La ferme des animaux 

Publié le par Doc Bird

« La ferme des animaux » d’après George Orwell, scénario de Maxe L’Hermenier, dessin de Thomas Labourot, couleur de Diego L. Parada, éditions Jungle, collection Jungle Pépites

Résumé : Les animaux de la ferme se révoltent un jour, et chassent le fermier qui les exploitait. Ils décident de mettre en place un régime où tout le monde est égal et contribue au bien commun. Mais les cochons en deviennent les chefs et le bel idéal bascule…

Mon avis : Sachant il y a plusieurs mois que j’allais recevoir cette adaptation BD des éditions Jungle et de Babelio, que je remercie, j’avais relu auparavant le roman de George Orwell pour me remettre dans le bain de l’histoire, et pouvoir comparer le roman et la BD.

Et une fois de plus, les éditions Jungle ont réussi leur pari et l’adaptation faite par Maxe L’Hermenier est vraiment de qualité !

Commençons par la couverture, toute en rouge et or, avec son drapeau mêlant corne et sabot, rappelant fort bien le marteau et la faucille des communistes en U.R.S.S., et qui met en avant les principaux protagonistes de l’histoire : les cochons Boule de neige et Napoléon, les chiens de Napoléon, les poules, le cheval et l’âne.

Tout commence comme un idéal réalisé, tous les animaux de la ferme réussissent à faire fuir le fermier, et forment une communauté où tout le monde est égal, et où chacun participe aux tâches de la ferme. Mais ce bel idéal va se fissurer rapidement, avec la prise de pouvoir par les cochons qui ont appris à lire plus vite et sont intelligents.

Rapidement, les cochons s’octroient de nouveaux droits, tandis qu’une lutte s’engage entre les deux principaux chefs, Boule de neige et Napoléon, qui va se terminer par la victoire de Napoléon, qui va alors régner sans partage, et devenir un maître finalement plus cruel que l’ancien fermier. Les animaux vont se retrouver alors avec plus de travail à faire qu’auparavant, devenus des esclaves vivant dans la terreur. Au final, les cochons vont devenir semblables aux humains qu’ils haïssaient auparavant.

Cette BD est très réussie, l’adaptation n’oubliant aucun moment clé du récit, et les illustrations mettant en scène les animaux correspondent bien avec leurs différents caractères. Seul bémol, la BD insiste moins sur le caractère bête et suiveur des moutons et leurs répétitions incessantes du slogan « Quatre pattes oui ! Deux pattes, non ! ».

C’est donc une belle découverte pour rencontrer le monde d’Orwell, et lire cette satire du stalinisme. A la fin, des explications et des jeux permettent de s’approprier l’histoire.  

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M
J'adore cette fable, à l'occasion, je la lirai en BD.
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D
Une super adaptation ! A proposer aussi aux élèves de 3° et aux profs de français.