Je combats ce qui m’empêche d’apprendre

Publié le par Doc Bird

« Je combats ce qui m’empêche d’apprendre » d’Emmanuelle Piquet, illustrations de Lisa Mandel, éditions Albin Michel Jeunesse

J’ai acheté ce titre pour le CDI, car de plus en plus d’élèves rencontrent des difficultés pour apprendre, et ont besoin de solutions pour reprendre confiance en eux et réussir à apprendre. Et quand j’ai vu que l’auteur était Emmanuelle Piquet, psychopraticienne qui avait déjà écrit « Je me défends du harcèlement » et « Je me défends du sexisme », je me suis dit que c’était une bonne pioche, car ses ouvrages proposent des solutions à mettre en place par chacun.

Ici, Emmanuelle Piquet met en avant des récits d’enfants qui rencontrent des difficultés pour apprendre et commencent à baisser les bras, car ils n’y arrivent pas, pour différente raisons, qu’elle répartit en trois catégories : « Je ne peux pas m’empêcher de… », « J’ai peur de… », et « Je suis nul·le… ».

Pour chaque témoignage, elle donne le récit de l’enfant, propose au lecteur de réfléchir à la situation à l’aide de la loupe magique qui permet de voir la situation sous un autre angle, et de réfléchir à une solution possible, grâce au boomerang stratégique qui permet de proposer des solutions contraires à ce qu’on envisageait jusque-là, en se dotant d’une bonne dose d’élixir de courage pour oser pratiquer des solutions qui semblent à rebours.

Ainsi, le lecteur découvre à la fois un diagnostique de psy, et des solutions alternatives quand les autres solutions ne fonctionnaient pas.

Par exemple, Lila est dans la lune, car elle est capable de s’auto-hypnotiser, la solution consiste à s’autoriser des moments d’auto-hypnose dans la journée, ce qui permettra ensuite à Lila de se concentrer aux autre moments.

Killian a besoin de bouger, alors il faut lui laisser des temps pour bouger librement sans gêner les autres.

Bergamote doit regarder sa peur en face, et y consacrer du temps chaque jour, pour pouvoir libérer son esprit le reste du temps.

Ou encore, Adam doit apprendre à s’excuser auprès des autres, au lieu de dite tout le temps, « c’est pas ma faute, c’est mon dys. »

J’ai trouvé ce livre plein de bons conseils qui peuvent rassurer les jeunes, mais je pense malgré tout qu’un accompagnement par un professionnel est nécessaire pour analyser avec l’élève la situation, et élaborer ensemble des stratégies pour aller mieux et pouvoir apprendre.

Publié dans Lectures-documentaires

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M
C'est un problème qui prend de l'ampleur, beaucoup plus qu'avant les jeunes se plaignent de ne pas y arriver ou se mettent des barrières. Je pense au fond de moi que beaucoup de parents placent la barre trop haut d'où ce sentiment de ne pas y arriver. Il faut parfois laisser du temps aux ados de régler d'autres problèmes personnels mais le temps ils n'en ont pas, l'école ne leur en laisse pas et comme tu le dis, le passage par un professionnel du coup permet d'y voir plus clair et de mettre en place des stratégies...Merci de nous parler de livre que je ne connaissais pas.
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D
Je suis d'accord sur le constat. Je vois bien au quotidien combien certains parents mettent la pression, volontairement ou sans vraiment s'en rendre compte... Et du coup, la gestion du stress et de l'impression de ne pas être à la hauteur est un gros travail à faire sur soi.