« La nouvelle » de Cassandra O’Donnell, éditions Flammarion jeunesse
Résumé : Une nouvelle élève arrive dans la classe de Gabriel, il s’agit d’Haya, une jeune fille réfugiée syrienne, qui vient d’arriver avec sa famille dans un petit village breton. Dès le début, Gabriel est intéressé par elle. C'est le début d’une belle amitié.
Mon avis: Une belle histoire qui montre que la tolérance et l’amitié permettent de mieux vivre ensemble.
Lorsque qu’Haya arrive dans sa classe, Gabriel se sent tout de suite attirée par elle, et commence alors une belle amitié entre eux. Mais tout le monde n’est pas aussi tolérant, certains garçons de la classe, et des adultes aussi, semblent avoir peur de la différence et rejettent Haya et sa famille. Cette rencontre sera aussi pour Gabriel l’occasion de découvrir son passé familial, notamment ses racines, à travers l’histoire de sa grand-mère.
Ce roman montre qu’être réfugié dans un autre pays n’est pas un choix, mais la conséquence des guerres meurtrières dans d’autres pays, et que dans beaucoup de familles, un ancêtre a souvent émigré vers une vie meilleure.
Résumé : Tous les neuf ans, dans le petit village de Wall, la Foire aux Fées permet au monde des hommes et à celui des fées de se rencontrer. C’est à cette occasion que le jeune Dunstan va rencontrer une belle sorcière dont il aura un enfant, Tristan. Et ce dernier va décider un jour, pour les yeux de la belle Victoria, de partir dans le pays des fées récupérer une étoile filante qui est tombée. C’est le début d’une merveilleuse aventure pleine de dangers.
Mon avis : Coup de cœur pour ce roman de Neil Gaiman, dont j’ai adoré les autres romans : « L’étrange vie de Nobody Owens » et « Coraline », superbement adapté en film d’animation.
On retrouve ici un univers fantastique, et même fantasmagorique et féérique, qui emmène le lecteur dans un monde envoûtant ! Je me suis laissée portée par cette histoire magique où l’on suit le parcours du jeune Tristan dans le monde des fées, à la recherche d’une étoile filante tombée, car il a fait la promesse de la ramener à sa belle. Mais son cheminement va le faire évoluer, tout comme les rencontres qu’il va faire….
Neil Gaiman a réussi à faire de ce roman un véritable enchantement, où l’on rencontre des étoiles tombées du ciel qui deviennent femme dans le monde des fées, mais un vulgaire morceau de métal dans celui des hommes, un lion, une licorne, des sorcières qui veulent rajeunir en volant un cœur palpitant, des humains transformés en animaux, des frères partant en quête du symbole de leur pouvoir…
Je n’ai qu’un conseil à vous donner : plongez-vous dedans ! Vous en ressortirez des étoiles plein les yeux !
«Un cœur gros comme une étoile» de Sarah Allen, éditions Milan
Résumé: Lorsque la professeur d’histoire demande de faire des exposés sur des personnes présentées dans leur manuel, puis sur des personnes qui n’y sont pas et que le manuel a oublié, Libby sait tout de suite qu’elle va travailler sur Cecilia Payne, qui a découvert de quoi étaient faites les étoiles, et dont un homme s’est approprié ses résultats et le succès. Et ce projet va d’autant plus lui tenir à cœur qu’il pourrait aider sa famille.
Mon avis : Je vous présente Libby, jeune collégienne un peu différente des autres, qui va vous emmener dans son univers et sa vie, et qui j’espère saura toucher votre cœur.
Libby n’est pas tout à fait comme les autres, car elle est atteinte du syndrome de Turner, une maladie génétique. Concrètement elle a un physique un peu plus épais, une petite taille, est atteinte de surdité, et ne pourra pas avoir d’enfants, car elle a un seul chromosome X, l’autre n’étant pas apparu. Elle rencontre aussi des difficultés d’apprentissage dans certains domaines, comme par exemple jouer du piano, et a aussi des difficultés pour nouer des relations et communiquer avec les autres. Elle est donc souvent seule au collège, se réfugie à la bibliothèque, et est parfois l’objet de moqueries. Mais une nouvelle élève, Talia, arrive dans sa classe, et elles vont toutes deux se lier d’amitié.
Lorsque leur professeur d’histoire leur présente les différents projets de l’année, où il faut présenter des personnes connues, et d’autres méconnues, Libby décide de travailler sur Cecilia Payne, qui est la première à avoir découvert de quoi étaient constituées les étoiles. Elle pense aussi participer à un concours d’écriture de lettre pour présenter ce personnage. Et ce projet lui tient d’autant plus à cœur que sa sœur, Nonny, est enceinte, et que Libby veut plus que tout que le bébé soit en bonne santé, et pas comme elle, et qu’elle voudrait aider financièrement sa sœur qui a des problèmes d’argent.
Pour cela, il faut qu’elle remporte le premier prix ! Elle passe alors une sorte de pacte avec Cecilia Payne pour réussir : en mettant en avant Cecilia Payne et ses découvertes et en gagnant le prix, elle souhaite en échange que tout se passe bien pour Nonny et son bébé. Et Libby ne ménagera pas ses efforts…
J’ai vraiment été enchantée par ce roman qui non seulement met en avant une héroïne différente, atteinte d’un handicap que je ne connaissais pas, et dont l’auteur parle si bien parce qu’elle en est elle-même atteinte, mais aussi pour la découverte des femmes oubliées par l’histoire, et dont les hommes se sont ensuite appropriés les résultats de leur travail.
Libby est une jeune fille très courageuse et très intelligente, mais elle possède aussi des qualités de cœur très importantes comme le courage malgré la peur, la persévérance, l’amour pour sa famille, son dévouement, son envie de progresser…
Je remercie beaucoup Babelio et les éditions Milan pour ce livre reçu lors du dernier Masse critique, et je vous conseille sa lecture riche en émotions.
Quelques extraits :
Autrement dit, j’ai moi aussi un rôle à jouer dans l’univers – peu importent ma petite taille, mon patrimoine génétique et les cicatrices
La peur ne disparaît pas, dit-elle. Mais on apprend à la maîtriser. A vivre avec, même quand on risque d’échouer. Et ça, pour moi, c’est la meilleure définition du courage.
« Croire en ses rêves ! Le journal d’une championne » d’Amandine Henry, avec la collaboration de Sophie Nanteuil, éditions Rageot
Résumé: Amandine Henry, capitaine de l’équipe de France pour la coupe du monde de football 2019, raconte son parcours et sa passion du foot à travers son journal intime.
Mon avis : La coupe du monde de football féminine 2019 s’étant déroulée en France, les médias ont mis en avant les footballeuses, montrant que le foot n’est pas seulement réservé aux hommes. Les éditions Rageot ont demandé à Amandine Henry, capitaine de l’équipe de France, de bien vouloir raconter son parcours et ses motivations, afin de montrer que les femmes peuvent aussi pratiquer le foot à un haut niveau.
Amandine Henry a pris le parti de présenter son histoire sous forme de journal intime, revenant sur ses années collège et lycée, ses premiers pas en club de foot, sa volonté de jouer à un plus haut niveau, sa ténacité, son courage et sa volonté pour se faire accepter dans un monde essentiellement masculin, les épreuves endurées face aux blessures et aux échecs.
Un titre à acheter au CDI pour montrer que les filles peuvent réaliser leurs rêves !
«Les apprentis samouraïs, 1. Le trésor des Minamoto», éditions Bayard jeunesse
Résumé: Sakura, Léon et Logan sont très doués en arts martiaux, et se retrouvent à participer tous les trois à un stage dans le célèbre dojo de maître Saburo. Ils ne s’entendent pas vraiment, mais en découvrant ensemble trois anneaux, qui vont les emmener dans le passé au Japon, ils vont devoir apprendre à coopérer pour pouvoir réussir leur triple mission : retrouver les armes de trois anciens célèbres samouraïs. Et cela s’annonce encore plus difficile car un mystérieux ninja se lance à leur poursuite…
Mon avis : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un Masse critique spécial, et je remercie Babelio et les éditions Bayard jeunesse pour m’avoir proposé sa lecture.
Ce roman d’aventure transporte immédiatement le lecteur dans le domaine des arts martiaux, de leurs valeurs, et dans la quête d’objets à protéger.
Sakura, Léon et Logan sont des descendants de familles de samouraïs et sont très bons dans les différents arts martiaux : kendo, judo ou aïkido. Ils vont passer une semaine ensemble pour suivre un stage auprès du renommé maître Saburo. Ils ne s’entendent pas bien, Logan se moquant des autres régulièrement. Mais ils vont découvrir par hasard ensemble trois anneaux, et en les mettant à leurs doigts, ils vont se retrouver propulsés dans le passé, dans le Japon du XVIème siècle. Et ils vont rapidement comprendre qu’ils vont devoir apprendre à unir leurs forces plutôt qu’à se chamailler, car ils doivent partir en quête de trois armes de combats d’anciens samouraïs de renom, tués par un traître. Et un mystérieux ninja, porteur d’une quatrième bague, se retrouve toujours à leur poursuite pour trouver avant eux les armes !
Je me suis laissée emporter par ce roman qui permet à nos jeunes héros d’apprendre à faire preuve de différentes qualités, à s’entraider et à dépasser leurs peurs, pour réussir leurs différentes missions. D’ailleurs, le courage est la qualité la plus dure à éprouver dans des situations difficiles. Ces belles valeurs permettent aux lecteurs de connaître les différentes valeurs des arts martiaux, véritable code à respecter.
Par ailleurs, les voyages dans le passé sont l’occasion de découvrir différents univers et éléments de la culture japonaise : les cerisiers en fleurs, les jardins zen de méditation, les sanctuaires, le théâtre japonais, la pêche des perles…
Une belle aventure, de belles valeurs, et une découverte de la culture japonaise font les qualités de ce roman, qui devrait plaire aux ados. Les termes japonais écrits dans le texte sont à la fois définis dans un lexique en fin d’ouvrage, et aussi très bien expliqués dans le texte lui-même. Et les ancêtres samouraïs des ados ont vraiment existé comme l’explique l’auteur en fin d’ouvrage. J’ai ainsi découvert qu’ont existé un samouraï européen et un autre africain.
Je lirai la suite des aventures de nos trois héros avec plaisir.
Quelques extraits :
Sakura, le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur. C’est d’être capable d’affronter les dangers malgré sa peur.
Chaque pierre de votre anneau symbolise une de ses valeurs : le courage, la droiture, la bienveillance, le respect, la sincérité, l’honneur et la loyauté.
«Frigiel et Fluffy, 4. La bataille de Meraîm » de Frigiel et Nicolas Digard, éditions Slalom
Résumé : Frigiel et Abel ont réussi leur mission : récupérer le second coffre de l’Ender, qui permettra de détruire le cube de Llud Law empêchant la magie. Mais avant de poursuivre leur mission sur le champ de bataille, ils se rendent chez Deryn Swale, le père d’Abel, car ce dernier continue la guerre contre les Sarmates… De son côté, Alice rencontre Tom Cisaille, chef des voleurs d’Ulan Warka, afin qu’ils puissent unir leurs forces pour délivrer Chiron de prison.
Mon avis : Ce dernier tome du cycle du Nether est palpitant jusqu’au bout, car la grande bataille finale des mages contre Llud Law va être décisive. Le coffre récupéré par Frigiel va jouer un rôle important, car il va permettre de détruire le cube inhibiteur de magie de Llud Law, mais pour cela, Frigiel va devoir l’approcher, alors que cet objet est extrêmement protégé sur le champ de bataille. Y parviendra-t-il ?
Et par ailleurs, Askar, le frère jumeau maléfique de Llud Law, commence lui aussi à rassembler ses troupes dans la cité royale, car il veut lui aussi reprendre le pouvoir.
Abel va revoir son père avec qui les relations sont conflictuelles, comment va se passer leur rencontre ? Le père reconnaîtra-t-il enfin la valeur de son fils ?
Et enfin, quels sont les liens entre le mystérieux Chiron et Alice, qui s’est lancée dans une quête pour le délivrer ?
Toutes les réponses à ces questions seront données dans ce tome final, riche en rebondissements, où les pertes sur le champ de bataille seront nombreuses, et où nos héros vont souffrir de voir tomber leurs proches au combat, et souffriront également dans leur chair.
Cette série est vraiment intéressante, car elle met en avant des héros adolescents, avec leurs qualités et leurs défauts, qui vont devoir mûrir et qui vont progressivement acquérir ou découvrir en eux des compétences, et qui vont découvrir la valeur de l’amitié, de l’entraide et du courage. Une série à lire, alliant action et réflexion sur ce qui fait (ou pas) une société juste, sur la nécessité de savoir vivre ensemble, et d’accepter l’autre dans sa différence qui peut être enrichissante.
« Etoile, Tome 2. C’est la Rentrée… » de Marie-Claude Pietragalla, éditions Michel Lafon
Résumé: Ça y est : Marie va faire sa rentrée à l’Opéra Garnier, comme petit rat de l’opéra stagiaire ! Le stresse monte, tout comme l’envie de progresser et donner le meilleur de soi-même. Car seule une trentaine d’élèves sera acceptée en juin pour rester en formation…
Mon avis: Ce tome 2 continue de raconter la progression de Marie au sein de l’école de l’Opéra. Elle est heureuse de retrouver les jumelles Emilie et Elsa, ainsi que de faire sa rentrée dans cette prestigieuse école, même si le stress est la hauteur de son projet ! Car dès le premier jour, on leur explique que tout tient en trois mots : rigueur, discipline et travail.
Mais Marie, renommée Maïka pour ne pas la confondre avec les autres jeunes filles portant le même prénom qu’elle, va progressivement se faire à ce nouveau monde, avec la joie de pouvoir avoir des cours de danse chaque jour. Mais sa grande ennemie et rivale, Aurore, fait aussi sa rentrée, comme cette dernière l’avait dit. Et elle commence tout de suite par jouer de mauvais tours à Marie. Cette dernière en sera profondément affectée, mais pourra compter sur ses amies les jumelles, ainsi que sur elle-même et son évolution mentale, pour pouvoir faire face à l’adversité.
Cette série est vraiment très intéressante, car elle montre de l’intérieur la formation des petits rats de l’Opéra, avec plusieurs sélections rigoureuses. Marie évolue dans ce tome 2, devenant plus forte mentalement et psychologiquement, tout en s’épanouissant à travers la danse.
L’auteur a fait le choix de centrer ce récit sur les 15 premiers jours de la rentrée dans l’école, mais je trouve qu’elle est passée un peu vite sur le reste de l’année, résumé en deux pages, où l’on imagine que Marie fait partie des élèves sélectionnées pour continuer à apprendre la danse.
J’ai trouvé intéressant que l’auteur mette l’accent sur le fait qu’il faut être rigoureux quand on veut pratiquer la danse à un haut niveau, et que savoir danser ne suffit pas, il faut aussi savoir interpréter la danse et être bon dans les matières scolaires, très utiles s’il y avait un besoin de reconversion professionnelle.
Une série qui rencontre un certain succès, et que je lis avec plaisir.
« Orphéa Fabula et les coulisses de Versailles» de Marie Alhinho, illustrations de Miss Paty, éditions Poulpe fictions
Résumé : En allant dans un supermarché, Orphéa se retrouve emportée en regardant un écran de télévision à l’époque de Louis XIV. Sa mission : récupérer les Rayons du Roi-Soleil, deux cristaux magiques appartenant au Roi.
Mon avis : J’ai lu ce roman, qui est le deuxième de la série, après avoir lu le troisième, mais ce n’est pas vraiment gênant dans la compréhension de l’histoire.
Cette fois-ci, Orphéa se retrouvée transportée à l’époque du Roi Soleil, à l’intérieur d’un carrosse dont elle va vite se faire déloger. Elle va faire la rencontre de Mine, une jeune fille de son âge, et de sa mère, maître-tapissier de renom qui se fait passer pour un homme pour pouvoir exercer son métier. Elle va les accompagner à Versailles, où Molière prépare la scène d’un futur spectacle pour le roi. C’est l’occasion pour Orphéa de partir à la recherche des cristaux, dont beaucoup de gens pensent qu’ils ont des pouvoirs magiques de guérison.
Mais le chemin va être semé d’embûches, notamment lorsqu’elle découvre que la mère de Mine s’est faite arrêtée pour sorcellerie. Parviendra-t-elle à sauver la maman de Mine, et à retrouver les cristaux ?
L’auteur nous emmène en plein cœur de l’époque de la construction du château de Versailles, et le lecteur néophyte découvre ainsi la cour du roi louis XIV, les intrigues de courtisans, les croyances de l’époque et Molière et ses pièces de théâtre. D’ailleurs, chaque titre de chapitre fait référence à ses pièces de théâtre en clin d’œil. Au lecteur de les retrouver ou de les découvrir pour les jeunes lecteurs.
Cette série, à laquelle je n’avais pas vraiment accroché au début, se trouve finalement beaucoup plus intéressante au fur et à mesure des tomes, une fois qu’on a fait la connaissance de l’héroïne et de ses missions de recherche de pierres et cristaux précieux qui seraient dotés de pouvoirs magiques.
Le lecteur, tout comme Orphéa, découvre ainsi des époques différentes, des façons de pensées, des coutumes et des croyances. Et tout comme Orphéa, on commence à s’interroger sur l’organisation qui l’emploie, et quel usage elle pense faire des cristaux.
« Clara Catastrophe. Des lapins partout ! » de Alice Pantermüller, illustrations de Daniela Kohl, éditions Sassi
Résumé : Clara fait son entrée en sixième, et se retrouve heureusement dans la même classe que sa meilleure amie, Charlie, avec qui elle partage de supers moments. Mais sa mère, au lieu de lui offrir l’animal de compagnie de ses rêves, lui achète une flûte, alors que Clara déteste en jouer. Et en plus, à chaque fois qu’elle en joue, il se passe des choses vraiment bizarres…
Mon avis : J’ai reçu ce roman de la part des éditions Sassi, que je remercie beaucoup pour m’avoir proposé la lecture de ce roman.
On y fait la rencontre d’une héroïne pleine de dynamisme, Clara, qui va raconter dans son journal intime ses différentes aventures, toutes pleines d’humour. Le format ressemble un peu à celui du « Journal d’un dégonflé », mêlant narration et illustrations. Et le tout est bourré d’humour.
Car Clara vit dans une famille qui a l’air normale, mais sa mère fait parfois de drôles d’achats, et ses frères jumeaux semblent être de véritables catastrophes ambulantes ! Si en plus, on rajoute la présence d’une flûte que Clara déteste, et qui semble avoir de drôles de pouvoirs, c’est parti pour un moment de lecture qui va faire rire ses lecteurs. Car Clara a beau vouloir se débarrasser de sa flûte par tous les moyens possibles, celle-ci réapparaît toujours, et Clara est alors obligée d’en jouer, ce qui provoque à chaque fois des phénomènes étranges, comme l’apparition mystérieuse d’une phrase sur le tableau de la salle de classe, ou la transformation de délicieuses crêpes qui sentent tout d’un coup le chou de Bruxelles !
Et Clara est en plus décidée d’avoir un animal de compagnie, comme par exemple un lapin, car sa meilleure amie Charlie en a des centaines chez elles qui se sont rapidement reproduits… Mais ses parents ne semblent pas du même avis. Alors Clara décide de gagner de l’argent de poche pour pouvoir s’acheter un animal, mais tout ne se passe pas comme prévu.
Une lecture sympathique à proposer aux élèves de primaire comme aux jeunes collégiens de sixième, qui vont passer un bon moment de lecture et d’humour.
Résumé : Tessa fait de la gymnastique dans le club dirigé par sa mère et où son père est kiné. Elle adore ce sport, mais sait très bien que c’est sa petite sœur de 8 ans qui a d’immenses possibilités et qui pourrait devenir un jour championne olympique. Et l’année qui arrive ouvre plein de possibilités, avec l’arrivée d’un coach professionnel, Raphaël, qui pourrait faire énormément progresser chaque membre de l’équipe.
Mon avis : J’ai reçu ce roman, qui va paraître le 9 juin, sous forme d’épreuves non corrigées, grâce à Babelio et aux éditions Casterman qui m’ont proposé de lire ce livre lors d’un Masse critique spécial. Je les remercie d’ailleurs pour l’envoi.
La thématique annoncée du roman dès la quatrième de couverture est celle des abus sexuels dans le monde du sport. D’ailleurs, un texte introductif explique que l’auteur a décidé d’écrire ce roman en entendant l’interview de la patineuse Sarah Abitbol à l’occasion de la sortie de son livre qui révélait qu’elle avait été victime d’abus sexuels de la part de son entraîneur. Elle a décidé d’écrire sur le monde de la gymnastique, ayant pratiqué cette discipline de nombreuses années, et en ayant gardé un très bon souvenir et des amitiés avec les autres filles de son équipe.
Tessa, qui pratique la gym depuis de nombreuses années, est parfois, voire souvent jalouse de sa petite sœur, Coline, qui semble être un petit génie de la gym. Et en même temps, elle l’adore ! En fait, elle en veut à sa mère, qui semble parfois n’avoir d’yeux que pour Coline et sa réussite.
Tessa va commencer à écrire un journal intime, un peu forcée par sa mère au début, qui lui soutient que cela lui permettra de se rappeler ce qu’elle ressentait à l’adolescence quand elle sera adulte. Tessa n’est pas convaincue, mais va finalement coucher les mots sur un cahier, lui permettant d’écrire ce qu’elle ressent. Et son cahier a la particularité de poser des questions introspectives à chaque page, auxquelles Tessa va parfois se dérober, et parfois revenir dessus et réfléchir honnêtement à ce qu’elle ressent.
Elle va ainsi mettre en avant son ressenti négatif vis-à-vis de Camille, une fille de son groupe, qui a dit des choses pas très sympas sur elle et sa famille, qui appuie là où ça fait mal par rapport à son niveau en gym. Et en plus Camille fait des manières avec le nouvel entraîneur, car elle est tombée sous son charme.
Ce dernier, Raphaël, va permettre à Tessa de donner le meilleur d’elle-même et le maximum en gym, tout en apprenant à se faire confiance pour oser faire des exercices et les réussir. Du coup, Tessa pense que son équipe pourrait gagner des médailles.
Mais Camille quitte alors brusquement le groupe.
Je m’attendais rapidement à ce que le sujet des abus sexuels soit abordé dans le roman, vu qu’il était annoncé par le résumé, mais il apparaît plutôt à la fin du récit, ce qui est un peu déstabilisant, car on attend que les événements arrivent, et cela se produit en fait vers la fin.
Du coup, on rate un peu le cœur du récit, qui est surtout celui des relations familiales, le report par les parents d’une carrière sportive qui n’a pas été possible sur les enfants, l’impression par Tessa de ne pas être à la hauteur en gym, et donc moins intéressante pour sa mère, les relations fortes entre chaque membre de l’équipe, et aussi l’apport d’un entraîneur dans un club amateur, qui va proposer de nouvelles approches et techniques pour faire progresser chacun.
Le thème des abus sexuels est mis en avant sous l’œil de Tessa, qui a compris quelque chose un soir, mais sans en voir tous les tenants et aboutissants, et niant au début que Camille puisse avoir raison, pensant qu’elle laisse tomber la gym et le groupe pour d’autres raisons Au final, elle ira avec sa meilleure amie accompagner Camille pour porter plainte.
J’ai donc un avis en demi-teinte sur ce roman, un peu trompée par le résumé. J’aurais aussi aimé que les termes techniques liés à la gym soient expliqués, comme les figures de flip et du soleil, qui reviennent souvent et que je ne connaissais pas avant de voir sur Internet.
Un extrait :
Abandonne tes peurs, tes doutes, les comparaisons. (…) Aie le courage d’être qui tu es, de poursuivre tes propres buts. Un combat est un combat, peu importe son enjeu, Tessa. Et si tu le mènes jusqu’au bout, tu en sortiras gagnante. Quelle que soit l’issue.