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Articles avec #coups de coeur catégorie

Nymphéas noirs 

« Nymphéas noirs » de Michel Bussi, éditions Pocket

Résumé : Pendant treize jours, trois femmes vont être au cœur de la vie de Giverny : Fanette, petite fille de 11 ans qui a du talent en peinture, Stéphanie, jeune femme mariée, et une vieille dame qui a beaucoup vécu. Tout commence et tout finit par un meurtre. Chaque femme veut s’échapper de la cage dorée de Giverny, l’une d’entre elles y parviendra-t-elle ?

Mon avis : Gros coup de cœur pour ce roman de Michel Bussi, dont j’ai entendu beaucoup de bien ! J’avais déjà lu « Un avion sans elle », qui m’avait beaucoup plu.

Et celui-ci est tout aussi passionnant, Michel Bussi ayant l’art de distiller des indices, pour mieux perdre son lecteur, qui sera bien sûr étonné par la fin, avec l’impression d’avoir été mené par le bout du nez !

Ici, on rencontre trois femmes exceptionnelles, qui vont être au cœur de l’histoire, ainsi que Monet et ses célèbres « Nymphéas ». Le jour où le cadavre d’un homme est retrouvé à Giverny, tué dans des circonstances qui rappellent un fait divers ancien, la vie de ces trois femmes va être bouleversée.

Fanette, 11 ans, cherche à gagner un prix de peinture qui lui permettrait de devenir une artiste. Stéphanie va sentir battre son cœur pour le commissaire qui va mener l’enquête. Et la vieille dame va entendre de la bouche de son mari mourant des révélations qui vont bouleverser et gâcher son reste de sa vie.

Ces trois femmes s’entrecroisent, sans jamais sa parler, avec pour point commun un destin tragique, et l’impossibilité d’échapper à sa vie.

Le lecteur est embarqué dans une histoire tragique, et est aussi perdu que les enquêteurs. Les révélations finales seront inédites et douloureuses !

J’ai adoré ce roman que j’ai lu d’une traite, passionnée par l’intrigue. La fin m’a bluffée, tous les morceaux formant enfin un puzzle cohérent. Une histoire placée sous le signe de la passion et de ses ravages, avec une légère touche d’espoir. A lire, si ce n’est déjà fait, aussi bien pour l’histoire que pour l’ambiance impressionniste, les révélations sur les Nymphéas de Monet. Une belle histoire mêlant art et tragédie !

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Malala : pour le droit des filles à l’éducation

« Malala : pour le droit des filles à l’éducation », texte de Raphaële Frier, images d’Aurélia Fronty, éditions Rue du Monde, collection Grands portraits

Résumé : Histoire de Malala, jeune pakistanaise, qui, dès l’âge de 11 ans, s’est révoltée contre les intégristes musulmans, qui refusent notamment aux filles et aux femmes d’aller à l’école pour apprendre et d’avoir droit à une éducation. Aujourd’hui, malgré l’attaque des talibans qui ont tiré sur elle, Malala se bat encore et toujours, et a reçu le prix Nobel de la paix.

Mon avis : Un album essentiel, réalisé avec soin et minutie, comme tous les albums des éditions Rue du Monde !

La collection «Grands portraits » présente des personnalités marquantes qui ont pris la parole et se sont battues pour leurs convictions et plus de droits. Ici, il s’agit de Malala, dont la plume de Raphaële Frier et les crayons d’Aurélia Fronty racontent l’histoire. Celle d’une jeune fille née dans une vallée du Pakistan, dans un beau pays, et qui a le droit d’aller à l’école pour s’instruire. Mais hélas les talibans commencent à répandre leurs idées dans la population, incendient des écoles, forcent les femmes à porter la burqa, et leurs interdisent d’aller à l’école.

Alors Malala décide d’écrire sur un blog tout ce qu’elle vit, ainsi que sa révolte. Elle commence à passer dans les médias pour défendre le droit des femmes à l’éducation. Mais hélas, les talibans lui tirent dessus dans le car qui la ramenait de l’école. Elle est gravement blessée et transférée dans un hôpital en Angleterre. A partir de là, Malala commence à être connue dans le monde entier. Elle fait une déclaration à l’ONU, et reçoit le prix Nobel de la paix. Depuis, elle continue son combat pour que chaque enfant puisse aller à l’école, qu’il apprenne à lire et à compter, et à penser par lui-même.

Un très bel album, magnifiquement illustré, aux couleurs très colorées, qui permet de connaître la vie de Malala et son combat.

A la fin, un dossier documentaire permet d’en savoir plus sur Malala, son pays, la situation des filles au Pakistan, l’éducation dans le monde, ses sources d’inspirations, et certaines paroles qu’elle a prononcées.

Un ouvrage indispensable dans les CDI.

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Chi, une vie de chat, 12

« Chi, une vie de chat, 12 » de Konami Kanata, éditions Glénat, collection Glénat Kids

Résumé : Chi a retrouvé sa mère, mais va devoir faire un choix difficile : vivre avec sa maman et ses frères dans une autre maison, ou rester avec Yohei et ses parents. Que va-t-elle faire ?

Mon avis : Ce dernier tome de la série est émouvant. Chi est confrontée à un choix douloureux : vivre avec sa mère dans une autre maison ou rester avec Yohei. Quel que soit son choix, elle perdra une famille qu’elle ne reverra pas. De son côté, Yohei est très triste à l’idée de devoir laisser Chi loin de lui, même si elle vivra avec sa maman.

Avec des rebondissements jusqu’à la fin, le lecteur se retrouve pris entre sentiments et suspense.

Une belle histoire à lire jusqu’au bout, qu’on soit amateur de chats ou pas !

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La terre qui penche

« La terre qui penche » de Carole Martinez, éditions Gallimard

Résumé : Blanche est une jeune demoiselle d’une dizaine d’années qui vit dans le château de son père, qui la fait élever à la dure. Un jour, elle sent un changement, mais personne ne lui dit rien alors qu’on lui coud un magnifique surcot. Son père l’emmène alors sur un cheval à travers la forêt et elle arrive au Domaine des Murmures, où l’attend son promis.

Mon avis : Ce roman se situe essentiellement au Domaine des Murmures, où quelques siècles auparavant, Esclarmonde vivait et s’était enfermée volontairement dans un bâtiment attenant à la chapelle du Domaine, devenant une femme presque sainte, dans le roman « Du domaine des murmures », que j’avais beaucoup apprécié.

Ici, on rencontre Blanche, une petite fille d’environ 10-11 ans, fille d’un seigneur rugueux qui n’apporte aucun amour à sa famille, ainsi qu’à sa sœur, ou à ses autres bâtardes. Il part souvent guerroyer, et punit ses filles dès qu’elles s’écartent du chemin qu’il leur a tracé. Malgré tout, Blanche est un peu rebelle, elle est même surnommée « Chardon », un peu spéciale aussi, car elle parle la nuit et ne peut donc garder aucun secret.

Mais un jour Blanche découvre qu’on lui prépare un magnifique surcot aux armes de son père, avec trois loups couleur de sable, et se retrouve un matin à cheval pour aller à la rencontre de son destin. Celui-ci va la mener au Domaine des murmures, où l’attend son futur époux, Aymon, qui est simple d’esprit. Elle va alors rester au Domaine afin d’apprendre à lire et à écrire, afin de pouvoir gérer le Domaine à partir du jour où elle se mariera, pour suppléer à son mari. Au début, Blanche se révolte, est effrayée qu’on lui choisisse son destin, mais finalement, après avoir dépassé sa peur du diable à l’œuvre dans les actions que nous entreprenons, elle va s’adapter à cette vie et découvrir le plaisir de la connaissance. Elle va aussi en apprendre plus, par petites bribes, sur l’amour entre sa mère qu’elle n’a pas connue, et son père.

Le récit est raconté à deux voix, l’une est celle de la fillette, l’autre, celle de la vieille âme qui reste enterrée auprès de la fillette, et qui a vu les siècles défiler. Toutes deux se replongent dans les souvenirs de Blanche, qui est morte très jeune à 12 ans.

On retrouve un Moyen Age où la vie est difficile et violente, la peste présente, le pouvoir des hommes implacable, la condition des femmes peu enviable, mais où règne aussi une certaine résistance des femmes face à leur destin, où la magie imprègne les lieux et les esprits des gens. La rivière de la Loue vers laquelle la terre du Domaine penche, comme irrésistiblement attirée, est un personnage à part entière, capable d’amour, mais aussi de remous et de courants monstrueux, incarnée par la Vouivre, cette femme légendaire qui a sur son front un rubis, et qui tue les hommes après l’amour. On y croise des loups couleur de sable, des êtres légendaires, le diable qui s’incarne souvent en l’homme pour faire le mal, un cheval au cœur courageux, un père heureux d’ouvrir son cœur à son fils…

On entre de plein dans l’imaginaire du Moyen Age, avec son bestiaire monstrueux, ainsi que les légendes locales, aux confins du Doubs et du Jura : ogre qui viole et dévore les petits enfants, Vouivre…

Réalité et légende sont inextricablement liées dans cette histoire, où certains êtres apparaissent aux enfants au cœur pur, où une vieille âme peut s’égarer dans son récit, mais qui finalement prône une certaine liberté des femmes par rapport à leur destin, même si elles le payent chèrement.

Une histoire envoûtante et violente à la fois, aux confins de la rêverie, de l’étrange, et de la réalité, empreinte de douleur, de poésie et de mysticisme.

« A tes côtés, je m’émerveille.

Blottie dans mon ombre, tu partages ma couche.

Tu dors, ô mon enfance,

Et, pour l’éternité, dans la tombe, je veille. »

L'avis de Manou, qui m'a donné envie de lire ce roman : http://www.bulledemanou.com/2016/10/la-terre-qui-penche-carole-martinez.html

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 Nos âmes rebelles

« Nos âmes rebelles » de Samantha Bailly, éditions Rageot

Résumé : Sonia et Lou entrent en terminale, chacune dans sa ville. Sonia retrouve l’internat et son ami Matthieu, tandis que Lou rencontre un bel italien dans sa classe le jour de la rentrée. Toutes deux continuent à écrire et à dessiner, espérant pouvoir publier et réaliser leurs rêves : fac de philo pour Sonia et école des Gobelins pour Lou. Cette année est la dernière avant leur vie d’étudiante et de jeune adulte.

Mon avis : Suite de « Nos âmes jumelles » que j’avais adoré, « Nos âmes rebelles » nous emmène dans une nouvelle année scolaire en compagnie de Sonia et de Lou. Après un heureux été passé ensemble, elles se résignent à retourner au lycée, avant de pouvoir vivre leur vie une fois le bac réussi.

Sonia est toujours en quête éperdue d’amour, et doute beaucoup d’elle. Elle continue à écrire son premier roman, qu’elle souhaite ensuite envoyer à des éditeurs.

Lou est toujours aussi mal à l’aise avec les autres, mais la découverte d’un nouvel élève un peu intrigant va lui permettre de se rapprocher un peu des autres.

Avec Sonia, elles continuent à publier sur leur page Facebook , s’inspirant de leur quotidien. Sonia rêve de pouvoir entrer à la Sorbonne en philo, tandis que Lou se prépare aux examens d’entrée à l’école des Gobelins, malgré les doutes ou l’opposition de leurs parents respectifs. Leurs rêves les poussent à continuer, à écrire et dessiner encore et encore pour progresser. C’est leur havre de paix, le moyen pour elles de vivre vraiment, de respirer la vie.

J’ai trouvé ce tome 2 aussi passionnant que le précédent. L’amitié indéfectible entre Sonia et Lou leur permet de croire en elles-mêmes, de s’épanouir. Sonia est en perpétuelle quête de l’amour, ce qui lui vaut des désillusions, tandis que Lou commence à s’ouvrir aux autres, et à se socialiser. Leur art, chevillé au corps et à l’âme, est le plus important pour elle, et elles croient en leurs rêves. Ces deux amies, presque âmes sœurs, sont toujours aussi attachées l’une à l’autre, mais commencent aussi à mûrir, à devenir un peu plus adultes, et « rebelles » dans le sens où elles décident de se forger leur avenir en croyant en leurs rêves. J’ai trouvé toujours aussi intéressant les petits mots mis en exergue de chaque chapitre, qui montre le recul pris par les héroïnes, 10 ans après.

Cette série, comme je l’avais déjà dit, semble s’inspirer fortement de l’amitié entre Samantha Bailly et Miya. Elles ont d’ailleurs signé « Alchimia », un manga écrit à quatre mains.

Un roman qui montre les fêlures de l’adolescence, l’envie de grandir, mais aussi la passion et la foi en son art. Un bel hommage aux arts et aux lettres.

Un extrait : « Peut-être que les ténèbres sont un passage obligé pour faire ressortir la beauté de la lumière ».

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Les garçons ne tricotent pas (en public)

 « Les garçons ne tricotent pas (en public) » de T.S. Easton, éditions Nathan

 

Résumé : A cause de ses copains et d’un mauvais concours de circonstances (vol d’alcool, accident de vélo sur trottoir avec une vieille dame faisant traverser les enfants devant l’école), Ben se voit inscrit dans un programme de mise à l’épreuve pour jeunes délinquants. Il doit filer dans le droit chemin, rendre service à la vieille dame qu’il a renversé, et s’inscrire à un cours de tricot ! Mais voilà qu’il se découvre une passion aussi subite qu’inattendue pour les mailles à l’endroit et à l’envers. Comment cacher ce secret ?

 

Mon avis : J’ai trouvé ce roman réjouissant, avec un final mémorable et jubilatoire.

 

 

Premier bon point d’abord avec la couverture rigolote qui fait penser que le tricot est réservé aux petites mamies qui font des pulls pour leur chien.

 

Ensuite Ben, le héros, est un garçon ordinaire qui a l’art de se retrouver dans des situations désastreuses, surtout avec ses trois amis !

 

Aussi, quand il choisit le cours de tricot, une vie de mensonge commence pour lui ! Il n’ose pas avouer à son père qu’il fait du tricot et préfère lui faire croire qu’il fait partie du club poterie, quitte à s’embourber dans de plus en plus de mensonges, le mettant dans des situations pas possibles.

 

Et il découvre avec stupeur qu’il est passionné par le tricot, mais qu’en plus, il est plutôt doué ! Bientôt, les aiguilles, les différents types de laines, les mailles endroits et envers, le jacquard n’ont (presque !) plus de secret pour lui ! Et il se lance même dans la création !

 

Mais comment avouer aux autres, surtout aux garçons et aux hommes, qu’il est fan de tricot ! ? Surtout son père qui va le pendre pour un efféminé, ou ses amis, ou encore le trio qui le persécute au collège ? Et comment alors réussir à séduire une fille, comme la belle Megan ?

 

Bref, tout se complique, et les situations s’enchaînent pour le plus grand plaisir du lecteur !

 

Mention spéciale pour sa rencontre avec la vieille dame qu’il a renversé et qu’il doit aider, car elle se révèle « dépotante » ! Et elle pourrait se révéler une de ses meilleures alliées !

 

En résumé, un roman plaisant qui permet de dépasser les préjugés et les stéréotypes sur les activités réservées aux filles et aux garçons, avec un soupçon d’humour anglais, qui fait du bien tout en faisant réfléchir !  Le nouveau Billy Elliot ou le nouveau Louis Feyrières (de "Maïté coiffure") arrive et emporte tous les suffrages avec lui. On en redemande !

 

Un extrait : « Le souk, ça peut avoir du bon. Quelquefois, pour que quelque chose soit beau, il faut un peu de désordre. On ne peut pas toujours tout contrôler, il faut savoir laisser les choses prendre leur envol. »

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La Passe-miroir, 2. Les Disparus du Clairdelune

 « La Passe-miroir, 2. Les Disparus du Clairdelune » de Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Ophélie est intronisée à la cour de Farouk et devient vice-conteuse de ce dernier. Elle découvre les risques et les dangers auxquels elle s’expose en étant ainsi au centre des attentions. Par ailleurs, des Mirages disparaissent de Clairdelune sans qu’on sache ce qu’ils sont devenus. Ophélie va être sommée de mettre ses talents de liseuse pour essayer de les retrouver. Et sa famille va arriver rapidement chez elle avant le mariage. Comment cela va-t-il se passer ?

 

Mon avis : Je me suis plongée avec délice dans ce tome 2 et j’ai tout de suite retrouvé cet univers enchanteur mais dangereux. Ophélie est toujours aussi maladroite, mais devient de plus en plus en forte pour oser affirmer ses idées. Elle va faire preuve de persévérance, mais aussi d’audace, va en découvrir plus sur Thorn, recevoir des lettres de menaces de mort et courir de graves dangers. Son union future avec Thorn ne plaît pas à tout le monde, et elle va découvrir qu’elle est la cible de nombreux complots pour empêcher son mariage, quitte à la tuer. Mais Ophélie est curieuse et veut découvrir ce qui se trame, même si plus elle en apprend, moins elle comprend. Les révélations finales vont permettre à Ophélie et au lecteur d’en savoir un peu plus, mais il reste beaucoup de pans d’ombre à éclaircir. Moi qui croyais que l’histoire se terminait avec le tome 2, j’ai découvert avec joie qu’il me restait encore de bons moments à passer avec un tome 3 qui est sorti le 1er juin.

 

Un roman magnifique qui se lit d’une traite tellement on est pris par l’intrigue. Seuls quelques indices sont donnés, mais on navigue souvent à vue dans le brouillard, les lunettes ne permettant pas d’éclaircir toute la vérité. Ophélie est une héroïne maladroite, mais qui accepte de regarder la vérité en face et se confronter aux autres, elle a un coeur bon, et découvre en elle la force d’aller face au danger pour aider ceux qui lui ont proches. Il reste encore beaucoup de mystères à découvrir sur ce monde déchiré divisé en arches. Vivement que je puisse lire le tome 3 !

 

Un extrait : « Si Ophélie avait retenu une chose dans la vie, c’était que les erreurs étaient indispensables pour se construire. »

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La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver

« La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Dans un monde futuriste divisé entre différentes Arches dirigées par des esprits de famille, je vous présente Ophélie, qui vit sur l’arche Anima, où les gens ont des dons avec les objets, que ce soit pour les réparer, « lire » leur histoire… Ophélie a deux dons originaux : elle peut traverser des miroirs, et est une liseuse renommée, tenant son musée d’objets du passé. Soudainement, elle découvre qu’elle va devoir se marier. Mais son promis n’habite pas Anima, et vient du Pôle. Elle va devoir quitter sa famille soudainement pour suivre son futur mari chez lui, heureusement accompagnée par sa tante Roseline. Mais elle va rapidement comprendre qu’elle se retrouve en territoire ennemi…

 

Mon avis : Coup de cœur pour ce premier roman de Christelle Dabos dont j’ai entendu ou lu beaucoup de bien.

 

Le lecteur est plongé dans un monde futur, où les gens vivent dans des Arches différentes, sous l’égide de leur esprit de famille. Ophélie est une jeune fille un peu à part dans son Arche d’Anima, elle a des dons un peu spéciaux, n’est pas du tout coquette, et a déjà refusé deux cousins en mariage ! Mais tout change du jour au lendemain, elle va devoir se marier à un parfait étranger qui vient de l’Arche du Pôle. Et quand elle rencontre son fiancé, Thorn, elle découvre un homme glacial, peu causant, aux manières un peu rustres, qui l’ignore complètement, et semble encore moins apprécier qu’elle l’idée du mariage.

 

Mais elle n’a pas le choix, elle va devoir le suivre chez lui, dans la Citacielle, qui sous couvert d’illusions, cache de sombres secrets, complots et meurtres. Accompagnée de sa tante Roseline, Ophélie va devoir affronter une belle-famille pas toujours vraiment accueillante, et comprendre que sa vie pourrait même être en danger.

 

Pourquoi Thorn l’a-t-il choisie ? Quels sont les avantages de ce mariage soudain pour lui et sa famille ? Ophélie est bien déterminée à comprendre ce qui se trame…

 

Quand on plonge dans ce roman, on se retrouve avec une Ophélie aux antipodes des critères de l’héroïne accomplie : elle prend peu soin d’elle, s’habille et se coiffe avec négligence, est myope, souvent malade, toujours maladroite, et ne s’intéresse qu’aux objets du passé. Aussi, on se demande comment elle va pouvoir survivre dans un univers glacial et fourbe, face aux différentes manigances qui se trament dans son dos, alors qu’elle ne sait toujours pas pourquoi elle a été choisie.

 

C’est avec d’autant plus de plaisir qu’on la voit progressivement s’affirmer, comprendre les mystères qui entourent sa venue, et décider de devenir maîtresse de son propre destin. Car sous ses airs frêles, elle cache une grande force de caractère en quête d’honnêteté et de vérité. Sa vie sera difficile et elle va être malmenée, mais ses qualités d’écoute et de réflexion vont lui permettre de se frayer une place dans ce monde si différent du sien.

 

En bref, un roman que je recommande à tous, mais je reste sceptique sur le fait que des élèves de collège accrochent à ce gros pavé à l’histoire très (trop !) originale pour eux. Je le conseillerais plutôt à partir du lycée. J’ai l’impression que ce roman entre dans les catégories des livres qui ont un très gros succès auprès des prescripteurs de lecture, mais qui a du mal à se faire une place chez les jeunes. Un peu comme « Vango » de Timothée de Fombelle. Mais peut-être que je me trompe…

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Le grand méchant Renard

« Le grand méchant Renard » de Benjamin Renner, éditions Delcourt, collection Shampooing

 

Résumé : Renard va régulièrement à la ferme pour tenter de s’emparer d’une poule à dévorer. Mais hélas, il ne fait absolument pas peur, et les poules se moquent de lui. Alors quand Loup lui suggère de voler les œufs d’une poule, de les couver, d’élever les poussins pour les manger, Renard n’hésite pas un instant. Mais c’est sans compter sur ses émotions de « mère poule ».

 

Mon avis : Cette BD a reçu en 2016 le Fauve Prix jeunesse du Festival d’Angoulême, et on comprend pourquoi.

 

J’ai moi aussi adoré cette BD pleine de joie, où le Renard est l’antithèse des animaux qui font peur. Même les petits oiseaux se moquent de lui et ne ressentent aucune peur. Le cochon et le lapin du fermier ont même pitié de lui et lui donnent des navets, car Renard est bien incapable de faire le poids par rapport aux poules. Alors, lorsque son compère Loup lui suggère de voler des œufs pour élever des poussins et les dévorer, il pense que c’est enfin le moment d’y arriver. Mais bien sûr, rien ne se passe comme prévu pour notre Renard un peu (beaucoup !) looser. Les petits poussins vont vite s’attacher à lui, et il va découvrir les joies et les crises de nerfs de la vie en famille !

 

Une BD réjouissante où on rit de Renard lésé par le Loup (pour une fois), bien loin de la légendaire ruse dont on affuble les animaux de sa race. Renard est maladroit, peureux, mais aussi attachant. Et il va se révéler finalement bien plus courageux qu’il y paraît quand il va devoir sauver la vie des petits poussins qu’il aime finalement comme une mère. Beaucoup de gags, mais aussi de poésie et des moments touchants dans cette BD qui se lit d’une traite et se relit aussi pour le plaisir !

 

A lire absolument !

 

Le grand méchant RenardLe grand méchant Renard
Le grand méchant RenardLe grand méchant Renard

Pour prolonger l'aventure, une aventure interactive très sympathique est disponible en ligne :

 

Aventure de Renard

 

Et voici la bande-annonce du film d'animation qui sortira sur les écrans le 21 juin

 

 

L'avis de Manou, qui m'avait fortement donné envie de lire cette BD, c'est par ici : http://www.bulledemanou.com/2016/04/le-grand-mechant-renard-benjamin-renner.html

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Toc toc toc : papa, où es-tu ?

« Toc toc toc : papa, où es-tu ? » de Bryan Collier et Daniel Beaty, éditions Little urban

 

Résumé : Un petit garçon joue tous les matins au « toc toc toc » avec son papa et cela le rend heureux. Mais un matin, son père ne frappe pas à la porte, alors le petit garçon l’attend chaque jour…

 

Mon avis : Un superbe album sur l’absence du père. On ne sait pas ce qui est arrivé exactement au papa, même si on le devine. Son absence va assombrir la vie du petit garçon qui attend son papa pour le guider dans la vie. Alors il lui écrit une lettre. Et un jour, une réponse arrive, qui va le guider dans sa vie, même s’il ne revoit pas son père. Cette lettre va lui ouvrir les portes qui vont lui permettre de réaliser ses rêves, mais surtout de se réaliser dans la vie.

 

Un bel album, avec des collages qui marquent la douceur et la joie, mais aussi la peine face à l’absence du père. Ce dernier disparaît physiquement, mais va guider son fils à travers les mots, lui demandant d’être sérieux et de croire en lui-même pour oser vivre sa vie.

Un album doux-amer qui pourra permettre aux enfants de mettre des mots sur leur souffrance, mais aussi de comprendre qu’ils peuvent choisir leur vie et se construire.

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