«Magie, sorcellerie et dons surnaturels » d’Hélène Grimaults et Davide Corsi, éditions Fleurus, collection La grande imagerie
Un titre qui permet de découvrir ce qu’est vraiment la magie et ses différentes cousines comme la sorcellerie et l’alchimie.
Comme à chaque fois dans cette collection, de nombreuses images illustrent le propos, et on entre de plein pied dans le monde de la magie. Des explications historiques sont données, remontant à la Préhistoire, puis l’accent est mis sur la magie et les magiciens, les sorcières, les alchimistes, puis sur les autres dons comme le chamanisme, les guérisseurs, les coupeurs de feu, ou les voyants, et enfin les plantes et les pierres magiques sont présentées.
J’ai découvert par exemple que les poupées vaudous ne font en fait pas partie du rituel vaudou, et j’ai aussi appris l’origine de la célèbre formule Abracadabra.
A vos baguettes et potions si vous souhaitez en savoir plus !
« Hubert Reeves nous explique la biodiversité », scénario d’Hubert Reeves, Nelly Boutinot, dessin de Daniel Casanave, couleurs de Claire Champion, éditions Le Lombard
Résumé : Hubert Reeves accompagne une sortie scolaire pour témoigner de la richesse de la biodiversité et des risques qu’elle encourt à cause de l’action de l’homme.
Mon avis : Une BD très didactique qui permet de comprendre la biodiversité : explications sur l’origine de la formation des énergies fossiles, les bactéries, l’eau potable, la chaîne alimentaire, le rôle des vers de terre, le déséquilibre induit par l’introduction d’espèces ou la surpêche…
Une belle leçon pour apprendre ce qu’est la biodiversité et agir pour la protéger.
« Le Chevalier et le Diable » de Bernard Jouve, éditions L’Harmattan
Tout d’abord je remercie les éditions L’Harmattan, ainsi que Babelio, pour m’avoir proposé la lecture de ce livre.
Aimant bien les romans portant sur des thèmes historiques et parfois fantastiques, j’ai été attirée par le résumé de ce récit.
Aymar de Mortemer, jeune Hospitalier, va avoir la mission d’accompagner Djem, le frère banni du sultan Bajazet, tout au long de son errance captive depuis l’île de Rhodes jusqu’en Europe. Parallèlement, il est en quête du mystère des Templiers, qui permettrait de révéler qui est le vrai maître du monde, de Dieu ou du Diable.
L’histoire avait l’air intéressante, mêlant histoire, enquête et mystères, mais j’ai hélas rapidement déchanté dès le début de ma lecture. D’ailleurs, si ce livre ne m’avait pas été proposé par Babelio, je crois que pour une fois, j’aurais arrêté ma lecture au bout de quelques chapitres.
L’écriture est plutôt aride, pleine de détails historiques, de descriptions de monuments, et à aucun moment je n’ai réussi à avoir de l’empathie pour aucun des personnages, étant mise à distance par l’écriture de l’auteur. Ce dernier est un universitaire, et cela se ressent dans l’écriture, qui ressemble beaucoup plus à un écrit de mémoire ou de thèse, qu’à un récit enfiévré qui donne envie de se passionner pour l’histoire et ses héros.
Par ailleurs, ce roman a déjà été édité en 2013 par les éditions du Velours, et j’ai trouvé dommage que la relecture du texte ait été mal faite : des espaces manquant entre les mots, des accords non respectés, des mots manquants, des chiffres à la place de lettres, et cela dès le résumé de la quatrième de couverture, où Aymar s’appelle Mortimer puis Mortemer.
Certes, la vérité historique est bien présente, narrant l’errance forcée du prince Djem qui aurait voulu reprendre le trône à son frère Bajazet, ainsi que les différents accords et tractations autour de lui par les Grands de cette époque, mais il n’y a absolument pas eu de petite étincelle qui donne vie et puissance au récit.
Et même les difficultés mystiques et remises en question d’Aymar ne sonnent pas justes, le lecteur n’entrant pas dans la psychologie du personnage, et ne comprenant pas vraiment sa crise mystique et existentielle.
« Tu sais pas quoi ?! » de Chris Pavone, éditions de l’Opportun
Chris Pavone, qui se trouve sur Twitter et sur Instagram avec le compte @tuCpakoa, a sélectionné un certain nombre d’anecdotes qu’il avait publié et les a regroupées dans ce livre.
Dans le désordre et avec le plaisir de la découverte, le lecteur découvre plein d’informations véridiques, parfois drôles, farfelues ou incroyables, mêlant sciences et histoire.
Un petit livre que j’ai acheté pour changer du livre des records et se cultiver un peu, qui m’a fait penser à toutes les petites connaissances emmagasinées par Harriet, de la série « Geek Girl ».
« Passez votre C.A.P. pâtissier avec nous » de Michel et Augustin, éditions Hachette, collection Hachette Cuisine
J’ai acheté ce documentaire en pensant aux élèves apprentis cuisiniers qui souhaitent entrer en C.A.P. pâtisserie, et qui découvriront dans ce titre toutes les informations à connaître pour pouvoir passer l’examen et obtenir le diplôme.
Avec Michel et Augustin, qui ont fondé leur marque, le lecteur va trouver de quoi devenir un excellent pâtissier.
Le livre se présente comme une formation de 23 semaines, avec différentes leçons de cuisine et étapes pour apprendre pas à pas à devenir un bon pâtissier. Ce manuel bourré d’humour et de témoignages, est aussi très technique et sérieux. Il rappelle qu’on ne réussit pas du tout du premier coup, qu’il faut beaucoup d’entraînement, et que les erreurs permettent d’avancer.
Les différents cours donnés sont étalés sur les différents mois de l’année, jusqu’en mai-juin, au moment de passer le C.A.P.
Après des explications sur les ustensiles indispensables et la tenue, c’est parti pour les cours pour apprendre à cuisiner : génoise, entremets, décors, montages, pâtes à tarte, caramel, religieuses, croissants et autres chaussons aux pommes n’auront plus de secrets pour vous ! Des petits tests de connaissance émaillent les cours. Puis des conseils sont donnés, et le déroulé de l’épreuve expliqué pas à pas. Enfin, les principales règles d’hygiène et de sécurité sont expliquées, ainsi que toutes les connaissances à avoir sur les aliments. Un lexique termine utilement l’ouvrage, avec des modèles de gabarits.
Alors à vos rouleaux et pinceaux, et bon appétit !
« Langue des signes : mots et expressions », éditions Aedis, collection Super Guide
Je ne connais pas du tout la langue des signes, et suite à une suggestion de Manou, qui m’a suggéré ces éditions pour apprendre le langage des signes, j’ai décidé d’acheter ce petit dictionnaire au format poche, pour une première approche.
Au début, une brève histoire de la langue des signes est donnée, suivie de l’alphabet et des chiffres en LSF, puis la partie dictionnaire proprement dite commence, avec différents mots et expressions illustrés pour apprendre la LSF.
Une bonne base déjà conséquente pour qui ne connaît pas cette langue.
« Parvana. Une enfance en Afghanistan » de Deborah Ellis, éditions Le livre de poche jeunesse
Résumé : Parvana, 11 ans, vit en Afghanistan, sous le régime des talibans. Depuis plus d’un an, elle ne peut plus aller à l’école ou sortir seule dans la rue, sans être accompagnée de son père. Mais sa vie déjà difficile va l’être encore plus le jour où son père va être emprisonné. Comment sortir et nourrir la famille, maintenant qu’il n’y a plus son père ? Heureusement, Parvana est ingénieuse.
Mon avis : C’est un titre que j’ai lu il y a longtemps, à l’époque de de sa sortie en poche. Et j’ai eu envie de le redécouvrir après la sortie du film animé.
L’Afghanistan ne fait plus la une de l’actualité, mais l’intégrisme religieux et le fanatisme sont toujours d’actualité, ainsi que le combat des femmes pour l’égalité et la liberté.
Parvana souffre de ne plus pouvoir aller à l’école, sortir rarement, et être confinée à la maison avec sa famille. Mais lorsque son père est arrêté sous ses yeux, elle comprend qu’il s’agit d’un nouveau tournant dans sa vie. Il lui revient de trouver une solution pour pouvoir faire vivre sa famille.
Alors Parvana se fait couper les cheveux et s’habille en garçon, découvrant la joie de pouvoir sortir librement et de pouvoir ramener de l’argent à sa famille, espérant que son père soit libéré.
Sa mère, d’abord effondrée, va reprendre la rédaction d’articles clandestins pour témoigner de ce qui se passe en Afghanistan, et chacun à sa façon va résister et essayer de bouger pour que les choses changent.
Un récit sous forme de témoignage qui permet de faire connaître les conséquences de la guerre, mettre en avant la condition des femmes, et réfléchir au fondamentalisme, avec une héroïne forte et courageuse.
« Dessiner des choses mignonnes » d’Angela Nguyen, éditions Eyrolles
Dans la veine des livres pour apprendre à dessiner qui rencontrent un beau succès au CDI, j’ai acheté ce titre, en pensant aux élèves qui adorent dessiner des dessins mignons et kawaïs.
Comme dans « 1001 dessins faciles à la japonaise », que j’avais beaucoup apprécié, cet ouvrage permet en quelques étapes d’apprendre à dessiner facilement des personnages, animaux ou objets de façon mignonne.
Quelques conseils et techniques sont donnés au début, puis on passe ensuite à la pratique avec différents modèles à dessiner en trois étapes. Certains sont plus faciles à réaliser que d’autres, et on y prend grand plaisir.
« The hate u give. La haine qu’on donne » d’Angie Thomas, éditions Nathan
Résumé : Starr, 16 ans, noire, vit dans un quartier régi par des gangs, et où les sorties de police sont souvent violentes. Elle va dans un lycée où les blancs sont majoritaires, et vit entre ces deux mondes opposés. Mais sa vie va basculer le jour où son meilleur ami se fait tuer sous ses yeux par la police lors d’un simple contrôle. Elle va se retrouver face à ses choix : se taire par peur, ou oser parler pour témoigner.
Mon avis : J’ai lu plusieurs avis unanimes sur ce titre sur la blogosphère, et je suis tout à fait d’accord avec eux.
Ce livre poignant est un uppercut qu’on reçoit en pleine poitrine, qui fait qu’on ne sera plus tout à fait le même après.
Tout le monde a entendu parler des faits divers aux Etats-Unis, où, pour un geste ou une attitude mal interprétés, des noirs se font tirer dessus par des policiers blancs. C’est ce qui va arriver sous les yeux de Starr, qui avait déjà perdu sa meilleure amie sous ses yeux quand elle était petite, tuée par des tirs entre gangs.
Cette fois-ci, elle revient avec son meilleur ami, Khalil, d’une soirée quand le contrôle policier tourne mal et que Kahlil se fait tuer de trois balles dans le dos par un policier qui a trop vite appuyé sur la gâchette. Traumatisée, et seule témoin de la scène, Starr ne sait pas comment réagir face à ce nouveau coup du sort. Doit-elle se taire, par peur des représailles, ou aura-t-elle le courage d’oser parler et témoigner pour que justice soit faite ?
Ce roman est une plongée très réaliste dans le monde des quartiers très difficiles, où les guerres de gangs rythment le quotidien, la pauvreté est immense, et le sentiment d’injustice intenable.
Starr vit écartelée entre deux monde, celui de son quartier et celui de la banlieue chic où elle va au lycée, avec ses amis blancs, et la façade d’insouciance. Tout vole en éclats avec la mort de Khalil, et Starr va devoir remettre en cause sa petite vie bien réglée, mais qui la rend folle en même temps.
Un roman fort, poignant, sans misérabilisme ni faux semblant, qui montre la réalité crue du quotidien des quartiers difficiles, la pauvreté, la drogue, l’infiltration des gangs, l’écart entre quartiers proches, le racisme, les a-priori et la peur de la police, le manque criant de justice, et qui met en avant une héroïne forte, mais qui doute d’elle-même et de son courage.
Un roman poignant et intense, à lire et à faire lire !
Un film a été adapté du roman, mais je ne l'ai pas vu. Et vous ?
Quelques extraits :
Papa m’a toujours dit qu’il ne fallait jamais avoir peur de dire la vérité aux gens. Lui inclus.
C’est ça le souci. On laisse les gens dire des trucs, et ils en abusent au point qu’ils ne voient plus le problème. Et que ça devient normal pour nous. A quoi ça sert d’avoir une voix si c’est pour se taire quand il faudrait parler ?
Être courageuse, ça veut dire ne pas se laisser abattre par sa peur. Et c’est ce que tu fais
Pourtant, je crois qu’un jour ça changera. Comment ? Je ne sais pas. Quand ? Je le sais encore moins. Alors pourquoi ? Parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour se battre. Et peut-être qu’à présent c’est mon tour.
« La théorie du complot » d’Arthur Ténor, éditions Scrinéo
Résumé : Sébastien, élève de troisième geek et surdoué, adore alimenter les hoax sur Internet. Et lorsqu’après les attentats de novembre 2015, il reçoit d’un mystérieux interlocuteur des mails montrant la face cachée des attentats, il n’hésite pas à les publier sur son site. Le voilà parti dans une spirale infernale…
Mon avis: J’ai acheté ce titre, car je trouvais intéressant de pouvoir avoir un roman sur le thème des fake news et des théories du complot.
Mais je n’ai pas réussi à accrocher dans ce titre, qui, en voulant parler du sujet, est un peu trop didactique à mon goût, et empêche de vraiment rentrer dans l’histoire. Du coup, il manque la petite étincelle et l’émotion qui permettent de vraiment adhérer à l’histoire.
L’intention est louable, en expliquant comment Sébastien se retrouve pris dans ses mensonges, et n’arrive plus à s’en sortir, mais les ficelles sont un peu trop grosses. Par exemple, je trouve que Sébastien, présenté comme plutôt intelligent et surdoué, arrive à se retrouver dans une situation où il ne réfléchit pas suffisamment avant de publier les textes douteux d’un informateur, ou lorsque la situation dérape complètement à la fin, et que Sébastien passe pour un futur terroriste.
C’est dommage, mais ce texte peut malgré tout être utilisé en EMI ou en EMC pour pouvoir aborder le thème de la théorie du complot.