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Le regard des princes à minuit

Le regard des princes à minuit

« Le regard des princes à minuit » de Erik L’Homme, éditions Gallimard, collection Scripto.

Résumé : 7 nouvelles pour que la jeunesse entre en révolte : « Le commando mazurka » permet à un jeune homme de découvrir la danse clandestinement au bras d’une belle jeune femme ; « L’odeur des ombres » permet à un garçon de rencontrer les mystères de la forêt de Brocéliande ; « Relever la tête » envoie un jeune homme détruire des antennes TV pour que les gens réfléchissent par eux-même ; « Attendre l’aube » fait découvrir à un garçon les combats clandestins qui mettent face à soi-même ; « Puisque les étoiles tremblent » montre un jeune homme escaladant de nuit la façade de Notre-Dame ; «Affronter les ténèbres » montre l’adoubement d’un jeune homme au sein de l’Ordre ; « La dureté du monde » met en scène l’ultime épreuve d’un autre garçon fraîchement adoubé.

Mon avis : 7 nouvelles qui incitent à la méditation et à la réflexion sur soi-même, son objectif de vie en accord avec soi-même, les chemins à prendre et les épreuves à passer pour mieux se rencontrer, être en adéquation avec soi-même, mais pas forcément avec la société, qui n’aime pas trop voir les gens réfléchir et remettre en question l’ordre établi. Une incitation à la révolte, qui passe déjà par soi, avant de pouvoir changer la société. Les nouvelles sont émaillées de phrases qui ouvrent la réflexion, et accompagnés d’extraits d’un texte du Moyen Age. Ces nouvelles peuvent se lire indépendamment les unes des autres, mais les deux dernières montrent le lien entre toutes. On retrouve tous les personnages des nouvelles dans « Affronter les ténèbres », invitant le lecteur à comprendre les liens entre les personnages, chaque nouvelle étant une épreuve de confiance entre un maître et son disciple. Point commun entre toutes les nouvelles, les épreuves ont lieu la nuit, mettant chacun face à ses peurs et ses doutes. Un magnifique ouvrage. Et mention spéciale pour la couverture avec le titre apparaissant relié par les étoiles d’un ciel nocturne.

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La randonnée

La randonnée

« La randonnée » de Christophe Léon, éditions Thierry Magnier, collection Romans.

Résumé : Cinq jeunes en difficulté avec la vie, et leur éducateur, Jeff, vont effectuer une randonnée de quelques jours dans la montagne afin d’apprendre à vivre en groupe solidaire et peut-être à se réconcilier avec la vie. Chacun de ces adolescents, deux garçons et trois filles, a son propre caractère, son passé, et la randonnée va leur permettre de se réadapter les uns aux autres. Le début est difficile, avec la marche, la fatigue, les tensions au sein du groupe, puis la beauté de la nature les apaise et les rend plus soudés. Mais lors d’une promenade, Jeff croit que des chasseurs tirent sur des ours et décide d’aller voir. Mais il ne revient pas. Le groupe commence à paniquer : où est passé Jeff ? Quand ils le retrouvent, très blessé, ils doivent alors essayer de retourner vers le parking du minibus en rapatriant Jeff sur un brancard. Vont-ils arriver à se repérer dans la forêt ? Pourront-ils sauver Jeff avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis : Après avoir lu « La vie est belle » de Christophe Léon, je me doutais qu’a priori « La randonnée » serait aussi implacable. Tout commence tranquillement : cinq adolescents et leur éducateur partant en randonnée en montagne. Quelques indices sont donnés : des traces de pas d’un animal sauvage imposant, des yeux jaunes qui brillent furtivement, du bruit dans les fourrés. Et à un moment, un des adolescents rencontre l’ours à la rivière. On pense que c’est de l’ours que pourrait provenir le danger. Mais en fait non, ce n’est pas la nature, mais les hommes qui sont dangereux. Tout dérape avec la disparition de Jeff, retrouvé mortellement blessé, sans sac à dos, sans chaussures, auprès d’un ours tué et mutilé avec cruauté. Aussi, lorsque les adolescents rencontrent (trop) fortuitement des hommes en 4X4, qui proposent de les aider, d’amener Jeff à l’hôpital et les adolescents aux gendarmes, on se doute que ça va mal finir… La fin est bluffante, et ouverte, au lecteur d’imaginer ce qui se passe vraiment et quelle sera la suite. Un roman glaçant sur la cruauté des hommes. Les personnes inadaptées par rapport à la vie ne sont pas forcément celles que l’on pense, et les apparences sont souvent trompeuses.

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La liste

La liste

« La liste » de Siobhan Vivian, éditions Nathan.

Résumé : Chaque année, au lycée Mount Washington, le dernier lundi de septembre, la liste est publiée et placardée partout. Cette liste nomme pour l’année, avant le bal du samedi de la rentrée, la plus belle et la plus moche pour chaque niveau, de la troisième à la terminale, avec un petit commentaire. Le lecteur suit chacune des nominées, jour après jour, jusqu’au soir du bal : réactions, changement positif ou négatif dans sa vie, attentes… Peu à peu, les secrets et les vielles rancoeurs vont ressurgir.

Mon avis : Un roman qui aborde le thème de l’apparence sur un mode original. Une fois la liste publiée, le monde de chacune des filles va se briser en éclat : faire le bonheur des unes, le malheur des autres, renforcer la détermination et la confiance de certaines, cristalliser certains problèmes, faire ressurgir du passé des émotions enfouies. Chacune des jeunes filles est suivie entre son « ancienne vie » et la « nouvelle » avec la publication de la liste. On va découvrir que les apparences ne font pas tout, qu’elles cachent parfois de lourds secrets. La liste va permettre à chacune des héroïnes de se retrouver face à elle-même, d’évoluer, de mieux se comprendre pour peut-être finir par s’accepter. Et on découvrira qui était à l’origine de la liste de l’année, et la raison des choix. Tourtes les filles vont voir leur vie bouleversée, et vont évoluer. A travers les apparences sont aussi abordés les thèmes de l’anorexie, du rejet de son corps, de la connaissance de soi, de la jalousie, de l’intégration à un groupe… Un roman qui montre que les apparences sont parfois décevantes, et ne font pas tout, à l’image de la couronne de la reine du bal, qui n’est pas en métal, mais en plastique. On comprend mieux, en refermant l’ouvrage, la citation mise en exergue : « La perception de la beauté est une épreuve morale » de Henry David Thoreau.

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Ne t'inquiète pas pour moi

Ne t'inquiète pas pour moi

« Ne t’inquiète pas pour moi » d’Alice Kuipers, éditions Le livre de poche.

Résumé : Claire et sa mère ne se voient pas beaucoup et se croisent souvent. Elles correspondent par le biais de post-its déposés sur le frigo. Leurs mots tournent autour de la vie quotidienne : repas, courses à faire, ménage, travail, école. Puis progressivement, on découvre que la mère de Claire est malade et souffre d’un cancer.

Mon avis : Un superbe roman très touchant et très émouvant, évoquant tout en délicatesse le thème du cancer et de la mort. Les relations entre la jeune adolescente et sa mère sont un peu compliquées, elles se voient peu, se disputent parfois. La mère et la fille essayent de se protéger l’une l’autre malgré tout. Le fait de raconter l’histoire sous forme de post-it est très originale, et permet au lecteur de lire entre les lignes pour imaginer la vie de Claire et de sa mère. Lorsque l’inéluctable se fait sentir, chacune essaye de paraître forte, et l’heure du bilan de vie sonne : la mère se demande si elle a été une bonne mère, et la fille se demande si elle a été une bonne fille. La maladie et la mort vont faire basculer Claire dans le monde des adultes, et rappeler à chacun que la vie est fragile et qu’il profiter de l’instant présent. A lire et à faire lire de toute urgence.

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Quartier lointain, Tome 2

Quartier lointain, Tome 2

« Quartier lointain, Tome 2 » de Jirô Taniguchi, éditions Casterman, collection Casterman écritures

Résumé : On avait quitté Hiroshi qui commençait à connaître le passé de ses parents et de leur rencontre, on le retrouve écoutant sa grand-mère lui donner plus d’informations. Son père est resté en ville pour aider la mère de sa femme, et en fait il n’a pas pu réaliser ses rêves. Il veut tout faire pour éviter la fuite de son père. Il le suit dans ses voyages, découvre qu’il va rencontrer une jeune femme, mais qu’elle n’est pas un danger pour sa famille. Il ne sait donc toujours pas pourquoi son père va disparaître. Entretemps, il passe un merveilleux été amoureux. Le jour où son père doit fuir, il l’attend à la gare et tente en vain de le retenir, mais son père décide malgré tout de partir pour essayer de réaliser ses rêves. Terriblement malheureux et déçu de n’avoir pas réussi à retenir son père, Hiroshi rompt avec son amie et va se soûler. Sous les effets de l’alcool, il retourne au cimetière et s’endort. Au réveil, il est redevenu adulte, il décide de retourner chez lui et de prendre plus de temps pour sa famille. Sur son chemin, il va penser croiser son père, et à son arrivée il va ouvrir un colis envoyé par son ancien ami Daisuké, il s’agir de son roman qu’il dédicace « au voyageur du temps ».

Mon avis : Un deuxième tome qui clôt de façon magistrale l’histoire. On comprend qu’on ne peut pas changer le destin, même si on y met toute son âme et toute sa volonté, mais que revivre son passé permet de faire le point sur sa propre vie et aspirations. Comprenant que son père a fui pour réaliser ses rêves, Hiroshi prend aussi conscience de sa fuite à l’égard de sa propre famille. S’il n’a pas pu convaincre son père, il peut changer sa vie et essayer de vivre une vie meilleure. Le clin d’œil de la dédicace du « voyageur du temps » montre en somme que le retour dans le passé était prévu dans le destin pour faire mûrir Hiroshi, et permet aussi au lecteur de savoir que Daisuké a pu devenir écrivain, réalisant ses rêves de jeunesse, rappelant à chacun qu’il ne faut pas renoncer à ses aspirations de jeunesse, et tout faire pour les réaliser. Le papillon qui préside aux transformations d’Hiroshi en jeune homme puis en adulte est la métaphore de la transformation de l’âme et de son envol vers une vie meilleure.

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Quartier lointain, Tome 1

Quartier lointain, Tome 1

« Quartier lointain, Tome 1 » de Jirô Taniguchi, éditions Casterman, collection Casterman écritures

Résumé : Hiroshi a 48 ans, il est père de famille. Après avoir bu à la suite d’une réunion de travail, il se trompe de train et va en direction de sa ville natale au lieu de rentrer chez lui. Arrivé là-bas, il décide de se rendre sur la tombe de sa mère, dont il se demande si elle a été heureuse. A ce moment, il se transforme en jeune adolescent de 14 ans. Pensant faire un rêve, il se dirige vers son ancien quartier, retrouve sa famille vivante, le temps arrêté à l’année de ses 14 ans. Il va revivre ses années de jeunesse.

Mon avis : Un manga de très haute qualité, aussi bien au niveau du scénario que du graphisme. Le héros se retrouve dans la peau de son adolescence, à 14 ans, sauf qu’il connaît l’avenir et a un regard d’adulte. Il prend des décisions qu’il n’aurait pas prise à cet âge, et rencontre une jeune fille qu’il aimait secrètement à l’école, parle plus avec son père, et se pose alors la question de savoir si modifier son passé va changer également son avenir : pourra-t-il empêcher son père de s’enfuir et ainsi épargner sa mère ? Réussira-t-il à revenir dans le temps présent ? Il voit en rêve sa femme et ses enfants et se rend compte qu’il y a plein de choses qu’il ne sait pas à leur sujet, de plus il découvre aussi leur jugement sur lui. Changera-t-il face à ces révélations ? Les réponses seront j’espère dans le tome 2.

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Maus : un survivant raconte. I Mon père saigne l’histoire. II Et c’est là que mes ennuis ont commencé

Maus : un survivant raconte. I Mon père saigne l’histoire. II Et c’est là que mes ennuis ont commencé

« Maus : un survivant raconte. I Mon père saigne l’histoire. II Et c’est là que mes ennuis ont commencé » de Art Spiegelman, éditions Flammarion.

Résumé : Récit de la vie Vladek Spiegelman, juif polonais, père de l’auteur, des années 30 jusqu’à la fin de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis : Une BD renommée que j’ai au CDI et que je n’avais jamais pris le temps de lire. Le destin du père de l’auteur est raconté sous forme de BD, en noir et blanc. Les juifs sont des souris, les polonais des cochons, les allemands des chats… Ce récit biographique est le témoignage de la recherche d’Art Spiegelman, qui a interrogé sur son père et a enregistré ses paroles. On voit d’ailleurs plusieurs mises en abymes, où Art se représente avec son père à la recherche du passé, qui a toujours des répercussions sur le présent. On suit la progression de la vie de son père, depuis ses premières amours et l’insouciance de la jeunesse jusqu’au moment où tout bascule et se termine en camp de concentration. Le destin tragique des membres de la famille fait ressortir l’horreur d’être survivant. Les dénonciations, la lutte de chacun pour soi pour essayer de survivre, les rares moments de solidarité, la vénalité des personnes, tout est présenté sans non-dit. On ressort de la lecture désabusé, avec un regard sans concession sur l’âme humaine. Il faut prendre le temps de lire les paroles, avec certains mots mis en avant. Les personnes représentées en animaux et le noir et blanc pourraient faire penser à une fable, mais fait en fait ressortir la portée de ce qui est montré. Le père, Vladek, raconte d’un ton assez neutre son histoire, ce qui fait ressortir la douleur de certaines situations, laissant le lecteur exercer son propre jugement. Une BD dont on ne ressort pas indemne, un goût amer dans la bouche.

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Birth marked,1. Rebelle

Birth marked,1. Rebelle

« Birth marked, 1. Rebelle » de Caragh M. O’Brien, éditions Mango.

Résumé : Gaia réalise son premier accouchement, seule, sa mère étant partie à un autre accouchement. C’est la première fois qu’elle est toute seule et elle est fière d’avoir réussi. Elle va apporter l’enfant à l’Enclave, comme il est prévu, mais elle est déstabilisée par la réaction de la mère qui voulait garder son bébé, alors que celui-ci aura une vie meilleure au sein de l’Enclave. A son retour, elle découvre que ses parents ont été arrêtés par la garde et emprisonnés, que l’assistante de sa mère va s’enfuir vers la forêt morte dont on ne sait pas si elle existe vraiment, que sa mère lui a laissé un sac avec un bandeau gravé de signes étranges, et que sa grand-mère n’est peut-être pas morte. A partir de ce moment, elle ne vit que pour libérer ses parents, entrant secrètement dans l’Enclave, mais elle est bien vite arrêtée. Arrivera-elle à réaliser la mission qu’elle s’est donnée ?

Mon avis : Premier tome d’une trilogie, cette dystopie ne laisse pas indifférent. On découvre un monde où les gens aisés et heureux vivent dans un monde meilleur et protégé, où les trois premiers bébés accouchés et en bonne santé, nés à l’extérieur, sont donnés à l’Enclave pour avoir une vie meilleure. Mais ce monde n’est pas aussi idéal qu’il paraît : les gens rebelles sont tués, les médecins emprisonnés, les bébés donnés servent au brassage génétique, car les gens de l’Enclave sont de plus en plus stériles et malades d’hémophilie. Découvrant l’envers du décor, Gaia va voir ses certitudes voler en éclat et va devenir l’objet d’un chantage : si elle veut sauver sa mère, elle va devoir décrypter le code du bandeau laissé par cette dernière, car il contient la liste des bébés, le nom de leurs parents et leur date de naissance. Elle va également retrouver un de ses frères donnés à l’Enclave, tomber amoureuse du fils du Protecteur, découvrir l’origine réelle de la cicatrice sur son visage, et même se découvrir une toute petite sœur. La lecture est sans temps mort, nous tenant en haleine.

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Crimson wolf, 1

Crimson wolf, 1

« Crimson wolf, 1 » de Seishi Kishimoto, éditions Kurokawa.

Résumé : Yôichi est un jeune homme doux comme un agneau, qui a tendance à se laisser faire et à devenir la victime des autres lycéens, se faisant battre régulièrement. Sa meilleure amie, Hibari, lui conseille de changer les choses par lui-même, et de se révolter. Peu de temps après, il rencontre Ayame, une jeune fille étrange qui lui fait découvrir qu’elle est un loup et que lui est son agneau, en qui elle va puiser sa force. Sa mission est de tuer les personnes qui en leur cœur une lune rouge, celle des sept péchés capitaux. Il va bien malgré lui l’aider à tuer le mal en son professeur qui tuait des lycéens pour se venger d’eux. Mais un autre couple loup-agneau a détecté une lune rouge dans le cœur d’Hibari. Yôichi parviendra-t-il à arriver à temps pour la secourir ?

Mon avis : Un premier tome très sanglant que je n’ai pas du tout apprécié. La profusion d’hémoglobine et le plaisir des personnages ressenti face au sang m’a fait fermer plusieurs fois ce manga en cours de lecture. L’histoire est pourtant originale : des chaperons rouges, assimilés à la lune, une fois ressortis du ventre du loup, deviendraient des loups qui ont pour mission de tuer les personnes qui cachent en leur cœur la lune rouge d’un des sept péchés capitaux. Pour cela, ils doivent s’associer à leur mouton, en qui ils puisent leur force. Ayame s’associe à Yôichi, tandis qu’on découvre que sa jumelle s’est associée à un autre lycéen. Mais la transformation du professeur en monstre est assez horrifique et les jets de sang de la bataille sont trop nombreux. De la même façon, l’illustration représentant les jumelles dévorant un mouton est assez écoeurante. En bref, un bon scénario de départ, desservi par le trop plein de sang et de détails rebutants. A réserver aux lecteurs aguerris.

Merci à Babelio et aux éditions Kurokawa pour m'avoir envoyé ce manga dans le cadre de l'opération Masse critique.

Crimson wolf, 1
Crimson wolf, 1

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L'homme-qui-dessine

L'homme-qui-dessine

« L’homme-qui-dessine » de Benoît Séverac, éditions Syros.

Résumé : Mounj est « l’homme-qui-dessine » de sa tribu, les « hommes-droits ». Mais son peuple disparaît peu à peu, mourant d’une maladie inconnue. Conformément à son statut, il est parti pour voyager, visiter le monde, le dessiner et rapporter à sa tribu ses connaissances. Il doit aussi essayer de trouver une femme afin d’avoir une descendance. Il arrive au bord d’une rivière et découvre un cadavre d’ « homme-qui-sait ». A ce moment-là, il est fait prisonnier par une tribu d’« hommes-qui-savent » et est accusé de ce meurtre et des autres qui ont eu lieu auparavant. Pour pouvoir sauver sa vie, il va devoir prouver en sept jours qu’il n’est pas le coupable et trouver l’assassin.

Mon avis : Un roman jeunesse sur un thème original : celui de la vie pendant la Préhistoire, au moment où les Hommes de Néanderthal disparaissent et où les Homo Sapiens prennent le dessus. Mêlant découverte préhistorique et une enquête policière, ce roman est habilement mené pour amener le lecteur à appréhender l’époque, tout en essayant de démasquer le coupable. On découvre les relations entre les deux peuples humains, leurs découvertes, leurs différences et leurs ressemblances, leurs inventions, leurs coutumes, leurs peintures. Et la révélation du coupable et des causes des meurtres est étonnante et fera basculer quelques certitudes. Un roman qui donnera peut-être envie de lire la saga de Jean M. Auel, « Les enfants de la terre ». Un très bon moment de lecture, qui donne envie d’en savoir plus sur cette période.

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