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Articles avec #lectures-romans catégorie

La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver

« La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Dans un monde futuriste divisé entre différentes Arches dirigées par des esprits de famille, je vous présente Ophélie, qui vit sur l’arche Anima, où les gens ont des dons avec les objets, que ce soit pour les réparer, « lire » leur histoire… Ophélie a deux dons originaux : elle peut traverser des miroirs, et est une liseuse renommée, tenant son musée d’objets du passé. Soudainement, elle découvre qu’elle va devoir se marier. Mais son promis n’habite pas Anima, et vient du Pôle. Elle va devoir quitter sa famille soudainement pour suivre son futur mari chez lui, heureusement accompagnée par sa tante Roseline. Mais elle va rapidement comprendre qu’elle se retrouve en territoire ennemi…

 

Mon avis : Coup de cœur pour ce premier roman de Christelle Dabos dont j’ai entendu ou lu beaucoup de bien.

 

Le lecteur est plongé dans un monde futur, où les gens vivent dans des Arches différentes, sous l’égide de leur esprit de famille. Ophélie est une jeune fille un peu à part dans son Arche d’Anima, elle a des dons un peu spéciaux, n’est pas du tout coquette, et a déjà refusé deux cousins en mariage ! Mais tout change du jour au lendemain, elle va devoir se marier à un parfait étranger qui vient de l’Arche du Pôle. Et quand elle rencontre son fiancé, Thorn, elle découvre un homme glacial, peu causant, aux manières un peu rustres, qui l’ignore complètement, et semble encore moins apprécier qu’elle l’idée du mariage.

 

Mais elle n’a pas le choix, elle va devoir le suivre chez lui, dans la Citacielle, qui sous couvert d’illusions, cache de sombres secrets, complots et meurtres. Accompagnée de sa tante Roseline, Ophélie va devoir affronter une belle-famille pas toujours vraiment accueillante, et comprendre que sa vie pourrait même être en danger.

 

Pourquoi Thorn l’a-t-il choisie ? Quels sont les avantages de ce mariage soudain pour lui et sa famille ? Ophélie est bien déterminée à comprendre ce qui se trame…

 

Quand on plonge dans ce roman, on se retrouve avec une Ophélie aux antipodes des critères de l’héroïne accomplie : elle prend peu soin d’elle, s’habille et se coiffe avec négligence, est myope, souvent malade, toujours maladroite, et ne s’intéresse qu’aux objets du passé. Aussi, on se demande comment elle va pouvoir survivre dans un univers glacial et fourbe, face aux différentes manigances qui se trament dans son dos, alors qu’elle ne sait toujours pas pourquoi elle a été choisie.

 

C’est avec d’autant plus de plaisir qu’on la voit progressivement s’affirmer, comprendre les mystères qui entourent sa venue, et décider de devenir maîtresse de son propre destin. Car sous ses airs frêles, elle cache une grande force de caractère en quête d’honnêteté et de vérité. Sa vie sera difficile et elle va être malmenée, mais ses qualités d’écoute et de réflexion vont lui permettre de se frayer une place dans ce monde si différent du sien.

 

En bref, un roman que je recommande à tous, mais je reste sceptique sur le fait que des élèves de collège accrochent à ce gros pavé à l’histoire très (trop !) originale pour eux. Je le conseillerais plutôt à partir du lycée. J’ai l’impression que ce roman entre dans les catégories des livres qui ont un très gros succès auprès des prescripteurs de lecture, mais qui a du mal à se faire une place chez les jeunes. Un peu comme « Vango » de Timothée de Fombelle. Mais peut-être que je me trompe…

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Hier tu comprendras

 « Hier tu comprendras » de Rebecca Stead, éditions Nathan

 

Résumé : Miranda est une collégienne qui vit aux Etats-Unis en 1980. Elle a un meilleur ami, Sal, mais ce dernier commence à s’éloigner d’elle, a trouvé un travail dans une sandwicherie, et a peur du vieux monsieur qui sourit qu’elle croise vers les boîtes aux lettres. Sa vie va prendre un tour étrange lorsqu’elle va se rendre compte que quelqu’un a pu rentrer chez elle et a déposé un message intriguant dans la poche de son manteau. Qui est ce mystérieux interlocuteur ? Et comment connaît-il l’avenir ?

 

Mon avis : J’ai d’abord été accrochée par le titre de ce roman qui m’a attiré. En effet, comment comprendre à la fois dans le futur et le passé ?

 

Dès le début, l’histoire est assez mystérieuse. Tout comme Miranda, on ne comprend pas trop ce qui arrive. Elle reçoit des mots qui lui prédisent le futur et lui demandent en même temps de raconter dans une lettre l’histoire. Mais quelle histoire ? Quand commence-t-elle ? Que raconte-t-elle ? Du coup, Miranda va replonger dans ses souvenirs pour essayer de comprendre ce qui lui arrive.

 

Elle vit dans un milieu assez pauvre, avec sa mère, et le petit ami de celle-ci qui vient de temps en temps chez elles. Elle a des amis au collège, et surtout un meilleur ami, Sal, mais depuis un incident, il s‘éloigne d’elle, ce qui la rend triste. Alors Miranda a peur lorsqu’elle se retrouve seule à croiser le vagabond de sa rue qui lui sourit et lui parle. Et les bizarreries s’enchaînent, avec les mots reçus.

 

Tout comme l’héroïne de l’histoire, je dois avouer que j’ai rapidement été perdue dans l’histoire. Ce n’est qu’à la fin que les pièces du puzzle s’ajustent et qu’on comprend tout, à conditions d’accepter un peu de fantastique. Je n’ai pas vraiment été convaincue, trouvant les différents chapitres assez décousus, et l’histoire ennuyante par moments. Certains passages sont assez déroutants, comme le fait qu’il y ait un dentiste au collège, qu’une élève puisse être désignée pour aller emmener des élèves dans le cabinet du dentiste sur les heures de cours, et l’action se déroulant dans les années 80, il est fort possible que les lecteurs aient du mal à s’identifier à l’héroïne.

 

Un roman étrange, un peu OVNI, auquel je n’ai pas adhéré.

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Un hiver en enfer

« Un hiver en enfer » de Jo Witek, éditions Actes Sud Junior, collection Romans ado Thriller

 

Résumé : Edward est un adolescent fragile, entre son père qu’il adore mais qui est souvent absent pour son métier, et sa mère qui ne lui apporte aucun amour et n’a jamais aucun geste d’affection pour lui. Pour se rassurer et se sentir en sécurité, il s’accroche à ses TOC (troubles obsessionnels compulsifs), comme ranger ses stylos dans l’ordre des couleurs de l’arc en ciel, ce qui le fait passer pour un fou auprès de ses camarades du lycée qui le harcèlent. Sa vie déjà difficile va basculer le soir où sa mère lui dit qu’elle a changé et qu’elle va enfin pouvoir avoir une relation mère-fils avec lui. Car ce soir-là, ses parents sortent mais ne rentrent pas…

 

Mon avis : Jo Witek réussit très bien à entraîner le lecteur dans une histoire où les troubles psychiatriques et la folie mènent la danse.

Entre Edward qui vit avec ses TOC, souffre de sa vie familiale et est harcelé au lycée, et sa mère qui lui dit qu’elle va changer et qui devient l’extrême opposé de ce qu’elle était jusque-là, entourant son fils d’une sollicitude toute nouvelle et étouffante, le lecteur est vite plongé dans une atmosphère sombre et étouffante, qui le fait douter de la raison des uns et des autres.

Edward, le narrateur, est très fragile psychologiquement, jusqu’au moment où il va perdre tout contrôle de lui-même au lycée et va devoir partir avec sa mère dans un chalet isolé à la montagne. Là, Edward se ressource, mais comprend rapidement que quelque chose ne va pas, sa mère étant soudainement trop attentive à lui, étouffante, le surprotégeant en l’empêchant d’aller au lycée pour mieux le garder avec elle. Progressivement, tout le personnel employé par la famille va partir brutalement, sans explication, et Edward va se retrouver seul, enfermé avec la folie de sa mère qui lui paraît de plus en plus dangereuse. Mais comment prouver que l‘on craint pour sa vie quand les gens autour de vous pensent que vous délirez et que vous êtes paranoïaque ? Edward lui-même doute de lui…

 

J’ai trouvé ce roman très intense jusqu’à la fin, la tension montant progressivement, jusqu’au paroxysme des dernières pages. Le lecteur oscille entre plusieurs possibilités, se demandant qui a vraiment raison. La révélation finale est assez surprenante, compte-tenu du peu d’indices distillés par l’auteur, et renforce l’impression d’avoir été emporté au cœur d’un tourbillon de folie.

 

Un roman prenant qui interroge la folie jusque dans ses plus sombres recoins. A découvrir !

 

Un extrait :

« On n’est pas toujours responsable de ce qu’on est, mais je crois qu’on peut toujours se réveiller et prendre sa vie en main. »

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Le plus beau reste à venir

« Le plus beau reste à venir » d’Hélène Clément, éditions Albin Michel

 

Résumé : A la mort accidentelle de son père, Raphaël Verdier doit appeler trois personnes qui ont beaucoup compté pour son père, et qui ont reçu son aide il y a quelques années. Leur arrivée va bouleverser le cadre tranquille de sa vie et lui faire se rappeler ses années lycée. Son père avait en effet apporté son soutien à Gustave, Rose et Malllory, trois jeunes différents, mis à l’écart, avec qui Raphaël va passer par toutes les émotions, mais dont il va se séparer après le bac.

 

Mon avis : Ce roman est construit avec des allers-retours entre les années lycée (1996-1999) et l’époque du décès du père de Raphaël, en 2010.

 

Tout commence par le décès de Michel Verdier, ancien professeur au lycée. Son fils se retrouve à devoir écrire son avis de décès, et surtout à téléphoner à trois anciens amis, pris sous l’aile de son père, et avec qui il a coupé les ponts.

 

 A leur arrivée, il va passer par toutes sortes d’émotions, et surtout revenir dans le passé, à la fin des années 90, pendant le lycée. On y découvre alors un Raphaël adolescent, emménageant dans une nouvelle ville, et bien décidé à se faire des amis, loin des années collège et de sa maladie cardiaque qui l’a mis à part des autres et rendu solitaire.

 

Son père, professeur au lycée, remarque trois élèves, Gustave, Mallory et Rose, qui sont à part dans le lycée, voire harcelés, et qui rencontrent des difficultés dans leur vie personnelle. Il leur offre alors les clés d’une grange, endroit où ils pourront se réfugier et préparer leur avenir. Raphaël a aussi le droit de s’y rendre, mais il va devoir pour cela mériter l’amitié du trio, qu’il dédaigne au début.

 

Des liens vont se nouer entre des quatre personnages, mélange d’amitié, d’amour, de respect, de jalousie… Peu à peu, leurs liens vont se resserrer, mais l’univers impitoyable du lycée va faire voler en éclat certains moments précieux que vous découvrirez en lisant ce roman.

 

Du coup, l’émotion est forte quand ils se réunissent à nouveau dix ans après, à l’occasion de la mort de leur mentor, père de Raphaël.

 

J’ai trouvé ce premier roman très bien écrit, les personnages bien campés et l’histoire m’a happé. Je me suis attachée à Gustave, Rose, Raphaël et Mallory, peut-être parce qu’ils ont vécu leurs années lycée environ à la même époque que moi, que la figure du professeur, Michel Verdier, m’a touchée, et que la mort peut réunir des êtres séparés qui vont enfin avoir l’occasion de se retrouver, et peut-être de faire du bien entre eux et autour d’eux.

 

Chaque personnage est intéressant : Gustave et ses rêves de théâtre, et qui subit des moqueries en raison de ses deux mamans, Rose qui est malheureuse dans sa famille qui la rejette, mais qui est une parfaite cuisinière, Mallory qui vit avec son père alcoolique et essaye de le protéger, Raphaël, l’ado qui se perd en cherchant des amis, Michel Verdier, un professeur comme tout le monde en voudrait car il croit en ses élèves, Suzanne Verdier, avec son immense cœur.

 

Le tout sur des airs de Goldman, qui me pousse à dire que ces personnages « changeaient la vie ».

 

A lire pour se faire du bien au moral et croire en la vie, surtout quand tout paraît désespéré, car « le plus beau reste à venir ».

 

Merci à Babelio et son opération Masse Critique, ainsi qu’aux éditions Albin Michel, pour cette belle découverte.

 

Un extrait : « Il sait que la vie est merveilleuse alors la sienne le restera. Le bonheur a des conditions, mais c’est surtout un état d’esprit et personne ne l’a mieux compris que lui. »

 

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L’élite

« L’élite » de Joelle Charbonneau, éditions Milan, collection Macadam

 

Résumé : Cia est très excitée le jour de la remise des diplômes, qui marque son entrée dans le monde adulte. Elle aimerait poursuivre ses études à l’université, mais pour cela, il faut être nommé pour passer le test, et depuis de nombreuses années, personne n’a été appelé à le passer dans sa ville. Quelle n’est donc pas sa joie de savoir qu’avec d’autres camarades, elle va pouvoir passer ce test à la capitale. Son rêve se réalise ! Mais son père lui conseille de se méfier et dès son arrivée, elle va rapidement comprendre que ce test est une question de vie ou de mort !

 

Mon avis : Cette dystopie se place dans la lignée de « Hunger Games », « Divergente » et « Le labyrinthe » mêlant un peu de chaque univers.

 

Cia doit passer un test pour appartenir à l’élite, dans un monde divisé en colonies, où il faut tenter de survivre face à une nature hostile et polluée par les différentes guerres du passé. Les qualités à posséder pour réussir le test sont avoir des connaissances en sciences, être capable de se débrouiller en milieu hostile, être déterminé et savoir prendre des décisions pour survivre. Car ce test n’est pas seulement un examen écrit, c’est aussi un test grandeur nature pour survivre en milieu hostile face à des concurrents prêts à tout pour réussir.

 

L’histoire est assez prenante, mais ne m’a pas non plus happée, car elle a un air de déjà vu et présente peu d’originalité. On s’attend à ce qui arrive entre concurrence, même entre amis, attaques surprises de bête ou d’hommes mutants, atmosphère de fin du monde, décisions difficiles à prendre et horreurs vécues.

L’avantage est que ce roman peut être proposé aux lecteurs qui n’aiment pas trop lire les gros pavés et souhaitent entrer dans ce type d’univers.

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Ma meilleure amie s’est fait embrigader

« Ma meilleure amie s’est fait embrigader » de Dounia Bouzar, éditions de La Martinière

 

Résumé : Sarah et Camille sont les meilleures amies du monde et partagent tout. Mais brusquement leur amitié se fissure sans que Sarah comprenne ce qui arrive à Camille. Cette dernière change du tout au tout, se coupe des autres et de sa famille, et devient une fanatique d’un Islam radicalisé.

 

Mon avis : Ce roman est un ouvrage fort à mettre en toutes les mains.

Dès le prologue, le ton est donné : Sarah s’interroge sur ce qui s’est passé et ce qu’elle a manqué de voir à propos de Camille.

Ensuite l’histoire alterne entre les voix de Sarah et de Camille, qui, tour à tour, vont donner leur version des faits. Tout commence avec un exposé sur l’agroalimentaire que doivent préparer les deux amies. Camille navigue de site en site et de vidéo en vidéo, jusqu’à comprendre que le monde est manipulé et qu’il y a un complot derrière tout cela. Elle accepte alors comme un ami un certain Abucobra qui va la radicaliser complètement, jusqu’à ce que Camille décide de partir en Syrie. Sarah ne va pas comprendre ce qui arrive à son amie, et quand elle comprendra, il sera (presque !) trop tard.

 

Le point fort de ce roman est qu’il laisse la parole aussi bien à Sarah, jeune adolescente musulmane, qui assiste désarmée à la radicalisation de son amie, et qui veut tout faire pour l’aider à s’en sortir malgré elle, en raison de leur indéfectible amitié, mais aussi à Camille qui s’enferme progressivement, trouvant une solution à sa fragilité et à son mal-être adolescent dans les explications d’Abucobra et du groupe d’amies radicalisées comme elle.

 

 D’un côté, on assiste en spectateur à ce qui arrive à Camille, tout comme Sarah et sa famille qui se trouvent impuissantes et qui ne savent pas comment réagir, sans prendre conscience de la radicalisation extrême de Camille. Et les propos de Sarah permettent de prendre du recul par rapport à ceux de Camille, Sarah prônant un Islam doux et compréhensif, dans lequel elle a été éduquée.

 

En ayant le point de vue de Camille, on comprend comment cette dernière a pu se retrouver embrigadée. Les explications données dans les vidéos correspondent à un moment où Camille se pose beaucoup de questions, est pétrie d’incertitudes, et ressent un certain mal-être. Aussi lorsqu’un inconnu la contacte en lui disant qu’il la comprend et qu’il peut l’aider, Camille accepte et se retrouve prise dans une spirale infernale : elle va se convertir, accepter Un Islam dur et radical, va se sentir élue, protégée également du regard des autres par son voile qui va la faire se sentir plus forte. Comme elle souhaite aider les enfants victimes des bombardements en Syrie, elle est prête à partir là-bas.

 

On voit Camille changer du tout au tout, devenir une sorte de robot qui ne réfléchit plus par elle-même, phagocytée par le groupe auquel elle appartient, acceptant le meurtre des autres. Heureusement, elle peut compter sur Sarah, qui ne pas lâcher et va tout faire pour sauver Camille d’elle-même.

 

J’ai trouvé ce roman indispensable, à faire lire aux jeunes, garçons ou filles, car il explique vraiment bien les mécanismes qui embrigadent les jeunes, souvent déjà fragiles et en mal-être. Les entretiens avec la psychologue sont forts et permettent de comprendre que chaque radicalisation est différente, s’appuyant sur les points faibles de chaque personne. L’histoire est ancrée dans la réalité actuelle, avec les attentats de novembre 2015, rendant encore plus fort le message de l’auteur. La décomposition des rouages de la radicalisation permet de dégager quelques pistes pour savoir comment réagir et essayer de sauver les jeunes d’eux-mêmes.

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Le jeu du maître, 1. La partie infinie

« Le jeu du maître, 1. La partie infinie » de James Dashner, éditions Pocket jeunesse

 

Résumé : Dans un monde où le virtuel a plus d’importance que le réel, Michael se rend chaque jour sur le VirtNet, y passe de nombreuses heures, et s’y fait deux amis, qu’il n’a jamais rencontré en vrai. Tout bascule le jour où il assiste au véritable suicide d’une jeune femme qui meurt aussi dans la vraie vie, et quand la brigade du VNS l’enlève pour lui demander de l’aider à retrouver un certain Kaine, qui serait à l’origine de ces morts. Michael accepte de se lancer dans l’aventure, et y entraîne ses deux amis.

 

Mon avis : Après avoir dévoré la trilogie du « Labyrinthe », j’étais plutôt impatiente de mon lancer dans le nouvel opus de James Dashner.

 

Mais hélas, l’étincelle qui m’avait fait vibrer avec les aventures douloureuses des tocards n’a pas fonctionné cette fois-ci.

 

Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour que l’histoire soit appréciable : un monde où le virtuel prend le pas sur le réel, une mission à accomplir, un trio d’amis volontaires et courageux.

 

Mais hélas cette fois-ci la recette n’a pas pris. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs, malgré des chapitres courts, que le suspense était très léger, et que la quête des héros n’était pas suffisamment haletante. C’est seulement dans les 30 dernières pages que j’ai trouvé de l’intérêt, car il y a certaines révélations, même si le mystère plane encore.

 

Peut-être est-ce parce que l’on entre abruptement dans l’univers de jeux vidéos, ou parce je n’ai pas réussi à me mettre dans la peau du héros, en tout cas, c’est un roman qui ne m’a pas captivée et que j’ai failli ne pas lire jusqu’au bout.

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Journal d’un vampire en pyjama

« Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias Malzieu, éditions Albin Michel

 

Résumé : Mathias Malzieu se sent bien fatigué entre les concerts et la préparation de l’adaptation de son livre en film. Mais rien ne le prépare au diagnostic qui tombe comme un couperet sur sa vie : « aplasie médullaire », c’est-à-dire que sa moelle osseuse ne fonctionne plus correctement et que son système immunitaire se retourne contre lui. Dès lors va démarrer une course macabre pour lutter contre la mort.

 

Mon avis : Je ne m’attendais pas à lire un récit autobiographique quand j’ai emprunté ce livre. J’avais déjà lu auparavant « La mécanique du cœur », et là j’avais été attirée par le titre lui aussi très original. La quatrième de couverture mentionnait seulement : « Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. ».

 

Et je me suis pris une claque dans la figure.

Très vite, on entre dans le vif du sujet. Mathias Malzieu est atteint d’une maladie auto-immune rare qui le fatigue et le vide des composants essentiels de son sang. A partir du jour du diagnostic, sa vie va être totalement bouleversée : choc du diagnostic, allers-retours et séjours à l’hôpital, transfusions, chimiothérapie, souffrance, peur de la mort en la personne de Dame Oclès, réaction et protection de ses proches.

 

Mathias Malzieu se retrouve rapidement pris dans une spirale infernale, et la description de tout ce qui lui arrive donne mal au cœur, même s’il réussit malgré tout à dédramatiser certaines situations, à faire preuve d’un petit grain de folie poétique et créatrice.

Seule sa rage de vivre et de créer va lui permettre de faire face dans ce duel à mort avec la maladie.

 

Pour quelqu’un qui a pu accompagner un proche face à une maladie, tout ce que raconte Mathias Malzieu raconte fait ressurgir des souvenirs souvent douloureux : coup de téléphone du laboratoire qui annonce de mauvaises nouvelles, coup de poing du diagnostic, besoin de protéger ses proches et de tenter de donner le change, soins douloureux et longs, rechutes, peur de la mort qui rôde… Mais aussi espoir de guérir, gentillesse et soutien du personnel médical et infirmier, humour et poésie pour braver le destin à travers de tous petits actes héroïques.

 

Un témoignage bouleversant et un peu fou qui remet face à la réalité et qui fait réfléchir à l’essentiel dans la vie. 

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14-14

« 14-14 » de Silène Edgar & Paul Beorn, éditions Castelmore

 

Résumé : Adrien se rend régulièrement au cimetière pour y retrouver Marion. Mais le jour où il compte lui déclarer sa flamme, elle lui envoie un SMS pour lui dire qu’elle sort avec Franck ! Désespéré, le garçon aurait bien besoin de conseils. Sa requête sera entendue. Il va entamer une correspondance avec celui qu’il pense être son cousin, Hadrien, par l’intermédiaire d’une boîte aux lettres un peu ancienne. Mais Hadrien ne vit pas en 2014 mais en 1914. Lui est amoureux de Simone, et souhaiterait pouvoir aller au lycée, mais son père refuse. Tous deux vont apprendre à se connaître et devenir amis. Mais la première Guerre Mondiale va bientôt survenir…

 

Mon avis : L’idée de faire correspondre deux garçons à 100 ans d’intervalle est originale.

Au début, chacun des garçons pense écrire à son véritable cousin, jusqu’à ce qu’ils découvrent, stupéfaits, que l’un vit en 1914 et l’autre en 2014. Tous deux vivent à des époques différentes, mais ont des préoccupations communes : l’école, la famille, l’amour… Chacun va apprendre à connaître l’autre, et tous deux vont se donner mutuellement des conseils qui vont leur servir et les aider à grandir. Mais lorsque Adrien comprend que la Première Guerre mondiale va bientôt éclater, il a peur de perdre son ami. Car le village où il habite va faire partie du Chemin des Dames et va vite être rayé de la carte. Comment faire pour l’aider ?

 

Chaque chapitre alterne des scènes de la vie quotidienne d’Adrien et Hadrien, ainsi que leurs lettres. Très vite, on oublie l’aspect merveilleux de l’échange de lettres à travers le temps pour se plonger dans la vie de ces deux garçons.

D’un côté, la vie moderne de 2014 avec la difficulté pour Adrien de trouver sa place, de réussir à exprimer ses sentiments, sa révolte contre l’école. De l’autre, en 1914, la vie à la campagne d’Hadrien qui va passer son Certificat et rêve d’intégrer le lycée pour devenir ingénieur, même si son père voudrait le garder à la ferme, la vie quotidienne aux champs et les soins des animaux, et les terribles maladies comme la pneumonie qui emportent des vies. Chacun va avoir besoin de l’autre et trouver des solutions pour venir à bout des difficultés rencontrées. Et surtout Adrien voudrait sauver Hadrien d’une mort certaine s’il ne quitte pas son village avec sa famille. Mais comment faire entendre aux autres que l’on reçoit des lettres du futur ?

 

J’ai trouvé ce roman poignant, mettant en parallèle la vie de deux garçons qui vont devenir amis. Certaines scènes sont très touchantes et donnent parfois même les larmes aux yeux. Le scénario de l’histoire est original, les lettres pleines de vie, et l’histoire commune des deux amis va permettre à chacun de trouver de l’aide et de trouver le courage de faire face aux difficultés de la vie.

Un livre que l’on referme avec nostalgie.

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Mentine : Cette fois c’est l’internat !

« Mentine : Cette fois c’est l’internat ! » de Jo Witek, illustrations de Margaux Motin, éditions Flammarion

 

Résumé : Mentine va devenir victime de harcèlement dans son collège, perdre presque toutes ses amies, avoir un gros moment de passage à vide sans réaction. Le jour où elle relève la tête, elle se remet à attaquer par l’intermédiaire de joutes verbales, et du coup, le principal va convoquer ses parents pour leur demander d’inscrire Mentine dans un autre établissement ! Direction l’internat en Suisse. Saura-t-elle s’y adapter ?

 

Mon avis : Ce deuxième opus des aventures de Mentine est encore meilleur que le premier !

 

Mentine l’horripilante, qui agaçait même parfois son lecteur dans le tome 1, devient plus humaine et plus proche du lecteur. Premier bouleversement pour Mentine : elle va avoir ses règles, et du coup se retrouver dirigée par ses hormones qui vont lui faire péter les plombs et devenir très sensible, jusqu’à pleurer ! Et par-dessus tout, ses amies vont non seulement se détacher d’elle, mais aussi se retourner contre elle, qui va alors devenir victime de harcèlement au collège comme sur les réseaux sociaux. C’en est trop pour Mentine qui accepte alors la proposition de son père : un internat en Suisse pour les enfants précoces. Et on peut dire que cet internat va la changer de tout ce qu’elle connaissait en matière d’éducation jusque-là, elle va même découvrir qu’elle peut rencontrer meilleur qu’elle.

 

Mentine apparaît beaucoup plus fragile dans ce tome 2 : elle va perdre ses amies, sauf la fidèle Johanna, qui va l’aider à remonter la pente envers et contre tout, elle va perdre sa confiance en elle et maudire sa précocité. L’internat pourrait être une solution, mais Mentine va devoir s’adapter et faire des efforts.

 

Jo Witek aborde ici les thèmes du harcèlement, de l’amitié et des enfants précoces, en mettant son héroïne au cœur de la tourmente. La Mentine insupportable qui aimait bien embêter ses parents va devoir évoluer et mûrir pour s’adapter. J’ai trouvé son internat plutôt original, avec beaucoup de points communs avec la méthode Montessori, même si ce type d’établissement n’existe pas tel quel.

 

Un tome 2 qui est vraiment très intéressant !

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