout la mère de Lou, effondrée depuis la mort de son bébé, qui va revenir vers la vie grâce à l’arrivée de No.
Lou, elle, va décider d’héberger No chez elle, afin de l’aider à retrouver un peu de stabilité et un travail. Mais No est écorchée vive, et les démons de la boisson et de la drogue vont la poursuivre, surtout quand elle sonne chez sa mère qui refuse de lui ouvrir.
Un roman fort, intense et poignant, qui témoigne des difficultés de vivre des jeunes sans abris, des épreuves qu’ils ont déjà subies avant d’arriver dans la rue. Une rencontre entre espoir et fatalité, qui fait réfléchir.
« Panique dans la mythologie : L’Odyssée d’Hugo » de Fabien Clavel, illustrations de Sébastien Pelon, éditions Rageot, collection Rageot Romans
Résumé : En visitant le musée du Louvre avec son père, Hugo croit voir que le héros Ulysse a disparu d’un vase. Et lorsqu’il descend avec son père dans le sous-sol pour voir une mystérieuse pyramide noire, Hugo se retrouve projeté aux Enfers et se voit attribuer la mission de retrouver Ulysse qui a disparu, sinon l’histoire pourrait changer !
Mon avis : J’ai été enchantée par ce roman qui part d’objets réels (ici un cratère à figures rouges exposé au Louvre) et d’une légende (ici, celle de l’Odyssée) pour mieux faire connaître un mythe au lecteur.
Ce dernier se retrouve aux côté d’Hugo, qui a l’avantage de connaître la langue grecque et les mythes grâce à son père.
Hugo se retrouve projeté aux Enfers après être entré dans la pyramide noire, et découvre que sa mission va être de retrouver Ulysse qui a disparu. S’il ne le retrouve pas, le mythe pourrait disparaître !
Aidé de Blanche, la fille du dieu des Enfers, Hadès, Hugo part alors sur les traces d‘Ulysse pour éviter que le cours de l’histoire ne soit changé.
C’est avec plaisir que le lecteur suit les pas d’Hugo pour découvrir le parcours d’Ulysse, ainsi que toutes les histoires qui jalonnent son parcours.
Une manière de rendre les mythes plus vivants et plus accessibles !
« L’accusé du Ross-Shire » de Graeme Macrae Burnet, éditions Sonatine
Tout d’abord, merci aux éditions Sonatine et à Babelio de m’avoir proposé de lire ce roman pour un Masse critique spécial. Je dois dire que j’ai tout de suite postulé pour ce roman, car le résumé me donnait vraiment envie d’en savoir plus.
10 août 1869. Roderick Macrae, jeune paysan de 17 ans, tue trois personnes dans leur maison. Aussitôt, il se rend et explique qu’il est l’auteur de ce triple homicide.
2014. Graeme Macrae Burnet fait des recherches sur son grand-père. Il découvre alors des documents d’archives sur un de ces ancêtres, Roderick Macrae, et sur les assassinats dont il serait l’auteur. Graeme Macrae Burnet décide alors de lire tous ces documents et de les porter à la connaissance du grand public. Ce sont ces documents dont le lecteur va prendre connaissance. Il y aura les différentes dépositions, le récit des événements par Roderick lui-même, les rapports d’autopsie, un extrait d’ouvrage sur la psychologie de la folie dans le monde judiciaire, des extraits du procès, à travers différents articles de journaux de l’époque.
Le principe ce de roman est intéressant, faisant participer l’auteur qui a découvert fortuitement des informations sur un de ses ancêtres, mêlant les différents éléments du dossier judiciaire, afin que le lecteur se fasse son propre avis sur la culpabilité de Roderick. Il est coupable physiquement de trois assassinats, mais avait-il toute sa tête à ce moment-là ? Les jurés ont rendu leur verdict, au lecteur d’avoir son propre avis. Cette idée d’avoir un fait et plusieurs interprétations est originale, laissant le lecteur se forger sa propre conviction à l’aide des éléments fournis, comme dans le cadre d’un véritable procès. A travers les différents documents présentés, le lecteur est mis à distance du personnage de Roderick, se sentant souvent simple spectateur, sauf au moment de la lecture du récit des faits par Roderick lui-même, même si, là encore, la narration impose toujours un certain recul. Le lecteur se retrouve donc en position plutôt impartiale pour pouvoir juger de la culpabilité de Roderick.
Le récit de Roderick est le document qui permet de cerner au plus près la personnalité de ce jeune homme, et qui permet de comprendre l’enchaînement des faits qui a mené au massacre final. Y est dépeinte une société paysanne des Highlands au 19ème siècle, avec son lot de personnages frustes, et le vase clos du village qui renferme plein de rancœur et de désespoir. A partir du moment où Roderick perd sa mère, le destin semble inexorablement pousser la famille vers un sombre destin. Le père, déjà taciturne, se renferme encore plus, Jetta, la fille aînée, doit pourvoir à tout dans la maisonnée et perd sa joie de vivre, et Roderick sent que des jours difficiles arrivent. Car Lachlan Mackenzie est élu constable du village, et n’aura de cesse de s’acharner sur la famille Macrae : il invente de nouvelles réglementations pour les empêcher de vivre, et entre dans une véritable campagne de harcèlement, sans que le reste du village n’ose y redire, par lâcheté. Les événements s’enchaînent alors rapidement, faisant basculer le destin de la famille. Et Roderick a en plus le malheur de ressentir des sentiments pour Flora Mackenzie, alors qu’il sait que cela est impossible. Rien de bon ne peut ressortir de cet engrenage infernal. Roderick se laisse aller à son destin, malgré une vélléité de fuite, et se résigne à suivre ce que le destin lui offre. Jusqu’au jour où tout bascule, et où il assassine sauvagement Flora, son petit frère, et Lachlan.
Les différents documents, et notamment les détails du procès, vont essayer de déterminer si Roderick était en pleine possession de con esprit au moment des meurtres ou pas. Différents témoins et experts sont appelés à la barre, et le portrait de Roderick est très mouvant, l’accusé lui-même semblant non concerné par son procès. Alors fou ou pas ? Rien n’est sûr, et c’est à chacun de se faire sa propre opinion.
Ce récit permet de dresser le portrait sociologique d’un petit village des Highlands renfermé sur lui-même, où chacun se mêle de ses propres affaires, sans forcément aider les autres. On y rencontre des personnalités âpres, des conditions de vie difficiles, et un jeune Roderick qui accepte de se laisser porter par le destin, ne pouvant lutter contre, et se résignant. La campagne de harcèlement contre sa famille est infâme, et la naïveté de Roderick lui jouera des tours. La noirceur de l’âme humaine apparaît au grand jour, et il est facile de désespérer sur le genre humain à la lecture ce roman. Il n’en reste pas moins que les assassinats sont sordides et d’une rare violence, et le doute plane sur les motivations de Roderick.
Au niveau de la description historique, je trouve que ce récit a tout bon, mais la quatrième de couverture allèche le lecteur en le qualifiant de thriller, alors que je trouve qu’on en est loin. Nul suspense sur les événements, pas de frissons, et aucune tension.
Un récit à la construction originale, qui intéressera les passionnés de criminologie, et ceux qui ont aimé lire « Oliver Twist » ou « Les Misérables ».
Alors, si vous voulez vous faire votre propre avis, il ne vous reste plus qu’à lire ce titre.
« La photo qui tue : Neuf histoires à vous glacer le sang » d’Anthony Horowitz, éditions Le Livre de Poche Jeunesse
Résumé : 9 nouvelles où le fantastique côtoie la peur, et où frissons et doutes s’insinuent au plus profond de chacun : un appareil photo qui tue, une baignoire avide de sang, un jeu vidéo trop réel, ou un restaurant anthropophage…
Mon avis : Laissez-vous emmener au coeur de neuf histoires, toutes plus glaçantes les unes que les autres !
Ces nouvelles permettent d’aborder le genre du fantastique et ses codes : lieu lugubre ou isolé, violence, irruption de l’irrationnel, événement inquiétant, effrayant et inexplicable…
Les histoires sont variées et prenantes : bus de nuit avec d’étranges passagers, ordinateur prédisant l’avenir, photo prédisant le futur du héros, souvenir rapporté de vacances.
« Origami pour tous » de Didier Boursin, éditions Larousse, collection Les mini Larousse
Résumé : Des pliages d’animaux, d’avions, d’objets, expliqués étape par étape.
Mon avis : Un petit ouvrage qui présente les différents plis, ainsi que les bases des pliages, et propose ensuite des modèles à réaliser. Les photos sont sympas car on voit que le choix du motif sur le papier est très important et peut tout changer !
Attention à la petite taille de l’ouvrage, qui ne le rend pas forcément adapté pour les rayons du CDI.