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De S@cha à M@cha

« De S@cha à M@cha » de Yaël Hassan et Rachel Hausfater, éditions Flammarion jeunesse

Résumé : Sacha se sent seul et en détresse, aussi il envoie des mails comme des bouteilles à la mer à des adresses qu’il ne connaît pas. Un jour, miracle, Macha lui répond. Commence alors entre eux une correspondance électronique. Autant Macha est vive, bavarde et positive, autant Sacha est discret et triste. Tous les deux vont apprendre à se connaître, et Sacha va commencer à livrer ses soucis…

Mon avis : Une belle histoire écrite à quatre mains et à deux plumes. Comme souvent, lorsque Yaël Hassan et Rachel Hausfater écrivent ensemble, chacune écrit pour son héros, et ensemble elles abordent le thème de l’absence d’un parent, et de la douleur qu’on peut en concevoir.

Ici, c’est Sacha qui ne sait rien de sa mère, et s’emmure dans sa rancune envers son père de ne rien lui dire. Du coup, il se créé une mère idéale, et attribue à son père le rôle du méchant. Père et fils n’arrivent plus à communiquer, alors Sacha va décider d’agir par lui-même.

Heureusement Macha est là, qui a appris à le connaître, et va l’aider à se confronter à la dure réalité, n’hésitant pas à lui apporter son soutien indéfectible.

Une histoire émouvante mais aussi pleine d’espoir sur les chemins tortueux pris par la vie, sur l’importance de communiquer pour extérioriser ce qu’on ressent, ainsi qu’une belle histoire d’amitié.

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U4. Yannis

« U4. Yannis » de Florence Hinckel, éditions Nathan et Syros

 

Résumé : A Marseille, Yannis a perdu ses parents et sa soeur, victimes du terrible virus U4 qui a décimé 90 % de la population mondiale. Il se retrouve seul avec son chien Happy, désespéré. Seule lueur d’espoir : rejoindre Khronos, maître du jeu vidéo WOT qui a envoyé un message demandant aux joueur de le rejoindre à Paris le 24 décembre pour remonter dans le temps et modifier cette actuelle situation. Yannis décide alors de partir pour tenter de sauver ce monde.

 

Mon avis :  Ce tome fait partie d’une série écrite par quatre auteurs, ayant osé le pari d’écrire chacun un tome du point de vue d’un personnage, dans un contexte apocalyptique de fin du monde décimé par un virus. Ici, Florence Hinckel se met dans la peau de Yannis, jeune adolescent qui doit essayer de survivre dans un monde où les adultes et les jeunes enfants sont tous morts, atteints par le virus. Seuls les adolescents entre 15 et 18 ans semblent réussir à survivre. La ville où habite Yannis, Marseille, a sombré dans le chaos le plus total, des bandes de jeunes s’étant emparé de la ville pour y faire régner l’ordre, mais où la violence devient en fait ordinaire. Yannis a reçu un message de Khronos, maître du jeu virtuel WOT, qui enjoint les joueurs à se rendre à Paris le 24 décembre pour essayer de remonter le temps. Yannis décide alors de se rendre à ce rendez-vous. Son périple commence alors, sur les routes en direction de Paris. Sur son chemin, il va rencontrer le plus souvent l’horreur, la violence et la peur, mais il va aussi croiser le chemin de personnes qui vont lui redonner foi en l’homme et espoir. Pris entre son désir de croire au miracle de remonter le temps et son envie de liberté, il fera des choix, douloureux.

 

Je n’en dis pas trop pour laisser le plaisir de la découverte, mais sachez que Yannis va croiser les personnages des autres tomes, donnant son point de vue sur ce qu’ils ont vécu ensemble. De nombreuses zones d’ombre demeurent, j’espère que les autres tomes y mettront un peu de lumière et permettront d’en savoir plus.

 

Florence Hinckel réussit à mettre en place une atmosphère lourde, triste, angoissante, au cœur de laquelle Yannis se trouve démuni au début, mais qui va apprendre avec l’expérience à s’organiser, à prendre des décisions. Accompagné de son chien Happy, qui va l’aider à tenir le coup dans cette longue quête,  des fantômes de sa famille, d’amis rencontrés, ainsi que d’Adrial, héros virtuel qu’il incarne dans le jeu WOT, Yannis va devoir affronter ses peurs, son manque de confiance en lui, pour se tracer son chemin dans un  monde devenu si sombre.

 

Un extrait : « Les mots sont mes alliés, les partager est une force apaisante. Pour moi, et pour les autres. »

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Perdus de vue

« Perdus de vue » de Yaël Hassan et Rachel Hausfater, éditions Flammarion jeunesse

 

Résumé : Régine est une vieille dame aveugle qui recherche quelqu’un pour lui faire la lecture comme dame de compagnie, Sofiane, un adolescent des cités qui va venir lui faire la lecture. Beaucoup de choses les opposent, mais ils vont à deux essayer de recoudre leur passé douloureux.

 

Mon avis : Une belle histoire intergénérationnelle écrite à deux mains, Yaël Hassan pour Régine, et Rachel Hausfater pour Sofiane. Chaque chapitre fait avancer l’histoire en donnant le point de vue d’un des deux personnages, et parfois, leurs voix se mêlent.

 

Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, venant de deux monde très différents, mais le destin va faire se croiser leurs routes. Sofiane pensait passer des vacances tranquilles, à la limite de l’ennui, quand Anne-Sophie, sa meilleure amie, lui demande de la remplacer pour son job d’été chez la vieille dame.

Sofiane accepte, mais dès son arrivée, voit qu’il est en total décalage, lui qui n’aime pas vraiment lire.

Régine, quant à elle, s’attendait à une jeune fille calme et tranquille.

Tous deux vont progressivement s’apprivoiser, s’adapter l’un à l’autre, ouvrir leurs horizons culturels, et ensemble, ils vont découvrir qu’ils ont plus de points communs qu’ils ne le pensaient. D’ailleurs, leur rencontre va leur permettre de comprendre les erreurs du passé, et de passer à l’action pour réparer le passé et donner sa chance à l’avenir.

 

Une histoire d’amitié, de perte, d’erreurs, d’absence, mais aussi d’enrichissement mutuel et d’ouverture sur l’extérieur, qui laisse place à l’espoir.

Une belle découverte.

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Dark Lord, collé pour l’éternité

 « Dark Lord, collé pour l’éternité » de Jamie Thomson, éditions du Seuil

 

Résumé : Dark Lord est retourné malgré lui sur terre dans la peau du jeune ado Dirk. Et finalement, cela n’est pas aussi déplaisant qu’il aurait pu le penser. Mais hélas, le directeur de l’école a été remplacé par Hasdruban, le Magicien Blanc, qui veut l’éliminer par tous les moyens. Comment pouvoir lutter contre lui ?

 

Mon avis : Ce tome 3 est dans la lignée du précédent, mais toujours moins enthousiasmant que le tome 1, que j’avais trouvé réussi.

Dark Lord est redevenu Dirk, moins méchant qu’auparavant, vu les épreuves traversées. Il se sent même (presque !) bien sur terre, avec ses amis, pardon, ses esclaves ! Mais Hasdruban est devenu directeur de l’école sur terre afin de pouvoir le confondre et le tuer ! Par ailleurs, Dirk va découvrir par hasard qu’il peut voir ce qui se passe dans les terres obscures, tandis que Suze et Chris s’occupent des deux créatures peu discrètes qui sont rentrés avec eux sur terre.

 

J’ai trouvé ce tome 3 sympathique, entre Dirk qui commence à se laisser amadouer et à apprécier la vie sur terre, même s’il ressent encore l’appel des terres obscures, ses difficultés à maîtriser la langue par moments, ses stratagèmes pour lutter contre Hasdruban…

 

Vous y découvrirez que cacher un gobelin chez soi est bien difficile, que l’amitié s’acquiert par des petites phrases et des petits gestes, que le bien peut se transformer en mal, et le mal en bien, que les dragons peuvent jouer du rock gothique, enfin, que la vie est pleine de surprises pas toujours agréables, et qu’il est difficile de lutter contre les forces du mal aveuglantes.

 

Un bon moment de lecture.

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Rouge bonbon

« Rouge bonbon » de Cathy Cassidy, éditions Nathan

 

Résumé : A 12 ans, Scarlett est en totale révolte avec sa mère, le collège, et le monde entier. Et cette colère est présente en elle depuis que son père est parti pour vivre avec une autre femme et sa fille. Aussi, quand Scarlett se fait une fois de plus exclure de son collège, sa mère décide de l’envoyer chez son père. Son pire cauchemar !

 

Mon avis : Cathy Cassidy réussit une fois de plus à nous faire entrer dans l’univers d’une jeune fille qui ne va pas bien et se cherche.

Scarlett est pleine de rage et de colère depuis le départ de son père et le divorce de ses parents. Alors elle se réfugie dans sa colère et devient tellement désagréable que sa mère ne sait plus comment gérer la situation. Elle décide alors d’envoyer Scarlett chez son père, en dernier recours, même si elle sait que sa fille le déteste. Scarlett va alors devoir se rendre loin de Londres, en Irlande, et vivre avec son père, sa belle-mère enceinte, et sa demi-sœur. Autant dire que cela ne va pas bien se passer du tout, tant est grand le chagrin en elle. Elle va se révolter. Mais elle va aussi rencontrer un jeune garçon mystérieux, le paysage irlandais va un peu l’apaiser, et la magie des lieux pourrait l’aider à refaire surface.

 

Un roman dans la même veine que les autres du même auteur, qui sait bien manier la plume pour faire ressentir le désarroi intérieur, et qui trouve des solutions pour que la situation change progressivement. Seul bémol, j’ai trouvé que les réactions et le comportement de Scarlett étaient un peu trop en décalage avec son âge supposé, 12 ans, alors qu’on lui en donnerait plutôt 14. 

 

Quelques extraits :

 

- « Le changement n’est pas forcément une mauvaise chose. On traverse tous des épreuves. Alors autant les accepter et s’adapter. »

 

- « Ces derniers mois, je me suis senti seul au monde alors que ce n’était pas le cas. Et toi non plus, tu n’es pas seule. Les familles ne sont jamais parfaites, mais il faut s’y accrocher. Elles font partie de nous. »

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Lou, tome 7. La cabane

 « Lou, tome 7. La cabane » de Julien Neel, éditions Glénat, collection Tchô ! La collec’…

 

Résumé : Lou et ses amies ont décidé de passer quelques jours de vacances d’été à Mortebouse, chez la grand-mère de Lou. Elles souhaitent se ressourcer sans Internet ni téléphone, et construire ensemble une cabane dans la forêt…

 

Mon avis : Cela faisait longtemps que j’attendais la suite de Lou, que j’ai enfin eu entre les mains ! D’ailleurs ce n’est pas vraiment une suite, mais plutôt un retour en arrière, avant l’âge de cristal, qui permet de comprendre (un peu) ce qui est arrivé.

J’ai retrouvé avec plaisir Lou dans des pages très colorées aux tons orangés de l’été. Elle part en famille et avec ses amies à Mortebouse volontairement, afin de se retrouver et de renouer avec le passé.

Avec ses amies, elle décide de fabriquer une cabane dans un arbre, et avec l’aide de tout le monde, le résultat dépassera forcément ce qu’on aurait pu imaginer.

Lou a bien grandi, est devenue une jeune femme, ses amies ont aussi changé, et chacune ressent un peu de nostalgie. Ce sera le moment pour se poser, faire le point, et avancer dans la vie. Un beau retour de Lou !

 

Un extrait : « L’amour peut prendre plein de formes surprenantes… Si j’ai bien compris, on l’a tous en nous, mais il a besoin des autres pour s’épanouir : il lui faut un environnement propice. Et c’est à nous de le construire, en tissant des liens, en construisant des choses, en échangeant des idées… »

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Oceania, 1. La prophétie des oiseaux

 « Oceania, 1. La prophétie des oiseaux » d’Hélène Montardre, éditions Rageot

 

Résumé : Flavia vit avec son grand-père en France au bord de l’océan. Mais l’eau monte inexorablement, et pourrait bien dépasser la dune qui protège le village, où vivent encore quelques habitants. Alors le grand-père décide d’envoyer à New York Flavia pour la sauver, en sachant que sa petite-fille a le don de comprendre le vol des oiseaux. Flavia parviendra-t-elle à atteindre New York ? Quelle vie pourra-t-elle mener en clandestinité ?

 

Mon avis : Ce roman est une réédition du premier tome d’une tétralogie parue entre 2007 et 2011. Je n’ai pas vraiment été attirée par la couverture sombre, mais j’ai bien fait de ne pas m’y arrêter, car j’ai été happée dans ce roman plutôt intense, qui fait réfléchir sur le réchauffement climatique, la montée des eaux, l’accueil des migrants et des réfugiés, la liberté de la presse.

 

Flavia est une jeune fille solitaire qui vit avec son grand-père dans un village isolé de la côte ouest de la France. Et dès le début, on comprend que quelque chose ne va pas. L’océan grignote beaucoup trop rapidement les terres, et le village pourrait bien vite disparaître sous les eaux, tout comme une bonne partie du territoire. Flavia a appris de son grand-père à lire le vol des oiseaux et à comprendre ce qui joue dans le climat grâce à eux. Mais personne n’a voulu écouter les « guetteurs » comme son grand-père qui tiraient le signal d’alarme sur la montée des eaux. Bilan : la France risque d’être rapidement submergée, les réfugiés se pressent à Paris pour y vivre misérablement, et les derniers français vont partir se réfugier aux Etats-Unis, qui ont construit une digue géante pour se protéger de l’océan.

 

C’est alors que le grand-père va forcer Flavia à quitter clandestinement la France pour avoir une chance de vivre à New-York. Mais la traversée n’est pas de tout repos, et il se pourrait que Flavia ne puisse jamais atteindre les côtes américaines. Là-bas ne l’attend d’ailleurs pas une vie où les habitants accueillent à bras ouverts les réfugiés climatiques, au contraire, ces derniers vivent dans la clandestinité et craignent d’être arrêtés. Et les Etats-Unis ne se soucient pas de ce qui arrive à l’étranger, protégés derrière leur immense digue.

 

J’ai trouvé ce tome 1 prenant, avec une héroïne qui a de l’audace, et une farouche volonté de connaître la vérité. Des faits d’actualité sont évoqués en prenant le lecteur comme témoin impuissant, le forçant à réfléchir sur ce que pourrait être notre futur avec le changement climatique, tout en mettant en avant le présent avec la question de l’immigration, de la solidarité, des médias et de l’information. Entre science-fiction, légende, mystère, faits de société, et une histoire d’amour, c’est un roman dont j’ai envie de connaître la suite, qui accroche son lecteur.

 

Quelques extraits :

 

  • « Ce n’est pas ce que les gens croient qui est important, c’est ce dont nous sommes capables. »

 

  • « - Il disent que le danger vient des étrangers, des clandestins. Jusque-là, je n’en avais jamais rencontré. Et quand je vous vois…
  • - Que voyez-vous ?
  • - Des gens comme moi. Sans doute plus courageux. C’est difficile de quitter son pays, d’abandonner ses biens, son passé, son histoire, sa famille pour gagner un endroit où on ne veut pas de vous. »

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Les garçons ne tricotent pas (en public)

 « Les garçons ne tricotent pas (en public) » de T.S. Easton, éditions Nathan

 

Résumé : A cause de ses copains et d’un mauvais concours de circonstances (vol d’alcool, accident de vélo sur trottoir avec une vieille dame faisant traverser les enfants devant l’école), Ben se voit inscrit dans un programme de mise à l’épreuve pour jeunes délinquants. Il doit filer dans le droit chemin, rendre service à la vieille dame qu’il a renversé, et s’inscrire à un cours de tricot ! Mais voilà qu’il se découvre une passion aussi subite qu’inattendue pour les mailles à l’endroit et à l’envers. Comment cacher ce secret ?

 

Mon avis : J’ai trouvé ce roman réjouissant, avec un final mémorable et jubilatoire.

 

 

Premier bon point d’abord avec la couverture rigolote qui fait penser que le tricot est réservé aux petites mamies qui font des pulls pour leur chien.

 

Ensuite Ben, le héros, est un garçon ordinaire qui a l’art de se retrouver dans des situations désastreuses, surtout avec ses trois amis !

 

Aussi, quand il choisit le cours de tricot, une vie de mensonge commence pour lui ! Il n’ose pas avouer à son père qu’il fait du tricot et préfère lui faire croire qu’il fait partie du club poterie, quitte à s’embourber dans de plus en plus de mensonges, le mettant dans des situations pas possibles.

 

Et il découvre avec stupeur qu’il est passionné par le tricot, mais qu’en plus, il est plutôt doué ! Bientôt, les aiguilles, les différents types de laines, les mailles endroits et envers, le jacquard n’ont (presque !) plus de secret pour lui ! Et il se lance même dans la création !

 

Mais comment avouer aux autres, surtout aux garçons et aux hommes, qu’il est fan de tricot ! ? Surtout son père qui va le pendre pour un efféminé, ou ses amis, ou encore le trio qui le persécute au collège ? Et comment alors réussir à séduire une fille, comme la belle Megan ?

 

Bref, tout se complique, et les situations s’enchaînent pour le plus grand plaisir du lecteur !

 

Mention spéciale pour sa rencontre avec la vieille dame qu’il a renversé et qu’il doit aider, car elle se révèle « dépotante » ! Et elle pourrait se révéler une de ses meilleures alliées !

 

En résumé, un roman plaisant qui permet de dépasser les préjugés et les stéréotypes sur les activités réservées aux filles et aux garçons, avec un soupçon d’humour anglais, qui fait du bien tout en faisant réfléchir !  Le nouveau Billy Elliot ou le nouveau Louis Feyrières (de "Maïté coiffure") arrive et emporte tous les suffrages avec lui. On en redemande !

 

Un extrait : « Le souk, ça peut avoir du bon. Quelquefois, pour que quelque chose soit beau, il faut un peu de désordre. On ne peut pas toujours tout contrôler, il faut savoir laisser les choses prendre leur envol. »

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Tani

« Tani » d’Alex Godard, éditions Albin Michel Jeunesse

 

Résumé : La princesse Tani est très belle, et vit depuis toujours enfermée pour cacher sa beauté. Mais pour arrêter une guerre, son père accepte de la donner en mariage au fils du sultan Sai Salim. Le cœur lourd, elle part dans son futur royaume au cœur du désert, accompagnée de de sa fidèle servante Vajti. Arrivée chez le sultan, enfermée de nouveau dans une chambre, elle va alors recréer avec des couleurs son monde à elle.

 

Mon avis : Un très bel album qui montre le déchirement d’une jeune fille obligée de quitter son luxuriant pays et sa famille pour se marier.

 

Son désespoir va la pousser à magnifier la chambre où elle est retenue. Avec toutes les couleurs possibles, elle va peindre la magnifique nature du pays où elle habitait, par opposition à ce pays où tout n’est que sable. Un mystérieux jeune homme va venir la voir régulièrement, mais sans jamais lui parler.

 

Et de cette histoire naîtra une légende sur l’amour et les jardins. Les illustrations sont superbes et nous emmènent au coeur des royaumes et des personnages de l’histoire.

 

A découvrir.

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La Passe-miroir, 2. Les Disparus du Clairdelune

 « La Passe-miroir, 2. Les Disparus du Clairdelune » de Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Ophélie est intronisée à la cour de Farouk et devient vice-conteuse de ce dernier. Elle découvre les risques et les dangers auxquels elle s’expose en étant ainsi au centre des attentions. Par ailleurs, des Mirages disparaissent de Clairdelune sans qu’on sache ce qu’ils sont devenus. Ophélie va être sommée de mettre ses talents de liseuse pour essayer de les retrouver. Et sa famille va arriver rapidement chez elle avant le mariage. Comment cela va-t-il se passer ?

 

Mon avis : Je me suis plongée avec délice dans ce tome 2 et j’ai tout de suite retrouvé cet univers enchanteur mais dangereux. Ophélie est toujours aussi maladroite, mais devient de plus en plus en forte pour oser affirmer ses idées. Elle va faire preuve de persévérance, mais aussi d’audace, va en découvrir plus sur Thorn, recevoir des lettres de menaces de mort et courir de graves dangers. Son union future avec Thorn ne plaît pas à tout le monde, et elle va découvrir qu’elle est la cible de nombreux complots pour empêcher son mariage, quitte à la tuer. Mais Ophélie est curieuse et veut découvrir ce qui se trame, même si plus elle en apprend, moins elle comprend. Les révélations finales vont permettre à Ophélie et au lecteur d’en savoir un peu plus, mais il reste beaucoup de pans d’ombre à éclaircir. Moi qui croyais que l’histoire se terminait avec le tome 2, j’ai découvert avec joie qu’il me restait encore de bons moments à passer avec un tome 3 qui est sorti le 1er juin.

 

Un roman magnifique qui se lit d’une traite tellement on est pris par l’intrigue. Seuls quelques indices sont donnés, mais on navigue souvent à vue dans le brouillard, les lunettes ne permettant pas d’éclaircir toute la vérité. Ophélie est une héroïne maladroite, mais qui accepte de regarder la vérité en face et se confronter aux autres, elle a un coeur bon, et découvre en elle la force d’aller face au danger pour aider ceux qui lui ont proches. Il reste encore beaucoup de mystères à découvrir sur ce monde déchiré divisé en arches. Vivement que je puisse lire le tome 3 !

 

Un extrait : « Si Ophélie avait retenu une chose dans la vie, c’était que les erreurs étaient indispensables pour se construire. »

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