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Mon imagerie français-arabe

« Mon imagerie français-arabe », éditions Milan, collection Mes années pourquoi

 

Une imagerie qui permet d’apprendre ses premiers mots de vocabulaire en arabe, mais qui peut aussi servir aux personnes parlant l’arabe à découvrir la langue française.

 

L’ouvrage est découpé en différentes parties : les premiers mots, le corps humain, vivre ensemble, s’habiller, manger, la maison, l’école, la ville, le travail, sortir, la musique, les sports, les transports, les vacances, les animaux, le monde. A la fin, un index français permet de retrouver la traduction des mots.

 

J’ai trouvé cette imagerie bien faite, avec ses illustrations colorées et pleines de pep’s. Pour chaque image, il y a le mot en français et en arabe, ainsi qu’écrit en arabe. J’ai ainsi découvert la signification du prénom de certaines de mes élèves : najma signifie étoile et zahra fleur.  Et si vous voulez savoir ce que signifie maktaba, plongez-vous dedans ! (petit indice, ce mot est en rapport avec le lieu où je travaille).

 

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La démocratie en BD

« La démocratie en BD », scénario de Nathalie Loiseau, illustration d’Aki, éditions Casterman

 

Résumé : Max et Nadia vont se présenter aux élections des délégués pour leur classe de 6°. En préparant leur campagne, ils se rendent compte qu’ils ne connaissent pas grand-chose à la politique, et que c’est un sujet qui divise les adultes. Ils décident donc de mener l’enquête.

 

Mon avis : Une BD très intéressante en cette période d’élection.

Elle aborde à hauteur d’élève le sujet de la démocratie, et permet de mieux comprendre son fonctionnement. Les élèves sont mis dans une posture d’enquêteur, rendant plus ludique l’approche.

Ils vont ainsi apprendre comment se déroule un vote, quels sont les différents types d’élections, à quoi servent les différentes institutions, comment fonctionne le Parlement… En partant d’exemples concrets : inondations, manifestations d’agriculteurs(…), ils comprennent mieux à quoi sert concrètement la politique. A la fin, un lexique explicite le vocabulaire.

Une BD à acheter pour le CDI en collège.

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Ma fugue chez moi

« Ma fugue chez moi » de Coline Pierré, éditions du Rouergue, collection Doado

 

Résumé : Anouk, 14 ans, se sent isolée, entre une mère inexistante, un père peu soucieux d’elle, et le harcèlement qui commence envers elle au collège. Alors Anouk craque et décide de fuguer, loin de chez elle. Mais il n’est pas si facile qu’il y paraît de trouver un endroit où fuguer en plein hiver, alors Anouk finit par fuguer chez elle, dans le grenier…

 

Mon avis : Fuguer dans le grenier de sa propre maison paraît hautement improbable, mais en lisant ce roman, on se dit que c’est une bonne cachette.

 

Anouk décide de partir loin de chez elle, mais quand elle se rend compte qu’elle ne trouve aucun endroit où se poser, elle est perdue et se sent abattue. Elle décide de rentrer chez elle, mais au dernier moment, décide de tenter de se cacher dans le grenier accessible depuis sa chambre, où personne ne va jamais.

Mais ce n’est pas aussi simple qu’elle aurait pu le penser, elle va devoir penser la logistique pour se nourrir, se laver ou s’habiller, mais surtout elle n’avait absolument pas prévu qu’elle pourrait entendre les réactions de son père et de sa petite sœur Bena revenue de l’internat. C’est très dur pour elle d’assister aux émotions et ressentis des autres, mais elle réussit à ne pas craquer et reste cachée. Mais jusqu’à quand ?

 

Un roman qui sous son air de fugue légère (mais pas tant que ça) montre les ravages du harcèlement et de l’absence d’écoute au sein de la famille. Anouk se sent seule et ne sait plus quoi faire.

Alors la seule solution qu’elle trouve, c’est de fuir tout ce qui la fait souffrir. Mais comme elle n’a pas vraiment le caractère d’une aventurière, elle va fuguer chez elle. Elle entend les réactions et le désespoir de sa famille, mais elle ne veut pas retourner tout de suite chez elle.

Sa fugue intérieure va lui permettre d’ouvrir une parenthèse, de se perdre pour mieux se retrouver, et reprendre confiance en elle. Elle va s’interroger sur sa famille, ses goûts, ses relations avec les autres, et finalement va ressortir plus forte et capable de retourner vers la vie. Et elle va même aider sans le vouloir quelqu’un à s’affirmer et à prendre lui-même des décisions sur sa vie.

 

Une histoire traitée sous un angle original, qui montre que l’introspection et l’isolement peuvent aussi aider à reprendre pied quand ça va mal.

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Princesse des Mille et Une Nuits

« Princesse des Mille et Une Nuits », texte de Charlotte Grossetête, illustrations d’Elisabet Portabella, éditions Fleurus, collection Mission Princesses : le livre dont tu es l’héroïne

 

Résumé : Tu te retrouves dans la peau de la princesse Soraya, nièce du calife de Bagdad. Lors d’une sortie au souk, tu découvres un complot destiné à renverser ton oncle, et tu décides de prendre les conspirateurs de vitesse en entreprenant un voyage vers Cordoue. Il va falloir prendre les bonnes décisions pour pouvoir survivre et réussir ta mission.

 

Mon avis : J’ai acheté ce titre sur les conseils de ma super bibliothécaire qui m’a dit que ce type de livres fonctionnait bien. Je verrai si ça marche ou pas au CDI. Le livre en lui-même est assez chouette, même s’il y a un peu trop de rose à mon goût, et les pages de la tranche sont dorées, donnant l’impression d’avoir un livre précieux entre les mains.

Une introduction campe le décor et nous voilà rapidement emportés dans l’histoire, où les premières décisions nous attendent.

 

J’ai trouvé intéressante cette histoire de princesse sous forme de livre dont vous êtes le héros, ici l’héroïne. Très vite, il faut prendre des décisions, et certaines peuvent se révéler mortelles. Il faut à la fois faire preuve de réflexion, mais aussi suivre son intuition.

 

Bilan pour moi : je ne suis morte qu’une fois, j’ai réussi à me repérer par rapport au soleil, j’ai parfois craint pour ma vie dans mes choix, mais j’ai finalement mené à bien ma mission. Ouf ! ^^

 

Je pense que les élèves de 6°/5° vont sûrement aimer ce titre, avec son lot d’aventures, uniques pour chacune, et les très belles illustrations aux couleurs chatoyantes qui ajoutent encore au plaisir.

 

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Chi, une vie de chat, 10

 « Chi, une vie de chat, 10 » de Konami Kanata, éditions Glénat, collection Glénat Kids

 

Résumé : Tandis que Chi va découvrir de nouveaux amis avec qui jouer, dont deux chats qui lui ressemblent beaucoup, la famille Tanaka va voir une affiche d’avis de recherche pour un chat perdu qui ressemble fortement à Chi. Vont-ils ne rien dire ou répondre à cet avis ?

 

Mon avis : Dans ce tome 10, on comprend très vite que les deux chatons que Chi a rencontrés sont en fait ses frères et sœurs, même si Chi ne le remarque pas, malgré de nombreux indices. Chi savoure les moments passés avec eux et Minou à s’amuser comme des petits fous et à découvrir la vie.

 

Chi commence cependant à comprendre que la famille Tanaka et elle sont différents, et qu’elle n’est pas comme eux. Elle apprend aussi ce qu’est une mère, et commence à se poser des questions, : en quoi être un chat est-il différent d’être un humain ? Sa famille est-elle vraiment la sienne ?

 

Pendant ce temps, la famille Tanaka hésite à répondre à l’avis de recherche, car ils adorent Chi et ont peur de la perdre. Quelle décision vont-ils prendre ?

 

Un tome 10 où les dessins de Chi et de ses amis sont toujours aussi mignons, et leurs facéties toujours aussi drôles, mais aussi où l’émotion devient plus forte, avec la découverte de la vraie famille de Chi. Quel sera son destin ?

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@pocalypse

« @pocalypse » de Christian Grenier, éditions Rageot, collection Heure noire

 

Résumé : Logicielle a tout pour être heureuse : elle s’est mariée et va elle va être promue capitaine. Mais le jour où elle revient à la brigade, il se passe des évènements étranges : les feux de circulation ne fonctionnent plus, les ordinateurs ne s’allument plus, le réseau de téléphone est hors service. Et le pire est à venir, car Logicielle découvre que son patron est mort chez lui. Le monde serait-il devenu fou ?

 

Mon avis : Ce roman fait partie de la série des enquêtes de Logicielle, dont je n’ai lu qu’un titre, « L’ordinatueur », il y assez longtemps.

 

Ici, Logicielle se retrouve face à une situation inattendue : devoir enquêter sur la mort de son patron, alors que les réseaux tombent en panne et que l’électricité est coupée. Logicielle pense que cette situation pourrait être due à son frère dont elle n’a aucune nouvelle, mais ne sait pas quel en est le but. Aussi quelle n’est pas sa stupeur quand elle voit à la télé un hologramme lu ressemblant trait pour trait et qui parle de la Singularité. Elle se retrouve alors embarquée dans une étrange aventure où les masques et faux-semblants sont légions. Arrivera-t-elle à s’en sortir ?

 

J’ai trouvé cette enquête plutôt inattendue et pleine de rebondissements, dans une atmosphère de fin du monde où l’on voit que les hommes dépendent beaucoup de l’électricité et des réseaux, et où les Anonymous peuvent rapidement faire des ravages. La mort du patron de Logicielle paraît très vite suspecte, et elle semblerait liée à ce qui arrive au même moment. Logicielle va devoir démêler les fils de ce mystère, en étant aidée de ses amis.

 

Par-contre, j’ai été assez souvent perdue face aux nombreux personnages apparaissant au cours de l’histoire et tous reliés à des enquêtes passées de Logicielle que je n’ai pas lues. Du coup, il m’était difficile de comprendre les allusions ou les références données.

 

Un avis mitigé donc pour ce roman intrigant, mais parfois compliqué à suivre.

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Les enquêtes d’Anatole Bristol : Le gang des farceurs

« Les enquêtes d’Anatole Bristol : Le gang des farceurs » de Sophie Laroche, illustrations de Carine Hinder, éditions Auzou, collection Pas de géant

 

Résumé : Anatole arrive dans une nouvelle école et a du mal à s’intégrer. Alors il prend des notes sur tout ce qu’il voit au cas où il aurait une enquête à mener. Il arrive à se faire une amie, Philomène, mais hélas elle est très malade et va devoir rester longtemps à l’hôpital. Et juste à ce moment, des énigmes à résoudre se présentent à lui : des pizzas livrées pour le déjeuner alors que le directeur n’a rien commandé, des souris d’ordinateurs remplacées par de vraies souris, ou l’école impossible à ouvrir un matin. Anatole décide alors de mener l’enquête et d’ouvrir l’œil !

 

Mon avis : Une série très colorée et dynamique, dont ce tome a reçu le prix Renaudot des benjamins.

 

Anatole a peu d’amis dans sa nouvelle école à part Philomène, mais cette dernière doit partir à l’hôpital car elle est très malade. Anatole se promet de venir la voir mais a peur d’y aller, et se cache donc derrière les enquêtes qui s’offrent à lui comme excuse pour l’appeler sans venir la voir.

 

Il réussit grâce à différents indices et à son esprit de déduction à deviner à chaque fois qui sont les coupables, mais sans dénoncer personne, mais il ne comprend pas pourquoi la classe semble faire exprès de faire des bêtises. Et ce n’est pas lui qui aura le dernier mot de l’histoire.

 

Une histoire sympathique pour les enquêteurs en herbe, qui aborde aussi avec délicatesse les thèmes du cancer et de l’amitié. Une série à suivre pour les plus jeunes.

 

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Eux, c’est nous.

 « Eux, c’est nous. » de Daniel Pennac, illustrations de Serge Bloch, éditions Les éditeurs jeunesse avec les réfugiés

 

« Eux, c’est nous. » contient un texte inédit de Daniel Pennac, qui invite le lecteur à réfléchir sur l’immigration et les réfugiés, à travers le traitement médiatique qui en est fait et le vocabulaire utilisé, en mettant en avant les chiffres et le raisonnement pour contrer la peur de l’autre.

Il montre qu’historiquement la France est depuis plus d’un siècle une terre d’accueil qui s’enrichit des immigrés. En cela, il aide à réfléchir et à ouvrir son cœur à l’autre.

 

Dans la seconde partie, Jessie Magana et Carole Saturno ont réalisé un acrostiche à partir des lettres composant le mots « réfugiés » et développent leurs explications autour des mots réfugiés, étranger, frontière, urgence, guerre, immigration, économie, solidarité.

 

Un livre indispensable pour mieux comprendre les a-priori sur l’immigration, apprendre à réfléchir par soi-même, et comprendre les différents mots en rapport avec ce sujet pour se faire sa propre opinion.

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A mort la haine !

« A mort la haine ! » d’Arthur Ténor, éditions Oskar, collection Court-Métrage

 

Résumé : Elie le Juif et Mourad l’Arabe ne se supportent tout simplement pas, chacun rejouant le conflit israélo-palestinien. Ils se détestent au point que leur professeur se demande s’il va emmener la classe au ski. Finalement les deux garçons promettent de se tenir calmes et de s’ignorer, la classe va alors au ski. Mais leur rivalité va les faire se perdre lors d’une sortie. Sauront-ils s’entraider ?

 

Mon avis : Arthur Ténor réussit parfaitement à nous faire ressentir l’ambiance détestable au sein de la classe à cause de Mourad et d’Elie.

Tous deux sont bardés de préjugés sur l’autre, s’insultent dès qu’ils peuvent et semblent même prêts à s’entretuer.

 

Aussi quand les deux garçons se perdent lors d’une sortie, alors que la nuit tombe et qu’une tempête de neige se lève, on se demande bien s’ils vont réussir à survivre ensemble ou précipiter leur mort.

La haine séculaire qu’ils semblent avoir en eux va devoir laisser place à la survie, et le chemin vers un possible arrêt des hostilités sera long et semé d’embûches.

 

Un texte fort qui fait réfléchir à toutes les formes d’intolérance.

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Lire en langue étrangère : la collection "Tip Tongue" de Syros

Je vous avais parlé dans un article de la collection « Tip Tongue » chez Syros qui permet de lire de l’anglais en s’immergeant progressivement dans une histoire, et où le texte est écrit de plus en plus en anglais au fur et à mesure de la lecture.

 

Eh bien, cette collection s’enrichit, avec 3 niveaux de difficulté : « Mes premiers pas en anglais », « Je découvre l’anglais » et « J’ai commencé l’anglais ». J’ai acheté et lu deux titres du premier niveau :

- « Jeanne et le London Mystery », où une jeune fille française, Jeanne, gagne un prix d’écriture et est récompensée par une invitation chez une auteur anglaise. Arrivée là-bas, elle se rend compte que quelqu’un semble s’intéresser à la maison de l’auteur…

- Et « BlancheNeige et la Magic Frog » qui est une adaptation moderne du conte Blanche-Neige, celle-ci étant française et sa méchante belle-mère anglaise

Ces deux titres sont vraiment faits pour les débutants dans la langue, et on comprend vraiment aisément l’histoire.

La collection se développe aussi en langue allemande. J’ai acheté et lu les deux titres en allemand du catalogue, qui j’espère, sera complété bientôt par d’autres titres :

- « Martin et la Mysteriöse Kreatur » où Martin, en vacances au ski avec sa sœur, va découvrir un petit personnage d’un livre de contes qui souhaite retourner chez lui. Pour y arriver, il va devoir demander de l’aide à sa sœur qui maitrise bien mieux que lui l’allemand. Une lecture assez facile pour les débutants et une découverte d’un personnage du folklore allemand.

- « Emma et la Japanische Mangaka » qui raconte les aventures d’Emma qui se rend au Salon du manga à Leipzig afin d’y rencontrer son auteur favorite. Mais son père ne va pas descendre du train en même temps qu’elle… Ce titre est plus difficile, plutôt pour les lecteurs qui ont commencé l’allemand et commencent à bien le comprendre.

Pour finir, il existe aussi des titres en espagnol, pour les lecteurs qui ont déjà commencé à bien apprendre la langue :

- Dans « Je suis un Verdadero Argentino ! », Saul part en vacances en Argentine avec son père, et ressent beaucoup de joie à l’idée de se rendre dans ce pays légendaire de foot ! Mais il va aussi découvrir que son père lui a caché des choses, et souhaite retrouver en Argentine une partie de son passé. Une histoire qui aborde avec finesse l’histoire sombre de l’Argentine avec la dictature.

- Dans « Benoît et la bande de los Moteros », on s’envole pour Ibiza en compagnie de Benoît, qui va y passer des jours de vacances avec sa mère. Là, il va faire la rencontre de la belle Blanca, et il va mener l’enquête sur des personnes qui volent des montres dans des voitures de luxe.

Tous ces titres sont accompagnés de leur version MP3 téléchargeable gratuitement, ce qui est un atout pour parler et comprendre une langue !

 

Une collection à suivre, qui s’enrichit aussi bien en niveaux de difficultés de compréhension que dans la variété des langues.

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