La Forêt des 29 

Publié le par Doc Bird

« La Forêt des 29 » d’Irène Frain, éditions Michel Lafon

Résumé : En Inde, il y a 5 siècles, les différents puissants veulent construire de magnifiques palais, mais pour cela, ils ont coupé beaucoup d’arbres, beaucoup trop. Et quand la sécheresse arrive, c’est la catastrophe pour tous. Djambo, jeune paysan qui va vivre un périple initiatique, va alors proposer une nouvelle vie à tous ceux qui le veulent, quelle que soit leur origine, avec pour objectif de vivre en respectant la nature et la vie.

Mon avis : Paroles m’avait donné envie de lire ce livre sur Babelio, et j’ai été contente en le trouvant à la médiathèque.

« La Forêt des 29 » est à la fois un roman tiré de la réalité et un roman initiatique qui propose déjà 5 siècles avant notre ère de vivre en harmonie avec la nature, et en harmonie avec tous les êtres vivants. Un discours écologique avant l’heure !

Dans ce livre, on suit les traces de Djambo, jeune paysan rejeté par sa famille, qui va prendre la route, rencontrer différentes personnes, réfléchir, pour enfin se révéler et proposer une nouvelle façon de vivre. Celle-ci inclut 29 principes, largement débattus et testés en communauté, dont nous devrions bien nous inspirer aujourd’hui : respect de la femme, respect de tous les être vivants, protection de la nature, réflexion sur les pensées et sur les actes… Cette philosophie de vie existe toujours, suivie par les Bishnoïs (qui signifient les 29).

J’ai trouvé ce roman initiatique passionnant, l’auteur ayant fait une enquête très minutieuse, entre mythe et réalité sur Djambo. Une belle ode au respect de la nature, à un mode de vie plus frugal, et une belle réflexion philosophique.

Quelques extraits :

 Si vous voulez de l’eau, dit Djambo ce soir-là pour la première fois, commencez par la chercher au fond de vous, soyez à vous-même une source. Et ensuite, rappelez-vous que la nature est un corps, un corps immense, dont nous ne sommes, nous, les humains, qu’une infime partie.

 Et soyons patients, car le seul lieu des hommes, ce n’est ni leur champ ni leur village, ni leur ville, ni même leur pays. C'est le Temps. 

Le Suprême est partout dans la Nature, comme je vous l’ai dit, et par conséquent il est en nous, les hommes. Nous les Vingt-Neuf, quand nous nous levons, chaque matin avant l’aube, nous n’avons qu’une seule interrogation : savoir par quels actes nous illustrerons cette parcelle de divin qui nous a été remise avec la vie. Nous estimons l’homme à ce qu’il fait, non à ce qu’il raconte. Et pour le juger, nous ne nous posons que deux questions. La première : a-t-il dit et respecté la vérité ? La seconde : le feu de la violence, en lui, a-t-il réussi à l’éteindre ? 

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M
Voilà un livre qui devrait me plaire en effet j'avais lu quelques bonnes critiques sur Babelio, d'autres moins mais ce que tu en dis me tentes beaucoup...Merci de nous le présenter (j'ai un (retard phénoménal sur Babelio, tant pour mes propres chroniques que je n'ai pas mises en ligne depuis longtemps que pour aller lire celles des autres, je n'y suis pas arrivée cet été).Bonne fin de journée
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D
Mais tu es toujours fidèle aux blogs :)<br /> Je suis sûre que ce titre te plaira beaucoup et qu'il te correspondrait. J'espère que tu pourras le lire, et surtout que tu en auras le temps.