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 Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi

Publié le par Doc Bird

« Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi » de Camille Andrea, éditions Plon

Quand Jacob ouvre la porte à Noah un mardi, il ne sait pas que ce sera le début d’une belle relation qui va l’aider à sortir de la morosité de sa vie quotidienne depuis la mort de sa femme.

Il va voir venir à lui un vent de fraîcheur avec Noah, garçon métis de 10 ans, qui veut devenir président des Etats-Unis, et rendre le monde meilleur. Et pour cela, Noah a décidé de faire du porte à porte pour récolter des signatures et convaincre les gens avec ses idées et ses solutions pour que le monde aille mieux.

Jacob accueille alors régulièrement Noah chez lui pour échanger avec lui, autour d’un donut au chocolat et d’un verre de lait, attendant avec impatience ces rendez-vous, qui le font revenir vers la vie, alors qu’il s’enfonçait jusque-là dans les habitudes et la morosité, solitaire, et sans raison de vivre.

Mais la mémoire lui joue des tours, car il oublie de plus en plus de choses, y compris sa vie et son passé. Alors il relit les carnets dans lesquels il a écrit ses souvenirs, surtout ceux dont il a honte.

Noah est un jeune garçon plein d’innocence et de joie de vivre, prêt à voir le meilleur en l’autre, et élaborant des solutions pour les différents problèmes de société. Sa vie est loin d’être rose, car il vit seul avec son père qui cuisine des pizzas dans son restaurant, plutôt bourru et qui communique peu avec lui… Mais Noah a suffisamment de force en lui pour poursuivre ses rêves…

Mais un jour, Jacob va disparaître, sa maison va prendre feu, et la vérité sur son passé va éclater. Mais est-ce vraiment ce qui s’est passé ?

Voici un roman que je qualifierais de fable philosophique, un peu à l’image du Petit Prince qui pose des questions et qui fait des rencontres qui vont le faire évoluer et questionner le lecteur.

La rencontre entre le vieux monsieur au passé trouble et le petit garçon plein de candeur va être l’occasion de réfléchir sur le sens de nos actes, le poids de l’immobilisme, l’étincelle qui fait agir.

L’histoire est un mélange de tristesse face à la mémoire qui part, la solitude des personnes âgées, le poids du passé, et en même temps une graine d’espoir sur la possibilité de réaliser ses rêves. Elle commence comme un roman feel good, et se poursuit en montrant que dans la vie, rien n’est tout noir ou tout blanc, mais que la vie et faite de nombreuses nuances.

Et la fin est assez inattendue, car les années passent, et nos deux héros vont se recroiser dans un final plein d’émotions.

Merci à Babelio et aux éditions Plon de m'avoir proposé la lecture de ce roman. 

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Je voulais juste être libre

Publié le par Doc Bird

« Je voulais juste être libre » de Claire Gratias, éditions Le Muscadier, collection Rester vivant

Résumé : Manon, 16 ans, est partie un soir de chez elle, et n’est jamais revenue. Pourquoi sa mère a-t-elle attendu aussi longtemps avant de prévenir la police ? Pourquoi sa meilleure amie ne reçoit aucune nouvelle ? Et quel rôle a joué Valentin dans sa fuite ?

Mon avis : Ce roman, initialement paru en 2015 aux éditions Rageot sous le titre « Entre nous et le ciel », est organisé en différents chapitres sous forme d’enquête menée par la police et d’interrogatoires. Progressivement, le lecteur est amené à comprendre ce qui s’est passé, ce qui se cache derrière les apparences, en sachant plus ou moins que cela va mal se terminer, car différents extraits de « Manon Lescaut » émaillent le récit. D’ailleurs l’héroïne porte son prénom, Manon.

Le récit dévoile progressivement le portrait de Manon, vue par tous ceux qui l’entourent ou qu’elle a croisé sur sa route.

Sa meilleure amie Salomé, qui présente une Manon à la fois fragile et rebelle, qui décide de quitter sa mère beaucoup trop directive, et qui va pencher vers les sombres côtés que sa mère voulait lui éviter. Sa mère qui pensait laisser un peu de liberté à sa fille qui se rebellait, et ne s’inquiétait pas trop. Valentin, amoureux transi et discret de Manon, qui va l’aider à prendre la fuite, et va découvrir l’amour qui rend fou et malheureux, jusqu’au pire…

Un roman fort qui montre que les parents ne peuvent pas empêcher ce qu’ils craignent le plus, et dont le comportement peut amener au pire, que la fragilité adolescente donne envie de tout essayer et de devenir libre de toute emprise, par tous les moyens, que l’amour peut faire très mal. Un roman noir qui fera réfléchir les lycéens.

Un extrait : 

Ceux qui pensent qu’on peut tout contrôler ou tout prévoir n’ont rien compris. Il faut savoir accueillir ce qui se présente. Vivre au présent.

Publié dans Lectures-romans

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Le Pays des contes, 2. Le Retour de l’Enchanteresse 

Publié le par Doc Bird

« Le Pays des contes, 2. Le Retour de l’Enchanteresse » de Chris Colfer, éditions Michel Lafon, collection Michel Lafon poche

Résumé : Alex et Conner s’ennuient du pays des contes, mais n’ont pas pu y retourner. Pire, ils n’ont pas revu non plus leur grand-mère la fée dont ils n’ont aucune nouvelle… Alors, lorsqu’ils découvrent que leur mère s’est fait enlever par l’Enchanteresse, qui veut dominer le pays des contes, ils passent outre les instructions de prudence, et décident de passer de l’autre côté pour agir et sauver leur mère !

Mon avis : J’avais bien apprécié le premier tome de cette série, qui revisite les contes et nous les fait voir d’un œil nouveau. Et le tome 2 tient toutes ses promesses.

Comme dans le tome 1, le début est un peu lent, peut-être aussi pour que le lecteur ressente l’ennui des jumeaux qui n’en peuvent plus d’attendre, puis le récit s’accélère quand Alex et Connor se rendent au pays des contes, et décident de partir en quête des éléments qui permettent de fabriquer un sceptre qui pourrait leur permettre de vaincre l’Enchanteresse.

J’ai pris du plaisir à suivre ces nouvelles aventures, où j’ai croisé une mère l’Oye très originale, plutôt flambeuse, loin de l’image de grand-mère qu’on aurait pu avoir, et où Rouge, petit chaperon de son état, est toujours aussi pénible mais a aussi de bons côtés… L’ensemble du récit est émaillé de petites leçons de morale (nous sommes dans des contes quand même !), qui permettent au lecteur de réfléchir sur lui-même, ses actions…

Une série que je lis avec plaisir !

Quelques extraits :

Alors trouve ton arme, trouve ta force, et brandis-la fièrement. Bats ces filles sur leur propre terrain en leur montrant que ta vie te convient parfaitement. 

 Est-ce qu’on a le choix ? S’il faut choisir entre le doute et l’espoir, je choisis l’espoir. C’est moins difficile d’être optimiste.

Tu crois qu’en privant les autres de leur bonheur, tu trouveras le tien, mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Tu pourras courir après le bonheur toute ta vie, tu ne le trouveras pas tant que tu seras incapable de le reconnaître juste sous ton nez.

Publié dans Lectures-romans

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Celle que je suis

Publié le par Doc Bird

« Celle que je suis » d’Anne Loyer, éditions Slalom

Résumé : Anoki, 16 ans, mène à New Dehli une vie tranquille, dans une famille qui pousse ses enfants à réussir leurs études. Mais sa vie bascule brutalement quand elle comprend que les femmes ne peuvent pas choisir leur avenir comme les hommes.

Mon avis : Voici un roman dont j’avais beaucoup entendu parler sur la condition des femmes en Inde.

Le récit met en avant Anoki, qui vit dans une famille qu’elle pense moderne, vivant avec insouciance ses jeunes années. Mais elle va découvrir que la réalité n’est pas aussi rose qu’elle le croyait : sa belle-sœur ne peut pas travailler en tant qu’infirmière malgré son diplôme, car les hommes de la maison pensent qu’il est normal qu’une femme reste au foyer et s’occupe de son mari.

C’est le choc pour Anoki quand elle entend les réactions de son frère et de son père, et encore plus quand elle comprend que sa mère est d’accord avec ces paroles. Son monde s’effondre, et elle commence à se révolter, tout comme sa petite sœur Lila.

Et Anoki n’est pas au bout de ses surprises, car elle découvre que son envie de faire des études de journalisme est refusée par ses parents, et que ces derniers lui cherchent un futur mari, alors qu’elle est amoureuse d’un autre garçon.

Elle peut heureusement écrire à son autre frère parti en France faire des études, et qui évolue mentalement en s’ouvrant au monde occidental.

J’ai trouvé ce roman sur les difficultés de la condition féminine en Inde très fort, avec une héroïne qui se pensait libre et qui se retrouve rattrapée par les traditions. Elle va découvrir que les hommes, mais aussi les femmes, ne se posent pas de questions et souhaitent suivre les traditions, et que le concept de réussite et de bonheur personnels y sont bien étrangers. Elle va aussi découvrir qu’elle n’est pas la plus à plaindre, et que d’autres femmes subissent bien pire.

Le roman se termine sur une note positive, mais il faut comprendre que toutes les femmes n’ont pas le courage d’Anoki, à l’image de sa meilleure amie.

Un roman indispensable à lire pour faire avancer la cause des femmes.

Publié dans Lectures-romans

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Petit Noun. L’hippopotame bleu des bords du Nil 

Publié le par Doc Bird

« Petit Noun. L’hippopotame bleu des bords du Nil » de Géraldine Elschner et Anja Klauss, éditions Canopé et L’Elan vert, collection Pont des arts

Résumé : Petit Noun est un hippopotame bleu qui vivait au bord du Nil de l’Egypte antique. Après un très long sommeil, il se réveille et part à la recherche de sa famille.

Mon avis : Cet album est une pépite magnifique aussi bien pour l’histoire que pour les illustrations qui sont superbes, et invitent au voyage.

La collection Pont des arts met en relation un objet dans un musée, ici une figurine d’hippopotame exposée au Louvre et trouvée lors de fouilles archéologiques en Egypte, et une histoire qui permet de comprendre pourquoi cet objet a été fabriqué et a été retrouvé dans des tombes.

L’histoire de Petit Noun qui vit avec sa famille d’hippopotames bleus, suit un homme et s’endort dans sa tombe, puis se réveille à notre époque et part en quête de sa famille, jusqu’à la retrouver au musée du Louvre de Paris, est une réussite, mêlant fiction et légende, et permettant de mieux comprendre cet objet.

Une belle collection à suivre !

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Parée pour percer. Tu peux pas m’arrêter

Publié le par Doc Bird

« Parée pour percer. Tu peux pas m’arrêter » d’Angie Thomas, éditions Nathan

Résumé : Bri, 16 ans, va au lycée, mais rêve surtout de devenir rappeuse et d’en vivre. Mais sa volonté peut-elle suffire avec sa mère qui perd son travail, son frère obligé d’arrêter ses études pour prendre un job et son caractère qui peut lui jouer des tours ?

Mon avis : Ce roman est le deuxième que je lis d’Angie Thomas, et elle y met en avant son thème de prédilection : parler des quartiers noirs difficiles des Etats-Unis, où l’horizon semble bien bouché quand on est noir ou latino, et où le danger rôde partout, des blancs qui ont peur d’eux et peuvent mal interpréter une parole ou un geste, aux vigiles qui les soupçonnent de vol ou de violence systématiquement.

Avec ce nouvel opus, Angie Thomas met en avant une héroïne au caractère bien trempé, Bri, qui vit pauvrement avec son mère et son frère. Ce dernier travaille pour rapporter de l’argent à la maison, sa mère perd son emploi et a des difficultés à en retrouver un avec un CV avec des trous liés à la drogue, sa tante ramène parfois de l’argent et  de la nourriture car elle appartient à un gang, son père, rappeur qui aurait pu devenir célèbre, a été tué par un membre d’un gang quand elle était petite, il n’y a pas toujours de chauffage, d’électricité ou à manger tous les jours.

Bri possède en elle une force incroyable, elle sent qu’elle peut percer dans le monde du rap, surtout après une battle et un de ces raps qui commence à la faire connaître. Elle est aussi et surtout une écorchée vive, dans la réaction et la surréaction, ce qui va lui jouer des tours.

Mais Bri va aussi apprendre de la vie, s’interroger sur ses sentiments, sur son comportement, et elle va ainsi entamer un travail sur elle-même, pour savoir qui elle est et ce qu’elle veut vraiment, en accord avec elle-même. Elle a une grande force intérieure en elle, mais fait des bêtises, et son destin est compliqué par ses conditions de vie, par les a priori racistes dans son pays.

Un roman fort, au langage cru des cités, qui vous donne envie de vous battre et de rapper pour un monde meilleur plus respectueux de la différence. Et le chemin est long… En plus, vous découvrirez ou redécouvrirez des rappeurs américains connus ou moins.

Publié dans Lectures-romans

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