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La vie étoilée d’Ethan Forsythe

« La vie étoilée d’Ethan Forsythe » d’Antonia Hayes, éditions Autrement, collection Autrement Littérature

 

Résumé : Ethan a 12 ans et est passionné d’astronomie et de physique. Les planètes et les étoiles n’ont presque aucun secret pour lui, mais il a du mal à lier des liens avec les jeunes de son âge, surtout depuis l’adolescence, car ces derniers le trouvent « zarbi ». Sa vie va être bouleversée par le retour de son père, qu’il n’a jamais connu, et que sa mère veut tenir à l’écart de lui. Quel lourd secret ses parents lui cachent-ils ?

 

Mon avis : Un récit à plusieurs voix intense et émouvant.

 

On fait la connaissance d’Ethan, jeune garçon surdoué en ce qui concerne l’espace et la physique, mais qui rencontre des difficultés d’adaptation dans la vie au collège, où même son meilleur ami s’éloigne de lui. Depuis toujours, il vit seul avec sa mère, et n’a jamais connu son père. Les années passant, il s’interroge sur ce père dont il ne sait rien, regardant parfois les mains des hommes pour savoir s’il ne pourrait pas le reconnaître. Et voilà que son père fait irruption d’un coup dans sa vie, alors que sa mère voudrait qu’il ne sache rien et n’ait aucune relation avec lui. Il se découvre une passion commune avec lui : la physique. Mais comment nouer des liens avec cet homme inconnu qui a un terrible secret à cacher ?

 

La mère d’Ethan, Claire, ne veut plus jamais avoir à rencontrer Mark, son ex-mari, mais le destin va en décider autrement. Le père de ce dernier est mourant, et Mark va revenir dans la ville de Claire pour le revoir. Il ne va pas pouvoir résister à la tentation de revoir Claire, ainsi qu’à celle de faire connaissance de son fils. En le revoyant, Claire est prise de sentiments ambivalents : elle lui veut toujours de ce qu’il a fait 12 ans auparavant, et en même temps ressent toujours de l’amour pour lui. Et elle a peur pour son fils.

 

C’est au moment où Ethan va avoir un malaise et qu’il va être hospitalisé, que passé et présent vont se cristalliser, et qu’Ethan va partir à la recherche des secrets du passé, tout en explorant les immenses possibilités de son cerveau.

 

Il est impossible d’en dire plus sur ce roman sans trop en dévoiler. Les voix d’Ethan, de Claire et de Mark vont alterner dans ce roman, faisant le lien entre les constellations de l’histoire. Il sera question de secret qu’on se cache même à soi-même, d’enfant surdoué, de maladie, de la difficulté d’être parent, des choix de vie qu’on fait ou qui sont imposés, d’étoiles, de gravité, de passé, de présent, de futur et de pardon. Les révélations sont assez étonnantes, car comme Claire, le lecteur s’est mis à douter par rapport à Mark, et commence à se dire que tout était peut-être faux. Comme le résumé l’indiquait, ce roman est vraiment dans la lignée du « Bizarre incident du chien pendant la nuit » qui mettait en scène un enfant autiste, et qui était surdoué dans un domaine, et de « Nos étoiles contraires » où la maladie était prégnante, mais où l’amour était au centre de l’histoire.

 

Un roman fort, qui fait réfléchir sur les liens familiaux, le pardon, l’amour, et est une véritable invitation à lever la tête vers les étoiles.

 

Merci à Babelio et son opération Masse critique, ainsi que qu’aux éditions Autrement, pour m’avoir fait découvrir ce beau roman.

 

Quelques extraits :

 

- « Avant que votre cerveau ne puisse déchiffrer ce que l’on est en train de vous dire, vous savez que quelque chose ne va pas. Et le temps que vous réagissiez, il est déjà trop tard. Parce qu’une fois que vous avez entendu ces mots, un événement se met en mouvement, à partir duquel tout est bouleversé. »

 

- « Mais peut-être qu’Ethan avait raison au sujet du voyage dans le temps : nous ne pouvons pas changer ce qui s’est déjà produit, mais nous pouvons encore changer le futur. »

La vie étoilée d’Ethan Forsythe
La vie étoilée d’Ethan Forsythe

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Le ciel est la limite

« Le ciel est la limite » d’Anne Lanoë, éditions Fleurus

 

Résumé : Samuel est dépressif et a décidé de se taire depuis l’accident qui a coûté la vie à sa mère. Aussi, face à son chagrin et à son mutisme, son père et son grand-père décident de l’envoyer à Rio, chez un vieil ami, Helio. Samuel n’a pas le choix. Il retrouve d’autres filles et garçons, qui sont aussi en détresse face aux épreuves de la vie. Arrivera-t-il à vivre en groupe durant deux mois ? Retrouvera-t-il un peu goût à la vie ?

 

Mon avis : Samuel est un jeune homme touchant, émouvant, mais aussi parfois agaçant. Il est écorché vif depuis la mort de sa mère, il n’arrive pas à faire son deuil, et surtout il est submergé par sa culpabilité. Aussi, pour se punir, mais aussi pour se couper du monde et des autres, il a décidé de faire silence et de ne plus parler.

La situation devenant intenable, il est envoyé à Rio chez un vieil ami de son grand-père, afin de rejoindre un groupe de jeunes que la vie n’a pas non plus épargné. Il va y rencontrer la belle Céu, qui ne lui est pas indifférente, mais son chagrin dresse souvent un rempart entre lui et les autres. Faute de mots pour extérioriser son ressenti, Samuel va souvent jouer des poings, s’enfuir, se taire, être en colère contre les autres et surtout contre lui. Son séjour est censé l’aider à se reconstruire, mais en est-il capable ? Il va devoir surtout faire face à son propre regard. Son séjour sera pour lui l’occasion de replonger dans le passé de sa mère, qui a toute sa vie gardé une mélancolie de son pays quitté sous la contrainte, de renouer progressivement avec son frère par mail. Rien n’est gagné, chaque jour sera difficile, mais Samuel va commencer à travailler sur lui-même et aller à sa propre rencontre.

Arrivera-t-il à extérioriser ce qu’il ressent, à mettre des mots sur son chagrin et sur sa culpabilité par rapport à la mort de sa mère ? Le cheminement sera long, douloureux, difficile, mais le parcours est le plus important.

 

Un roman fort, qui nous plonge au cœur du mal-être profond d’un adolescent qui s’inflige le silence et la souffrance, sur fond de réflexion sur l’exil, sur l’accueil des autres. Samuel va vivre des moments forts et douloureux qui vont l’obliger à se regarder en face pour tenter de se reconstruire, et surtout se pardonner au lieu de se détruire.

 

Quelques extraits :

 

- "Mais ne te ferme pas aux autres. C’est des autres que peut venir le mieux. Ce sont les autres qui nous sauvent de nous-mêmes."

 

- "Je deviens con. Violent. Toute cette haine vient de mon silence. De cette incapacité que j’ai désormais à exprimer ce que je ressens. Je tourne en rond, je le vois bien. "

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Zombie Cherry, 1

« Zombie Cherry, 1 » de Shoko Conami, éditions Akata

 

Résumé : Miu est une lycéenne qui passe ses nuits à regarder des DVD de films d’horreur. Elle est donc tous les jours fatiguée quand vient le moment de se rendre au lycée. Son ami d’enfance lui propose quelques gouttes de sa Cherry Soup pour retrouver forme et énergie, mais Miu avale toute la potion et devient une zombie !

 

Mon avis : Une histoire plutôt originale, où une jeune lycéenne devient zombie en buvant trop de potion de remise en forme : elle a un accident, son cœur s’arrête, mais elle vit toujours, transformée en zombie. Tout cela lui arrive alors qu’elle a découvert qu’elle a une passion commune avec le beau Kei : l’horreur. Ils vont donc se lier, mais les filles du lycée vont être jalouses, tandis que Miu va devoir tout faire pour cacher son état à Kei. Y arrivera-t-elle ?

 

La singularité de ce manga tient dans le fait qu’il mélange les histoires sentimentales du shôjo avec les codes de l’horreur : Miu est amoureuse du beau Kei qui la considère juste comme une amie, son statut de zombie est pratique au début car elle se régénère, mais comment faire semblant de ne pas être morte aux yeux des autres ? Et surtout, cela lui confère-t-il l’immortalité, ou mourra-telle quand les effets de la potion se seront dissipés ?

 

Un manga intéressant à suivre.

 

Un extrait : « Le plus important, c’est de ne pas regretter faute d’avoir essayé, parce que si on ne tente rien, on se contente juste de ressasser en se cherchant des excuses. On préfère se leurrer en se disant que si on avait essayé, on aurait réussi. (…) Sous couvert de se prétendre humbles et positifs, les gens qui se comportent ainsi ne font que protéger leur amour-propre. »

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Black Clover, 1

« Black Clover, 1 » de Yûki Tabata, éditions Kazé

 

Résumé : Yuno et Asta vivent à l’orphelinat depuis qu’ils sont enfants. Depuis toujours, ils rêvent de devenir le prochain Empereur-Mage. Mais cela semble mal parti pour Asta qui n’a pas l’once d’un pouvoir magique, alors que Yuno semble beaucoup plus doué. Mais qu’importe ! Asta décide de travailler dur et de s’entraîner avec ardeur pour compenser son manque de magie.

 

Mon avis : Une histoire que j’ai vraiment beaucoup appréciée et qui m’a bien fait rire par moments !

 

Asta est un jeune garçon volontaire qui n’arrive pas à produire de la magie. Aussi tous ses camarades se moquent de lui, et raillent son rêve de devenir Empereur-Mage. Seul Yuno pense qu’il en est capable, et tous deux sont en concurrence pour réussir. Mais cela semble bien mal parti au moment de la cérémonie de remise des grimoires : non seulement Yuno en reçoit un avec un trèfle à  quatre feuilles, comme le tout premier Empereur-Mage, mais en plus Asta n’en reçoit aucun ! Comment dans ce cas pouvoir se présenter au test de recrutement des compagnies de Chevaliers-Mages ?

 

Beaucoup d’humour et de dérision dans ce tome 1 réjouissant qui donne envie d’en savoir plus sur le destin de Yuno et Asta. Asta est un personnage truculent, qui accumule les bourdes et les malentendus, mais qui est très courageux et vaillant, car il s’entraîne sans relâche pour réussir son rêve. Sa spontanéité et son courage ont fait un héros très sympathique, auquel le lecteur s’attache rapidement. Mais un événement semble montrer que le démon pourrait bien se mêler de son destin. Asta réussira-t-il à aller au bout de des rêves ?  Gardera-t-il un cœur honnête et loyal ?

 

Un manga à suivre pour son mélange de quête et d’humour.

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Liselotte et la forêt des sorcières, 1

« Liselotte et la forêt des sorcières, 1 » de Natsuki Takaya, éditions Delcourt

 

Résumé : Liselotte vit dans une contrée isolée, en compagnie de ses deux serviteurs qui lui sont très attachés. Elle a des idées plutôt originales, et va rencontrer une sorcière voulant la forcer à manger une pomme. Mais un inconnu qui lui fait penser à un ami d’enfance perdu va intervenir…

 

Mon avis : Ce manga fait appel au folklore des contes : une jeune fille seule (ou presque) au fin fond du monde, une sorcière proposant des pommes, un chat-enfant, familier d’une sorcière… Tout se télescope assez joyeusement dans ce tome 1 d’introduction où de nombreux mystères sont présents : passé douteux de Liselotte qui ne semble pas correspondre à son caractère follet, perte de son meilleur ami qu’elle croit revoir, sorcière sortie de nulle part, chat-garçon qui jette des malédictions.

Un mélange étrange de contes, de mystère et d’humour, qui intrigue et donne envie de connaître la suite.

 

Un extrait : « Je trouve qu’on se sent beaucoup plus libre quand on accepte simplement les choses comme elles viennent. »

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Outlaw Players, 1

« Outlaw Players, 1 » de Shonen, éditions Ki-Oon

 

Résumé : Sakuu a fait sa première expérience du jeu « Thera » qui l’emporte dans une réalité virtuelle où on ressent tout comme si on y était. Mais en fait, il va se retrouver coincé dans le jeu sans possibilité d’en ressortir. Il va donc devoir faire preuve de beaucoup de patience et de ruse pour survivre dans un monde où il y a beaucoup de monstres.

 

Mon avis : Un manga original qui enferme son héros dans un jeu où il est en complète immersion. Sans aucun pouvoir et sans l’aide des commandes de son ordinateur, il va devoir faire appel à ses propres ressources pour survivre. Il va croiser une jeune femme voleuse qui va lui faire le cadeau d’un bracelet qui va se révéler être une relique lui permettant d’avoir des pouvoirs. Et Sakuu va découvrir qu’il n’est pas le seul à être enfermé dans le jeu.

 

Du suspense, de l’action, une immersion dans les jeux vidéos, je pense que ce manga pourra accrocher des lecteurs !

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12 ans, 1

« 12 ans, 1 » de Nao Maita, éditions Glénat

 

Résumé : Hanabi et son amie Yui ont toutes les deux 12 ans et sont impatientes de grandir et de connaître l’amour. Elles cherchent autour d’elles le garçon de leur rêve, et vont vivre leurs premiers émois…

 

Mon avis : Un manga plutôt mignon avec deux héroïnes qui attendent avec impatience de grandir : elles rêvent de garçons, de premiers baisers, et voient leur corps commencer à changer avec les premières règles de Yui.

 

Ce manga pourra plaire aux jeunes filles de 6° qui se reconnaîtront, entre garçons immatures de leur âge et recherche de l’amour.

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Assassination classroom, tome 14

« Assassination classroom, tome 14 » de Yusei Matsui, éditions Kana

 

Résumé : Les élèves de la classe E ont tout préparé pour la kermesse de l’école et dépasser la classe A. Arriveront-ils à rapporter plus d’argent ? Leurs plats plairont-ils ? Y-aura-t-il suffisamment de gens qui vont oser monter jusque dans leur bâtiment en haut de la montagne ? Et les examens du deuxième trimestre approchent…

 

Mon avis : Dans ce tome 14, la rivalité entre les classes A et E est exacerbée avec la kermesse où chacun cherche à rapporter le plus d’argent possible. Les élèves de la classe E vont se rendre compte que toutes les rencontres qu’ils ont pu faire vont peut-être bien pouvoir les aider. Pendant ce temps, le directeur du lycée décide d’imposer sa méthode de travail et de réussite aux examens, en s’appuyant sur la manipulation mentale. Les élèves de la classe E réussiront-ils à être dans les 50 premiers ?

 

Dans ce tome, les deux méthodes pédagogiques de Koro et du directeur sont mises en concurrence : l’une repose sur l’utilisation des points forts comme des points faibles des élèves, la solidarité entre élèves, l’autre repose sur la concurrence absolue et la manipulation mentale. On se doute bien laquelle des deux sera la plus efficace.

 

On pourrait se dire que l’objectif de tuer M. Koro semble oublié, mais en fait, il n’en est rien, et la fin nous laisse sur un gros suspens.

 

J’aime toujours autant cette série au scénario de base improbable, mais qui parle en fait beaucoup d’éducation, de solidarité, de mise en avant des compétences. Vivement la suite !

 

Un extrait : « Tous les liens que nous tissons nous permettent de grandir et d’évoluer. »

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La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver

« La Passe-miroir, 1. Les Fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos, éditions Gallimard jeunesse

 

Résumé : Dans un monde futuriste divisé entre différentes Arches dirigées par des esprits de famille, je vous présente Ophélie, qui vit sur l’arche Anima, où les gens ont des dons avec les objets, que ce soit pour les réparer, « lire » leur histoire… Ophélie a deux dons originaux : elle peut traverser des miroirs, et est une liseuse renommée, tenant son musée d’objets du passé. Soudainement, elle découvre qu’elle va devoir se marier. Mais son promis n’habite pas Anima, et vient du Pôle. Elle va devoir quitter sa famille soudainement pour suivre son futur mari chez lui, heureusement accompagnée par sa tante Roseline. Mais elle va rapidement comprendre qu’elle se retrouve en territoire ennemi…

 

Mon avis : Coup de cœur pour ce premier roman de Christelle Dabos dont j’ai entendu ou lu beaucoup de bien.

 

Le lecteur est plongé dans un monde futur, où les gens vivent dans des Arches différentes, sous l’égide de leur esprit de famille. Ophélie est une jeune fille un peu à part dans son Arche d’Anima, elle a des dons un peu spéciaux, n’est pas du tout coquette, et a déjà refusé deux cousins en mariage ! Mais tout change du jour au lendemain, elle va devoir se marier à un parfait étranger qui vient de l’Arche du Pôle. Et quand elle rencontre son fiancé, Thorn, elle découvre un homme glacial, peu causant, aux manières un peu rustres, qui l’ignore complètement, et semble encore moins apprécier qu’elle l’idée du mariage.

 

Mais elle n’a pas le choix, elle va devoir le suivre chez lui, dans la Citacielle, qui sous couvert d’illusions, cache de sombres secrets, complots et meurtres. Accompagnée de sa tante Roseline, Ophélie va devoir affronter une belle-famille pas toujours vraiment accueillante, et comprendre que sa vie pourrait même être en danger.

 

Pourquoi Thorn l’a-t-il choisie ? Quels sont les avantages de ce mariage soudain pour lui et sa famille ? Ophélie est bien déterminée à comprendre ce qui se trame…

 

Quand on plonge dans ce roman, on se retrouve avec une Ophélie aux antipodes des critères de l’héroïne accomplie : elle prend peu soin d’elle, s’habille et se coiffe avec négligence, est myope, souvent malade, toujours maladroite, et ne s’intéresse qu’aux objets du passé. Aussi, on se demande comment elle va pouvoir survivre dans un univers glacial et fourbe, face aux différentes manigances qui se trament dans son dos, alors qu’elle ne sait toujours pas pourquoi elle a été choisie.

 

C’est avec d’autant plus de plaisir qu’on la voit progressivement s’affirmer, comprendre les mystères qui entourent sa venue, et décider de devenir maîtresse de son propre destin. Car sous ses airs frêles, elle cache une grande force de caractère en quête d’honnêteté et de vérité. Sa vie sera difficile et elle va être malmenée, mais ses qualités d’écoute et de réflexion vont lui permettre de se frayer une place dans ce monde si différent du sien.

 

En bref, un roman que je recommande à tous, mais je reste sceptique sur le fait que des élèves de collège accrochent à ce gros pavé à l’histoire très (trop !) originale pour eux. Je le conseillerais plutôt à partir du lycée. J’ai l’impression que ce roman entre dans les catégories des livres qui ont un très gros succès auprès des prescripteurs de lecture, mais qui a du mal à se faire une place chez les jeunes. Un peu comme « Vango » de Timothée de Fombelle. Mais peut-être que je me trompe…

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Hier tu comprendras

 « Hier tu comprendras » de Rebecca Stead, éditions Nathan

 

Résumé : Miranda est une collégienne qui vit aux Etats-Unis en 1980. Elle a un meilleur ami, Sal, mais ce dernier commence à s’éloigner d’elle, a trouvé un travail dans une sandwicherie, et a peur du vieux monsieur qui sourit qu’elle croise vers les boîtes aux lettres. Sa vie va prendre un tour étrange lorsqu’elle va se rendre compte que quelqu’un a pu rentrer chez elle et a déposé un message intriguant dans la poche de son manteau. Qui est ce mystérieux interlocuteur ? Et comment connaît-il l’avenir ?

 

Mon avis : J’ai d’abord été accrochée par le titre de ce roman qui m’a attiré. En effet, comment comprendre à la fois dans le futur et le passé ?

 

Dès le début, l’histoire est assez mystérieuse. Tout comme Miranda, on ne comprend pas trop ce qui arrive. Elle reçoit des mots qui lui prédisent le futur et lui demandent en même temps de raconter dans une lettre l’histoire. Mais quelle histoire ? Quand commence-t-elle ? Que raconte-t-elle ? Du coup, Miranda va replonger dans ses souvenirs pour essayer de comprendre ce qui lui arrive.

 

Elle vit dans un milieu assez pauvre, avec sa mère, et le petit ami de celle-ci qui vient de temps en temps chez elles. Elle a des amis au collège, et surtout un meilleur ami, Sal, mais depuis un incident, il s‘éloigne d’elle, ce qui la rend triste. Alors Miranda a peur lorsqu’elle se retrouve seule à croiser le vagabond de sa rue qui lui sourit et lui parle. Et les bizarreries s’enchaînent, avec les mots reçus.

 

Tout comme l’héroïne de l’histoire, je dois avouer que j’ai rapidement été perdue dans l’histoire. Ce n’est qu’à la fin que les pièces du puzzle s’ajustent et qu’on comprend tout, à conditions d’accepter un peu de fantastique. Je n’ai pas vraiment été convaincue, trouvant les différents chapitres assez décousus, et l’histoire ennuyante par moments. Certains passages sont assez déroutants, comme le fait qu’il y ait un dentiste au collège, qu’une élève puisse être désignée pour aller emmener des élèves dans le cabinet du dentiste sur les heures de cours, et l’action se déroulant dans les années 80, il est fort possible que les lecteurs aient du mal à s’identifier à l’héroïne.

 

Un roman étrange, un peu OVNI, auquel je n’ai pas adhéré.

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