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Le dernier ours

Publié le par Doc Bird

« Le dernier ours » de Charlotte Bousquet, éditions Rageot

 

Résumé : Avec le réchauffement climatique, le Groenland est devenu en 2037 une île où les glaces ont disparu et la pauvreté des habitants augmenté. C’est dans ce contexte que vit Karen, jeune soigneuse du dernier ours blanc, Anuri, dans un zoo. Mais Anuri est l’objet d’expériences scientifiques, et Karen décide de la sauver d’une mort certaine, en le faisant évader.

 

Mon avis : Un roman qui glace le cœur face à un avenir possible de la planète, dans l’indifférence générale de l’humanité.

Le Groenland n’a plus de glace en 2037, les habitants ont dû migrer ou vivent assez misérablement. Seul survit un dernier ours blanc, Anuri, dans un zoo, où il est soigné par Karen, une jeune fille avec qui il a des liens profonds, la considérant comme sa sœur.

Mais un jour, le directeur du zoo décide de faire tuer Anuri, suite à une expérience qui s’est mal passée, et confie le soin à Karen de lui donner une piqûre létale. C’en est trop pour Karen, qui décide alors de préparer l’évasion d’Anuri pour le sauver. Elle va croiser le chemin de Lone, jeune adolescente qui effectue des travaux d’intérêts généraux au zoo, et d’un ami de celle-ci, Sila. Tous trois préparent l’évasion d’Anuri, et commence alors un road movie à travers le pays, dans une camionnette, tandis que le directeur du zoo met à leur poursuite des tueurs pour éliminer l’ours…

 

Ce roman m’a tout de suite accrochée, avec un monde futur qui pourrait hélas devenir le nôtre, et une héroïne qui vit en fusion avec le dernier ours blanc, chacun comprenant l’autre et voulant le protéger.

Le directeur du zoo cache d’autres activités plus troubles, notamment ses expériences génétiques, et on se demande ce qu’il aurait bien pu faire à Karen, dont des bribes du passé reviennent au fur et à mesure, car elle n’a plus de médicaments sur elle.

Le roman a un côté haletant, avec la course poursuite engagée par la police et un groupe de tueurs, qui veulent récupérer Karen et tuer l’ours. On se pose beaucoup de questions sur ce qu’a pu vivre Karen, et on frissonne de peur à de nombreux passages.

Un roman à lire pour réfléchir, car le pire est toujours possible, face aux intérêts personnels et de groupes qui souhaitent avoir le pouvoir et gagner plus d’argent.

 

Publié dans Lectures-romans

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Le garçon au sommet de la montagne

Publié le par Doc Bird

 

« Le garçon au sommet de la montagne » de John Boyne, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : 1936. Pierrot, petit garçon de 7 ans, vit à Paris, avec son père allemand, sa mère française, et leur chien d’Artagnan. Mais le père de Pierrot meurt sous les roues d’un train, tandis que sa mère meurt d’une pneumonie. Pierrot se retrouve alors envoyé dans un orphelinat, puis est pris en charge par sa tante, qui le fait venir à Berghof, dans la villa où elle travaille au service d’un certain Adolf Hitler.

 

Mon avis : A ma grande honte, je n’ai jamais lu « Le garçon en pyjama rayé » du même auteur, et il va falloir que je remédie à cela. J’ai donc lu ce titre sans donc savoir que l’auteur nous réserve des surprises et parle de la Seconde Guerre Mondiale à hauteur d’enfant.

 

Ici, c’est Pierrot qui narre l’histoire. Son père a été abîmé psychologiquement par la Première Guerre Mondiale, qui a été perdue par son pays, l’Allemagne. Pierrot ne comprend pas trop le pourquoi des accès de violence et des excès d’alcool de son père, mais il sait qu’il va mal. Il est ami avec Anshel, qui est sourd-muet et juif, avec qui il parle le langage des signes. Sa vie se trouve bouleversée quand son père meurt, broyé par les roues d’un train, et que sa mère meurt ensuite également d’une pneumonie.

Il part alors en orphelinat, où il ne restera pas longtemps, car sa tante le fait venir dans la maison où elle travaille comme gouvernante, à Berghof. C’est là que Pierrot va rencontrer Monsieur et Madame, respectivement Adolf Hitler et Eva Braun. Pierrot va progressivement perdre son innocence, et devenir un pur produit nazi, pour son malheur et celui des autres.

 

Le génie de l’auteur, qu’il semble avoir aussi appliqué dans « Le garçon en pyjama rayé » est de mettre son lecteur dans la peau d’un jeune garçon qui va vivre aux côtés d’Hitler avec innocence et naïveté. Sa tante pensait le protéger en le faisant venir ici, mais en fait, Pierrot, devenu Pieter, va devenir le plus grand fan du régime nazi, « éduqué » en personne par Adolf Hitler lui-même.

 

Le lecteur assiste, impuissant, à la nazification du petit Pierrot, qui va devenir de plus en plus arrogant et impitoyable, suivant aveuglément son leader. Il va alors être l’auteur d’actes abjects et de dénonciations, et il faudra des années avant qu’il comprenne l’ampleur de sa folie.

 

Le lecteur, qui connaît les horreurs perpétrées par le régime nazi, va comprendre certaines allusions, comme les douches sans eau, qui sont les chambres à gaz, voir avec horreur le petit Pierrot tout gentil se transformer en fanatique. Il assiste, impuissant, à la perte d’innocence d’un petit garçon, faisant la démonstration d’un lavage de cerveau ayant eu lieu chez les jeunes allemands à l’époque.

 

Le caractère très lunatique d’Hitler, passant du calme à l’énervement, avec des traits de caractère psychotique, est plutôt bien rendu, montrant un homme en pleine folie, qui a entraîné à sa suite des millions de personnes.

 

Les points de vue alternatifs sont présentés par Pierrot, qui ne saisit pas du tout des allusions données par sa tante, le chauffeur d’Hitler ou Katarina, la fille dont il tombe amoureux, et permettent par petites touches de montrer des points de vue divergents.

 

L’ensemble est glaçant, et montre comment un jeune peut être finalement manipulé, passant de l’innocence à la perversité et à la cruauté, en pensant servir un idéal incarné en une personne.

Un livre à lire !

Publié dans Lectures-romans

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En scène ! 2

Publié le par Doc Bird

« En scène ! 2 » de Cuvie, éditions Kurokawa

 

Résumé : Kanade a été très contente de son interprétation de Cupidon dans le ballet de son école. Mais c’est aussi le jour où elle va croiser le chemin de Sakura Kurisu, future danseuse professionnelle, qui va lui faire prendre conscience de tout le chemin qu’il lui reste à parcourir…

 

Mon avis :  Dans ce tome 2, Kanade va comprendre que la rivalité est importante dans le monde de la danse classique, en croisant Sakura Kurisu, une élève d’une autre école, très douée, et promise à une belle carrière. C’est à ce moment-là que Kanade comprend qu’il lui reste beaucoup de travail et d’entraînement pour pouvoir atteindre ce niveau.  Mais elle souhaite toujours continuer à prendre du plaisir à la danse. Elle passe alors un pari avec Sakura, être première à un concours auquel va participer Sakura.

 

J’ai trouvé ce tome 2 intéressant, car il permet de voir que la concurrence est rude au sein de la danse, et en même temps, j’ai trouvé Kanade pleine de fraîcheur et d’envie de réussir.

Une série sympathique à suivre également pour ses positions de danse expliquées.

Publié dans Lectures-mangas

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Moi et les Aquaboys

Publié le par Doc Bird

 

« Moi et les Aquaboys » de Nat Luurtsema, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Lou Brown, 15 ans, participe à une compétition de natation, qui lui permettrait d’intégrer une formation pour participer aux Jeux Olympiques. Elle est confiante, mais à sa grande déception, arrive dernière, alors qu’Hannah, sa meilleure amie, réussit la sienne ! Commence alors pour elle une période difficile, car elle arrête les entraînements, et doit retourner seule au lycée, sans Hannah… Jusqu’au jour où trois garçons lui proposent un incroyable défi, devenir leur coach pour une natation synchronisée très spéciale…

 

Mon avis : Beaucoup d’humour et de dérision dans ce roman plaisant qui montre une héroïne qui va devoir apprendre à rebondir après un échec cuisant.

 

Lou ne vit que par et pour la natation, s’entraînant depuis des années matin et soir avec sa meilleure amie, Hannah, avec qui elle a déjà remporté des médailles. Mais le jour des qualifications pour une sélection pour s’entraîner pour les Jeux Olympiques, Lou arrive bonne dernière, alors qu’elle pensait avoir tout donné. Par-contre, Hannah est retenue, et va partir loin d’elle pour s’entraîner.

Lou fait alors sa rentrée seule, et essaye de se faire des nouveaux amis, mais c’est bien difficile, var tous les groupes sont déjà formés. Et quand elle retourne à la piscine voir sa coach et son groupe d’entraînement, elle se sent très vite rejetée.

Comment avoir alors le courage d’aller au lycée tous les jours, surtout quand les cours ne sont pas très passionnants, qu’on a plein de temps à tuer, et qu’on est plutôt gaffeuse ? Et Lou ne peut pas non plus compter sur sa famille qui accepte bien son échec, et la pousse à aller de l’avant, tandis que sa meilleure amie lui envoie des messages sur son entraînement intense.

Tout semble aller mal, mais un jour qu’elle se rend à la piscine par nostalgie, elle va croiser la route de trois garçons, qui lui demandent de devenir leur coach dans une sorte de natation synchronisée sous l’eau, afin de pouvoir participer à l’émission Incroyable talent !

Lou va alors devoir improviser, et c’est là que le roman commence à tomber dans la dinguerie douce, avec en vrac, un aquarium volé, un énorme camion, des possibles noyades, des poissons, des accidents, un requin, une intrusion nocturne, de la compétition acharnée, bref, des catastrophes qui s’enchaînent pour le plus grand plaisir du lecteur !

 

Comme vous pouvez le constater, je suis tombée sous le charme de cette lecture sympathique, qui mêle le monde de la natation, analyse des difficultés en cas d’échec dans le sport de haut niveau, mais aussi poids de la pression quand on gagne et que de grosses échéances arrivent, tranches de vie lycéenne, et loufoquerie des situations vécues.

Un très bon moment de lecture que je conseille !

Publié dans Lectures-romans

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Les enfants de la Résistance, Tome 1. Premières actions

Publié le par Doc Bird

« Les enfants de la Résistance, Tome 1. Premières actions », scénario de Dugomier, dessin et couleurs d’Ers, éditions Le Lombard

 

Résumé : François et Eusèbe découvrent que la guerre est là en mai 1940. Les allemands occupent leur village, et les gens semblent se résigner. Mais pas eux, qui décident d’entrer à leur manière en résistance.

 

Mon avis : Coup de cœur pour cette BD qui parle de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale à hauteur d’enfants.

François et Eusèbe ont 13 ans, et sont révoltés par la résignation des gens du village face à l’occupation allemande. Ils vont découvrir la fuite des gens qui passent par leur village, et vivre l’arrivée d’une troupe allemande, qui semble bien sournoise. Ils vont aussi vivre l’arrivée de Lisa, petite fille réfugiée perdue et séparée de ses parents. Ils décident alors d’entrer en résistance en écrivant des tracts, ou en sabotant l’écluse.

 

J’ai bien aimé cette BD qui permet de comprendre l’occupation allemande du point de vue de jeunes adolescents.

On voit le père de François, qui a participé à la Première Guerre mondiale, être rassuré par l’arrivée de Pétain au pouvoir, puis déçu par les actions de celui-ci, tandis que l’oncle de François à Paris fait partie des déçus de la vie et vénère Pétain.

On assiste aussi aux exactions de certains soldats allemands, ainsi qu’à l’arrestation de personnes.

 

Une BD très intéressante à suivre, car elle permet de comprendre l’état d’esprit pendant l’Occupation, ainsi que la révolte qui a permis à certains de s’engager dans la Résistance.

 

Un extrait : 

 

Des regrets, des frustrations… Voilà sans doute ce qui avait poussé des gens à élire Hitler ! … Le nazisme était un parti pour gens déçus.

Publié dans Lectures-BD, Coups de coeur

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Pilo, 1. T’es sérieux ?

Publié le par Doc Bird

« Pilo, 1. T’es sérieux ? », scénario et dessin de Julien Mariolle, couleurs de Benoît Bekaert, éditions Bamboo

 

Résumé : Pilo est un petit garçon plein d’imagination. Plus tard, il voudrait devenir ninja, super héros, pirate, ou dentiste de dinosaures ! Mais le directeur de l’école ne l’entend pas de cette oreille.

 

Mon avis : En voyant la couverture de l’album, je m’attendais à lire une BD à l’humour potache, alors qu’il n’en est rien.

 

Pilo est un petit garçon très imaginatif qui fatigue par son énergie tous ceux qui l’entourent. Aussi est-il convoqué par le directeur de l’école qui veut que Pilo soit beaucoup plus sérieux ! Mais est-ce possible quand on a l’imagination et la créativité débordantes ?

Finalement, Pilo se découvre un talent, illustrateur, et se voit bien plus tard illustrateur d’histoires !

 

Une belle BD qui montre la magie des rêves de l’enfance, qu’il ne faut pas chercher à canaliser, mais qui rendent la vie plus belle. Petit bonus à la fin de la BD, où les étapes de la création d’une BD sont expliquées, ce qui plaira aux amateurs qui souhaitent se lancer dans la BD. Une belle découverte !

 

Un extrait :

 

Les trucs rigolos, ça se vole pas, ça se partage.

Publié dans Lectures-BD

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Une fille au manteau bleu

Publié le par Doc Bird

« Une fille au manteau bleu » de Monica Hesse, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Amsterdam, 1943. Hanneke fait du marché noir pour des clients, permettant ainsi à sa famille de mieux vivre. Elle parcourt chaque jour les rues de la ville à vélo, à la recherche de fournisseurs, ou effectuant des livraisons. Un jour, une de ses clientes, Mme Jansen, lui demande de retrouver une jeune fille juive qu’elle a recueillie, et qui a disparu de chez elle. Que va décider Hanneke ?

 

Mon avis : J’avais déjà entendu parler de ce roman, et quand je l’ai vu à la médiathèque, je l’ai emprunté. J’étais curieuse de connaître l’histoire, avec son titre intrigant.

 

Hanneke est une jeune fille que la Guerre et l’Occupation ont bien changé. De jeune fille insouciante et amoureuse du beau Bas, elle est devenue beaucoup plus dure et pragmatique, car c’est elle qui permet à sa famille de pouvoir se nourrir dans ces temps difficiles. Son petit ami est mort au combat, et elle s’en sent coupable, et elle fait du marché noir, pour le compte de son patron, lui permettant de pouvoir ramener de la nourriture à la maison.

Mais un jour, sa vie va encore être bouleversée, quand une de ses clientes,  Mme Jansen, lui demande de partir à la recherche de Mirja, une jeune fille juive qu’elle hébergeait chez elle, et qui a disparu du jour au lendemain.

Au début, Hanneke ne souhaite pas s’engager dans cette quête, car elle ne veut pas avoir d’ennuis, et a peu d’indices sur Mirja. Mais elle se lance malgré tout à sa recherche, et c’est là qu’elle va découvrir le sort réservé aux Juifs, qu’elle va croiser la route d’Ollie, le grand frère de Bas, et qu’elle va découvrir un réseau de Résistance.

Hanneke va alors devoir choisir entre compromission et courage, et décider de ce qu’elle va faire. Se résigner, continuer comme avant, ou résister, au péril de sa vie ? Pourra-t-elle retrouver Mirja, malgré le peu d’indices qu’elle a et les pistes qui s’embrouillent ? Le seul maigre indice est qu’elle porte un manteau de couleur bleu.

 

Ce roman emporte son lecteur à une époque trouble, où il ne faut pas se fier aux apparences, et met en avant une jeune fille que les événements ont changé, et qui doit trouver au fond d’elle-même la force de réagir.

Ce roman mêle description de la vie quotidienne à l’époque, et enquête sur le passé de Mirja. La dernière partie est encore plus intéressante, car le lecteur se rend compte, derrière Hanneke, qu’il y a encore beaucoup de mystères à découvrir.

 

J’ai bien aimé ce roman, nous mettant vraiment dans l’ambiance de l’époque, on tremble à certains moments avec Hanneke, et on est aussi perdu qu’elle. J’ai aussi appris l’existence des photographes qui ont fait œuvre de Résistance, en prenant en photo tout ce qu’ils voyaient, afin de pouvoir constituer plus tard un témoignage.

Un roman fort, qui montre qu’il suffit de peu pour basculer d’un camp à un autre, et que le courage côtoie la lâcheté beaucoup plus près qu’on pourrait le penser.

 

Voici l'avis de Manou sur ce roman : 

Publié dans Lectures-romans

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Un truc truc comme un biscuit craquant

Publié le par Doc Bird

« Un truc truc comme un biscuit craquant » de E. Lockhart, éditions Casterman

 

Résumé : Ruby, 15 ans, vient de perdre tout ce qui faisait vie jusque-là : son petit ami l’a quittée, sa meilleure amie ne lui parle plus, et du coup ses deux autres amies non plus. Elle s’est mise à faire des crises d’angoisse, et doit se rendre chez une psy pour faire le point et démêler les fils de sa vie.

 

Mon avis : J’avais été attirée par la couverture sympa de ce roman, avec un titre et une illustration intrigants, ainsi que par l’auteur, dont j’avais lu « Nous les menteurs ».

Mais c’est en fait un roman qui m’a plutôt déçu, et que j’ai même eu du mal à lire jusqu’à la fin, tellement il s’est révélé insipide.

 

On y fait la rencontre de Ruby, qui doit faire une liste de garçons desquels elle a été plus ou moins amoureuse pour répondre à une demande de sa psy.

La première partie du roman va tourner autour de chacun d’eux et des aventures vécues avec eux.

La seconde partie, plus courte, permet de retrouver Ruby lors de sa seconde année au lycée.

 

Ce roman n’arrête pas de parler des garçons, des techniques d’approche ou des réactions à avoir avec eux, et j’ai trouvé cela ennuyant et répétitif. Ruby et ses amies avaient rédigé un cahier de leurs expériences avec les garçons, appelé « Le grand livre des garçons », qui est lassant à lire, tout comme les commentaires réguliers de Ruby en bas de page, dont le texte sera d’ailleurs repris dans la seconde partie du livre.

Bref, un roman à la lecture duquel je me suis ennuyée, n’arrêtant pas de parler des manières d’embrasser, ou du toucher de poitrine par les garçons. A croire que les filles n’ont pas d’autres centres d’intérêts que d’attirer les garçons par leur physique.

Un roman inintéressant.

Publié dans Lectures-romans

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A cheval ! 1. Hip hippique, hourra !

Publié le par Doc Bird

 

« A cheval ! 1. Hip hippique, hourra ! », scénario de Laurent Dufreney, dessin de Miss Prickly, couleur de Magali Paillat, éditions Delcourt

 

Résumé : Série de gags autour de l’univers des chevaux dans un centre hippique, avec des chevaux et poneys aux caractères bien trempés.

 

Mon avis : J’ai moyennement apprécié cette BD, car, j’ai trouvé l’humour un peu trop répétitif et prévisible, et manquant d’originalité.

Néanmoins cette BD pourra trouver son public auprès des élèves qui aiment bien les histoires drôles, sans prise de tête.

Publié dans Lectures-BD

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Boxap 13-07

Publié le par Doc Bird

« Boxap 13-07 » d’Amalia et Anastasio, éditions Scrineo

 

Résumé : Sur une planète Terre dévastée par la surexploitation et la surconsommation humaine, les hommes vivent dans une cité, enfermés chacun dans un minuscule appartement, et vivant sans contact véritable avec les autres, seulement de manière virtuelle. Ce monde est régi par des codes et des habitudes que tous acceptent, vivant à travers la consommation. Parmi eux, Aïleen est une jeune femme ambitieuse à travers son avatar Aîko, elle souhaite grimper les échelons de la société. Mais elle va aussi découvrir l’envers du décor…

 

Mon avis : J’ai reçu ce roman dans le cadre d’un Masse critique spécial, et je remercie Babelio et les éditions Scrineo pour cet envoi.

Ce roman a été écrit à quatre mains par deux auteurs qui se sont inspirés des dérives de notre vie quotidienne avec une omniprésence des nouvelles technologies, et ont imaginé un monde futur qui pourrait être une dérive de  notre monde actuel. Ils se sont également inspirés de la série « Black Mirror », où les hommes vivent dans une société dominée par les technologies et où chacun se trouve surveillé. Ici, les humains ont quasiment détruit l’intégralité de la planète, en pillant ses ressources au service d’une surconsommation excessive.

 

Dans ce monde, les humains n'ont plus de contact réel, tout est virtuel, et se passe par écrans interposés qui donnent l’illusion de la réalité. D’ailleurs, plus personne n’interroge cette vision de la vie, et chacun vit dans son monde virtuel sans se poser vraiment de question.

Aïleen, par l’intermédiaire de son avatar Aîko, est employée dans une usine, et a le comportement « consotoyen » modèle, car elle veut gravir les échelons de la société et pouvoir obtenir un poste avec plus de responsabilités, et donc plus d’avantages, comme un « boxap » (appartement) plus grand, et plus d’options possibles pour sa vie virtuelle.

Le jour où elle obtient enfin sa promotion de « blockmanager » (surveillante du bloc d’immeuble où elle vit), elle découvre avec stupeur que le monde qu’elle connaissait jusque-là est en fait truffé de mensonges, et que la réalité est beaucoup moins jolie que ce qu’elle imaginait.

Cette prise de conscience va l’amener à commencer à douter et à réfléchir par elle-même. Surtout qu’il semblerait qu’il existe des humains qui vivent en dehors de la cité, dans la nature…

 

Ce roman futuriste et dystopique est un coup de cœur, car il met en avant les dérives possibles d’une société hyper-virtuelle, où l’homme a perdu le contact avec la véritable nature, et avec ses semblables, et où consommer est la seule raison de vivre.

Tout comme les rares hommes qui vivent à l’extérieur de la cité, on découvre avec stupeur et crainte cette société devenue inhumaine, dominée par les relations virtuelles, où chacun vit enfermé chez soi, enfermé dans sa propre bulle, et où seuls les robots circulent. Cet avenir fait froid dans le dos, mais pourrait bien devenir une réalité, l’homme étant poussé à toujours consommer, sans penser à la préservation de la planète, et acceptant passivement les évolutions technologiques qui lui font parfois perdre pied avec la réalité. 

L’héroïne, Aïleen, va découvrir ce que cache cette société idéale, et va commencer à réfléchir par elle-même. Ce sera la début d’une transformation, et de la volonté de se révolter.

 

Au début, il m’a été un peu compliqué de rentrer dans le récit, notamment à cause des mots utilisés dans la nouvelle société, dont il fallait lire la définition dans le lexique en fin d’ouvrage, mais rapidement, je m’y suis faite. D’ailleurs plein de mots font référence à nos technologies et réseaux sociaux actuels.

Un livre que je recommande, qui permet de réfléchir au sens que chacun veut donner à sa vie, et à la société dans laquelle il souhaite vivre : une société sans danger, où tout est décidé pour soi, et où l’homme n’a plus à réfléchir mais à consommer, ou une société plus respectueuse de la nature, et où les relations humaines priment ?

La fin est ouverte, et laisse la place à l’imagination du lecteur, ou peut-être à un deuxième tome ?

 

Quelques extraits :

On savait faire disparaître tout malaise, il suffisait de consommer (…). Aujourd’hui, Aïleen en avait assez des simulacres : elle voulait un vrai changement.

Je pense que ces gens cherchent le bonheur là où il n’est pas : ils ont sans cesse besoin de nouveaux objets. S’ils s’arrêtent, leur système s’écroule.

On peut souffrir tous les jours et s’habituer à cette souffrance. Et quand la peur devient la meilleure amie de l’habitude, même si quelqu’un court à sa perte, il continue dans ce qu’il connaît, jusqu’au bout.

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