«Créatures fantastiques, 1 » de Kaziya, éditions Komikku
Résumé : Dans un monde où la science est en train de prendre le pas sur la magie, la jeune Ziska est apprentie auprès de maître Nico, qui soigne les bêtes. Tous deux sont spécialisés dans le soin des animaux fantastiques.
Mon avis: Coup de cœur pour ce manga, dont j’ai aussi bien aimé l’histoire que les dessins, notamment ceux présentant des créatures fantastiques.
Ziska est descendante de mages, et peut utiliser ce qui lui reste de la magie de ses ancêtres pour fabriquer des soins et des potions pouvant guérir les animaux. Mais la magie commence à disparaître progressivement, les gens se rangeant derrière les découvertes scientifiques, et laissant tomber dans l’oubli ce qu’ils ne perçoivent même plus, notamment les créatures fantastiques qui n’existent que si on les voit encore.
Dans ce tome 1, Ziska va contribuer à soigner différents animaux fantastiques, sous la houlette de maître Nico, chez qui elle suit son apprentissage.
Les animaux que le lecteur va rencontrer au fil des chapitres sont liés à des légendes, comme les étoiles filantes, et sont finement dessinés, avec beaucoup de détails.
« La Faucheuse, Livre II. Thunderhead » de Neal Shusterman, éditions Robert Laffont, collection R
Résumé : Citra est devenue Faucheuse, tandis que Rowan a pu prendre la fuite. Citra apprend progressivement à devenir Faucheuse, et vit toujours avec Dame Curie. Rowan vit caché et a pris la décision d’éliminer les Faucheurs qui ne respectent pas les valeurs de la communauté. Malgré la mort de Maître Goddard, la Communauté des faucheurs est toujours divisée, et Citra et Rowan auront leur rôle à jouer…
Mon avis: Après avoir quitté le premier tome qui aurait pu se suffire à lui-même, nous retrouvons Citra et Rowan. Citra est devenue Dame Anastasia et Rowan vit dans l’ombre, devenu Maître Lucifer, glanant les Faucheurs qui n’obéissent pas vraiment aux règles et à la morale.
La Communauté se divise de plus en plus entre la vieille garde et les plus jeunes qui souhaitent modifier les règles, et dont certains prennent plaisir à tuer.
C’est dans ce contexte que le Thunderhead, qui voit et entend tout, mais ne peut intervenir dans la Communauté, va respecter sa règle de neutralité, tout en la contournant, en passant par l’aide d’un jeune homme Greyson, mais sans qu’il soit sûr que ce dernier fasse ce qu’il lui suggère… Car les temps changent, et le Thunderhead sent le danger planer, avec des cabales qui naissent pour éliminer Citra, qui commence un peu trop à être écoutée aux yeux de certains, tandis que des Faucheurs oeuvrent dans l’ombre avec un projet diabolique en tête, qui ne sera révélé qu’en fin d’ouvrage.
Le récit donne à voir les points de vue de Citra et Rowan, comme dans le tome 1, mais aussi celui de Greyson, nouveau personnage qui apparaît et qui prend de plus en plus d’importance, et est entrecoupé de réflexions du Thunderhead sur son rôle, sa mission, et sa vision du monde et des humains.
Et les rebondissements vont ravir le lecteur : Rowan va faire de mauvaise rencontres et de mauvais choix, Greyson va devoir faire preuve de beaucoup de courage, d’astuce et de persévérance, des personnes disparues vont revenir sur le devant de la scène, les Tonistes vont enfin entendre la Grande Résonance, et le Thunderhead va paraître sous un nouveau jour.
Je n’en dis pas plus, si ce n’est que j’attends avec impatience le tome 3, car le suspense est intense à la fin de ce tome 2. Une superbe série !
« Blizzard axel » de Nakaba Suzuki, éditions Nobi Nobi !
Résumé: Fubuki n’a qu’un souhait : être reconnu et admiré de tous ! Pour cela, il est prêt à tout, y compris à devenir le roi de la baston. Mais preuve lui est faite que cela ne fonctionne pas, alors Fubuki décide de se lancer dans le patinage artistique pour attirer les regards.
Mon avis : Ce manga m’a bien fait sourire, dans la même veine que la série « Seven deadly sins », du même auteur, avec la dérision aussi bien dans le scénario, le comportement ou les répliques des personnages.
Fubuki a toujours été dans l’ombre de ses frères, qui ont tout réussi depuis tout petits, alors que lui n’a jamais retenu l’attention de ses parents. Devenu adolescent, il décide de tout faire pour se faire remarquer des autres, et surtout récolter leur attention !
Il commence par décider de devenir roi de la baston, mais cela est infructueux, il inspire plus la crainte que l’admiration. Aussi, lorsqu’il se lance par défi dans le patinage acoustique, pardon artistique, il découvre que les gens le regardent, car il semble avoir un talent inné ! C’est décidé, il va devenir patineur acoustique artistique et remporter les championnats et les jeux olympiques !
Et son ami Kanon va aussi du coup oser réaliser son rêve : passer de la danse classique au patinage artistique pour pouvoir interpréter le « Bolero » de Ravel !
Ce tome 1 est très réussi, avec un personnage principal haut en couleurs, qui n’a pas froid aux yeux ! Ce manga permet d’apprendre à connaître le monde du patinage artistique, ses règles et ses figures, avec bien sûr un zeste de rivalité, de comprendre vraiment ce qu’est l’interprétation d’un personnage, et de connaître différents morceaux de musique classique comme le « Bolero » de Ravel ou la « Marche de Radetzky ».
Un gros tome 1 (352 pages ! ) qui donne envie de poursuivre l’aventure !
Résumé: Théodore arrive dans une équipe scientifique qui étudie les arbres et fait des relevés des substances qu’ils dégagent, afin de mieux les connaître, et d’en savoir plus sur l’histoire de la planète. Les relevés deviennent inhabituels, et Théodore remarque que de nombreux champignons poussent aux pieds des arbres. Que se passe-t-il ?
Mon avis: Voici une BD futuriste qui montre comment la planète peut réagir pour se sauvegarder des hommes.
Dans une époque pas si loin que ça que la nôtre, qui pourrait être demain, des hommes meurent subitement dans une région du monde, sans qu’aucun scientifique parvienne à en expliquer la cause.
En Suède, Théodore rejoint une équipe de scientifiques qui étudie les arbres, sous l’égide du professeur Frawley, un homme passionné par les arbres, et qui pense que les feuilles des arbres contiennent dans leur ADN l’histoire de la planète. Il a pu le prouver grâce à une feuille préhistorique retrouvée congelée. Mais la communauté scientifique s’est moquée de lui, et il a depuis perdu toute crédibilité. Cela ne l’empêche pas de poursuivre ses recherches, persuadé que tout est écrit dans les feuilles, mais que les arbres cachent volontairement les informations qu’elles contiennent, se méfiant des hommes.
Théodore remarque lui aussi des événements étranges, comme les animaux qui se rapprochent des hommes et semblent ne plus les craindre, ou de mystérieux champignons qui prolifèrent aux pieds des arbres. Il pense que l’entreprise locale a peut-être répandu des produits chimiques dans la nature…
Mais il est loin de se douter que les arbres les observent, et dans leur communication entre eux, ont décidé de prendre une décision radicale pour l’avenir de l’humanité.
Après avoir lu cette BD, vous ne regarderez plus la nature et les arbres avec le même œil, et certains prendront conscience que la nature est fragile, et que les activités humaines pourraient mener la planète à sa perte. Une BD qui nous renvoie à notre relation à la terre, et à notre responsabilité vis-à-vis d’elle.
A lire pour agir avant qu’il ne soit trop tard pour tout le monde…
« Elin, La charmeuse de bêtes, 1 » de Nahoko Uehashi et Itoe Takemoto, éditions Pika
Résumé: Elin vit avec sa mère dans un village où cette dernière est soigneuse de Tôdas, des créatures mi-dragons mi-serpents qui servent à protéger le royaume. Elin est attirée par ces animaux, mais sa mère refuse qu’elle les approche. Mais un jour, sa vie va changer à cause d’un dramatique accident qui arrive aux Tôdas.
Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce manga qui nous emmène dans un univers où la magie existe encore, notamment avec le peuple des Ahlyo, dont vient la mère d’Elin. Ce peuple est d’ailleurs le gardien de secrets pour empêcher les hommes de connaître les pouvoirs leur permettant de diriger les animaux.
La petite Elin est attirée par les créatures appelées Tôdas, que sa mère soigne. Elle est proche d’eux et semble comprendre instinctivement certaines choses. Sa mère s’en inquiète, et refuse que sa fille s’approche des animaux. Jusqu’au jour où un drame survient qui va remettre en cause tout l’équilibre de la vie d’Elin.
J’ai trouvé l’histoire intéressante, et les illustrations superbes, nous transportant dans un monde à la fois plein de douceur et de cruauté : douceur de la relation d’Elin avec sa mère, cruauté des hommes qui dirigent et ont le pouvoir. On ressent l’impression d’assister à la naissance d’une légende, et j’ai hâte de savoir ce qui va arriver à la petite Elin dans les autres tomes.
«La Faucheuse, Livre 1» de Neal Shusterman, éditions Robert Laffont, collection R
Résumé : Dans un futur où le Thunderhead régule toutes les activités humaines et pourvoit aux besoins de chacun, et où l’humanité a vaincu la mort, seuls les Faucheurs permettent de limiter l’expansion démographique des hommes. Ils sélectionnent des humains et les fauchent pour qu’ils meurent. Citra et Rowan, deux adolescents se retrouvent en apprentissage chez Maître Faraday, et vont découvrir le monde des Faucheurs.
Mon avis : J’ai entendu parler de cette trilogie, et j’ai été attirée par la couverture où une allégorie de la mort vient faucher des gens en pleine vie. La quatrième de couverture était aussi intrigante, avec ses commandements relatifs aux Faucheurs, commençant par « Tu tueras ».
Je me suis alors retrouvée au sein d’un monde où la maladie et la mort n’existent plus, où chacun peut vivre des centaines d’années, se régénérant quand il le souhaite.
Le Thunderhead, ce que nous appelons aujourd’hui le cloud, est une intelligence artificielle conçue par les hommes qui est devenue le régulateur de la société, les gouvernements ayant disparu, inutiles. Il pourvoit aux besoins de chacun, et permet à la société de vivre en harmonie.
Seul bémol, dans une société où les hommes sont devenus immortels, il a fallu créer la caste des Faucheurs, une confrérie qui doit limiter le nombre d’hommes sur terre, en en tuant un certain nombre par an, selon des critères. Les Faucheurs sont à la fois craints et vénérés, et sont totalement indépendants du Thunderhead, qui les voit, mais ne peut agir par rapport à eux.
C’est dans ce monde que Citra et Rowan, deux adolescents qui ne se connaissent pas, mais qui ont rencontré le Faucheur Faraday venant tuer, vont être choisis pas Maître Faraday pour devenir ses apprentis. Seul l’un des deux deviendra Faucheur, et l’autre reprendra son ancienne vie.
Ils vont découvrir un nouveau monde, à travers les leçons, mais aussi en observant des Faucheurs lors des Conclaves où ils se réunissent. Le fait que Maître Faraday ait pris deux apprentis va faire parler, et un autre Faucheur, Maître Goddard, va réussir à faire en sorte que celui qui deviendra Faucheur tue l’autre le jour de son intronisation. Commence alors pour Citra et Rowan une descente aux Enfers, car ils deviennent les enjeux d’une situation qui les dépasse…
Et surtout, chacun d’entre eux va découvrir que la société des Faucheurs commence à être corrompue, et que certains deviennent des Tueurs qui prennent plaisir à tuer et à voir la peur et la souffrance dans le visage de leurs victimes. Citra et Rowan vont alors être séparés, et promis à un destin funeste, l’un devant tuer l’autre…
Ce roman dystopique est à la fois fascinant et effrayant, montrant une société qui est devenue immortelle, mais qui a perdu le sens de la vie, et où l’ennui apparaît inéluctablement.
L’entité Thunderhead intervient dans la vie des hommes, mais ne peut en aucun cas interférer avec la juridiction des Faucheurs, qui commence à être rongée d’un mal intérieur, où certains devenus avides de sang, souhaitent faire régner leur loi et leur terreur.
Face à ces enjeux, Citra et Rowan vont être l’objet de manipulation, et vont devoir apprendre à résister et à écouter leur cœur et leur morale, mais y parviendront-ils ?
Le récit alterne entre les aventures qui arrivent à Citra et Rowan, et des extraits des journaux de Faucheurs, permettant de mieux comprendre leur philosophie.
Voilà un roman qui se laisse dévorer, et donne à réfléchir sur la quête d’immortalité, le sens de la vie, les valeurs des gens qui ont le pouvoir. Les rebondissements sont nombreux et souvent imprévus, tenant en haleine.
«La destinée de Yuki, 1 » de Hiro Fujiwara, éditions Pika
Résumé: Yuki se retrouve seule au lycée avec son ami Takaya, ses quatre autres amis étant mystérieusement partis pour un an. Yuki ne le sait pas encore, mais cette situation est liée à une tradition : tous les cent ans, six enfants des six familles sont investis d’une mission particulière pour protéger le village.
Mon avis : Ce tome 1 est un véritable tome d’introduction, qui met en avant deux personnages : Yuki et Takaya. Tous deux attendent le retour de leurs amis disparus subitement, Yuki essaye de se rapprocher de Takaya, qui semble souvent hautain et lointain avec elle.
Et soudain, un des amis réapparaît en sauvant Yuki d’un être démoniaque. Yuki apprend alors que chacun d’entre eux est un descendant d’une famille, et qu’à leur seizième anniversaire, ils obtiennent leur pouvoir et peuvent se transformer, et qu’ils ont une mission à réaliser. Progressivement, ses amis reviennent, mais pas tous…
Le thème de l’histoire sur fond de légende est en soi intéressant, mais j’ai trouvé que l’auteur mettait trop l’accent sur les relations entre Yuki et Takaya, sans doute parce que leur rôle sera encore plus essentiel certes, mais j’ai trouvé que l’ensemble trainait un peu trop en longueur, et que l’essentiel de l’action se faisait attendre.
« Granblue Fantasy, 1 », œuvre originale de Cygames, dessin de Cocho, scénarion de Makoto Fugetsu, éditions Pika
Résumé : Dans un monde où des îles flottent dans le ciel, Gran vit sur une île en rêvant de pouvoir retrouver son père sur l’île d’Estalucia, l’île des étoiles. Le jour où il va croiser la jeune Lyria, poursuivie par les forces de l’empire, sera le début d’une aventure qui va le faire voyager.
Mon avis : Ce manga est tiré d’un jeu vidéo que je ne connais absolument pas, mais cela ne gêne en rien la lecture. Nous voilà embarqués avec le jeune Gran qui va voir sa vie quotidienne bouleversée le jour où il croise une jeune fille aux cheveux bleus, Lyria, qui possède des pouvoirs magiques pour dresser des bêtes, et qui est poursuivie par les forces de l’empire qui veulent la forcer à utiliser son pouvoir pour l’empire.
Elle et Gran vont se retrouver liés par le pouvoir de Lyria, et ils vont devoir fuir les armées de l’empire à leur poursuite, ce qui est le début d’aventures qui seront sûrement palpitantes !
« Les vieux fourneaux, 5. Bons pour l’asile », scénario de Wilfrid Lupano, dessin de Paul Cauuet, couleurs de Jérôme Maffre, éditions Dargaud
Résumé : Pierrot, en se faisant arrêter lors d’une manifestation, va découvrir une femme policière qui se rappelle de lui, Mimile va découvrir ce qui se passe sur l’île de Nauru par rapport aux migrants, Antoine va devoir apprendre à cohabiter avec son fils, tandis que Sophie va essayer de retrouver les parents du père de sa fille.
Mon avis : Nos trois vieux amis vont être secoués dans ce tome 5 !
Pierrot va découvrir qu’une jeune fille qu’il aidait dans la cité est devenue flic, chose impensable pour lui, le révolutionnaire permanent !
Mimile veut juste aller assister à un match de rugby de l’Australie, mais il va découvrir avec stupeur que l’île de Nauru chère à son cœur est devenue un lieu de rétention de migrants. Il va alors passer à l’action !
Et Sophie va faire bouger les lignes dans sa famille : elle va forcer son grand-père et son père à cohabiter et à s’occuper de Juliette, en faisant appel à la ruse, et elle va aussi partir à la recherche des parents du père de Juliette.
Ce tome 5 va donc être mouvementé ! Je crois que ce tome est d’ailleurs mon préféré, les répliques fusent avec allégresse, et l’histoire permet aux lecteurs de réfléchir à leur engagement citoyen, notamment sur le thème des migrants. Nos trois vieux fourneaux auront encore et toujours à se battre dans la société, et leurs convictions sont toujours aussi fortes et défendues via des moyens inédits et des idées choc !
Quelques extraits :
Donc, ce ne sont pas les étrangers qui font peur, ce sont les étrangers pauvres.
C’est même peut-être ça, la France. On se trouve glorieux dans la défaite, ce qui nous rend quasi invincibles.
« Quand Takagi me taquine, 1» de Soichiro Yamamoto, éditions Nobi Nobi !
Résumé : Nishikata est un collégien sans histoire et très discret, mais son caractère est mis à rude épreuve avec Takagi qui n’arrête pas de lui jouer des tours.
Mon avis : Autant ce manga avait une couverture plutôt sympathique, autant le contenu s’est révélé décevant ! Ce tome est une suite de tours joués par Tagaki pour embêter Nishikata, le faire rougir et le faire remarquer par les professeurs. Nishikata a beau essayer vouloir riposter et gêner à son tour Tagaki, ses efforts sont toujours vains, comme si Tagaki lisait dans ses pensées.
L’ensemble est loin d’être passionnant, et j’ai trouvé que c'était beaucoup trop répétitif.